‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 768 sur 1059 · V. SULCULÉOLAIRK · texte numérisé non relu

V. SULCULÉOLAIRK

SULCULÈC-LAIRE s. f. (sul-ku-lê-o-lè-re).

Acal. Genre d'acalèphes béroïdes ou diphyides, comprenant trois espèces, qui vivent dans la Méditerranée. Il On dit aussi sulculkaire.

SULÉAC ( François- Louis ), célèbre journaliste et pamphlétaire royaliste , né en Picardie en 1758, massacré le 10 août 1792. De tous les ennemis des institutions nouvelles , de tous ceux qui, dans le journalisme et dans les pamphlets, ont mis la verve voltairienne au service de la contre-révolution, Suleau fut peut-être le plus spirituel et le plus original, à coup sûr l'un de.s plus courageux. Son père était négociant. Il commença ses études à Amiens et les termina au collège Louis-le-Grand. Adix-huitans,il était maître es arts en l'Université de Paris ; il servit quelque temps dans les hussards et acquit en 1784 lu charge lucrative d'avocat aux conseils du roi ; tuais il se ruina dans l'agiotage et fut obligé de vendre sa charge pour solder très-incomplétement ses créanciers.

Il partit ensuite pour la Guadeloupe, visita Saint-Domingue et plusieurs des Etais de l'Amérique du Nord. Il avait recueilli la démission du sénéchal de la Guadeloupe, mais il ne pouvait prendre possession de cet office de judicature sans avoir l'agrément du roi, et il revint en France, où il tomba en pleine révolution, au mois d'août 1789. Après tant d'aventures, au milieu des orages d'une jeunesse fort dissolue, il allait se précipiter avec une insouciance folle dans de plus terribles agitations. Ecrivain par occasion, pamphlétaire par nature, un peu militaire, un peu robin, aventurier surtout, brave et fanfaron tout à. la fois, plein de gaieté cynique et de verve effrontée, il se jeta tête baissée dans la mêlée, dirigea d'abord un pamphlet contre les districts de Paris [Lettre d'un citoyen) et publia peu après un opuscule intitulé : Un petit mot à Louis XVI sur les crimes de ses vertus. Sou royalisme ne se montrait pas encore absolument inconciliable avec les institutions nouvelles. Mais il ne tarda pas à se jeter, avec son tempérament guerroyeur, dans les divagations violentes des ultra-royalistes, et probablement dans leurs intrigues. Ayant tenté d'agiter la Picardie , dans le même temps ou fut découvert le complot de Favras, il fut arrêté par ordre du comité des recherches et traduit devant le Châtelet.

Son procès fut une véritable comédie judiciaire ; il y prit le ton railleur, et d'une verve enragée, avec une impertinence spirituelle, une abondance intarissable, il se moqua de l'accusation, de ses juges, de la nation, de l'Assemblée, etc.

Il y avait d'ailleurs moins de danger qu'on ne croit dans cette singulière défense, qui pendant huit jours ne fut qu'une longue et inconvenante gaminerie, car les juges du Châtelet étaient encore les magistrats royaux. Suleau était si peu gêné, si bien soutenu, que de la prison du Châtelet il lançait impunément au dehors de nouveaux pamphlets, et que, pendant toute sa détention, il menait la vie la plus joyeuse, ne se refusant même pas les consolations de la galanterie.

Malgré ses bravades, il fut mis en liberté le 7 avril 1790 et n'en reprit qu'avec plus d'ardeur sa guerre contre les institutions et les hommes de la Révolution. Sa verve, trop souvent diffamatoire et venimeuse, s'épancha dans divers journaux soldés par la cour et l'aristocratie, et particulièrement dans une feuille trop fameuse, les Actes des apôtres. V. l'article spécial consacré à cette feuille.

En outre, recherchant tous les genres d'excentricités, il agissait de sa personne, maltraitant dans les rues les colporteurs d'écrits et journaux patriotiques, provoquant tout le monde et se livrant a toutes sortes de mani-

. SULF

festations extravagantes, mettant une Sirte de coquetterie charlatnnesque à se conquérir une bruyante impopularité. Dans son parti même, il passait pour un casse-cou, un homme compromettant, et M"i« de Coi^ny l'avait surnommé le Chevalier do la difficulté. Il n'en joua pas moins un rôle dans les négociations de Mirabeau avec la cour, et publia ensuite le Journal de M. Suleau, qui n'eut qu'un faible succès, quoiqu'il contint des renseignements curieux sur la petite cour de Coblentz et les plans de l'émigration.

