TECHNOLOGIQUE
TECHNOLOGOE s. m. (tè-kno-lo-ghe — du gr. technê, art; logos, discours). Celui qui s'occupe de technologie.
— Adjectiv. : Ecrivain technologub.
TECHNOMORPHITE s. m. ( tè-kno-morfl-te — du gr. teclutê, art; morphé, forme). Miner. Nom donne anciennement a des pierres qui semblent façonnées par l'art.
TÉCHOO-LOUMBOO ou Z1KATSÉ, ville de l'empire chinois (Thibet), dans la vallée de Lassa et à 10 lieues O. ds la ville de ce nom, capitale du Hao-tsang; 300 ou 400 maisons. Résidence du techou-laina, qui occupe, après le dalaï, le premier rang dans la hiérarchie bouddhiste. On y remarque beaucoup de couvents et de .monastères et le magnifique tombeau du téchou qui mourut k i'ekin en 1781. Commerce assez actif.
TECK s. in. (tèk — de tekha, nom indigène). Bot. Genre d'arbres, de la famille des verbenaoées, tribu des vilicées, comprenant deux espèces, qui croissent dans l'Inde et les îles voisines : Dans le commerce, on confond le teck sous les noms vulgaires de bois puant et de'chêne de l'Inde, (Tu. de Berneaud.) Il Bois de cet arbre : Un bordage de teck.
— Encycl. Le teck, appelé aussi theca ou thek, bois puant, chêne de l'Inde, etc., est un grand arbre, dont la tige dressée, tresgrosse, couverte d'une écorce epais-e, rugueuse et grisâtre, se divise en branches étalées, subdivisées en rameaux tétragones, gris catidre, qui portent des feudles opposées, grandes, presque ovales, d'un vert foncé et parsemées de points blanchâtres en dessus, veloutées et k nervures saillantes eu dessous. Les Heurs, blanches, odorantes.
TECO
sont disposées en grandes panicules terminales étalées et munies de bractées. Le fruit est un drupe arrondi, quadrilobé, de la grosseur d'une noisette, entouré par le calice persistait, renflé et membraneux; il renferme un noyau arrondi et divisé en quatre loges inonospermes. Cet arbre présente du reste plusieurs variétés , l'une de plus grandes dimensions, l'autre à larges feuilles, une autre encore à fruits comestibles, etc.
Le teck croît dans l'Inde et les îles voisines; on le trouve surtout dans les forêts, dans les plaines et sur les coteaux voisins des grands cours d'eau sujets à des débordements périodiques. On espère pouvoir le naturaliser en Algérie. Les terrains profonds, compactes, argilo-siliceux sont ceux où il végète le mieux et acquiert le plus grand développement. Sous nos climats, on ne le cultive gnère que dans les serres des jardins botaniques. Presque toutes ses parties sont très-odorantes, ce qui est dû sans doute à une huile essentielle ou k une substance gommo-résiueiise non encore isolée. On a attribué à sa sève des propriétés vénéneuses très-énergiques, qui auraient pour <-ffet d'éloigner ies insectes; mais cette opinion est aujourd'hui fort contestée.
Le bois de teck est fort dur, serré, solide, quoique blanc et léger, et presque inaltérable; on l'emploie, dans t'Inde, pour la construction îles temples et des habitations particulières ; il sert aussi pour les constructions navales et on en importe beaucoup en Angleterre pour cet objet. On emploie sa décoction contre le choléra. Les Chinois et les Malais en font des vases; les premières eaux
?u'on y met sont umères, mais les suivantes acilitent la digestion. On prétend que ce bois est vénéneux, et on cite même un médecin indien qui, ayant voulu s'en assurer, serait mort victime de son'dévouement à la science. On parle aussi d'ouvriers chez lesquels des blessures faites aven des éclats de ce bois auraient déterminé des accidents mortels; Mérat révoque en doute ces faits; il pense que la mort peut survenir par suite de panaris ou do tétanos résultant de la blessure faite avec un bois quelconque et à plus forte raison avec le teck, qui, par sa structure et sa consistance, est très-disposé à produire des esquilles.
Les feuilles du teck, pendant qu'elles sont encore fraîches, ont une saveur amère et nauséeuse; toutefois, on emploie leur infusion en guise de thé. On les mange même dans certaines localités. Klles sont astringentes et servent k faire un sirop, qui a la propriété de guérir les aphthes. Macérées dans l'eau, elles fournissent une teinture pourpre, qu'on applique aux étoffes de soie, de laine et de coton. Les fleurs, bouillies avec du miel, passent pour un excellent remède contre l'hydropisie et les rétentions d'urine. Le fruit est comestible, du moins dans certaines variétés; on le fait entier quelquefois dans le bétel, en place de la noix d'arec. La poudre de i'écorce de cet arbre sert, dit-oti, k modérer l'ardeur de la bile. Les graines ont une saveur amère; mais leurs propriétés ne nous sont pus autrement connues. Le teck est souvent cultivé dans l'Inde comme arbre d'agrément.
TECKLENBOURG, petite ville de Prusse, province de Westphalie, ch.-l. de cercle, à 35 kiloin. N. de Munster, dans les montagnes do Ti-iitobourg; 1,500 hab. Ruines d'un ancien château des comtes de Tecklenbourg.
Tisseranderies.
TÉCLÉE s. m. (té-klé — de Tecla- ffatmanout, roi d'Abyssinie). Bot. Genre d'arbres, de la famille des zunthoxylées, dont l'espèce type croît en Abyssinie.
TECMARSIDE s. f. (tè-kmar-si-de — du gr. tekiuar, signe). Bot. Genre d'arbrisseaux, de lu famille ues composées, tribu des vernoniéesjdont l'espèce type croîc à Madagascar.
TECM ESSE, fille du prince phrygien Teuthras. ii.lle devint la captive d Ajux pendant le siô^e de Troie, lui inspira une vive affection et fut épousée par lui. De cette union naquit Eurysacès, qui régna a Sulumine après la mort ueTeiamon. Dans son Ajux furieux, Sophocle a fait figurer Tecmesse et a mis dans sa bouche de louchantes paroles à l'adresse de son époux, au moment où il veut se donner la mort.
TÉCOLITHE s. f. (té-ko-li-te — du gr.
tèkù, je fonds; lithos, pierre). Concrétion calcaire qu'on trouve dans les éponges, et qu'on a crue propre k dissoudre les calculs uriuaires.
TECOMACHALCO , rivière du Mexique (Mt'Xieo). Elle prend sa source dans ies montagnes à l'O. de Mexico, coule de l'E. à l'O. et se jette dans les lacs de la vallée de Mexico, après un cours peu étendu.
TÉCOMA1RE s. m. (té-ko-mè-re — rad.
técome). Bot. Section du genre técome, comprenant quelques espèces qui croissent au Cap de Bonne-Espérance.
TÉCOME s. m. (té-ko-me). Bot. Genre d'aï brus et d'arbrisseaux, de la famille des biguuiuaréfS, formé aux dépens des b.gnones.ei. coin prenant plus de soixante espèces, qui croisseiii pour 1« plupart dans les régions chaudes de 1 Amérique : Le tecomh dé" Virginie est un bel arbrisseau grimpant. (A, Uupuis.)