V. Huoo
Il s'est fait pour le monde un sourire éternel. C. Délavions.
Un doux penser l'agite en ce moment, Et sur sa lèvre a placé le sourire.
IJIBEET.
N'avons-nous pas souvent, bouffons involontaires, - Le sourire à la bouche et des larmes au cœur? Lacuambeauoie.
— — AllUS. Uttér. Sourire mouillé de larmes,
Allusion à l'un des plus grucieux et des plus touchants passages de V Iliade, Vie chant. Hector, sur le point de livrer aux Grecs un de ces combats qui ont fait du héros troyen le rival d'Achille, fait ses adieux à Andromaque et à son fils. « Le magnanime Hector s'approche de son fils et lui tend les mains ; mais l'enfant, à l'aspect de son père, se jette dans îe sein de sa nourrice en poussant un cri, effrayé de voir l'éclat de l'airain et l'aigrette menaçante qui flottait au sommet du casque; son père chéri et sa mère vénérable sourient de son effroi. Aussitôt le héros découvre sa tête et pose à terre le casque étincelant; il embrasse son fils bien-aimé, le balance dans ses bras, puis, implorant Jupiter et les autres dieux : « Jupiter, dit-il, et vous tous, dieux immortels, faites que mon fils soit, ainsi que moi, le plus illustre parmi les
SOUR
Troyens; qu'il soit plein de force et de courage ; qu'il affermisse sa puissance dans Ilion; qu un jour chacun s'écrie : 11 est encore plus vaillant que son père ! qu'à son retour des combats il paraisse chargé des dépouilles d'un ennemi vaincu; et puisse alors le cœur de sa mère en tressaillir d'allégresse 1 »
«Il dit, et remetson fils entre les bras deson épouse bien-aimée; elle le reçoit dans son sein parfuraéavec m sourire mouillé de larmes,,.*
Cet admirable passage a donné lieu à deux sortes d'allusions :
l* L'effroi du jeune Astyanax à la vue du casque de son père ;
2o Le sourire mouillé de larmes d'Andromaque.
Ces derniers mots, qui expriment avec tant de grâce et de justesse l'union de deux sentiments contraires, la joie et la tristesse, la rayon de soleil au milieu de l'orage, s'emploient pour caractériser cette double émotion :
« Les deux sœurs redevenaient tout simplement les deux soeurs; les larmes de Louise venaient mouiller le sourire d'Anna, ou bien le sourire d'Anna arrêtait les larmes de Louise ; sourire mouillé, dit Homère, et elles restaient dans les bras l'une de l'autre, ravies, émues, suffoquées, attendant que leur pauvre cœur se calmât. «
J. Janin.
« Henri Heine, lui aussi, avait en venant au monde un cœur honnête et dévoué, qui battait volontiers sous le chaste et doux regard de la personne aimée; il savait comment on chante et comment on pleure; il connaissait le sourire mouillé de larmes dont il est parlé dans le divin Homère. »
SOURIS S. m. (sou-ri — lat. subrisus, même sens, venu lui-même de subridere, sourire). Sourire fin, léger, gracieux : Elle m'avait lancé un souris qui m'avait rendu leplus heureux des hommes. Le souris peut être une marque de douceur, de bonté, de mépris, de dédain, de cruauté. (La Bru y.) Jupiter regarda Vénus avec complaisance, il lui fit un doux souris. (Fén.) Ces obligeants souris vous seront réservés. (Fonten.) Dans le souris matin, on serre davantage les lèvres l'une contre l'autre, par un mouvement de la lèvre inférieure. (Butf.)
Son souris trahissait une triste pensée.
Sainte-Beuve.
Et quel sourit! Celui que vainement Cherche l'époux, et qu'on donne a l'amant.
Imbert.
SOURIS s. f. (sou-ri — du latin sorex. L'accord de ce mot et du grec urax avec le lithuanien zurke, loir, le polonais szezur, rat, et le russe suroka, marmotte, indique une origine aryenne, Benfey rattache avec raison urax à la même racine que suridzo, je siffle, surinx, flûte, savoir : le sanscrit svar, pousser un son, chanter. Comparez le latin susurrus. Dans l'ancien slave, on trouve svirati, jouer du chalumeau; svirieli, flûte, d'où, par contraction, le russe surna, polonais et lithuanien surma, chalumeau. Le latin sorix, saurix, espèce de chouette, a sans doute la même origine, et la souris tire ainsi son nom de son cri perçant comme la marmotte, en russe, de non sifflement). Mainro. Espèce de mammifère rongeur, du genre rat : Petite souris. Grosse, vieille souris. Souris mâle. Souris femelle. Le chat guette, attrape, mange les souris. La souris ne sort de son trou que pour chercher à vivre. (Buff.) Toute l'Europe est en proie aux dévastations des souris. (Bosc.) Les souris produisent dans toutes tes saisons et plusieurs fois par an. (V. de Bomare.)
