‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 597 sur 1059 · SERMENT · texte numérisé non relu

SERMENT

— Sous caution, En fournissant une caution, avec la garantie d'une caution : Accepter sous caution.

— Sous ce rapport, A cet égard, à ce point de vue : Sous ce rapport, je ne suis pas content de lui.

— Etre sous les verrous, Etre en prison. Il Etre sous clef, Etre enfermé à clef.

— Faire périr sous le bâton, Tuer à coups de bâton. Se dit souvent par exagération.

— Regarder sous le nés, Regarder de trèsprès et avec l'intention de narguer.

— Rire sous cape, Rire en secret, en cachant le sentiment qui fait rire.

— Passer sous silence. Ne pas dire, ne pas parler de : On ne peut passer sous silence une pareille accusation.

— Manège. Cheval sous poil noir, sous poil bai, etc., Cheval de poil noir, de uoil bai, etc. Il Cheval qui est sous la main, Celui qui est à

la droite du timon d'un carrosse. Il Cheval qui est sous lui, Cheval dont les quatre extrémités se rapprochent s^us le ventre.

— Chasse. Sous le fusil, A la portée du fusil : Le lièvre se leva sous le fusil.

— Art milit. Etre sous tes armes, Etre en. armes, prêt à marcher, à obéir au commandement : La garnison est sous les armes. Il Etre au corps, être enrôlé : Toutes les réserves seront bientôt sous les armes, ij Fara.

SOUS

Etre paré, dans le dessein de plaire : Toutes les femmes de ta cour étaient sous les armes. |] Etre sous le feu de, Etre exposé au feu de : Etre sous le feu de la place, des batteries ennemies.

— Mar. Sous le vent, Du côté opposé à celui d'où souffle le vent : Avoir un navire, une ile sous le vent. Manœuvrer sous le vent. Il Sous convoi, Avec la protection d'un convoi : Naviguer sous convoi. Il Sous pavillon, Avec pavillon : Naviguer SOUS pavillon anglais, sous pavillon neutre, il Etre sous voiles, Avoir ses voiles dèplo3'ées, être prêt à partir. Il Etre sous l'écoute, Ktre très-près d'un navire, du côté opposé au vent. Il Etre sous la côte, Etre très-près de la côte.

