‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 491 sur 1059 · ARNAULT · texte numérisé non relu

ARNAULT

Il Personne qui possède quelque vertu, quelque qualité éclatante : Cette femme est un soleil de beauté. Ce juge est un soleil d'équité, de justice. (Acad.) Oui, devant ce Caton de bosse Normandie, Ce soleil d'équité qui n'est jamais terni, Tictnx causa dits placuit, sed vicia Catoni.

Racine.

— Sous le soleil, Sur la terre, dans le monde : // n'est rien de plus beau sous le soleil. La loi éternelle veut qu'il n'y ait rien de parfait sous le soleil. (Guénin.)

— Au soleil, Au grand soleil, Dans un endroit éclairé, chauffé par le soleil : N'allés pas au soleil, voua vous enrhumeriez. Il Au grand jour, à la face du monde : L'honneur des hommes croit au soleil, celui des femmes fleurit à l'ombre. (Ch. de Bussy.)

SOLE

Quand la satire trappe un cuupahle, elle doit L'extraire au grand soleil et le montrer du doigt.

Barthélémy.

— Entre deux soleils, Entre le lever et 'e coucher du soleil : Marcher, voyager entre deux soleils. (Acad.)

— D'un soleil à l'autre, Du jour au lendemain.

— Soleil levant, Soleil qui paraît le matin à l'horizon : Partir an soleil levant. Il Fig. Personne dont la puissance commence, qui est au début d'une grande fortune : Chacun salue le soleil levant.

Laissez-moi donc sous ma bannière, Vous, messieurs, qui, le nez au vent, Nobles par votre boutonnière, Encensez tout soleil tenant.

Béiianùer.

— Soleil couchant, Soleil qui est prêt de disparaître sous l'horizon : Nous arriverons au soleil couchant. Il Fig. Personne dont le pouvoir, la fortune est à son déclin :

Pour le soleil couchait il n'est pas d'idolâtre.

De LILLE.

— Soleil d'eau, Soleil pâle, blafard, qui passe pour annoncer une pluie prochaine.

— Déjeuner de soleil, Etoffe dont la couleur n'est pas du tout solide et passe trèsrapidement.

— Bien au soleil, Propriété immobilière : Il a du bien AU soleil. Leur bien était au soleil, et il ne paraissait pas difficile de s'en saisir. (L'abbé de Choisy.)

— Auoir sa place au soleil, Tenir un rang, occuper une position.

— Faire honneur au soleil, Le laisser se lever le premier, ne se lever qu'après lui.

— Pisser contre le soleil, Offenser ses amis, ses bienfaiteurs. Il Vieille loc. qui faisait allusion à une sorte d'action sacrilège que punissaient certaines lois antiques.

— Partager le soleil entre les combattants, Placer, dans un combat singulier, les adversaires de telle sorte que le soleil n'incommode pas plus l'un que 1 autre, tl Vieille loc.

— Il fait du soleil, Le soleil brille, n'est caché par aucun nuage. Il II fait grand soleil, Le soleil est haut sur l'horizon.

— Cela n'a vu ni lune ni soleil, Se dit d'un objet qui est toujours resté enfermé.

— Prov. Le soleil luit pour tout le monde, Tous les hommes ont les mêmes droits, il Rien de nouveau sous le soleil. V. nil novi sua sole, il Soleil qui luit le jour de Saint- Vincent fait monter le vin au sarment, Lorsque le soleil luit le jour de la Saint-Vincent, on peut espérer une abondante récolte de vin.

— Ecrit, sainte. Le soleil de justice, Dieu.

— Liturg. Cercle d'or ou d'argent, garni de rayons, dans lequel on place l'hostie consacrée, et qui est posé sur un pied ordinairement du même métal : Il a fait présent à cette église d'un magnifique soleil. (Acad.)

— Hist. Le roi-soleil. Titre qu'on donnait à Louis XIV. il Ordre du Soleil-et-du-Lion, Ordre de chevalerie créé, en 1808, par Seth- Ali, schah de Perse, et qui a été ainsi nommé parce que la décoration montre un soleil qui se lève sur le dos d'un lion : L'ordre du Soleil se compose de deux classes et ne se confère en général qu'aux étrangers qui, « par une longue droiture, se sont rendus dignes du doux regard solaire de la bienveillance » du souverain.