(îae jeune souris de peu d'expérience
Crut fléchir un vieux chat, implorant sa clémence,
Et payant de raisons le Raminagrobis.
La Fontaine.
Une souris tomba du bec d'un chat-huant; Je ne l'eusse pas ramassée.
Mais un bramin le ût : je le crois aisément; Chaque pays a sa pensée,
La Fontaine.
— Muscle charnu qui tient à l'os du manche d'un gigot.
— Au xvme siècle, Petit nœud de nonpareille qui faisait partie de la toilette des femmes. Il Fausse coiffe sans barbes.
— Loc. fam. Eveille comme une potée de souris, Se dit d'un enfant très-vif, très-remuant. 11 On entendrait trotter une souris, 11 règne un silence parfait, il On le ferait cacher dans un trou de souris, dans un trou à souris, Se dit pour donner une idée de la peur qu'une personne éprouverait. Il Guetter quelqu'un comme le chat fait la souris. Surveiller, épier de près quelqu'un, il C'est cacher une souris dans l'oreille d'un chat, C'est mettre une chose à la discrétion de celui qui la convoite.
il Brûler les souris, Mettre le feu à une maison, il Faire la souris, Fouiller adroitement dans la poche d'autrui.
— Loc. proverb. Souris qui n'a qu'un trou est bientôt prise. Quand on n'a qu'un seul expédient, on est bientôt à bout de ressources.
Il Ce qui ne fut jamais ni ne sera, c'est le nid d'une souris dans l'oreille d'un chat, Se dit en parlant d'une chose tout à fait impossible. Il Le chat parti, les souris dansent, Quand le
SOUR
maître, le surveillant est absent, on se permet toutes sortes de libertés.
— Souris à deux pieds, Souris montagnarde, Nom vulgaire des gerboises, il Souris de terre, Nom vulgaire d'une espèce de mulot. Il Souris d'eau, Nom vulgaire des musaraignes. Il Soitris de montagne, Nom vulgaire du lemming.
Il Souris de Moscovie, Nom vulgaire de la martre zibeline, il Souris des bois, Nom vulgaire des sarigues.
— Ichthyol. Nom vulgaire d'un poisson du genre baliste. Il Souris de mer, Nom vulgaire des baudroies et des cycloptères.
— Moll. Nom vulgaire d'une coquille du genre porcelaine.
— Zool. Nom donné à des animaux de diverses classes.
— Art vétér. Cartilage des naseaux du cheval.
— Art milit. Mèche enflammée au moyen de laquelle on mettait autrefois le feu a la charge d'une mine. Il On disait aussi souriceau. Il Pas de souris. Escalier fort étroit, pratiqué à la gorge d'un ouvrage avancé, pour établir une communication entre cet ouvrage et le fossé.
— Méean. Dents de souris, Petites entaillures faites sur certaines roues. Il Inusité aujourd'hui.
— Jeux. Le chat et la souris, Sorte de jeu de société.
■— Gris de souris, Se dit d'un gris argenté : Couleur gris du souRrs. Manteau, paletot gris de souris.
— Adjectiv. Cheval souris, Cheval d'un gris de souris.
