‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 910 sur 1059 · TAPA · texte numérisé non relu

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chiens, les chants du coq, les beuglements des animaux des boucheries ne peuvent donner lieu à des poursuites de police contre leurs propriétaires, si ces bruits se sont produits sans aucune excitation de leur part. Ils n'ont, en effet, qu'usé de leur droit en possédant ces animaux. « Toutefois, dit Dalloz dans son Répertoire de législation, pour les animaux autres que le chien, dont la possession k l'intérieur des villes n'est justifiée par aucune nécessité réelle, on admet généralement que les bruits nocturnes par lesquels ils troublent la tranquillité des habitants peuvent motiver les prohibitions que l'autorité municipale croirait devoir édicter. C'est ainsi que le maire d'une ville ayant fait un règlement pour défendre aux habitants de nourrir dans leurs maisons des porcs, pigeons, lapins et autres animaux qui peuvent causer de l'infection ou troubler le repos public, il a été jugé qu'on devait poursuivre, pour infraction à ce règlement, 1 habitant convainci d'avoir conservé dans sa cave des veaux dont le beuglement troublait le repos public. » Poursuivi comme possesseur de coqs dans sa maison, le même prévenu fut acquitté parce que le règlement ne prohibait pas nommément la possession de coqs.

Les coups de sifflets que doivent faire entendre les conducteurs de trains sur les chemins de fer ne sauraient constituer nulle part une contravention, puisque ce sont les règlements eux-mêmes qui exigent la production de ces signaux dans l'intérêt de la sécurité publique.

Les tapage) et les bruits nocturnes sont punissables, non-seulement lorsqu'ils sont produits sur la voie publique, mais encore dans l'intérieur des maisons, s'ils sont assez intenses pour être entendus au dehors. Ainsi, dans une espèce où il s'agissait de la célébration de fiançailles faite dans une maison particulière avec l'accompagnement de chants et de cris usités dans la localité, la cour de cassation a considéré ces bruyantes réjouissances comme un tapage nocturne. La cour de cassation a également jugé : i» que les invectives échangées entre époux dans l'intérieur de leur domicile constituaient un tapage injurieux lorsqu'elles étaient entendues du dehors; 2« qu'on devait regarder comme un tapage injurieux le fait de deux femmes q'ui s'adressent des injures dans la rue.

Il résulte d'un arrêt .de la cour de cassation, rendu le 28 mai 1851, que le chant de la Marseillaise, exécuté à une fenêtre pendant le jour, ne pouvait constituer un délit ni une contravention, s'il n'était point accompagné de cris séditieux.

TAPAGER v. n. ou intr. (ta-pa-jé — rad. tapage. Prend un e après le g devant a et o : Je tapageai , nous tapageons). Faire du tapage : Finissez donc de tapager.

TAPAGEUR, EUSE adj. (ta-pa-jeur, eu-ze — rad. tapager). Qui aime à tapager, qui fait du tapage, du bruit : Un enfant tapageur. Un caractère tapageur. On mena au violon une troupe de masques tapageurs. (G. de Nerv.) L'aubergiste les fait coucher dans une chambre qui, dit-on, est hantée par des esprits tapageurs. (Champfieury.) Un petit ruisseau, grossi par les pluies, faisait de petites cascades tapageuses dans les cailloux. (V. Hugo.)

— Où l'on fait du tapage : Tout à coup, comme par miracle, la salle tapageuse devenait silencieuse. (Fr. Michel.)

— Qui dénote l'amour du tapage : Un air tapageur. Ce n'était plus la physionomie tapageuse, la démarche alerte et hardie du peintre d'éventails. (E. Sue.)

— Fig. Qui aime l'éclat : Vanité tapageuse. Politique taquine et tapageuse, Il Qui offre des contrastes exagérés, des oppositions trop hardies, un éclat criard : Sa peinture est tapageuse. Elle portait une toilette tapageuse.

— Substantiv. Personne qui fait du tapage, qui aime k faire du tapage : Ce figaro est un tapageur qui fait plus de bruit que de besogne. (J. Janin.)

TAPAJOZ ou TOPAYOS, rivière du Brésil, formée par la réunion du Juruena et de l'Arinos, qui prennent leurs sources, le premier dans les montagnes d'Urucumanacu et le deuxième dans celles des Campos-Parexis.

Elle coule au N. , arrose la province de Para et se jette dans l'Amazone, à droite , par deux branches, un peu au-dessus de Santarem, après un cours d'environ 1,700 kilom. Elle charrie des paillettes d'or. Ses principaux affluents sont l'Azevedo, leTres-Barras, le Chacuruina et le -Caraarare. Cette rivière est barrée à 63 lieues brésiliennes en amont par des rapides que des bateaux a vapeur peuvent, à la rigueur, franchir pendant la saison des grandes eaux. Au-dessus de ces rapides, il y a 56 lieues de bonne navigation, puis viennent les grandes chutes, derrière lesquelles il y a un canal navigable d'une centaine de lieues, jusqu'à Porto-Velho, à 1,930 kilomètres de l'embouchure. On ne compte que 40 lieues brésiliennes entre Porto-Velho et Cuiaba, ville de la province de Mato-Grosso, dans le bassin du Paraguay. Ces 1,930 kilomètres n'appartiennent qu i en partie au Tapajoz; plus de la moitié de l'espace à navigation intermittente compris entre Santarem et Porto-Velho appartient au rio Arinos, affluent très-considerable du Tapajoz. Porto- Velho est sur l' Arinos.

TAPAMAND1, rivière de la capita'nerie g4-

TAPE

nérale de Mozambique. Elle se jette dans le canal de Mozambique par 9° 15' de latit. S., après un cours d'environ 450 kilomètres.

TAPANHOACANGA s. m. (ta-pa-no-a-kanga). Miner. Conglomérat particulier que l'on rencontre dans plusieurs localités du Brésil.

— Encycl. Le tapanhoacanga ou fer congloméré est une masse conglomérée particulière que l'on rencontre près de Yilia-Ricca, Itabira, Congonhas-da-Campo, Marianna et autres localités de la province de Minas- Geraes, au Brésil. Ces masses sont superposées aux couches de mica ferrugineux, d argile, d'itacolumite et de talc. Elles consistent Fa plupart en fragments irréguliers de fer spéculuire, en mica ferrugineux, en minerai de fer magnétique et en hématite brune, le tout relié par un ciment argileux composé d'ocre jaune, brune ou rouge, l.a proportion du ciment est variable, et la masse renferme, outre les minéraux que nous avons mentionnés, des fragments d'itacolumite, des schistes argileux, de la quartzite et d'autres roches. Le lapanhoacanga renferme souvent aussi des lamelles d'or empotées dans la niasse.

TAPANOULY, établissement hollandais sur la côte S.-O. de l'Ile de Sumatra, dans le pays des Battas et dans la petite île de Pouchong- Kichil, au fond de la baie de Tapanouly, qui forme avec l'île de Mansular un des plus beaux, ports du monde. Il s'y fait un commerce considérable avec les Battas. A 180 ki- Jom. N.-N.-O. de Natal et par 1» iO' de latit. N. et 96" 36' de longit. E.