— Métrol. Feu d'or au soleil, Ecu frappé sous Louis IX et sous Charles VIII , qui était marqué d'un soleil au-dessus de la couronne.

— Pyotechn. Pièce d'artifice qui tourne autour d un axe et jette des feux en forme de rayons,

— Pathol. Coup de soleil, Insolation; impression violente que le soleil fait en certaines circonstances sur ceux qui s'y trouvent exposés: Il est mort d'un coup de soleil. (Acad.) ii Pop. Avoir un coup de soleil, Etre un peu ivre. Il Piquer un coup de soleil, Piquer un soleil, Rougir, par suite d'une émotion quelconque.

— Alchim. Or.

— Ornith. Nom vulgaire d'une espèce de perruche.

— Ichthyol. Nom vulgaire du gade verdatre et du tétrodon.

— Moll. Nom donné à diverses espèces de coquilles du genre troque, dont le bord est divisé en rayons. Il Soleil levant, Nom vulgaire du solécurte rose.

— Echin. Soleil marin, Nom vulgaire de diverses astéries.

— Bot. Nom vulgaire de l'hélianthe tournesol, genre de composées, et plus particulièrement de l'hélianthe annuel : Les soums conviennent entre les arbres isolés des grandes allées d'un parc. (V. deBomare.) Il Nom vulgaire de quelques espèces de rudbeckies. Il Soleil d'or, Belle variété de narcisse. Il Soleil rigide, Nom vulgaire de l'harpalie rigide, il Soleit vivace, Syn. de topinambour.

— Encycl. AStron, I. FORMES ET DIMENSIONS

APPARENTES du soleil. Le soleil, qui nous apparaît comme un corps sphérique, chaud et lumineux par lui-même, est le centre et le régulateur des mouvements des planètes et des comètes. Les astronomes le représentent par le signe ©.

SOLE

ïl est très-difflcile de regarder le soleil fixement lorsqu'il est parvenu & une certaine hauteur, mais on peut le faire sans inconvénient à l'heure de son lever et à l'heure de son coucher, lorsqu'il touche presque l'horizon. Cela tient à ce que, pour arriver à notre oeil, les rayons du soleil ont, dans le premier cas, beaucoup moins d'air et un air moins dense à traverser que dans le second, et que, par suite, ils y subissent moins d'absorption, fci CA (tig. 1) représente le rayon de la terre ,

Fig. t.

"A un point d'observation à la surface de la terré et CS, CS' les rayons d'ailleurs égaux qui vont du centre de la terre aux limites de l'atmosphère, il est aisé de voir que, pour l'observateur placé en A, la couche d'air est plus épaisse horizontalement que verticalement, c'est-à-dire que AS est plus grand que AS'- » Si l'on admet, dit A. Guiilemin, que la hauteur verticale de l'atmosphère est de 100 kilomètres, un rayon de lumière qui vient du zénith n'a que cette distance de 100 kilomètres à franchir pour arriver au sol, tandis qu'à l'horizon son trajet est de 1,130 kilomètres, et s'eifectue principalement à travers les couches les plus denses de l'air. Aussi Houguer a-t-il trouvé que l'intensité de la lumière solaire est 1,000 fois moindre à une hauteur de 1° au-dessus de l'horizon qu'à celle de 40". Ce résultat n'est d'ailleurs qu'une moyenne ou à peu près, car il dépend beaucoup de l'état de l'atmosphère, de sa pureté plus ou moins grande. »

Lorsque le soleil est près de l'horizon, on constate que son disque, au lieu d'être parfaitement circulaire, est sensiblement aplati; le grandaxe est parallèle à l'horizon; le petit axe lui est perpendiculaire ; l'astre paraît s'aplatir à mesure qu'il descend à l'horizon, comme si, étant d'une matière fluide, il s'appuyait de plus en plus sur un obstacle solide. La vraie forme du disque est cependant circulaire. La forme aplatie que nous avons signalée et d'autres plus irrégulières, qui ont été constatées dans certaines circonstances, s'expliquent par les effets de la réfraction que la lumière éprouve en traversant les couches de l'atmosphère. La réfraction relève les objets voisins de l'horizon; par suite, en relevant le bord inférieur du disque solaire, elle le fait paraître aplati.