Dans les intervalles, il était souvent incarcéré, ce qui le garantissait pour un moment des huissiers, car dans sa vie do désordre ses créanciers étaient pour lui des ennemis encore plus cruels que les jacobins.

De novembre 1791 à. février 1792, il séjourna à Coblentz et sur les bords du Rhin, parmi les émigrés, intriguant, conspirant, s'adressant aux souverains et aux princes et poussant à l'action contre la France. Ces coupables manœuvres, dont il se vantait dans son journal, augmentaient con tre lui la haine d es patriotes, mais sans parvenir a le faire prendre au sérieux par les princes et les émigrés, qu'il voulait régenter et qui le traitèrent avec as^ez de dédain. 11 revint à Paris, mortifié dans sa vanité, et se réfugia un moment, par réaction, dans des idées plus modérées. Il tenta même de se rapprocher de son compatriote et ancien condisciple, Camille Desmoulius, avec qui il avait été autrefois très-lié.

Mais cette transformation, née du dépit de l'orgueil blessé, n'était pas bien sérieuse. Le tempérament de Suleau le portait naturellement aux extrêmes. Il s'était d'ailleurs fait tant d'ennemis par ses diffamations et ses invectives, que sa demi-conversion ne pouvait paraître sincère , et elle ne l'était pas en effet.

Dans la nuit qui précéda le 10 août, il sa rendit aux Tuileries en uniforme de garde national, excita les grenadiers des bataillons royalistes à la résistance et contribua à retenir le maire de Paris, Pétion, comme otage. Avec son audace habituelle, il se montrait partout, bravant la haine dont il était l'objet. Il fut arrêté vers le matin, puis reconnu pur la fameuse Théroignede Méiicourt, l'amazone révolutionnaire, qu'il avait souvent et cruellement outragée dans ses feuilles et qui excita la foule contre lui et le fit massacrer dans la cour des Feuillants.

Le malheureux, marié depuis peu de temps à la tille du célèbre peintre suédois Hall, laissait sa femme enceinte d'un fils, qui fut nommé vicomte par Louis XVIII, sous- préfet de Gannat, et qui devint dans la suite préfet de Marseille, enfin sénateur sous Napoléon III,

Les écrits de Suleau, un peu dans la manière de ceux de Camille Desmoulins, mais bien inférieurs, sont devenus fort rares. Outra ceux que nous avons cités, nous mentionnerons : Interrogatoires de M. Suleau (1790) ; les Pâques de M. Suleau (1790) ; Nouvelle conspiration de M. Suleau (1790) ; Lettre impartiale de AI. Suleau à M. Neclcer (1790); Nuuoeltes p/iiti/ipiques, contre le duc d'Orléans (1790) ; Lettre au duc d'Orléans (1790) ; Philippe d'Orléans traité comme il le mérite (1790); Avis aux vrais Français; le Réveil de M. Suleau; Voyage en l'air (1791), etc.

SULE1MAN. V. Soliman.

SULF ou SULFO , préfixe qui désigne le soufre, et qui vient du latin sulfur. V. soufre.

SULFACÉTATE s. m. (sul-fa-sé-ta-te —du préf. suif, et de acétate). Chili). Nom donné aux sels qui renferment les éléments des acétates et de l'acide sulfurique anhydre ou anhydride sulfurique,

SULFACÉT1QUE adj. (sul-fa-sé-ti-ke — du préf. suif, et de acétique). Chim. Se dit d'un acide qui dérive de l'acide acétique par la substitution du résidu monoatomique de l'acide sulfurique à l'hydrogène.

— Encycl. L'acide sulfacélique

CH2

SO*OH CQ2H

représente de l'acide acétique CH5,C02H où 1 atome d'hydrogène du méthyle est remplacé par le groupe SO*,OH, résidu monoatomique de l'acide sulfurique. On obtient son sel de potassium en faisant bouillir le monochloracétate potassique avec une solution de sulfate de potassium.