TAPARARA s. m. (ta-pa-ra-ra). Ornith. Espèce de munin-pêcheur, qui habite la Guyane.

TAPASSA s. m. (ta-pa-sa). Pénitence que s'imposent les dévots indous.

— Encycl. On ne saurait croire à quelles rudes épreuves les dévots de l'Inde soumettent leur chair, dans l'intention, au moins apparente, d'étouffer la voix de la concupiscence. Malgré toutes leurs simagrées, ces fanatiques, plus ou moins sincères, que l'on désigne ordinairement sous le nom de saunyapys, passent pour la plupart, aux yeux de leurs compatriotes les plus éclairés, pour d'insignes charlatans. Les principaux tapassas consistent à se priver d'aliments pendant un espace de temps assez considérable, mais cela plus ou moins sincèrement, à supporter le chaud et le froid sans la moindre marque de sensibilité, à vivre complètement nu, au risque de choquer les sentiments de décence des populations, etc. Une des principales et des plus indécentes de ces absurdes pratiques consiste à se suspendre aux organes de la génération un poids de plus en plus lourd, alin d'atrophier les muscles de cette partie du corps et éteindre jusque dans sa. source toute velléité d'appétit sensuel. Nous ne parlerons pas non plus des véritables tortures physiques que ces fanatiques s'imposent, principalement à l'occasion des grandes fêtes religieuses, et qui consistent à se percer la langue et b> bouche de lils de fer, à danser sur des charbons ardents, à se suspendre à un mât tournant par des crocs en fer passés dans les chaii-sdu dos, etc. Tous ces tapassas sont plus absurdes encore que féroces ou immoraux.

TAPAVACHIN s. m. (ta-pa-ia-chin). Er-

Pét. V. TAPAYE.

TAPAYASCIN s. m. (ta-pa-iass-sain). Erpét. V. tapaye.

TAPAYAXIN s. m. (ta-pa-ia-ksaiu). Er-

pét. V. TAPAYE.

TAPAYE s. m. (ta-pa-ie — de tapayaxin, nom mexicain de l'animal). Erpét. Genre de sauriens de l'Amérique méridionale, de la famille des iguaniens, formé aux dépens des agames, et qui paraît devoir être réuni aux phrynosomes : Oh dit que. le tapaye est froid au toucher. (V. de Bomare.) Il On dit aussi

TAPAVACHIN, TAPAYASCIN, TAPAYAXIN.

— Encycl. Le tapaye atteint environ om,15 de longueur; il a le corps arrondi; le sommet de la têto et tout le dos hérissés d'as-

}>érités; la queue très-peu longue ; les écailes très-minces. Sa couleur est d'un gris clair ou cendré, ombré de taches brunes. Cet animal su trouve dans l'Amérique centrale. Ses moeurs, qui paraissent se rapprocher beaucoup de celles des agames, sont peu connues; tout ce qu'on en sait se réduit a quelques traits, la plupart fort douteux, rapportés par les voyageurs. On dit qu'il est froid au toucher, et si paresseux, qu'il quitte à peine sa place, même quand on l'y excite. C'est un animal doux, familier, très-facile à apprivoiser et qui paraît aimer à être touché et caressé ; si on le blesse à la tête ou aux yeux, il sort vivement quelques gouttes de isang de la partie blessée. Ce saunen est devenu le type d'un genre qui comprend un petit nombre d'espèces.

TAPDISMA s. m. (ta-pdi-sma). Ichthyol.

Poi-son du genre Salmone, qui vit au Kamtchatka.

TAPE s. f. (ta-pe. — V. taper). Coup donné avec la main : Donner une bonne tape. fille lui appliquait parfois de petites tapes (faits te dos, pour la redresser. (Balz.) Je me demandai pourquoi elle répondait par des tapes aux baisers que je voûtais lui prendre. (G. Sunit.) La main de la bonne était un magasin de tapes. (V. Hugo.) lienri Tuurnier

TAPE

était en contemplation devant lui-même, et souriait à son tableau d'Alain Char lier, lorsqu'il reçut dans l'épaule une de ces tapes familières qui Ébranlent l'équilibre d'un bœuf. (E. About.) Ma foi, vous aurez tape, et n'y retournez plus.

CORNglLLE. "

— Mar. Bouchon avec lequel on ferme la bouche d'une pièce d'artillerie. Il Tampon de bois léger, dont on se sert pour fermer un écubier, quand le câble est rentré, il Tape cannelée ou évidée, Tampon qui couvre l'écubier quand le câble est dehors.

— Techn. Nom donné à diverses sortes de bouchons. Il Bouchon de linge qui ferme la pointe d'une forme à sucre. Il Bâton avec lequel les brasseurs ferment le fond de leur cuve.

TAPÉ, ÉB (ta-pé) part, passé du v. Taper. Qui a reçu des tapes : Cet enfant a été tapé injustement.

— En parlant d'un fruit, Aplati, pour être ensuite séché : Fruits tapes. Pommes tapées. Poires tapées. Les achats de riz, de pruneaux, de poires tapées allaient à merveille. (Alex. Dum.)

— Pop. Bien tapé, Bien fait ou bien dit : Bien tapéI Voilà une réponse bien tapée 1 N'importe, c'est un morceau bien tapé.

— Sucre tapé, Cassonnade blanche qu'on expédiait aux Antilles pour du sucre ratliué.

— Laine tapée, Laine légère, qui croît avant que la vieille laine soie tondue.

— Peint. Tableau tapé, Tableau peint avec une grande liberté d'exécution : Le tableau tapé exige, pour produire son effet, qu'on le voie d'un peu loin. (Boutard.)

— Grav. Vernis tapé, Vernis étendu bien également sur la planche.

— Monnaie. Se dit d'une pièce qu'on a refrappée, pour aa modifier le type et la valeur : Sou partais tapé.

TAPE-BOIS s. m. (ta-pe-boi). Ornith. Nom

vulgaire de l'épeiche.

TAPEBOBD s. m. (ta-pe-bor — autre forme du mot tapabor). Chapeau de marin, en tuile cirée, à bords larges et relevés. Il Ou l'appelle aussi sud-ouest.

TAPEÇON s. m. (ta-pe-son). Ichthyol. Syn. de raspecon,

TAPECU ou TAPECUL OU TAPE-CUL S.

m. (ta-pe-cu — de taper, et de cul). Bascule, pièce de bois soutenue vers son milieu par un point d'appui, et sur laquelle deux personnes placées aux extrémités s'amusent à se balancer, ce qui les fait assez souvent frapper du derrière par terre, si elles sont assises.

— Mauvaise voiture mal suspendue, et faisant frapper du derrière sur le siège, a cause des cahots.

— Petit tilbury à deux places : Nous tiendrons bien trois dans ton tapecu. (Balz.)

— Pop. Poche que les capucins portaient par derrière sous leur robe.

— Fortif. Porte à bascule dont on se servait au moyen âge pour la défense des places, et qu'on adaptait surtout aux poternes : Le tapecu consistait en un vantail unique gui, roulant sur un axe placé horizontalement d son sommet, retombait de lui-même sur les talons du sortant.