Pour observer le soleil à l'œil nu, on se sert de verres colorés, ou simplement noircis à la fumée d'une chandelle. Par ce moyen d'observation et à l'aide de l'héliomètre, on s'est assuré que le disque du soleil est rigoureusement circulaire, mais que le diamètre de ce disque varie. Ce sont les variations de ce diamètre qui ont servi à déterminer les variations de la distance du soleil à la terre.

— II. Eléments du soleil. Les principaux éléments astronomiques et physiques du soleil sont présentés dans le tableau suivant :

Diamètre comparé à

celui de la terre. .

Diamètre, en mètres.

Surface comparée à

celle de la terre. .

Surface en myriamè-

tres carrés. .... 63 956 835 %li 120 Volume comparé à

•• celui de la terre. . l 407 187,13

Volume en myria-

tres cubes 1520 996 487 653 800

Durée de rotation

comparée à celle

de la terre. . . . 25,34

Durée de rotation en

heures 608,16

Masse comparée à

celle de la terre. . 354 936

Densité comparée à

celle de la terre. 0,26

Densité comparée à

celle de l'eau ... 1,42

Intensité de la pesanteur a la surface

comparée à celle

de la terre 29,37

Angle de l'axe avec

une perpendiculaire au plan de

l'écliptique ~° 9' 12"

La distance de la terre au soleil est 38 millions de lieues de 4 kilomètres.

— III. Mouvement annuel du soleil. Tous

SOLE

les jours, on voit le soleil se lever du côté de l'orient, monter au-dessus de l'horizon, descendre vers Je côté opposé et se coucher à l'occident. Ce parcours régulier s'effectue comme si l'astre était attaché, au milieu des autres étoiles, à la voûte céleste et tournait avec elle. Ce mouvement, comme celui de la sphère elle-même, est une apparence qui résulte de la rotation diurne de la terre.

Cependant, si, au moyen d'objets terrestres fixes, on note le point de l'horizon où un astre se lève, on remarquera que ce point, qui est invariable lorsqu'il s'agit des étoiles, change tous les jours pour le soleil. Le point où le soleil se lève se rapproche tantôt du nord et tantôt du midi. « On observe, dit Delaunay , des différences du même genre quand on compare le coucher du soleil au coucher d'une étoile : le premier a lieu tantôt dans une direction, tantôt dans une autre, tandis que le second s'effectue toujours eu un même point de l'horizon.

» Lorsqu'une étoile arrive au point le plus élevé de sa course diurne et traverse le plan méridien, sa hauteur au-dessus de l'horizon est toujours la même,'quel que soit le jour où on l'observe dans cette position. Il n'en est pas ainsi du soleil ; tout le monde sait qu'il s'élève beaucoup plus au-dessus de l'horizon en été qu'en hiver.

» Si l'on observe le ciel peu de temps après le coucher du soleil, on voit certaines étoiles dans le voisinage du point de l'horizon où il a disparu. En répétant cette observation plusieurs jours de suite, on reconnaît que ces étoiles sont de plus en plus près de l'horizon lorsqu'on commence à les apercevoir. Au bojit de quelques jours, on ne les voit plus ; elles sont déjà couchées lorsque l'affaiblissement de la lumière répandue dans l'atmosphère commence à permettre de voir les étoiles du côté de l'occident. Quelques jours plus tard, si l'on regarde le ciel vers l'orient, un peu avant le lever du soleil, on revoit ces mêmes étoiles, qu'on avait cessé de pouvoir observer à l'occident après le coucher da cet astre; elles semblent avoir passé de l'autre côté du soleil, ou plutôt le soleil semblé s'être avancé vers 1 orient par rapport à elles.