CH2

COSK Monochloracétate de potassium.

SOî

OK

CH2

S02QK

I C02K Sulfacétate potassique.

OK

Sulfate potassique.

Chlorure

de potassium.

SOLF ACÉTONE s. f. (sul-fa-sé-to-ne — du préf. suif, et de acétone). Chim. Composé qui représente de l'acétone ou un de ses polymères, où l'oxygène est remplacé par du soufre.

— Encycl. La suif acétone, qui répond à la formule CHI^S, ou plus exactement à un polymère de cette dernière, C6H13iS*, se forme lorsqu'on fait agir une molécule de trisulfure de phosphore sur 6 molécules d'acétone. L'action commence a la température ordinaire

SULF

et a besoin , pour s'achever, d'être aidée par la température d'un bain-marie. La couche supérieure du liquide ainsi produit donne de la sulfacélone par la distillation fractionnée. La suit 'acétone est une huile jaunâtre, qui bout entre 183° et 185° et dont la densité de vapeur est égale à 5,0787, nombre qui correspond à la formule C6H«SS, laquelle exigerait théoriquement 5,11-4. Elle irrite la peau et sa vapeur attaque fortement les,yeux.

SULF ACIDE s. m. (sul-fa-si-de — du préf. suif, et de acide). Chim. Sulfure acide, sulfure jouant, dans une combinaison, le rôle d'acide.

SULFAMMONIQUE adj. (sul-famm-mo-nika — du pi-éf. suif, et de ammonique). Chim. Se dit d'une classe d'acides auxquels Frémy avait autrefois donné le nom d' acides sulfazotés.

— Encycl. Les sels de potassium des acides sulfammoniques (acides sulfazotés de Fn'my) se produisent par l'action mutuelle de l'azotite et du sulfite de potassium. Lorsqu'on mêle ensemble des solutions neutres de ces deux sels, le mélange se trouble au bout de quelque temps et laisse déposer de petits cristaux en forme d'aiguilles, en même temps que le liquide acquiert une réaction alcaline. Ces cristaux sont tantôt constitués par un seul sel, tantôt par plusieurs sels, suivant les proportions employées d'azotite et de sulfite, et suivant aussi le degré de concentration de la liqueur. Si le sulfite est en excès considérable, Use forme un seul sel, le tétrasulfarnmonate de potassium K^HAzSK)'* + 3H*0 : 4KSS03 4- CAzO* + 3H*0 Sulfate Azotate Eau.

. de. potassique,

potassium.

= 5KHO -f- K*HAzSH)lî Eau. Tétrasulfammonato

potassique.

Ce sel cristallise en aiguilles. Il est trèsinstable, ne peut être conservé longtemps à l'état sec et se décompose en quelques minutes, lorsqu'on le lave avec de l'eau sur un filtre, en communiquant à l'eau une réaction acide. Dans les solutions alcalines il est plus stable; mais, même dans ces conditions, ilse décompose si on le chauffe, sans qu'il soit nécessaire pour cela d'élever la température jusqu'au point d'ébullition de la liqueur. Les acides accélèrent encore cette décomposition; mais la décomposition complète, amenant, non la formation d'un autre acide sulfazoté, mais la résolution du sel en acide sulfurique, ne se produit que par une ébullition prolongée avec des acides étendus, ou par l'action d'une chaleur moins longtemps continuée en présence d'acides concentrés. Dans aucun de ces sels il ne se reproduit d'oxyde d'azote , la totalité de l'azote ij'élimine à l'état d'ammoniaque. Le sel hydraté, quand on le chauffe brusquement au-dessus de 200°, éprouve une décomposition complète et donne du sulfate d'ammonium, de l'azote et de l'anhydride sulfureux. Si on le distille avec de la chaux sodée, on obtient la totalité de l'azote sous la forme d'ammoniaque.

Dans le cas mentionné plus haut de la décomposition spontanée de la substance sèche, ou de décomposition par le contact prolongé de l'eau ou par l'ebullition avec la potasse, une molécule de tétrasulfammonate se résout toujours eu une molécule de sulfate acide de potassium et en une molécule de trisulfammonate ICSAzH^O» (sulfainmonate de Frémy).