— Mar. Chaise de sangle sur laquelle s'asseyent les calfats et autrc3 ouvriers employés à la réparation des navires. Il Màt de tapecu ou simplement Tapecu, Mât placé à l'arriére : Le troisième mât, placé sur te couronnement et appelé mât de tapecu, avait sa voile carguée. (Defaucouprel.) Il Voile de tapecu ou simplement Tapecu, Voile que porte le mât de tapecu.

— Navig. Petit bateau que les canotiers emploient comme embarcation de service, et qu'ils appellent aussi porte-Manteau.

TAPÉE s. f. (ta-pô). Pop. Grande quantité Avoir une tapée d'enfants. Dépenser une tapée d'argent.

— Techn. Morceaux de planche qu'on colle sur un meuble, pour y faire des moulures ou des sculptures.

TAPE1NANTHE s. m. (ta-pé-nan-te — du gr. tapeinos , humble; anthos, fleur). Bot. Genre de plantes bulbeuses, de la famille des antaryllidees, formé aux dépens des paneratiers.

TAPEINE s. m. (ta-pè-ne — du gr. tapeinos, humble), Entom. Genre d'insectes coléoptères tètramères, de la famille des longicornes, tribu des lamiaires, comprenant six espèces, qui habitent l'Amérique. Il 11 porte

aUSSi le IlOin d'EUÏtYCÉPHALE.

TAPEINIB s. f. (ta-pé-nl — du gr. iapeinos, humble). Bot. Genre de plantes, de la famille des iridées, dont l'espèce type croît sur les bords du détroit de Magellan.

TAPÉINOSE s. f. (ta-pé-i-no-ze — du gr. tapeinos, humble). Rhétor. Syn. de litote, il On dit aussi TAPiNOSE.

TAPE1NOTE s. f. (ta-pé-no-te — du gr.

tapeinolês, humilité). Bot. Syn. de tapine, genre de gesnériacées.

TAPEMENT s. m. (ta-pe-man — rad. taper). Action de taper.

— Bruit produit par une tape ou un autre coup : J'ui entendu un fort tapement.

TAPE

— Grav, Action d'étendre également le vernis sur la planche à graver.

TAPÈNE s. f. (ta-pè-ne — du gr. tapeinos, humble). Bot. Nom donné aux câpres dans le midi de la France.

TAPÉNIERs. m. (ta-pé-nié — rad. tapène).

Bot. Nom vulgaire du câprier, dans le midi de la France.

TAPER v. a. ou tr. (ta-pé — d'un radical tap, répandu dans toutes les langues, et qui exprime l'action de battre, et surtout de battre à plat : sanscrit tup, heurter, frapper; persan tabidan, percer, forer, tapak, martinet, taprah, timbale, tapâneah, coup; grec tupto, frapper ; ancien haut allemand zapalàn, frapper des pieds; allemand tupfen, tapfen, tappen, taper; anglais to tup, to tap, même sens; ancien slave tepâ, frapper ; russe topati, battre, tiapati, tiaputi, tailler, hacher; polonais lapac, tupac, frapper du pied. Toutes ces formes ne sont autre chose que des onomatopées). Donner des tapes à : Taper un en faut.

— Absol. Donner des tapes : Il tape comme un sourd. Il cria au cocher : Tapez I tapez I il y a quelqu'un derrière la voiture. (E. Sue.)

Il Pop. Monter à la tête, en parlant d'un vin capiteux : Ce «!«tape fort.

— Taper les cheveux, Les crêper, les relever pour les faire bouffer. Il Vieille loc.

— Peint. Exécuter prestement et librement : Un artiste qui tape ses figures.

— Manège. Taper un cheval, Relever ses crins, le parer.

— Mar. et techn. Boucher : Taper les canons, les écubiers. Taper les formes à sucre. Taper la cuve à brasser.

— Introduire à petits coups, en parlant de la peinture qu'on veut ainsi introduire dans les creux de l'objet qu'on peint. Il Couvrir du blanc d'apprêt : Taper des cadres avant de les dorer.

— v. n, ou intr. Taper de, Frapper, donner des' coups avec ; Ils se tourmentent le corps et tapent des pieds comme des sabotiers. (Rameau.) Elle pleure, elle se lamente, elle tape des pieds. (Dancourt.) Il Pop. Taper de l'œil, Dormir.

— Taper sur, Battre, frapper, donner des coups k : Tapez sur lui, malgré ses cris, il Consommer une grande quantité, une grande partie de, user largement de ; Vous avez tapé sur les vivres.

— Taper sur le ventre à quelqu'un^ Le traiter avec une grande familiarité.

Se taper v. pr. Se donner mutuellement des tapes, se battre : Ils se sont tapés à coups de poing, à coups de pied.

TAPÈRE s. f. (ta-pè-re). Ornith. Espèce d'hirondellle qui habite les régions chaudes de l'Amérique. •

TAPERELLE s. f. (ta-pe-rè-le — rad. taper). Nom donné en Bourgogne au jouet qu'on appelle ailleurs canonnière , et qui consiste en un tube de sureau dans lequel on chasse alternativement, avec explosion, deux tampons d'étoupe.

TAPÉS s. m. (ta-pèss— du gr. -tapés, tapis). Moll. Genre de mollusques acéphales, k co-» quille bivalve, formé aux dépens des venus.

TAPÉTI s. m. (ta-pé-ti). Mamm. Espèce de lapin qui vit au Brésil et au Paraguay.

— Encycl. Le tapéti atteint presque la taille d'un lapin ordiuairej; il a la tête petite, les oreilles longues, des moustache^, la queue très-courte ; ,son pelage est varié de brun noirâtre et de fauve en dessus, blanchâtre eu dessous, très-blanc sous la gorge, brun-cannelle au bas des jambes ; les yeux sont noirs. Assez semblable au lapin par son aspect, il se rapproche davantage du lièvre par ses mœurs. 11 habite le Brésil et le Paraguay, vit dans les bois, où il gîte comme le lièvre, mais sans se creuser de terriers comme les lapins. D'après quelques voyageurs, il fait entendre, surtout la nuit, un cri qui ressemble à l'aboiement d'un chien. La femelle met bas trois ou quatre petits ; néanmoins l'espèce n'est pas nombreuse, parce que les animaux do proie en fout une grande destruction. Sa chair est bonne à manger, et on l'a comparée a celle du lapin de garenne.

TAPETTE s. f. (ta-pé-te — dimin. de tapé). Petite tape.

— Manière de jouer à la bille, en tapant ■fle la bille contre le mur : Jouer à la tapette.

— Pop. Avoir une fière tapette, Etre trèsbavard. Il Jouer à la tapette, Se donner des coups, se battre.

— Techn. Palette dont se servent les tonneliers pour boucher les bouteilles.

— 'Beaux-arts. Tampon de graveur.