Sous les tilleuls, roman de M. Alph. Karr (1832, 2 vol. in-8<>). Ce livre fut le début de l'auteur, et l'on prétend qu'il avait d'abord été écrit en vers; nous n'en serions point surpris, car lu poésie est le langage de la jeunesse, et Sous les titleuls est essentiellement un livre de jeunesse. « On y sent, dit M. de Molènes, cette fièvre du cœur dont on se guérit plus tard en avalant tant de potions amères. » Les sources de la tristesse et de la gaieté y sont abondantes et fraîches ; le soleil de mai et les regards de jeunes filles y luisent sans cesse ; il est certaines pages d'où s'exhalent de vraies senteurs de printemps. Qui n'a pas erré, quand ce ne serait que par la pensée, auprès d'une maison blanche qui fuyait, dans l'allée touffue des tilleuls? Qui n'a point placé sous ces voûtes vertes et parfumées quelques mystérieuses scènes d'ainour comme celles qui se jouent dans le roman de M. A. Karr? Jeune, avec une imagination ardente, Stéphen a déserté la maison de son père qui voulait le contraindre à épouser une cousine qu'il n'aimait pas. Réfugié dans un village d Allemagne, il a loué chez M. Millier, grand amateur de tulipes, une petite chambre d'où ses pensées s'égarent souvent hors des plates-bandes, car une fleur plus précieuse que les tulipes les plus rares s'épanouit, à certaines heures, dans le fond du jardin, sous les tilleuls. C'est la douce Madelaine. Mais le père lit dans le cœur de sa fille et, en homme positif, donne congé a Stéphen, Ce dernier pleure d'abord et part ensuite plein de courage, car Madelaine lui a dit : « Atteins seulement sur la route de la fortune le commun des hommes, fais-toi un état et reviens me demander à mon père; » et il a foi en ces paroles. De son côté, Madelaine va passer l'hiver à la ville chez Suzanne, une de ses amies, qu'elle accompagne à toutes les fêtes. L'éclat du inonde l'éblouie ; ce qu'elle a dans le cœur s'affaiblit peu à peu et, un beau jour, se perd dans le tourbillon de la danse. Suzanne lui démontre qu'elle n'a rien de mieux à faire que de conclure avec Edward, un des lions de la société, un mariage qui donnera à sa famille le bonheur et à elle la richesse. Or, Edward avait été le Camarade et l'obligé de Stéphen, et le confident de son amour pour Madelaine; mais il est né pour se trouver toujours sur le chemin de son ami. Il lui enlève Madelaine, comme un jour il lui avait escamoté Marie, gentille soubrette que Stéphen, par amour pour Madelaine, s'était fait un devoir de respecter; Stéphen est si désespéré de ce mariage qu'il en perd presque la mison. Elle ne lui est pas même rendue par un héritage considérable; changeant de folie, il se jette à corps perdu dans les plaisirs et les excentricités de toute sorte. Puis, un jour, il trouve son existence tellement vide, qu'il en est effrayé : son cœur appartenait toujours à Madelaine. « Eh bien! soit, dit-il alors, que l'amour ait le reste de ma vie comme il a eu le commencement, et Madelaine mes pensées, mon souffle, mon âmel Mais elle sera à moi, et je me vengerai d'Edward. • Sa vengeance est terrible -, il tue Edward et possède Madelaine. Là devrait s'arrêter le roman, car les pages qui suivent sont par trop mélodramatiques. Stéphen remercie Madelaine de s'être donnée à lui en la traitant de prostituée, et la veuve d'Edward se pend de désespoir en lui léguant l'enfant dont il a tué le père.

A la fin du livre, l'intérêt cesse de s'attacher à Stéphen et à sa haine méthodique ; mais tout le reste de l'ouvrage renferme des incidents gracieux, des situations originales.

SOUS, cours d'eau qui mériterait à peine d'être mentionné, s'il n'était l'une des véritables limites des possessions marocaines. Il naît au sommet des hautes montagnes de Bebouan, au nord de Tarudante, et va se jeter dans l'Océan, à peu de distance de Santa- Cruz. Cette rivière sépare le Maroc du Sousel-Aksa.

SOUS, nom donné en Perse à une vaste plaine de 16 kiloin, d'étendue, situés dans la province de Khouzistan et couverte des ruines de l'ancienne Suse.

SOUS, nom d'une ville et d'un pays d'Afrique. V. Sus.

SOCSA, SOUSSA ou HAMANIET, YAdrumeium des Romains, ville de la côte septentrionale de 1 Afrique, dans la régence de Tunis, à 110 kilom. E. de Tunis; 10,000 hab. Port de commerce, défendu par trois forts en mauvais état. Exportation d'huile. Ruines de l'antique Adrumète aux environs. L'ancien port de Sousa, autrefois assez important pour servir de point de départ aux expéditions des musulmans contre la Sicile, est entièrement

SOUS

ensablé, et le mouillage actuel est au sud des môles en ruines qui l'entouraient.

SOUS-ACROMIO-CLAVI-HUMÉRAL, ALE

adj. (sou-za-kro-mi-o-kla-vi-u-mé-ral). Anat. Se dit d'un muscle qui s'étend de l'acromion et de la clavicule à l'humérus. !l On dit aussi sous-acromio-humkral.

— Substantiv. : Le sous-acromio-clavi-

HUMÉRAL.

SOUS-AFFERMER v. a. ou tr. Prendre ou donner en sous-ferme. II On dit quelquefois

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