^ Il est impossible, d'après cela, de regarder le soleil comme étant tixe parmi les étoiles et ne se mouvant chaque jour qu'en vertu du mouvement diurne de la sphère céleste. Le déplacement continuel de cet astre à travers les constellations est mis en évidence par les circonstances que nous venons de signaler, tout aussi bien que s'il n'empêchait pas d'apercevoir les étoiles qui sont dans son voisinage et qu'on le vît ainsi occuper successivement différentes positions par rapport à elles. On doit donc regarder le soleil comme animé de deux mouvements : il se meut sur la sphère céleste, et en même temps il est emporté par la sphère, dans sa rotation autour de l'axe du monde. •

Si la terre ne tournait pas, les étoiles nous paraîtraient complètement immobiles; mais alors nous verrions le soleil se diriger, par une cause que nous expliquerons plus loin, d'occident en orient.

On prouve, avons-nous dit, à l'aide du micromètre ou de l'héliomètre, que le disque du soleil est exactement circulaire. C'est, par suite, au centre du disque que l'on rapporte toutes les observations et toutes les mesures propres à faire connaître la place que le soleil occupe dans le ciel. Si donc, tous les jours, à l'instant où le soleil passe au méridien, on détermine, au moyen de la lunette méridienne ou du cercle mural, l'ascension droite et la déclinaison du centre du soleil, on constate deux choses : i° l'ascension droite augmente chaque jour d'environ 1» ; 2° la déclinaison est tantôt boréale, tantôt australe. Au moment, par exemple, où, étant nulle, elle commence à être boréale, elle croît de jour en jour jusqu'à une limite d'en viron23°2s'; à partir de là, elle décroît progressivement, redevient nulle, commence à être australe, et croît encore jusqu'à 23" 28'. Après quoi, elle diminue, redevient boréale, et ainsi de suite, indéfiniment.

Puisque l'ascension droite du soleil augmente constamment, il est clair que l'intervalle de temps compris entre deux passages successifs de cet astre au méridien doit être plus grand que l'intervalle de temps analogue pour une étoile, c'est-à-dire plus grand que le jour sidéral.

Supposons, en effet, qu'une étoile et le soleil se trouvent sur le méridien en même temps. Après une révolution complète de la sphère, le méridien rencontrera de nouveau l'étoile, mais non le soleil, qui aura marché vers l'orient. La sphère devra donc, pour que le méridien atteigne le soleil, tourner encore d'une certaine quantité, qui est précisément la différence entre le jour solaire et le jour sidéral.

Si l'on marque sur un globe céleste les positions successives du soleil correspondantes aux valeurs trouvées pour l'ascension droite et la déclinaison, on obtiendra la courbe que le soleil décrit, d'occident en orient, en 365j. 1/4, à travers les constellations. Celte courbe, qui fait avec l'équateur un angle de 230 28', s'appelle l'écliptique.

Tracé sur la surface d'un globe comme nous venons de l'indiquer, l'écliptique a nécessairement une forme circulaire. Cepen-

SOLE

dant il résulte des variations du disque du soleil que la distance de cet astre à la terre n'est pas constante. Il faut donc ou bien que la terre ne soit pas au centre de l'orbite solaire ou que cette orbite ne soit pas circulaire ; ces deux circonstances peuvent même exister, et elles existent en effet simultanément. Si l'on compare entre eux les différents cercles que le soleil décrit tous les jours entre deux midis consécutifs, ou entre deux passages au même méridien, on reconnaît que ces cercles ne sont pas égaux. Par exemple, le cercle décrit le 31 décembre est de 361° 1' 10", 1. Il diminue à partir de cette époque jusqu'au 29 juin , où il est de 360° 57' 11", 8. Puis, il augmente jusqu'au 31 décembre. Ainsi, la quantité dont le soleil avance sur l'écliptique, en l jour, diminue pendant les 6 premiers mois de l'année et augmente pendant les 6 derniers mois.«Hipparque, dit Delaunay, qui regardait le mouvement circulaire et uniforme comme devant être le mouvement réel des astres, en raison de sa simplicité, attribua les changements de vitesse que l'on observe dans le mouvement du soleil a ce que la terre n'est pas placée au centre du cercle parcouru uniformément par cet astre dans l'espace d'une année. Il est aisé de voir, en effet, que, si le soleil se meut avec une vitesse constante le long du cercle EE (fig. 2), et si la terre T est

SOLE

Fig 2.

placée dans le plan de ce cercle à une certaine distance du centre O, le mouvement du soleil, vu de la terre, ne doit pas paraître uniforme. Les arcs égaux, décrits dans le même temps par le soleil, lorsqu'il est en M et en N, par exemple, doivent avoir des grandeurs apparentes différentes, puisqu'ils sont à des distances inégales TM et TN de la terre; la vitesse apparente du soleil, lorsqu'il est en N, doit êwe plus petite que lorsqu'il est en M. D'ailleurs cette vitesse apparente doit diminuer constamment, pendant que le soleil va de M en N, pour augmenter ensuite pendant qu'il achève de parcourir son orbite.