— Encycl. Jeux. La tapette se joue ordinairement à deux.. On choisit une portion de mur aussi unie que possible, puis on convient du nombre de pilles que l'on devra jouer. Cela fait, le joueur que le sort a désigné pour commencer, jette une de ses billes contre le mur : cette bille rebondit, roule à terre et finit par s'arrêter. Le second joueur «n lance alors une des siennes, mais en cherchant à toucher celle de son adversaire. S'il y réussit, il ramasse les deux billes, qui, dès ce moment, lui appartiennent définitivement; après quoi, c'est à lui à lancer le premier une bille contre le mur. S'il ne réussit pas, le

TAPI

premier joueur jette une nouvelle bille, et la partie continue de la même manière jusqu'à épuisement de l'enjeu convenu.

Quelquefois cet épuisement arrive sans qu'aucune bille ait été touchée , en sorte que les mises des deux joueurs sont dispersées tout entières sur le terrain. Dans ce cas, celui qui est premier à jouer ramasse la Lille la plus éloignée du muret la lance. S'il parvient à frapper une de celles qui sont par terre, il les ramasse toutes. Sinon, son adversaire agit de la même manière, et la lutte ne Unit que lorsqu'un coup heureux a donné la victoire a l'un des combattants.

TAPEUR, EUSE s. (ta-peur, eu-ze — rad.

taper). Personne qui tape, qui aime à taper, à donner des tapes, à se battre : S'il s'agissait de guerroyer au nord, à l'est, contre les Frisons ou les Saxons, au midi contre les Arabes, il n'était pas de plus enragé tapeur que toi. (E. Sue.)

TAPHIEN s. m. (ta-fi-ain — du gr. taphos, tombeau). Mamm. Genre de muinmiletes chéiroptères, de la famille des vespertilionides, type de la tribu des taphozoïens, dont l'espèce type vit dans les tombeaux égyptiens : Les taphiens ont au chanfrein une fossette arrondie. (G. Bibron.)

— Encycl. Les taphiens sont caractérisés par une tète pyramidale; les oreilles moyennes et écartées; le chanfrein présentant un sillon ou une fossette arrondie; les narines dépourvues de lames relevées; la lèvre supérieure épaisse ; une cavité transversale sous la gorge, chez les mâles, la queue libre vers sa pointe, au-dessus de la membrane inierfémorale, qui est grande, prolongée, à angle saillant il son bord extérieur, et munie d'un petit prolongement qui forme une sorte de poche près du carpe. La formule dentaire diffère de celle de l'homme eu ce que la mâchoire supérieure est presque toujours complètement dépourvue d'incisives. Les espèces peu nombreuses de ce genre habitent les régions chaudes des deux continents. Le taphien perforé a le pelage d'un gris roussàtre en dessus, cendré en dessous ; l'oreillon en forme de fer de hache ; il habite l'Egypte et se retire dans les tombeaux. Le taphien à longues mains vit à Calcutta, dans les habitations, où il est attire par la lumière.

TAPHliE (Taphiorum insulx ou Teleboides insulcs), nom ancien d'un groupe d'îles de la mer Ionienne, entre l'Achaîe et la Leucadiu, et dont la principale était Taphos. Ces îles étaient ainsi appelées du nom de Taphius, fils de Neptune, qui y régna. Amphitryon eu extermina, dit-on, les habitants, qui se livraient à la piraterie. On leur donne aujourd'hui le nom de Mégalo-Nisi.

TAPHOZOÏEN, ÏENNE adj, (ta-fo-zo-i-ain, i-ène — de taphien, et du gr. zôon, animal). Mamm. Qui ressemble ou qui se rapporte au taphien.

— s. m. pi. Tribu de mammifères chéiroptères, de la famille des vespertilionides, ayant pour type le genre taphien.

TAPHRIE s. f. (ta-frl — du gr. tuphreia, fossette). Entom. Genre d'insectes coléoptères peiuainères, de la famille des oarabiques, tribu des simplicimanes, dont l'espèce type habite l'Europe.

TAPHROCÈRE s. m. (ta-fro-SÔ-re — du gr. taphros, épaisseur; Aérai, corne). Entom. Genre d'insectes coléoptères peiitamères, do la famille des sternoxes, tribu des buprostides, formé aux dépens des brachys, et don! l'espèce type vit aux Etats-Unis.

TAPHRODËRE s. m. (ta-fro-dè-re — du gr. taphros, épaisseur; dêré, cou). Entom. Genre d'insectes coléoptères tètramères, de la famille des charançons, tribu des brenthides, comprenant huit espèces, qui habitent l'Amérique du Sud.

TAPHRORHYNQUE s. m. (ta-fro-rain-ka

— du gr. taphros, épaisseur; rhugehos, bec). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétrumoics, de la famille des charançons, tribu des brachydérides, dont l'espèce type habite l'Inde.

TAPHROS, ancien nom de la ville de PÉ-

RÉKOP.

TAPHROS (détroit de), nom qu'on donnait dans 1 antiquité aux Bouches de Bonifacio.

TAPHROSPERME s. m. (ta-fro-spèr-me

— du gr. taphros, fossette; Sperma, graine). Bot. Genre de plantes, de la famille ces crucifères, tribu des sisyrabriées, dont l'espèce type croit sur l'Altaï.

TAPI, IE (ta-pi, 1) part, passé du v. Se tapir. Accroupi , replié sur soi-même, enfoncé : Les bécasses se tiennent tapies dans les bois. (Buff.) Elle l'engagea d'aller voir aux environs si elle ne découvrirait pas quelqu'une de ces chaumières si bien tapies sous ta feuillée. (G. Saud.) Il trouva ta pauvre enfant tapie contre sa porte. (Alex. Dum.)

— Caché, retiré :

Tapi dans mon greriier comme un ours dans son an- Je vis seul e t grognon, et je sors quand on en trt\ [tro,

P. BoïER.

TAPIA s. m. (ta-pi-a). Bot, Grand arbre d'Amérique peu connu : Le tapia vient auec et sans culture aux environs d'Otinde. (V. de Bomare.)

TAPI

— Eue y cl. Le tapia, appelé aussi tapin, est un grand arbre, a écoree lisse et cendrée; ses rameaux portent des feuilles ternées, lisses et luisantes ; ses fleurs présentent un calice à quatre sépales courts, une corolle à quatre pétales longs et blancs, des étamines rougeâtres; le fruit a la forme, le volume et la. couleur d'une orange. Cet arbre croît aux Antilles, au Brésil et dans quelques régions voisines. Son bois, à moelle très-abondante, se rompt facilement, i Les feuilles écrasées, ditV. de Bomare, sont un excellent remède et fort usité parmi les sauvages indiens, qui l'emploient contre l'inflammation de l'anus, à laquelle ces peuples sont sujets ; on les ap-

Îlique en cataplasme ; on en met aussi dans es oreilles pour calmer les douleurs de tête qui proviennent d'une grande chaleur, » L'écorce des fruits a une odeur désagréable , mais leur chair est douce et bonne à manger,

TAPIA (don Eugenio de), écrivain et jurisconsulte espagnol, né à Avila en 1785. Après avoir fait ses études de droit aux universités de Tolède et de Valladolid, il se fit inscrire au barreau de Madrid. Durant la guerre de l'indépendance, il fit partie de la rédaction de plusieurs journaux libéraux et fut poursuivi pour ses opinions, lors du retour de Ferdinand VII, et emprisonné pendant quelques mois. Il en sortit sous le gouvernement constitutionnel de 1820 et prit alors la rédaction de la GacCta, journal officiel. M. Tapia fut ensuite placé à la tête de l'imprimerie royale et envoyé aux cortès comme représentant. De nouveau proscrit pour son libéralisme, après les événements de 1823, il vint chercher un asile à Paris et ne put revenir en Espagne qu'en 1830. Il lit alors sa soumission au gouvernement et devint successivement membre du comité de constitution et de l'Académie royale de Madrid, puis directeur général des études et de la bibliothèque nationale.