— Encycl. Maitim. La souris est une des espèces les plus connues dans le genre rat, et, avec le surmulot et le rat noir, celle que les habitants des villes voient le plus souvent. C'est à la souris que s'applique ce passage de Buffon : a Timide par sa nature, familière par nécessité, la peur ou le besoin fo«t tous ses mouvements ; elle ne sort de son trou que pour chercher à vivre ; elle ne s'en écarte guère, y rentre à la première alerte, ne va pas comme le rut de maisons en maisons, à moins qu'elle n'y soit forcée, fait aussi moins de dégâts, a des mœurs plus douces et s'apprivoise jusqu'à un certain point, sans s'attacher: ces animaux ne sont point laids, ils ont l'air vif et même assez fin ; l'espèce d'horreur que l'on a pour eux n'est fondée que sur les petites surprises et sur l'incommodité qu'ils causent. »
On trouve des souris, non-seulement dans les appartements, mais aussi dans les jardins, parfois jusque dans la campagne. Leur longueur totale varie entre 0m,l8 et0'n,20, dont la moitié environ pour la queue ; leur couleur est d'un gris brun; la nuance en est plus foncée en dessus qu'en dessous : les pieds sont grisâtres; les yeux assez petits et proéminents. Il y a plusieurs variétés dans l'espèce de la souris; certains individus sont blancs, et ils ont les yeux rouges; ils se transmettent cette coloration par voie de génération ; ce sont de véritables albinos. Dans plusieurs pays de l'Europe et même en Chine, on élève des souris blanches dans une sorte de domesticité. D'autres sont pies, c'est-àdire irrégulièrement marquées de gris et de blanc. Cette disposition est individuelle. Certaines souris sont fauves. Dans le Nord, le gris des parties inférieures du corps passe au blanc. Les souris portent vingt-cinq jours; chaque portée est de quatre à six petits, qui sont nus et aveugles au moment de leur naissance et qui tettent pendant quinze jours. Les jeunes souris sont bientôt aptes à se reproduire, et la multiplication de leur espèce est, par conséquent, très-rapide.
La souris se distingue du mulot par la forme de ses dents molaires et par des caractères extérieurs qui empêchent de les confondre. Ce petit animal commet de grands dégâts dans nos habitations; il mange de tout, mais surtout des graines et des substances huileuses. Il perce des trous pour pénétrer dans les greniers, et jusque dans les armoires les mieux closes. Dans la campagne, il a des ennemis redoutables, tels que les renards, les fouines, les hérissons, les oiseaux de proie, les serpents, etc. Dans nos maisons, on le détruit a l'uide de chats, de pièges, de souricières, d'appâts empoisonnés ou de fumigations.
— Jeux. Le chat et la souris. C'est un jeu de jardin qui convientaux grandes personnes aussi bien qu'aux enfants. Les joueurs forment un rond en se tenant par la main. Une dame, placée au centre de ce rond, est la souris, tandis qu'un jeune homme, laissé en dehors, est le chat. A un signal donné, les joueurs se mettent à tourner rapidement, en écartant les bras. Le rôle du chat consiste à pénétrer dans l'enceinte pour croquer la souris, et celui de la souris à éviter les atteintes de son ennemi. Aperçoit-il un passage, le chat chercha à s'en emparer; mais les joueurs resserrent aussitôt la chaîne et l'empêchent de passer. Réussit-il à entrer dans le rond, les bras s'ouvrent du côté opposé pour faire échapper la souris, et s'abaissent pour retenir le chat dans l'enceinte. Enfin, si le chat parvient à sortir du rond, la souris y rentre. Le jeu continue ainsi jusqu'à ce que le chat ait été assez adroit pour atteindre la souris. Alors il la croque, c'est-à-dire lui prend un baiser ou lui fait donner un gage; puis les deux joueurs prennent place dans le rond, et deux autres
SOUR
leur succèdent. On recommence do la même manière jusqu'à ce que tous les hommes aient rempli le rôle de chat, et toutes les dames celui de souris.
— Allus. littér. Montagne qui accoucha
d'une lonrii, Allusion à une fable de La Fontaine. V. MONTAGNE.
SOURIS-CHAUVE s. f. Mar. Ferrure du gouvernail, placàe au-dessus du niveau de Peau. Il PI, des souris-chauves.
SOURIS-ROSE s. f. Bot. Nom vulgaire d'un agaric.
SOURIVE s. f. (sou-ri-ve — de sous, et de rive). Pèche. Trcu qui se forme au bord de Veau, sous les racines des grosses souches.
SOURMAH, rivière de l'Inde transgangétique. Elle prend sa source dans la partie septentrionale de l'empire birman, coule à l'O-, arrose le Bengale: et se jette dans le Brahtnapoutra après un jours de 560 kilomètres.
SOURNIA, bourg de France (Pyrénées- Orientales), cb.-~. de cant., arrond. et à 19 kilom. N. de Prades, sur la rive gauche de la Désix ; pop. aggl., 883 hab. — pop. tôt., 921 haï. Fabrication de tan, moulins, commerce da bestiaux et de laines.