La décomposition par l'eau peut être exprimée au moyen de l'équation suivante :

K*HAzS*0« + H2Q Tétrasulfammonate Eau.

de potassium.

= KHS04 -f K.3H2AZS309 Sulfate Trisulfammonate

de potassium. potassique.

Lorsque l'ebullition a lieu en présence de la potassts, le sulfate qui se montre est neutre au lieu d'être acide. Le meilleur moyen de préparer le trisulfammonate potassique consiste à mêler 3 molécules de sulfite de potassium avec l molécule d'azotite et, au bout d'une heure, lorsque le tétrasulfeinmonate s'est séparé et que la réaction est devenue fortement alcaline, à chauffer le mélange au bain-marie, Ordinairement les cristaux se dissolvent alors; s'ils ne se dissolvent pas, on ajoute un peu d'eau jusqu'à ce que l'on ait une solution claire. Il suffit de laisser refroidir celle-ci pour obtenir le trisulfammonate en cristaux très-tins. Le trisulfammonate de potassium pur, lorsqu'on le décompose à une haute température , ne donne (contrairement à ce qu'avait affirmé Frémy) aucune trace d'oxyde d'azote; !es produits de la décomposition sont le sulfate de potassium, le sulfute d'ammonium , l'acide sulfurique et l'acide sulfureux. L'acide sulfurique concentré et l'acide azotique n'agissent sur lui àfroid que lentement. Sous l'impulsion de la chaleur, ils se dissolvent sans dégagement de gaz, avec production de sulfates de potassium et d'ammonium. Une dissolution de trisulfammonate dans l'eau à 30° ou 40» forme, avec l'acétate de plomb, un précipité blanc épais qui, toutefois, n'a point une constitution constante. Il ne parait se former d'autre sel insoluble par double décomposition avec aucune autre solution métallique.

Bouilli avec l'eau pure, ou mieux avec de

SULF

l'eau légèrement acidulée, le trisulfammonate ee dédouble en sulfate acide et ea disulfiimmonate de potassium.

K»H2AzS309 + H20 Trisulfammonate Eau.

de potassium.

= KHSO* 4- KSrPAzSSOe Sulfate acide Disulfammonate do potassium. potassique.

Le disulfammonate de potassium, identique avec le sulfamidate de Frémy, se sépare, par le refroidissement de ses solutions aqueuses chaudes, en cristaux très-caractéristiques. Une goutte de la solution chaude, abandonnée au refroidissement sous le microscope, donne d'abord des tables régulières à six faces, qui se modifient peu à peu et se convertissent en prismes a six faces ressemblant beaucoup aux cristaux d'augite. Ces cristaux sont anhydres et peuvent être chauffés à 150° sans éprouver de décomposition. L'acide sulfurique concentré les attaque peu à froid ; à chaud, il les dissout et les convertit en sulfates de potassium et d'ammonium. Ce sel est très-peu soluble dans l'eau froide, et il suffit d'ajouter quelques gouttes d'une lessive de potasse à sa dissolution dans l'eau chaude pour en amener la cristallisation immédiate. Les solutions concentrées et bouillantes sont précipitées en blanc par l'acétate neutre de plomb. L'acétate basique précipite même les solutions étendues.

Les autres sels sulfazotés, désignés par Frémy sous le nom de sulfazotés, sulfazotates, sulfazites, n'ont pas été obtenus purs. Ils paraissent différer essentiellement par leur constitution des sulfammonates. En effet, bouillis avec de l'eau ou chauffés à l'air ou sur de l'acide sulfurique ou azotique, ils dégagent du bioxyde d'azote et, quand on les calcine avec de la chaux sodée, ils ne donnent qu'une partie de leur azote ou quelquefois pas du tout à l'état d'ammoniaque.

Le sulfnzite de potassium répond à la formule 3lW,S3H6AzSOls.

Le sulfazoté de potassium répond à la formule 3K20,S4H8Az20l4.

Le sulfuzutate de potassium répond à la formule 3K20,S5H6AzlsC>l6.

Telles sont au moins les formules données par Frémy et qu'il ne faut pas admettre sans réserve.

Le sulfazoté se forme par l'action de l'anhydride sulfureux sur l'azotite de potassium en solution alcaline; le sulfazite, par l'action de l'eau sur le sulfazoté ; le sulfazotate, par l'évaporation aqueuse du sulfazoté; il cristallise en gros cristaux rhomboédriques. Aucun de ces acides n'existe à, l'état libre.