Nous citerons de cet écrivain : VSistoire de la civilisation espagnole, ouvrage important, rempli d'aperçus ingénieux et originaux (Madrid, 1840, * vol.); des Eléments de jurisprudence commerciale (15 vol.) ; le Voyage d'un curieux dans Madrid; le Guide de l'enfance ou Lectures amusantes et instructives ; les Courtisans et la Révolution, roman de mœurs, etc. En poésie, M. Tapia appartient à l'école dite classique; nous mentionnerons Be3 Essais satiriques, en prose et en vers, publiés sous le pseudonyme du licencié Mucuctin, et ses Poésies lyriques, satires et drames (Madrid, 1821.)

TAPIACA s. m. (ta-pi-aka). Orthographe peu usitée du mot tapioca.

TAPI AD, ville des Etats prussiens, province de Prusse, à 40 kilom. E. de Kcenigsbei-y;, sur une hauteur au pied de laquelle coule le Pregel ; 3,500 hab. Château royal converti en dépôt de mendicité. Fabriques de bas et de tapis, tanneries.

TAPIE (Jacques de La), poste français, né à Aurillac; il vivait au xvio siècle. On ne possède aucun renseignement sur la vie de cet écrivain, à qui l'on doit; Citants royaux sur les triomphes du roi dauphin (François U) et la reine d'Ecosse (Paris, in-8°), ouvrage fort rare ; Préceptes nuptiaux de PLuiarque, nouvellement traduiclz et faicls en rit/ime françoyse (Paris, 1559, in-8°.)

TAPIIAI s. m. (ta-pi-ia-i — mot brésilien). Entom, Espèce de fourmi, de l'Amérique du Sud.

TAPIN s. m. (ta-pain — rad. taper). Dans le langage militaire, Soldat qui bat du tambour : Le tapin de la compagnie,

— Bot. Syn. de tapia.

TAPINE s. f. (ta-pi-ne — du gr. tapeinos, humble). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la famille des lamellicornes, tribu des scarabées anthobies, dont l'espèce type vit au Chili.

— Bot. Genre rie plantes, de la famille des gesnériuoées, comprenant deux espèces, qui croissent dans les forêts du Brésil.

TAPINOCÈRE s., m. (ta-pi-no-sè-re — du gr. tapeinos, humble; keras, corne). Entom. Genre d'insectes diptères, de la famille de3 tanystomes, tribu des asiliques, comprenant une simule espèce, exotique, à antennes trèsfragiles.

TAPINOIS, OISE s. (ta-pi-noi — de se tapir). Personne qui agit en cachette, à la sourdine :

Et vous venez dans l'ombre, en fine tapinoise, Eprouver si mon cœur aisément s'apprivoise. Th. CoaNEiLMS,

— Loc. udv. En tapinois. En cachette, à la dérobée: En tapinois, en cachette; il semble que ce soit un chut qui vienne de prendre une souris. (Mol.;

Votre œil en tapinois me dérobe mon cœur.

Momërk.

Jo veux en tapinois faire la guerre à l'œil.

Regnard.

C'est un vice-gérant, un blondin favori, Qui prend en tapinois la place du mari.

DESTOL'CQBS.

— Sournoisement, par des moyens astucieux : C'est un homme qui n'agit point ouver' tement; Une fait rien qu'un tapinois. (Acad.)

TAPIN OSE s. f. (ta-pi-nô-ze). Syn. de

TAl'lil.NOSIÏ.

TAPI

TAPINOTE s. m. (ta-pi-no-ie — du gr. tapeinos, humble ; nàtos, dos). Entom. Genre mille des charançons, formé aux dépens des al^elabes, et dont l'espèce type habite l'Europe centrale.

TAPIO, dieu de la chasse, chez les Finnois. Il habitait la forêt la plus impénétrable. On pouvait l'apaiser, quand il était en courroux, en lui chantant le chant magique d'Ukko, et, en invoquant son épouse Annika, on obtenait un riche butin de lièvres et d'oiseaux. Tapio était aussi médecin, puis encore le protecteur des animaux domestiques contre les bétes féroces. Cette triple divinité le plaçait au premier rang parmi les dieux adorés par les Finnois. ;

TAPIOCA ou TAPIOKA s. m. (ta-pi-o-ka

— • mot américain). Fécule de racine de manioc préparée, dont on fait des potages; potage préparé avec cette fécule : Tapioca au gras. || Fécule préparée à la manière du tapioca ; On prépare avec la fécule de pommes de terre un tapioka tout aussi bon que celui du manioc. (T. de Berneaud.)

— Encycl. Le tapioca se présente en grumeaux très-durs et un peu élastiques, opalins, presque insipides et inodores. On le retire des racines de plusieurs espèces de plantes du genre manihot (janipha de Kunth), de la famille des euphorbiacées. Le tapioca vient des Antilles, de Bahia et de Kio-Janeiio. Pour le préparer, on râpe les racines, on enferme la pulpe qui en résulte dans des sacs de palmier fort longs, étroits et tellement tissus qu'ils peuvent s'allonger ou se rétrécir à volonté, en éloignant ou en rapprochant leurs deux extrémités. On suspend ces sacs par leur partie inférieure à une perche posée horizontalement sur deux fourches de bois,et, après- les avoir agités pendant quelque temps, on suspend à leur extrémité inférieure un vaisseau très-pesant qui, faisant l'office de poids, en exprime le suc et le reçoit en même temps. Quand ces sacs ont été bien exprimés, on les expose dans des cheminées, et, quand ils sont desséchés, on en retire le contenu pour le pulvériser, ce qui constitue la poudre de manioc. On se sert aussi de presses plus ou moins analogues à celles que nous employons. Le suc, par le repos, laisse déposer une substance qui, lavée et séchée, constitue la moussache. Cette dernière, placée humide sur des plaques chaudes, se gonfle; les grains d'amidon se crèvent, la fécule s'agglomère en petites masses irrégulières et prend alors le nom de (apt'oca. Les deux espèces de plantes qui fournissent principalement celle fécule sont ; le manihot aipi, de.Pohl, manioc doux., et le manihot utilissima (Pohl), janipha manihot de Kunth, manioc amer. Cette dernière espèce contient dans sa racine un suc chargé d'un poison des plus violents, qui paraît être de l'acide cyanhydnque. La volatilité de ce principe et la facilité avec laquelle on le détruit par la fermentation expliquent comment les peuples grossiers de l'Amérique ont trouvé le moyen de retirer de la racine amylacée qui le renferme un aliment abondant et salutaire. Au tapioca vrai, on substitue souvent du tapioca factice, fait avec de la fécule de pommes de terre. On reconnaît cette fraude à l'opacité plus glande de ce dernier produit et à co que, traité à froid par l'eau, puis filtré à plusieurs reprises, le liquide ne prendra pas une coloration bleue par l'iode , tandis que ce sera le contraire avec le vrai. 11 serait à désirer qu'on eût un moyen plus efficace pour déceler la fraude. Suivant Payen, en faisant bouillir le tapioca suspecté avec de l'eau, et ajoutant quelques gouttes d'acide sulfurique, il se manifeste aussitôt une odeur de colle aigrie, d'autant plus prononcée que la quantité de fécule est plus forte.

