‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 348 sur 1059 · V. Granvillk-Sharp · texte numérisé non relu

V. Granvillk-Sharp

SHARPE (sir Cuthbert), historfen anglais, né en 1781, mort en 1849. Après avoir servi quelque temps dans la cavalerie, il perfectionna ses études k Edimbourg, puis visita la France, la Hollande, et, à son retour en Angleterre, se livra assidûment aux recherches historiques. Ses principaux écrits sont : Histoire de Harilepool; Chronicon mirabilc (1819); The jolly huntsman Ouirland; Mémorial de la révolte de 1569 (l84i, in-go), etc.

SHARPE (Daniel), géologue anglais, né a Londres en 1806, mort en 1856. II fut reçu en 1819 dans la Société géologique, et, après un voyage en Portugal, il publia, dans le recueil de cette société, quatre mémoires sur les terrains qui entourent Lisbonne (1832- 1849) et quatre autres mémoires sur les roches siluriennes du pays de Galles et du nord de l'Angleterre, avec une carte géologique du territoire gallois (1842-1844). En 1847, il donna une analyse des fossiles siluriens de l'Amérique du Nord, rassemblés par Lyell, I et il les compara k ceux de la Gramle-Brei tagne. 11 publia aussi divers travaux sur la géologie de l'Ecosse, sur le mont Blanc, etc., et des notices paléontologiques. Il était niera- | bre des Sociétés zoologique et linnéenne, de ■ la Société royale depuis 1850. Il était président en 1856 de la Société géologique.

| SHASTON, ville d'Angleterre. V. Shaf-

I TESBURY.

SHAUB s. m. (sôb). Comm. Nom d'una étoffe qui se fabrique dans l'Inde aveu un mélange de soie et de coton. Il On l'appelle

aussi TAFFETAS.

SHAW (Thomas), voyageur anglais, né à Kendal (Westmorelaud) vers 1692, mort k Oxford en 1751. Après avoir reçu les ordres, il fut nommé chapelain du comptoir anglais d'Alger, voyagea pendant deux ans dans l'Afrique septentrionale, l'Egypte, la Syiie, la Palestine, sur les bords de la mer Ruuge et revint en Europe en 1742. Shaw devint successivement, après son retour, docteur en théologie et en médecine, président d'un collège d'Oxford, professeur de grec, recteur de Biaunley et membre de la Société royale de Londres. On a de lui : Voyages ou Observations relatives à plusieurs parties de la Barbarie et du Levant (Oxford, 1738, in-fol.), ouvrage excessivement intéressant et fort instructif, dans lequel l'auteur s'est attaihé k traiter avec autant d'exactitude que de sagacité tout ce qui concerne la géographie, les productions, l'histoire naturelle, les sciences, les arts, les mœurs, les finances, etc., des pay3 qu'il a visités. Cet ouvrage a été traduit en français (La Hnye, 1743, 2 vol. in-4°) et a eu plusieurs éditions en Angleterre. Sans répondre aux critiques dont il était l'objet, Shaw publia : Supplément à un lirre intitulé Voyages et observations (Oxford, 1746, in-fol.) et Lettre à Clylon, éuêque de Clogher (1747, in-fol.). Il avait rappuité de son excursion plus de GûO plantes, des médailles, des minéraux et des objets d'art, qui ont l'ait de sa collection une des plus remarquables qu'on ait connues. Forster a donné, en son honneur, le nom de sltawia k une plante de la Nouvelle-Zélande.

SHAW (Cutbbert), écrivain anglais, né à Ravensworth en 1738, mort à Londres en 1771. Tour k tour maître d'école k Darlington, journaliste à Londres, puis acteur dramatique et comique, il finit par embrasser la carrière littéraire, et fit paraître en 1756 un poënie sur la Liberté et en 1760, sous le nom de W. Seymour, des Odes sur les quatre saisons, puis deux satires : les Quatre chandelles d'un sou (1762) et la Lice (The Uace) [1766, hi-4°]. Mais ses meilleures productions sont deux élégies, dont lune lui fut inspirée pur la mort de son lils, l'autre par celle de sa femme. Cette dernière élégie est intitulée : Monodie à la mémoire d'une jeune femme par un mari inconsolable (1768). Citons encore une de ses poésies intitulée : la Corruption, dans laquelle il peiguit sa propre

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