‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 342 sur 1059 · GÉNIN · texte numérisé non relu

GÉNIN

■ Vous avez lu Molière, puisque vous citez Sganarelle ; quoi de plus aisé que d'imiter Molière, de dire aux pères de famille de \'Univers : Savez-vous le latin? Et, sur leur réponse dubitative, de décliner le fameux Ignorantus, ignoranta, ignorantum, aux dépens de l'Université. «

H. RlGAULT.

On fait aussi quelquefois allusion au Sganarelle du Cocu imaginaire, et ce nom s'upptique alors k un mari qui est ou qui se croit trompé. Telle n'était pas l'intention de Molière puisqu'il fait dire k son personnage, au moment ou celui-ci se croit certain de porter des cornes :

Sganarelle est un nom qu'on ne me dira plus, Et l'on va m'ûppeler seigneur Cornélius.

Mais Cornélius n'a pas pris et Sganarelle est resté.

« Si le Décaméron a ses Sganare41e, il a aussi des Othello qui valent celui de jîhukspeare. On y rencontre des maris sinistres coulés dans le bronze des Ezzelin et des Rtig. giero; Nérons en raccourci, tyrans 'diaboliques, d'une méchanceté presque grandiose, tant elle est affreuse. •

P. de St-Victor.

SGBAFFITE s. m. (sgra-fi-te — de l'ital. sgruffito, égratigné). B.-arts. Genre de peinture k fresque, consistant à appliquer, sut- un fond noir de stuc, un enduit blanc qu'on enlève ensuite par hachures, pour former les ombres. Il On se sert aussi de la forme italienne SGRAFFITO.

S'GRAVESAiNDE (Guillaume-Jacob), physicien et philosophe hollandais. V. Gravë-

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