Le tapioca est conseillé aux convalescents comme aliment de facile digestion. On en fait des gelées et des potages en le faisant euiro dans du lait, de l'eau aromatisée ou du bouillon.

Les Galibis en retirent par fermentation une boisson acidulée. V. manioc.

TAPION s. m. (ta-pion). Mar. Nom donné à des taches blanches qu'on voit sur certains rochers, et qui servent aux marins comme signes de reconnaissance. Il Espace de mer moins agité que les eaux environnantes, et qui offre une couleur plus mate.

TAPION-DE-PET1T-COAVE, montagne de la république de Haïti. Son élévation a été estimée en 1735 à 602 mètres, par la mesure du pendule.

tapir (SE) v. pr. (ta-pir. — L'origine de ce mot est controversée; Frisch le fait venir de l'ancien français tape, bouchon, qui signifie proprement quelque chose de serré, de ramassé ensemble. Diez, à l'appui de cette manière de voir, rappelle le français cachet-, qui, au fond, dit la même chose, c'est-à-dire presser, serrer. 5e tapir serait donc proprement se peloter, se mettre en paquet. Du Cange dérivait tapir de talpa, taupe. Diez pense que l'élision du /serait un fait trop insolite. D'un autre côté*, le linguiste allemand croit que l'adjectif champenois taupin, secret, est une forme créée par assimilation à taupe). S'accroupir, se replier sur soi-même, le plus souvent pour se cacher : Se tapir dans un coin. Nous nous SOMMES tapis contre le rivage. (Mn»o de Sév.) Les perdrix ont l'habi-

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tude de se tapir dans la neige pour se garantir du froid. (Buff.) Le pâtre se tapit et dit, a demi mort, Que l'homme ne snit guère, l^élas ! ce qu'il demande..

La Fontaine.

— Se blottir, s'enfoncer : Ainsi, bien munis jusqu'au dîner, on se dispei-sa, et j'allai me tapir dans un bon lit. (Brill.-Sav.)

— Rester caché, retiré, enfermé : Qui veut su tapir en son foyer est plus libre que le doge de Venise. (Montaigne.) La terre, nui environs, est toute bossue de grosses roches noires, où se tapissent, loin du soleil, le s mousses et les capillaires. (B. de St-P.)

Qui veut se tapir chez soi, Est libre comme le roi.

RCUiUUD.

— Fig. Se concentrer, se cantonner, s'isoler : On se tapit dans VégoUme pour éviter les traits de la commisération. (Boiste.)

— Syn.. Topir («e), me blottir. V. BLOTTIR.

— Gratnm. Le participe de ce verbe est variable dans ses temps composés, parce qu^ le pronom complément est un véritable complément direct.

TAPIR s. m. (ta-pir). Mamm. Genre de mammifères pachydermes, comprenant trois espèces vivantes, dont une de l'Inde et deux d'Amérique, et quelques espèces fossiles des terrains tertiaires : Le tapir est le plus gros quadrupède de l'Amérique méridionale. (Buff.) Le tapir m'a semblé, par ses instincts naturels, éminemment disposé à la domestication. (Is. Geoffroy Saint-Hilaire./\£(?.s jeunes tapirs suivent leur mère pendant fort longtemps. (P. Geryais.) // existe en Europe des ossements fossiles de tapir. (Laurillard.)

— Encycl. Les tapirs ont pour caractères principaux : le nez terminé en une trompe courte, mobile dans tous les sens, mais dépourvue de l'appendice qui, chez l'éléphant, sert d'organe de tact; six incisives tranchantes et deux canines à chaque mâchoire ; sept molaires de chaque côté à la mâchoire supérieure, six seulement à la mâchoire inférieure, toutes présentant à leur couronne, avant d'être usées par le frottement, deux collines transverses rectiligues, séparées par un simple sillon; les yeux petits, latéraux; les oreilles assez longues et mobiles ; le cou assez long ; ie corps couvert d'une peau assez épaisse et formant peu de plis, à poils ras, soyeux et clair-semés ; deux mamelles inguinales ; la queue courte et peu velue; quatre doigts aux membres antérieurs, trois aux membres postérieurs, tous armés de petits sabols courts et arrondis. Ue genre comprend trois espèces vivantes et d'autres fossiles.

Le tapt'r d'Amérique, espèce type et qui a été longtemps la seule connue, est de la longueur et de la grosseur d'un bœuf, mais beaucoup plus bas sur jambes. Sa tête est assez grosse, très-relevée sur l'occiput et renflée en bosse vers l'origine du museau, qui se termine par une petite trompe musculaire, cylindrique, analogue au groin du cochon, mais plus allongée; le nez, replié en dessous, tient en quelque Sorte lieu de lèvre supérieure. Les oreilles, presque rondes, sont bordées de blanc. Le corps est gros, couvert do poils courts, serrés et lisses, généralement fauves chez les femelles, bruns chez les mâles, qui ont, en outre, sur le cou une sorte de crinière assez courte; la queue ne dépasse guère la longueur de oœ,L et ressemble à un tronçon ; les jambes, courtes et fortes, ont les pieds terminés par des doigts à ongles noirs, pointus et aplatis.

Cet animal est plus ou moins répandu dans toute l'Amérique du Sud; mais ii présente, suivant les pays, des variétés qui paraissent dues à des influences locales; c'est ainsi que les tapirs du Brésil et de la Colombie forment, pour quelques auteurs, deux espèces distinctes. Ce pachyderme, le plus grand quadrupède de l'Amérique du Sud, bien qu'il ne dépasse guère le poids de 200 kilogrammes, vit ordinairement solitaire dans les savanes et les grandes forêts, particulièrement dans celles des régions chaudes ou tempérées. Le plus souvent, il établit son gîte sur les collines et les endroits secs ; mais il fréquente les lacs, les rivières et les lieux marécageux, pour y trouver sa nourriture. Il paraît se plaire le long des eaux, où il nage parfaitement, ce qui l'a fait regarder comme amphibie par quelques auteurs. On lui attribue aussi un instinct et des habitudes de propreté qui le portent à se baigner souvent dans les lacs et les rivières. En général, il fuit le voisinage des lieux habités et ne sort guère que la nuit. Nullement Carnivore, il se nourrit de matières végétales, de fruits, de racines, d'écorces, do rejetons, de jeunes pousses, etc.