Frémy a encore décrit le métasulfazotate de potassium 3K.2G,S6H6Az2028 , formé en même temps que le sulfazotate par l'action de l'anhydride sulfureux sur l'afcotite de potassium, acide non isolé; le sulfazotite de potassium K.îO,S2HAzO, produit à froid par l'action de l'oxyde d'argent sur une solution de sulfate neutre; l'acide sulfazidique, qui s'obtient en décomposant le sel de baryum, dont la préparation n'est pas donnée, par une quantité équivalente d'acide sulfurique et auquel Frémy attribue la formule

2H20,S2Il«A2W.

Saturé par la potasse, cet acide donne le sel potassique sK*0,SSH«AzïO'' cristallisé en lames régulières à six faces. '

A l'étude de ces sels il faut joindre celle des composés que Claus a obtenus par l'action de 1 anhydride sulfureux sur les intrites alcalins et qui sont au nombre de cinq. Ces sels de Claus diffèrent-ils de ceux de Frémy ou sont-ils les mêmes mieux étudiés? Voilà la question qu'on ne saurait actuellement résoudre. Les composés de M. Claus sont le disulfohydrazote, le sulfohydroxylamate, le sulfazotinate, le sulfoxazotinate et le trisulfoxyazote de potassium.

— DISULFOHYDRAZOTE DE POTASSIUM

AzOH,S(S03lv) + 2H20.

Ce sel forme des prismes durs, transparents, incolores, qui atteignent fréquemment plus de oa^ÛÎ de long et qui se dissolvent peu a. chaud, pas du tout ou très-peu à froid dans l'eau. Chauffé avec des alcalis, ce sel perd le tiers de son azote à l'état d'ammoniaque.

3R2AzHS2C4 + 3K«X Disulfohydrazote Oxyde de

de potassium. potassium.

= BltfSO* -r- AzHS + Az? Sulfate Ammonia- Azote,

potassique. que.

Sulfohydroxylamate de potassium

AzOH2,SO»K.

Ce sel se produit par la décomposition spontanée du disulfohydrazote cristallisé ou par l'ebullition de la solution aqueuse de ce sel ou par l'action des acides.

AzOH2(SOȕt) + H20 Disulfohydrazote Eau, potassique.

= SOHK + AzOHï.SO'K Sulfate acide de Sulfohydroxylamate potassium. potassique.

Le sulfohydroxylamate d'hydrogène (acide libre), séparé du sel de baryum correspondant par l'action de l'acide sulfurique étendu, se distingue des outres acides sulfazotés par sa stabilité en présence des acides libres.

SULF

D'un autre côté, il se décompose lorsqu'on la fait bouillir avec un excès de potasse, et !« soufre se sépare à l'état de sulfate.

— Sulfazotinate potassique AzH,AzO«K(S09K)* = K.5AzSHS*0t*.

Ce Se) cristallise en tables rhombiques transparentes et incolores, qui ne renferment pas d'eau de cristallisation et peuvent supporter, sans se décomposer, une température de 120°. 11 est soluble dans l'eau, à laquelle il communique une réaction alcaline. Les acides concentrés en dégagent du bioxyde d'azote. Distillé avec de la chaux sodée, il ne donne que le tiers de son azote sous la forme d'ammoniaque. Traité par des agents oxydants entre 40° et 50°, par ^oxyd^ pur de plomb ou par l'oxyde d'argent par exemple, il prend ! une couleur bleue intense et donne naissance au sel potassique d'un nouvel acide sulfazoté, l'acide sulfûxyazotinique.

— Sulfoxyazotinate de potassium

Az202(S03K) = K*Az2S*0«*.

Ce sel cristallise en aiguilles d'un jaune foncé; sa solution se décompose facilement en se décolorant. Les cristaux se décomposent aussi, souvent sans qu'on en puisse deviner la cause, et dégagent un gaz qui renferme du bioxyde d'azote. Chauffés avec de la chaux sodée, ils dégagent une partie de leur azote à l'état d'ammoniaque, quoique d'après l'équation

K*Az2S40»* + 4KHO Sulfoxyazotinate Potasse potassique.

