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peuse, formant à l'extérieur un encroûtement peu épais, mamelonné, à cellules éparses, à peine visibles, et qui se détache sans peine ou mêiMe disparaît complètement de lui-même par la dessiccation. Ces animaux, qui sont intermédiaires entre les alcyons et les éponges, sont tous marins; mais on les trouve assez souvent aux embouchures des fleuves. Les espèces de ce genre sont très-nombreuses. Nous citerons particulièrement la téthye globuleuse, espèce type et la mieux connue, parce qu'elle est très-commune dans la Méditerranée, et la téthye asbestelle, qui vit sur les côtes du Brésil et à l'embouchure de la Plata. Quand la téthye est retirée de l'eau, sa surface-est molle et glissante; mais elle devient rugueuse par la dessiccation ou l'exposition à l'air; elle a la forme, le volume, et la couleur d'une petite orange. L'animal, surtout quand il est jeune, a une substance flexible, entourée d'une enveloppe, plus épaisse d'un côté que de l'autre. « Dans la vieillesso au contraire, dit V. de Bomare, l'animal est souvent incapable de se mouvoir lui-même : c'est peut-être en restant longtemps sans se rouler que la téthye donne lieu aux testacés, aux pierres et à d'autres corps pesants de s'attacher autour d'elle. Ces corps l'empêchent absolument de se rouler et de passer d'un Heu à l'autre. ■ Enfin, devenue immobile, elle passe, d'après Donati, de l'état parfait d'animal à celui de plante-animal.
TÉTHYPOTEIBA s. m. (té-ti-po-tè-i-ba).
Bot. Plante parasite qui croit sur les orangers, au Brésil.
TÉTHYS s. f. (té-tisa). Moll. Genre de mollusques gastéropodes nudibranches, vivant dans les mers : Les téthys sont essentiellement hermaphrodites. (A. Rousseau.)
— Encycl. Moll. Les téthys ont un corps ovale allongé, assez déprimé, divisé en deux parties par un étranglement qui forme une sorte de cou ; la partie antérieure, ou tête, présente au bord antérieur une sorte de voile irrégulièrement festonné, un orifice buccal simple et muni d'une petite trompe, deux tentacules larges et aplatis; la partie postérieure, ou corps, beaucoup plus allongée, plus étroite et moins épaisse, porte une double rangée d'appendices charnus et laciniés qui constituent les branchies, et à l'arrière un orifice anal. Ces animaux sont d'une substance molle et transparente, de couleur grisâtre. Ils sont hermaphrodites et vivent dans la haute mer, rampant sur le fond sablonneux ou vaseux ou sur les rochers; ils so nourrissent de plantes marines. Leur voile très-mobile leur sert k nager ; on ne les prend que dans les filets avec les poissons.
TÉTHYS {du grec Têthus, nom oui paraît appartenir à la même famille que tithéni, iitthê, nourrice, tit-thos, mamelle, de ihaà, thaomai, teter, sucer, allaiter, d'où aussi tltêlé, mamelle, thé lus, féminin, thêlamon, nourricier. Comparez le gothique daddjan, ancien haut allemand tâu, allaiter, tita, mamelle, anglo-saxon tite, mamelle, allemand moderne zitze, ancien slave doja, allaiter, doilica, nourrice, dete, enfant, deva, vierge, et aussi, selon Curtius, le latin filins, fitia, ombrien felice, d'un primitif fêla, mamelle, représentant exactement le grec thêlé et l'ancien haut allemand tila. Pour le changement de l'aspiration dentale en l'aspiration labiale, voir la lettre F et aussi le latin femina, femme, fellare, sucer. La racine commune de tous ces termes est dans le sanscrit dhê, boire, sucer, teter ; d'où dhatar, nourrice, dadhi, lait coagulé, dhênus, vache à lait, zend daina, femelle. Le grec Têthus, Téthys, signifierait donc proprement mère, nourrice), une des grandes déesses de la mythologie grecque, fille d'Ouranos (le Ciel) et de Gê (la Terre), femme de l'Océan et mère de Nérée et des Océanides. Cette divinité primitive de la mer doit être distinguée de sa petite-fille Thétis, dont le nom offre une différence d'orthographe fondée sur la différence des fonctions. Thétis est la petite-fille, la délégation à la seconde génération de Téthys, la mère, la mamelle primordiale. Thétis est la véritable déesse active de la mer, l'autre est l'aïeule, Téthys, comme l'appelle Catulle dans les Noces de Thétis et de Pelée. Téthys a pu vieillir, quoique immortelle; Thétis au contraire est toujours jeune, toujours belle. Elle ne vit pas cachée aux regards des hommes, elle n'habite pas, dans les profondeurs de la mer, le palais de son aïeul le vieil Océan ; elle a des relations avec la terre, avec les hommes ; elle épouse le jeune roi phthiote Pelée ; elle est la mère d'Achille. C'est la mer en mouvement, la mer en action. De là la différence, non-seulement des noms, mais de la déclinaison de ces noms passée des Grecs aux Latins, Téthys, génitif Telhyos, pour l'un ; Thétis, génitif Thetidis pour l'autre. V. Thétis.
TETI (Charles), ingénieur italien, né à Nola au commencement du xvi» siècle, mort à Padoue vers 159b. Il s'adonna à l'art de fortifier et de défendre les places, entra au service de Maximilien II, puis de la république de Venise, et termina notamment les fortifications de Bergame. On a de lui un ouvrage : Discorsi di fortificazione, libr. IV (Rome, 1569, in-4»), dans lequel il a développé ses idées sur l'architecture militaire et qu'il a réédité avec de grands changements et des additions sous le titre de: Discorsi di fortificazioni, espugnazioni e defese délia città e di
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allri luoghi, libr. Y III (Venise, 1589, in-40), avec figures.
tÊtier s. m. (tê-tié — rad. tête). Techn. Ouvrier qui fait des têtes d'épingle.
TÊTIÈRE s. f. (tê-tiè-re — rad. tête). Petite coiffe d'enfant nouveau-né: Un enfant en