Le tapir est d'un naturel doux et timide et n'attaque jamais le3 autres animaux, si ce n'est à l'époque des amours, où il dispute quelquefois à ses congénères la possession d'une femelle. Cependant, s'il est attaqué, il se défend avec vigueur et ses dents font de cruelles blessures ; mais c'est seulement quand il est blessé et qu'il ne peut plus fuir ; car, malgré sa lourde stature, ii est assez agile à la course. Quand il est poursuivi et qu'il se trouve à proximité d'une eau profonde, il s'y jette et peut y rester caché assez longtemps sans venir respirer à la surface. Son cri est une sorte de sifflement vif et aigu, comme celui des chamois; les chasseurs imitent ce cri pour attirer l'animal.

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Mais, comme il a la vie dure et la peau épaisse, on le tue rarement du premier coup de fusil. Les naturels, lorsqu'ils le trouvent a terre, le frappent à coups de hache; sur l'eau, ils le chassent avec des flèches. On a vu, dit-on, des tapirs se jeter sur le canot d'où était parti le coup, pour tâcher de se venger en le renversant,

La .femelle ne porte qu'une seule fois dans l'année et ne produit qu'un seul petit. Si c'est une femelle, elle se sépare de sa mère dès qu'elle peut se passer de ses soins. Quand, au contraire, c'est un mâle, il ne la quitte que lorsqu'il est parvenu à l'état adulte ; aussi les chasseurs profitent-ils de cette circonstance pour s'emparer des deux en même temps. Le tapir n'est pas méchant; mais il a des mouvements brusques dont il faut se méfier. Il n'est pas prudent de se trouver sur son passage, dan3 les sentiers battus qu'il sait pratiquer au milieu des forêts par ses fréquentes allées et venues; car il inarche toujours droit devant lui et, sans chercher à faire du mal, il heurte violemment tout ce qu'il rencontre.

Quand il est pris jeune, le tapir s'apprivoise facilement et devient même tout à fait familier; il aime les caresses et rôde autour» des tables à l'heure des repas, pour qu'on lui donne du paiu et des fruits, dont il est trèsfriand. On a vu de Jeunes tapirs aller et venir librement dans les rues de Guyenne et rentrer d'eux-mêmes dans la maison de leur maître. Le tapir témoigne assez d'intelligence et surtout beaucoup d'attachement aux personnes qui ont soin de lui; il les suit dans leurs courses avec la fidélité du chien. Au Brésil, on le trouve assez fréquemment élevé en domesticité et employé comme bête de somme; il porte des charges d'un poids supérieur à celles des mulets. Son cuir est très-ferme et plus estimé que celui du bœuf. Jusqu'à présent le tapir n'a guère été introduit en Europe que comme objet d'étude ou de curiosité dans les ménageries. On a commencé toutefois, dans ces derniers temps, daus le but de l'acclimater et de le domestiquer, des essais qui méritent d'être suivis.

La chair de cet animal a été très-diversement jugée, Barrêre la regarde comme grossière et d'un goût désagréable. D'autres voyageurs, cités par Buffon, se contentent de dire qu'elle n'est pas de bonne qualité. « La viande de tapir, dit V. de Bomare, se mange à Cayenne et dans quelques autres contrées; elle est fade et grossière, semblable pour la couleur et l'odeur à celle du cerf; les seuls morceaux assez bons sont les pieds et le dessus du cou; on préfère la chair des jeunes. » Des observations plus attentives ont permis de constater que cette chair est fort bonne à manger et très-recherchée a la Guyane et au Brésil, où l'on élève les tapirs comme animaux de boucherie, a J'ai souvent mangé, dit M. V. Bataille, de la chair de cet animal. Sans être délicate et de première finesse, elle est bonne et n'a rien de désagréable au goût. Aussi a-t-elle pris une place assez importante dans l'alimentation de la colonie, particulièrement de la classe ouvrière. Cette consommation offre un véritable avantage. »

Enfin, Is. Geoffroy Saint-Hilaire conclut ainsi : « C'est près du cochon que se place le tapir par ses rapports naturels ; c'est près do lui aussi qu'il se placerait par ses usages. Ce pachyderme est tout aussi aisé à nourrir qua le cochon et peut de même donner une chair abondante, de bonne qualité et d'autres produits alimentaires. ■

Le tapir pincltaque, récemment découvert, ressemble beaucoup au précédent ; mais il est un peu plus petit. ■ Le corps, dit E. Desmarest, est couvert partout d'un poil très-épais, long, d'un brun noirâtre, plus foncé à ia pointe qu'à la racine, et donnant à la robe cette couleur qu'on nomme zain chez les chevaux ; sur la croupe, dans la région correspondante à la face iliaque externe, on voit de chaque côté une place nue, non calleuse, large deux fois comme la paume de la main ; le menton a une tache blanche qui se prolonge à l'angle de la bouche et revient jusqu'à la moitié de la lèvre supérieure; l'oreille n'est pas rebordée d'un liséré blanc; la trompe ne présente point des deux côtés les rides qui montrent que l'animal la tient habituellement contractée. » Ce tapir habite surtout les régions élevées des Cordillères ; on le trouve jusque dans les Paramos, dans la zone voisine des neiges perpétuelles, à plus de 4,000 mètres au-dessus du niveau de la mer, et dans des endroits où la température tombe fréquemment à plusieurs degrés au-dessous de zéro. Il descend rarement dans les plaines, sort de sa retraite en plein jour et se nourrit de végétaux.

Le tapir de l'Inde, plus grand que celui d'Amérique, lui ressemble par son corps gros et trapu; mais, par la structure de sa tête osseuse, il se rapproche plutôt du pinchaque ; il a la trompe longue d'environ 0"»,ï chez les individus adultes, le poil court et ras et la queue très-courte. Son pelage est blanchâtre, sauf la tète, le cou, les épaules, la queue et les membres, qui sont d'une couleur noirâtre assez foncée. Le cou est dépourvu de crinière. Les jeunes individus sont tachetés de blanc et de brun. Cet animal habite les forêts de la presqu'île de Malacca et de l'île de Sumatra, où il est très-commun.

Parmi les espèces fossiles, nous ne men-

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donnerons que le tapir gigar.tesque, dont la taille devait égaler celle des plus grands éléphants; on ne connaît tien que ses dents molaires, qui présentent des collines droites et non saillantes à leur extrémité, et de nombreuses crénelures sillonnant l'arête de ces collines dans les germes des dents ; toutefois, cette espèce et quelques autres sont rapportées par la plupart des auteurs à des genres nouveaux. V. tapihoïdb.

TAPIRÉ, ÉE adj. (ta-pi-ré) part, passé du v. Tapirer. Donc la peau ou les plumes ont pris accidentellement une couleur rouge ou jaune qui ne leur est pas naturelle : Les plumes qui naissent après cette opération , au lieu de vertes qu'elles étaient, deviennent d'un beau jaune ou d'un beau rouge; c'est ce qu'on appelle en France perroquets tapirés. (Suif.)

TAPIRER v. a. ou tr. (ta-pi-ré — du galibi tapiré, rouge ). Donner artificiellement la couleur rouge ou jaune à : Tapirer des perroquets.

TAPIRIER s. m. (ta-pi-rié — rad. tapir). Bot. Genre d'arbres, de la famille des burséracées, dont l'espèce type croît à, la Guyane.

