‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 869 sur 1059 · TAF · texte numérisé non relu

TAF

TAF ou TAFF, rivière d'Angletprre, dans la principauté de Galles (Glamorgan). Elle prend sa source â 8 kilom. S. de Brecknoek, est formée de deux torrents et se jette dans le canal de Bristol, au dessous de Cardin0. C'est sur cette rivière qu'est le pont remarquable de Pont-y-Brydd.

TAFA, mont du Soudan, à l'E. de Baron, royaume de Bornou. Au sommet se voient une chapelle et l'image de J'arche de Nod, taillées dans le roc.

TAFALISGAR. ville de la Sénégambie ou Nigritie centrale, royaume de Kaiaaga ou Galain, sur le Sénégal.

TAFALLAouTABALlA, ville d'Espagne (Navarre), sur le penchant d'une colline, près de la rive droite du Citacos, à 30 kilom. S. de Pampelune; 4,830 hab. Cette jolie petite ville, entourée de vieilles murailles crénelées, flanquées de tours carrées, fut longtemps une des premières places de la Navarre et la résidence de ses rois. On l'appelait jadis la Flor de la Naoarra. On y remarque les ruines d'un palais bâti par don Carlos le Noble et qu'entouraient de vastes jardins. Sur la place s'élève un bel hôtel de ville. L'église principale renferme un beau retable gréco-romain, représentant tes principales scènes de la vie du Christ et de la Vierge, et de curieux bas-reliefs. La plaine de Tufalla produit des vignes et des oliviers. En 1038, don Ramire, roi d'Aragon, aidé des rois maures de Saragosse, de Huesca et de Tu delà, l'assiégea sans succès ; en 1404, Charles III, roi de Navarre, y lit construire le vaste palais. dont on voit encore les restes, et y resida, ainsi que plusieurs de ses successeurs. Les états de Navarre s'y assemblèrent plusieurs fois, et notamment sous le règne d'Eléonure, en 1469, époque à laquelle Mosen Pierre de Peraka assassina l'évèque de Pumpelune, don Nicolas Echevani, au moment où il allait visiter la reine. En 1808, le maréchal Moneey, qui commandait un corps français, y fixa son quartier général pendant deux mois. Le prétendant don Carlos a habité à diverses reprises Tat'alla, pendant la guerre civile qu'il a déchaînée sur l'Espagne de 1873 à 1876.

TAFALLE s. m. (ta-fa-le). Bot. Syn. d'Hédkosmk, genre de chloranthaeèes.

TAFEL (Gottlieb), professeur de philosophie à Tubingue, né à Beinpiiingen en 1787, mort à Ulm le 14 octobre 1S60. 11 a publie les œuvres d'Eustathe, évêque de Tliessaloiiique (Francfort, 1832); la Chronographie de Théophune (Vienne, 1853) ; Recueil de documents sur l'histoire de l'ancien commerce et de l'ancien état de la république de Venise (Vienne, 1856), et, avec Osiauder et Schwabe, une traduction allemande de prosateurs qrecs et latins.

TAFP

TAPEL (Emmanuel), swedenborgien, l'un des plus zélés champions de la nouvelle Eglise ou Eglise de la nouvelle Jérusalem dans le Wurtemberg. II a publié l'ouvrage de Swedenborg intitulé : Arcana cœlestia (1833), traduit en allemand plusieurs ouvrages de cet auteur et fait paraître dans la même langue un Recueil de documents concernant ta vie et le caractère de Swedenborg (Tubingue, 1833 -18*2); Swedenborg et ses adversaires (Tubingue, 1841) ; Catéchisme pour l'enseignement de la nouvelle Eglise (Tubingue, 1830).

TAFF, rivière d'Angleterre. V. Tàf.

TAFFER v. n. ou intr. (ta-fé — rad. tafl. Argot. Avoir peur.

TAFFETALINE s. f. (ta-fe-la-li-ne — rad. taffetas). Etoffe de taffetas : A Spa, les jolies malades ont des robes en taffetaline, en coutil anglais ou en foulard. (M"" de Benneville.)