» Cette idée d'Hipparque, que le soleil se meut sur un cercle excentrique à la terre, ou, suivant l'expression consacrée, sur un excentrique, a été longtemps adoptée comme étant l'expression de la réalité. Le point M, où le soleil se trouve à sa plus petite distance de la terre, a reçu le nom de périgée, et le point N, où il en est le plus éloigné, celui d'apogée.

• Hipparque expliqua encore d'une autre manière les variations que présente la vitesse angulaire àasoleil aux diverses époques d'une année. Il suppose que le soleil S (fig. 3) décrit

Fig. 3.

uniformément un cercle, dont le centre C parcourt lui-même, d'un mouvement uniforme, un autre cercle ayant la terre T pour centre. Le cercle de rayon CS, sur lequel se meut le soleil, est désigné sous le nom d'épicycle ; le cercle de rayon TC, suivant lequel se déplace le centre de l'épicycle, se nomme le déférent.

» Admettons que l'épicycle se meuve autour du point T. Il est clair que, si le soleil ne se mouvait pas sur l'épicycle en même temps que celui-ci se déplace, cet astre, d'abord en S, se trouverait successivement dans les positions a',a",a"', c'est-à-dire qu'il décrirait uniformément autour de la terre un cercle de rayon TS. Mais, si l'on suppose que le soleil marche uniformément sur l'épicycle, de manière à faire un tour entier sur ce cercle pendant que son centre C parcourt la circonférence du déférent, l'astre se trouvera

successivement dans les positions S,S',S"S'", «t l'on comprend que ce mouvement, vu de la terre, peut présenter des apparences qui concordent avec celles que l'on observe réellement dans le mouvement du soleil.

» Il est aisé da voir que cette nouvelle manière de considérer le mouvement du soleil revient exactement à la précédente. D'abord, l'angle a'C'S', décrit par le soleil sur l'épicycle, étant toujours égal à l'angle CTC, décrit par le centre de 1 épicycle autour d' la terre, le rayon S'C de l'épicycle qui aboutit au soleil reste toujours parallèle a sa direction primitive SC. D'après cela, on comprend que, si l'on mène par le point T une ligne TO égale et parallèle à CS, et que l'on décrive une circonférence de cercle du point O comme centre, et avec OS pour rayon, cette circonférence passera par toutes les positions S, S', S", S"', que prend successivement le soleil. Cette circonférence, décrite du point O comme centre, n'est autre chose que la position que prendrait le déférent CC'C" si on le faisait glisser parallèlement à lui-même, de manière que son centre T vint en O, ce qui amènerait en même temps les points C,C etfl" en S, S', S''. Le point S se meut donc autour du point O, exactement de la même manière que le point C se meut autour du point T. Ainsi, la nouvelle hypothèse dont il s'agit revient à admettre que le soleil décrit uniformément un cercle dont le centre est en O à une certaine distance de la terre T, c'est-à-dire qu'elle n'est autre chose que la première hypothèse présentée sous une autre forme. •

Cette ingénieuse hypothèse d'Hipparque n'a pas résisté à quelques observations plus exactes que celles qu'avait pu faire cet astronome. Il est aujourd'hui démontré que le plus grand angle que le soleil décrive en un jour, dans son mouvement autour de la terre, est de l° 1' lo",l = 3670", 1; que le pins petit angle est de 57' il", 5 = 3431", 5. Ces deux angles sont entre eux dans le rapport inverse des distances correspondantes du soleil à la terre. Posons, pour simplifier (lig. 2) :

OM=ON = l et OT = <?;

on a

d'où

TM

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