TAPIRIRA s. m. (ta-pi-ri-ra). Bot. Syn. de

TAPtalER.

TAPIROÏDE adj. (ta-pi-ro-i-de — de tapir, et du gr. eidos, aspect). Mamni. Qui ressemble a un tapir.

— s. m. pi. Tribu de pachydermes fossiles, ayant pour type le genre tapir.

— Encycl. Les tapiroïdes comprennent tous les genres de pachydermes qui ont des canines et dont les molaires forment des collines transverses bien distinctes, surtout à la mâchoire inférieure.

Les tapirs, qui habitent aujourd'hui les régions chaudes du globe, ont occupé, en outre, l'Europe dans les époques antérieures à la nôtre, au milieu et à là fin de l'époque tertiaire. Les espèces américaines sont enfouies dans les dépôts diluviens , et on a trouvé des débris d'un tapir sur les bords de l'Iraou;id<ly, en Asie.

Les harlanus sont connus par une portion de mâchoire inférieure a dents très-usées, et trouvée en Géorgie avec des mastodontes, des môgalonyx et des éléphants.

Les platygonus ont les molaires de la mâchoire inférieure rappelant les formes des lophiodons et celles de la mâchoire inférieure munies de collines transverses et d'un fort talon à la dernière. Les canines supérieures, les seules connues, sont comprimées et ont le bord antérieur denté avec la face externe marquée d'une ligne élevée et tranchante, La seule espèce ■connue a été découverte dans une brèche de l'IUinois.

Les eoryphodons ont la dernière molaire inférieure sans talon et réduite à deux collines; les prémolaires supérieures sont beaucoup plus petites que les vraies molaires et formées de deux crêtes curvilignes concentriques. Ils viennent des terrains tertiaires anciens.

Les bphiodons ont - molaires, - incisives 8 3

et - canine: les molaires ont des collines

transverses reliées à la mâchoire supérieure par leur bord externe, et distinctes à la mâchoire inférieure ou reliées par une petite crête en diagonale. L'ouverture nasale et le nombre des doigts sont inconnus. Les nombreuses espèces de ce genre viennent du calcaire grossier ou des terrains contemporains ; aucune pièce certaine n'a été trouvée dans le miocène, ni le pliocène, ni dans les terrains de l'époque diluvienne.

Les pachynolophus ont - molaires , les inférieures ayant les deux collines distinctement réunies par une crête en diagonale; la barre de la mâchoire est plus longue que dans les lophiodons. Les espèces appartiennent toutes au calcaire grossier, sauf le pachynolophus Vismsi de l'argile plastique de Sézanne (Seine-et-Oise.)

Les anchilopus sont un genre intermédiaire entre les lophiodons et les anchytheriums (so!ipède,>). h'unchilopvs Vesmarestii vient du calcaire grossier de Batignolles.

Les lophiothériums ont sept molaires à la mâchoire inférieure; la dernière a un talon très-fort simulant presque une troisième colline. Les dents da la mâchoire supérieure sont inconnues. La seule espèce a été trouvée dans le terrain parisien supérieur (gypses).

Les lapirules ont des collines transverses très-distinctes à leurs arrière-molaires inférieures et reliées incomplètement par une faible carène perpendiculaire à leur direction; la dernière a un fort talon, qui simule une colline moins large que les autres. La seule espèce connue , tapirule hyracinus, de la taille du daman, était contemporaine de l'époque des gypses.

Les listriodous ont de fortes canines et

- molaires, formées de deux collines trans-

verses, presque aussi nettement séparées à' la mâchoire supérieure qu'à la mâchoire inférieure. La dernière molaire inférieure a un talon; l'ouverture nasale est petite et les pieds inconnus. La seule espèce est le ils-

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triodon sptendens des mollasses de La Chauxde-Fonds (Gers).

TAPIROPORC s. m. (ta-pi-ro-por — de tapir, et de porc). Mamm. Genre de mammifères pachydermes fossiles.

TAP1R0THÉRIUM s. m. ( ta-pi-ro-té-riomm — de tapir, et du gr. tkêrion, bête sauvage). Mamm. Genre de mammifères pachydermes fossiles, dont l'espèce type a été trouvée dans les terrains tertiaires du sud-ouest de la France : Le tapirothérium doit former un genre voisin des cochons. (Laurillard.)

— Encycl. Ce genre de pachydermes, connu seulement par des débris fossiles, semble intermédiaire entre les sangliers et les tapirs. Sa tête était allongée, car il existe une longue barre entre les molaires et les canines; par sa longueur et l'aplatissement du front, elle devait offrir quelque ressemblance avec celle des sangliers. A la partie antérieure du front, on remarque deux trous qui percent le plafond des orbites et donnent naissance a deux sillons très-marqués, qui se continuent jusque sur les os du nez, en se rapprochant d'abord, puis en s'écartant de nouveau. L'extrémité antérieure de la mâchoire inférieure est très-large et les six incisives rangées en arc de cercle. Les dents rappellent, par leur structure, celles des sangliers et des lophiodons. Ce fossile a été trouvé dans les collines tertiaires du sud-ouest de la France et rangé à tort par Blainville dans le genre sanglier.

TAPIRULE s. m. (ta-pi-ru-le — rad. tapir). Mamm. Genre de pachydermes fossiles voisin du tapir. V. tapiroïde.

TAPIS s. m. (ta -pi — du latin tapes, grec tapés, étoffe de laine à longs poils qui servait de tapisserie pour les murs d'un appartement, de tapis pour les planchers). Pièce d'étoffe ou tissu quelconque qu'on met sous les pieds, et dont on se sert aussi pour couvrir des estrades, des tables et d'autres meubles : Un tapis de table. Un tapis de bureau. Un tapis de billard. Un tapis de Perse. Un tapis de Turquie. Tomber sur le tapis. J'apporte en présent, au chef des bralimes, un tapis de Perse de poil de chèvre. (B. de St-P.) J'ai vu des Athéniens faire étendre sous leurs pieds des tapis de pourpre. (tiarthél.)

Sur un tapis de Turquie Le couvert se trouva rais.

La Foht&ine.

Ces Gobelins l'aiguille et la teinture

Dans nos tapis surpassent la nature.

Voltairb.

— Objet dont le sol est entièrement couvert : Un tapis de verdure. Un tapis de fleurs. Un tapis de neige. On voyait çà et là des moissons de blé dans la plaine, des tapis de fraisiers dans les éclaircies des bois. (B. de St-P.)

Des tapis d'émeraude ont bordé les ruisseaux.

Saint-Lambert.

La moussa sous les pieds étend un lapis frais.

Desaint.

J'admire, avec la neige en lapis épandus, La perle aux blancs (estons aux arbres suspendue.

Béràhqkb.

Des nymphes la troupe folâtre.

Danse et foule d'un pied d'albâtre L'êmeraude d'un tapis vert,

Lebrun.

— Tapis de muraille, Ancien nom des tapisseries a personnages.

— Etre sur le tapis, occuper le tapis, Faire le sujet de l'entretien ;

Nos enfanta à leur tour occupent le tapis.

Destouchbs.

Il Etre h l'examen, faire la matière actuelle d'une étude, d'une discussion : Cette affaire

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