= 4K.2SO* + 21-1*0 Sulfate Eau.

potassique.

il ne doive pas s'en produire. Probablement l'ammoniaque se forme aux dépens du sel décrit plus bas, sel qui se forme par la décomposition de celui que nous décrivons.

— Trjsulfoxyazote de potassium

AzO,S(S03K) + H20 = K3AzS30lO + H*0.

Ce corps cristallise en tables rhombiques régulières, incolores et brillantes. Il est beaucoup pins stable que le sel précédent et peut cristalliser dans l'eau bouillante. Chauffé avec la potasse, il perd le tiers de son azote à l'état d'ammoniaque.

On trouvera dans les Annalen fur Chemie und Pharmacie d'avril et mai 1871 les détails de la préparation de ces divers sels, détails dans lesquels l'étendue de cet article ne nous permet pas d'entrer» Les composés sulfoxyazotés ne prennent pas sûremeut naissance par l'action de l'anhydride sulfureux sur l'azotite de potassium; il se forme dans ces conditions toute une série d'autres sels trèsinstables.

L'action de l'anhydride sulfureux sur les azotites a pour effet de réduire l'acide azoteux, et, avant que la réduction ait complètement transformé l'acide azoteux en ammoniaque, une partie plus ou moins considérable des produits réduits se combine avec le groupe SO^It résultant de l'oxydation de l'anhydride sulfureux. Pour concevoir ainsi les composés sulfoazutés.on est absolument forcé d'admettre la nature pentatomique de l'azote. Lorsqu'on fait arriver de l'anhydride sulfureux à travers une solution alcaline d'azotite potassique, il est possible que les deux corps s'unissent en formant le composé SO^AzOMl et d'autres corps plus compliqués provenant de l'addition à ce corps d'encore une ou plusieurs molécules d'anhydride sulfureux SO2.

SULFANTIMONIATE s. m. (sul-fan-ti-moni-a-ie — du préf. suif, et de aittimoniate). Chim. Sel produit par la combinaison de l'acide sulfantimonique avec une base.

SULFANTIMONIQUE adj. (sul-fan-ti-moni-ke — du préf. suif, et de antimonique). Chim. Se dit d'une combinaison acide de soufre et d'antimoine.

SULFARSÉNIATE s. s», (sul-far-sé-ni-a-te — du préf. suif, et de arséniate). Sel produit par la combinaison de l'acide sulfarsénique avec une base,

SULFAESÉNIEUX adj. m. (sul-far-sé-ni-eu

— du préf. suif, et de arsénieux). Chim. Se dit d'une combinaison acide de soufre et d'arsenic correspondant à l'acide arsénieux.

Il On l'appelle aussi sulfure jaune: d'arsenic et orpiment.

SULFAHSÉNIQUEadj.(sul-far-sé-ni-ke —

du préf. suif, et de arsinique). Chim. Se dit d'une combinaison acide de soufre et d'arsenic, qui correspond à l'acide arsénique.

SULFARSÉNITE s. m. (sul-far-sé-ni-te — du préf. suif, et de arsénite). Chim. Sel produit par la combinaison de l'acide sulfarsénieux avec une base.

SULFARSENIURE s. m. (sul-far-sé-ni-u-re

— du préf. suif, et de arsêniure). Chim. Combinaison d'un sulfure avec un arsêniure.

SULFATAGE s. m. (sul-fa-ta-je — rad. sulfater). Agric. Sorte de chaulage dans lequel on emploie du sulfate de chaux ou p.àtre.

SULFATE s. va. (sul-fa-te — du lat. sulfur, soufre). Chim. Sel résuit mt de la combinaison de l'acide sulfurique avec une base : Sulfate de chaux, Sulfate de potasse. Sulfate de magnésie. Sulvatis de fer. Sulfate de cuivre.

— Encycl. V. sulfurique.

SULF

SULFATÉ, ÉE (sul-fa-té) part, passé du v. Sulfater. Qui contient du sulfate *. CAaui sulfater. Eau minérale sulfatés.

SULFATER v. a. ou tr. (sul-fa-té — rad. sulfate). Imprégner de sulfate métallique : Sulfater des poteaux de télégraphe, des échatas, pour les conserver.