SOURNOIS, OISE adj. (sour-noi, oi-ze. — V. l'étymol. à la partie encycl.). Qui est caché, dissimulé : Homme sournois. Femme sournoise. Je n'e ime point les enfants sournois. Il est d'un caractère sournois, d'une humeur sournoisiî, L'enfant maussade devient sournois, grondeur, rancuneux, envieux, méchant. (Mmo de Monmarson.)
— Qui annonce la dissimulation : Air sournois. Mine sournoise. Il a griffonné cela à la hâte et avec un air SOURNOIS. (Scribe.)
— Substantiv : Un vieux sournois. C'est une sournoise. Vous faites la sournoise ; mais je vous connais il y a longtemps et vous êtes une dessalée. (Mol.) Celui-là cache un sournois dont la conscience est vendue, qui affecte de changer son nom en celui des grands hommes de l'antiquité. (St-Just.)
— Encycl. Linguist. Ce mot appartient sans doute à la même famille que le provençal sorn, sombre, obscur, le vieux français sorne, crépuscule- espagnol sorna, nuit, italien sornione, susornione, sournois, susorniare, murmurer. Diez offre deux étymcslogies. Il se peut d abord, selon lui, malgré la rareté de la chose, que l'acception sombre au sens physique soit déduite de l'acception morale morne et que le mot en question provienne du radica celtique qui est dans le kymrique swrn-ach, grommeler, comique sorren, être fâché, et sans doute aussi dans l'anglais sorrow, chagrin, souci, affliction, malheur, de même que duns le vieux français soros, qui était, employé autrefois avec la même signification :
Li a li reis nndu Telieres; O'ert le contînt e le soros E ce que plus li estoit gros.
Li dux fu liez, mult l'en fu bel, Quant devers sei out son chaste!.'
{Chronique des ducs de Normandie.) Poi ert mais Dreues en repos, Trop li est cteuz grant soros.
(Chrimique des ducs de Normandie.)
D'un autre côté, le célèbre philologue, rapprochant les vocables portugais du dialecte de Corne soturno, piémontais saturno, sarde saturna, genevois saturne, espagnol et florentin saturnino, siournois, présume que ces formes dérivent du latin taciiurnus, taciturne, par une contraction de tact en Ici, tço, tça, ça, sa, et que le radical sorn serait une contraction de sadorn, seorn. Comparez rond de roit.i!ciws, mûr, de maturus. Scheler, d'un autra côté, signale la signification de terne, silencieux, muet, qu'a fréquemment le latin surdus, proprement sourd, et il pense à une contraction de sourdinois, tiré de sourdin. Comparez la locution à la sourdine, comme tapinois vient de tapin, caché. Scheler remarque à l'appui qu'en Champagne on dit sourdois pour sourd, d'un type surdensis. V. sourd.
Sournoise (la), opéra-comique en un acte, paroles de Thomas Sauvage et de Lurieu, musique de Thys, représenté à l'Opéra-Comique le 13 septembre 1848. Il s'agit dans le livret d'une jeune fille sans dot qui veut à toute force se procurer un mari, et dont les ruses et les mensoiges ont pour résultat de lui faire épouser un laquais. Ce sujet est peu musical. La musiqje en est assez gaie. On a remarqué un quintette dans lequel l'auteur a intercalé un duo agréable pour deux voix de femmes, et une valse joliment chantée par MUe Lemercier. Nathan, Sainte-Foy et sa femme ont rempli les autres rôles.
SOURNOISEMENT adv. (som-noi-ze-man — rad. sournois). D'une manière sournoise, dissimulée : Agir sournoisement. Le socialisme envahit sournoisement le domaine de l'industrie. (J. Simon.)
Je ne te parle pas dis bonbons, des brioches
Dont tu dévalisais sournoisement mes poches Rolland et du Bots.
SOURNOISERIE s, f. (sour-noi-ze-rl — rau. sournois). Ca -actère du sournois : Ce que je déteste en lui, c'est sa sournoiserie. Louis XV tenait cette sournoiserie de su première éducation sous te vieux cardinal de Fleury. (Ste-Beuve.)
SOUS
— Action de sournois : Je crains qu'il n y ait là quelque sournoiserie.
SOUROUBÉA s. m. (sou-rou-bé-a). Bot.
Syn. de ruyschià, genre d'arbrisseaux de la Guyane.