TAFFETAS s. m. (ta-fe-ta. — Ce mot, qui représente l'italien taffeta, espagnol taffetan, anglais taffeiy, taffeta, allemand taffet, est d'origine orientale. Il a été introduit par le commerce et paraît nous être venu du persan tâftnh, étoffe de soie, de tâftau, tâbidan, tisser). Comm. Etoffe de soie fabriquée par une armure spéciale : Taffetas chiné, caméléon, glacé. Taffetas peint. Taffetas de Tours, d'Angleterre, d'Espagne, d'Avignon. Le pou-de-soie, la marceline, la florence, le gros de Napies, des Indes, d'Afrique, etc., sont des taffetas. La trame de certains taffetas est tantôt en colon, tantôt en laine. La foudre, qui brise les murailles, s'arrête devant un rideau de taffetas. (J. de Maistie.)

J'avais un lit fort ample et d'un beau taffetas.

Boursaui.t.

Voyez ce taffetas; la mode en est nouvelle,

C'est œuvre de la Chine

B.EONAB.D.

— Techn. Genre de croisement ou d'armure dans lequel les fils lèvent et baissent alternativement par moitié, une fois les fils pairs et une fois les fils impairs : Le taffetas est la première et la plus simple des quatre armures fondamentales. (W. Maigne.) Deux lisses et deux marches suffisent pour exécuter le taffetas, et le tissu qui en résulte est saiis envers. (Falcot.) On l'appelle aussi pas coupé, pas de toile, deux pas. h Tissu pour la confection duquel on a employé l'armure taffetas ; Tous les taffetas, quoique lissés d'après la même armure, ne sont pas toujours semblables entre eux, car, le plus souvent, ils ont tfiw qualités particulières qu'ils tirent de leur mode de fabrication, qualités qui produisent à l'œil ou à la main des effets différents et qui leur ont fait assigner des noms spéciaux. (W. Maigne.) A la classe des taffetas appartiennent le crêpe, te marabout, la mousseline, la florence, ta marceline, le gros de Napies, le gros des Indes, le gros grain, le pou-de-soie, le drap de soie, etc. (W. Maigne.)

— Pharm. Taffetas d'Angleterre, taffetas gommé ou simplement Taffetas, Sparadrap dans lequel la toile est remplacée par du taffetas, n Taffetas épispastique, Sparadrap vésicant.

— Moll. Nom vulgaire du cône tulipe.

— Encycl. Comm. Il existe mille sortes de taffetas. Il y a des taffetas unis, glacés, changeants, rayés, à raies d'or, à raies d'argent, à flammes, à carreaux, à fleurs, à point de Chine, e(c. Les taffetas se sont fabriqués ou se fabriquent à Lyon, à Tours, en Espagne, en Angleterre, à Florence, à Avignon, à Armoisins, etc. Ils servaient autrefois à confectionner des hab'us d'homme pour l'été ; mais aujourd'hui les femmes sont à peu près les seules à les employer pour robes, roantelets, housses de lits ou de chaises, etc. Ils servent encore de doublure.

Trois choses contribuent à la beauté du taffetas : la soie, l'eau et le feu. La soie doit être des plus fines et d'une qualité supérieure. L'eau chargée de certains sels et donnée légèrement et k propos produit le lustre de l'étoffe ; ainsi, on attribue à la Saône la propriété de donner les brillants et l'éclat qui distinguent les taffetas de Lyon, brillants que l'on n'a pu obtenir ailleurs. Enfin, le feu qu'on fait courir sous les taffetas pour absorber l'eau doit être applique d'une certaine manière, d'où résultera le plus OU moins de beauté et da fini.

. On croit que ce fut un certain OttavioMai qui inventa ou introduisit la fabrication des taffetas lustrés à Lyon, d'où elle se répandit dans tous les autres pays de France et d'Europe. .On a même prétendu qu'Ottavio Mai ne dut qu'au hasard le procédé'de lustrer les taffetas, procédé à l'aide duquel il lit une grande fortune.

La machine à lustrer est assez semblable au métier sur lequel se fabriquent les toiles de soie ; mais, k la place des pointes de fer, on se sert d'aiguilles courbées en dehors. Plus le taffetas est fortement tendu, et plus il prend un beau lustre. Il faut pourtant prendre garde de ne pas le tendre jusqu'au point où il ne pourrait plus supporter la tension. C'est alors qu'on lui donne le feu, en se servant d'une braisière de tôle en forme de carré long et de ia largeur du taffetas que l'on veut lustrer. Cette braisière approche du taffetas d'environ 6 pouces. Le charbon

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