‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 720 sur 1059 · TROISIÈME CONJUGAISON · texte numérisé non relu

TROISIÈME CONJUGAISON

Battu -am batt-e.

Battu -ai batt-es.

Battu-o/ . . . balt-ef .... batt-e.

BATTU-mniu. . bull-omes, -ons batt-*0'is. iihTiv-atis . . bult-efs, -ez , batt-t». BATiu-ant batc-enf.

A la troisième personne du singulier, le t final de ia flexion latine fut d'abord conservé dans les trois conjugaisons, comme il l'avait été, dans la première, au présent de l'indicatif. PORT-el, PART-iai, battu-«( donnèrent donc purt-et, parl-et, batt-et ;

« Ke la sapienoe ne nos ellievet; ke Ii entendemenz ne fervoiet ki subtilment cuert; ke li conseilz ne soit confus, cant il soi multepliet; ke la force ne moint à trebuuhement, cant élu donel tiance; ke lu science, cant ele conoist et u'aimet mie, n'eii/let. ■

{Livre de Job.) Siet el ceval qu'il claimet Salt-Perdut, H-este nen est ki poissel curre à lui. ,

(Chanson de Roland.) Seignors barons, de vos air Deus mercit! Tutcs vos nnmos il otreit pareis, En seintes durs il les facet gésir!

{Chanson d-: Roland.) Dans la suite, on supprima Je t : port-e, part-e, batt-e. Il n'a persisté que dans les deux auxiliaires : soit, ait. Dans les premiers temps de notre langue, les verbes de lu première conjugaison , ceux de la troisième , ainsi que ceux de la seconde qui appartiennent à la forme inchoative, avuient la première personne du pluriel terminée en ornes, ons, et la seconde personne plurielle en et:, ez, comme les mêmes personnes du présent de l'indicatif :

Par '*e nos joskes al matin parlons,

(Dialogue de saint Grégoire.) Dient al rei ; • Sire, nus vqs priurn Que clamez quite le cunte Gueneljn. •

[Chanson de Roland.) Iço vus mandat Carlemagnes H bvr Que recevez sainte chrestientet.

(Chanson di Roland.)

Maison ajouta de bonne heure mi t devant les terminaisons ons, ez, et l'on eut les formes <iui nous sont restées : port-ions, port-iez, balt-ibas, balt-iez, molliss-ions, molltss-iez. 11 semble, ainsi que le remarque Uhevallet,à qui nous empruntons ces considérations, que l'on ait voulu régler ces fonces sur celles des verbes de la seconde conjugaison qui proviennent des verbes latins appartenant à la forme première. Il est à remarquer, en effet, que les subjonctifs des verbes français de celte dernière catégorie ont toujours eu les terminaisons ions, ies ; part-îous, PART-ie», désinences formées très-naturellement des flexions mimes iamus, iatis : PART-iamus, PART-iutis. L'addition de l't aux formes qui ne l'avaient point présenta le double avantage de pouvoir différencier ces formes de celles du présent

SUBJ

de l'indiflcatif et de soumettre à, la même analogie toutes les personnes du présent du subjonctif dans les trois conjugaisons :

| es.

Part- ' ?' rtLlil | ions.

Quant à notre imparfait da subjonctif, il a été formé du plus-que-parfait du subjonctif latin, comme on le voit par le tableau suivant, que nous empruntons aussi à (Jhevallet :

Page 1