SOCROOGA ou SOUMPSOU, ville du Jupon, chef-lieu de la province de son nom, sur lu côte méridionale de l'Ile de Niphon, à 155 kilom. S.-O. de Yeddo. Population évaluée à 300,000 Ames. Ancienne résidence impériale. Fabriques de papier de diverses couleurs, nattes, corbeilles et ouvrages vernissés.
SODROUGAou SOUMPSOU (PROVINCE de), comprise entre celles de Tootomi à l'O., de Kahi au N., de Sagami et d'Idsou à l'E. Elle est baignée au S. par la baie de Totomina et arrosée par la rivière de Fusi. Le sol, acci- " denté par de hautes montagnes, est sillonné de vallées profondes et fertiles. Surles côtes, beaux murais salants.
SOURSAC, bourg et commune de France (Corrèze), cant. de Lapleau, arrond, et à 4% kilom. E. de Tulle; pop. aggl., 318 hab. — pop. tôt., 2,204 hab. Commerce demerraius.
SOURSOMMEAU s. m. (sour-so-mo — de sous, et de somme). Autrefois, Chacun des deux paniers qui composaient la charge d'un mulet.
— Panier monté sur des pieds, qui contenait des fruits : Un soursommeau de cerises, de prunes, etc.
SOURY s. m. (sou-ri). Boisson retirée delà tige des palmiers.
SOURYA, dieu du soleil dans !a mythologie indoue, lils de Kasiapa et d'Aditi. Son char, attelé de sept chevaux jaunes, est conduit par Arouna, frère de Garouda, que l'on représente sans jambes. Quelques brahmanes considèrent Sourya comme le plus grand des dieux, parce que, dans sa gloire, il ressemble à Brahma. On le représente avec une couleur rougeâtre, trois yeux et quatre bras. Des rayons de gloire sortent de tout son corps et il est assis sur un lotus rouge. Certains sectaires prennent Sourya pour leur patron, ne mangent jamais sans l'avoir adoré et jeûnent quand il est couvert de nuages; on les appelle sauras. Ce dieu porte le nom d'Aditya, parce qu'il est fils d'Aditi. Quelquefois on compte douze Adityas, qui sont ses formes dans chaque mois de l'année. On le nomme encore Mitra ou ami des hommes, Ravi, quand on le considère comme planète; de lii vient que le dimanche est appelé jour do Ravi, de même que, chez les Grecs et les Latins, c'était Je jour du soleil ; il est aussi appelé Vivaswân, et, en cette qualité, il eut pour fils Manou Vêvaswata, père d'Ikchwâkou, ancêtre de la dynasti3 solaire dont Râma fut le soixante-sixième roi. Sourya eut deux femmes, Saudjgnâ et Tchhâyâ. De la première, il eut Yatna et Yamouna; de la seconde, Sani, Elles eurent encore chacune un fils, nommé Manou. Celui qui naît sous l'influence de Ravi aura l'âme inquiète, sera sujet aux souffrances, subira l'exil, la prison, et sera exposé à des chagrins de la part de sa femme et de ses enfunts.
SOUS , préfixe. Y. sa. Le préfixe sous se joint, avec un traie d'union, à un très-grand nombre de noms, d'adjectifs et de verbes. La formation de ces composés est a. peu près facultative, et sous n'avons pu donner ici que ceux qui sont consacrés par un fréquent usage ou qui donnent lieu à quelque observation particulière.
SOUS prép. (sou — latin sublus, mot qui a donné l'italien sotto, l'ancien portugais soto, levalaque subi et le provençal solz. On trouve aussi les formes south, sost, dans des monuments de notre ancienne langue. Le latin subtus est dérivé de la préposition sub, de même que de j'ji est provenu intus. La préposition sub représente exactement, selon Eichhoff, le grec upo, le gothique uf, allemand ob, le lithuanien pa, po, russe po, pod, et le sanscrit upa, particule marquant proximité, dépendance, de la racine ubk ou wnbh, amasser, réunir). Dans ia même direction verticale, mais en situation inférieure à : Sous la table. Sous le lit. Sous une pierre. Sous l'eau. Sous h ciel. Sous un arbre. Les cétacés demeurent sous l'eau des demi-heures entières sans paraître en souffrir le moins du monde. (J. Macé.)
Je veux une coiffure, en dépit de la mode, Satis qui toute ma tête oit un abri commode.