SULFATEUR s. m. (sul-fa-teur — rad. sulfate). Ouvrier qui prépare le sulfate de quinine.

SULFATIQUE adj. (sul-fa-ti-ke — rad. sulfate). Chim. Se dit d'un éther composé qu'on obtient en faisant agir des vapeurs d'acide sulfurique anhydre sur de l'éther complètement débarrassé d'eau.

SULFATISATION s. f. (sul-fa-ti-za-si-on — rad. sulfate). Transformation en sulfite.

SULFATO-ACÉTIQUE adj. quai, (sul-fato-a-sé-ti-kf). Chim. Se dit d'une masse gommeuse, jaune, soluble dans l'eau, qui prend naissance lorsqu'on fait absorber des vapeurs d'anhydride sulfurique par de l'acide acétique cristallisable. Ce corps est étudié et décrit au mot sulfurique. V. ce mot.

SULFATO-IODIQUE adj, {sul-fa-to-i-o-di-ke

— de sulfate, et de tudioue). Chim. Se dit d'un corps qui prend naissance par l'action prolongée du gaz sulfureux sur l'anhydride iodique pulvérisé et maintenu à 100°.

— Encycl. V. sulfurique.

SULFAZIDIQUE adj. (sul-fa-zi-di-ke — du

lat. sulfur, soufre). Se dit d'un acide sulfazoté décrit par Frémy, qui n'en a pas fait connaître la préparation.

— Encycl. V. SULFAMMONIQUE.

SULFAZ1LITE s. m. (sul-fa-zi-li-te). Chim. Nom donné à des sels sulfazotés mal définis, découverts par Frémy.

— EncyCl. V. SULFAMMONIQUE.

SULFAZITE s. m. (sul-fa-zi-te — du lat. sulfur, soufre). Chim. Genre de sels mal connus, découverts par Frémy.

— EncyCl. V. SULFAMMONIQUE,

SULFAZOTATE s. m. (sul-fa-zo-ta-te — du préf. suif, et de azotate). Chim. Genre de sels mal connus, découverts par Frémy,

— EncyCl. V, SULFAMMONIQUE.

SULFAZOTE s. m. (sul-fa-zote — du préf. suif, et de azote). Chim. Genre de sels mal connus, découverts par Frémy.

— EncyCl. V. SULFAMMONIQUE.

SULFAZOTÉ adj. (snl-fa-zo-té — rad. suifazote). Chim. Se dit d'acides qui , pour la plupart, sont inconnus à l'état de liberté et dont les sels s'obtiennent par l'action de l'acide sulfureux sur les azotites. Il On dit aussi

SULFOAZOTB.

— Encycl. V. SULFAMMONIQUE.

SULFAZOTINATE s, m. (sul-fa-zo-ti-na-te

— rad. sulfazoté). Chim. Nom donné à des sels sulfazotés.

— Encyl, V. SULFAMMONIQUE.

SULFAZOTITE s. m. (sul-fa-zo-ti-te — du préf. suif, et de azotile). Chim. Nom donné a des sels à base de potasse, qu'on obtient

fiar l'action de l'acide sulfureux sur une soution d'azotite de potasse.

SULFÉTHYLIDÉNIQUE adj. (sul-fé-ti-lîdé-ni-ke — du préf. suif, et de élhylidénique). Chim. Se dit de deux acides qui se produisent par l'action du sulfite potassique sur le chlorure d'éthylidène.

— s. m. Nom donné à des acides qui proviennent de l'addition du résidu monoatuinique de l'acide sulfurique à l'hydrogène de léthylidène.

SULFHYDANTOÏNE s. f. (sul-fl-dan-to-ine — du préf, suif, et de hydantoïne), Chim. Composé chimique , qui n'est autre que la glycolyl-urée ou hydantoïne, dans laquelle l'atome d'oxygène est remplacé par un atome de soufre. Il On l'appelle aussi GLYCO-

LYL-SULF-UHÉE.

— Encycl. La sulfkydantoïne ou glycolylurée répond a la formule C3H>AzsOS. Elle représente de l'urée sulfurée ou suifocarbamide

CHUzîS = CS<^f2,

dans laquelle une molécule- de glyeoîyle diatomique

Page 1