XI V
TABA
De l'examen de ce tableau il ressort clairement que les prix de revient des cigares se sont élevés, tandis que ceux du scaferlati et surtout de la poudre baissaient considérablement. En ce qui touche les cigares, ce résultat ne doit pas surprendre. Nous avons vu, en effet, quelle part a la main-d'œuvre dans cette fabrication, et nous savons que depuis quarante ans les salaires ont augmenté. Pour les autres produits, c'est évidemment au perfectionnement de l'outillage et des procédés de fabrication qu'est dû. rabaissement que nous avons à constater.
Le prix de vente du tabac en France était sous Louis XIV de 20 sous la livre en gros et de 25 sous en détail. En 1718, la Compagnie des Indes, devenue concessionnaire, portait le prix de la livre à 40 et 50 sous (gros et détail) ; puis bientôt après à 50 et 60. En 1789, de nouvelles augmentations avaient élevé le prix de gros à 3 livres 6 sous pour les rôles et carottes, et à 3 livres 12 sous pour le tabacrâpé; chez les débitants, le prix courant était de 4 livres. En 1816, le tabac ordinaire se payait encore 8 francs le kilogramme. Il a été porté à 10 francs en 1860 et à 12 fr. 50 par la loi du 29 février 1872, complétée par le décret du 1er mars suivant, ainsi conçu :
i Art. 1er. a. partir du 3 mars 1872, les prix des tabacs supérieurs, des tabacs ordinaires et du scaferlati à prix réduit sont fixés conformément au tableau suivant :
vaxt DE VXHTE