‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 456 sur 1042 · V. TORSlilXiM · texte numérisé non relu

V. TORSlilXiM

TU&S1, ville du royaume d'Italie (Basili-

- fuse

cate), sur une colline, entre le Slnno et l'Agri, k 60 kilom. E.-N.-E. de Sogonegno; 3,600 hab. Evêché érigé en 1548. Fondée, dit-on, par les Sarrasins.

TURSIO s. m, (tur-si-o). Ichthyol, Espèce de dauphin.

TURSTAIS, théologien anglais. V. Trust an.

TURTLE-SOUP s. f. (teur-tl'-soupp — de l'angl. turtle, tortue; soup, soupe). Soupe à la tortue.

TCRTON (Thomas), philosophe et théologien anglais, né près de Wakefield en 1779, mort k Londres en 1863. Il fut successivement professeur de mathématiques et de théodicée k l'université de Cambridge, doyen du chapitre de Westminster (1841) et évêque d'Ely. La possession de ce siège, dont les revenus sont de 200,000 francs, le fit entrer à la Chambre des lords, où il vota avec les conservateurs. Turton eut une longue polémique avec le cardinal Wiseman. Nous citerons parmi ses écrits : Sur l ùnmortalité de l'âme (1822); Sur l'église d'Irving et le principe des réveils soudains (1S26); Principes de la certitude (1830); Sur l'Eglise indépendante d'Ecosse (1837); Sur les prétentions de l'Eglise romaine, à propos du rétablissement de la hiérarchie catholique (1857), etc.

TURTUR s. in. (tur-tur— onomatopée delà voix de l'oiseau). Omith. Nom latin des tourterelles, et en particulier de l'espèce d'Europe.

TURVEGT s. m. (tur-vèk). Ornith. Syn. de turvkrt.

TURVERT s. m, (tur-vèr). Ornith. Genre d'oiseaux, de la famille des pigeons. N On dit aussi turvect.

TURGASSD, rivière du Brésil. Elle prend sa source dans les montagnes de la partie S.-O. de la province de Maranhao, sépare, tout le . long de son cours, cette province de celle de Para, et se jette dans l'océan Atlantique par 10° 30' de latit. S., après un cours d'environ 560 kilom.

TDRVASSU, baie du Brésil, dans l'océan Atlantique , entre les provinces de Maranhao et de Para, par 1« 22' de latit. S. et 470 si' de longit. O. Elle a 52 kilom. de profondeur sur 30 kilom. de largeur, et reçoit au S. la rivière du même nom.

TDRVASSO, cap du Brésil, dans la province de Para, à l'extrémité N.-O. de la baie du même nom. '

Tuaca (via), l'une des rues de l'ancienne Rome, souvent mentionnée par les poëtes. C'était la principale rue du Vicus Tuscus, le quartier des parfumeurs et des marchands d'esclaves, quartier des plus mal famés. Horace (sat. m, liv. II) dit du jeune débauché Nomentanus qu'il mande chez lui , k peina possesseur d'un riche héritage, toute la tourbe malhonnête de ce quartier, Tusci turba impia vici, tant tout ce qu'il y avait de corrompu k Rome s'y trouvait abondamment, et le Vicus Tuscus avait cette réputation bien longtemps avant Horace. On lit dans la scène ire du.^ IVo acte du Curculion, de Plaute :

In vico Tusco, ibi sunt hommes qui ipsi te vaulitant.

Ce qui peut s'entendre de bien des manières. Ce quartier prit son nom des Toscaus ou. Etrusques, qui vinrent s'y établir après que Tarquin l'Ancien on eut fait dessécher les eaux, qui le rendaient inhabitable. En y allant du mont Palatin, on laissait k gauche le marché au poisson et le Vélabre.

TUSCALOOSA, ville des Etats-Unis, cheflieu du comté de ce nom, dans i'Etat d'Alabama, sur la gauche de la rivière de Tuscaloosa ou Black-Warrior-River, qui y forme des chutes et y est navigable; à 1,587 kilom. S.-O. de Washington, par 33» 12' de latit. N. et 90° 2' de longit. O.; 2,000 hab. Université. F' orges et fonderies de fer; tanneries, etc. Mines de houille dans les environs. Cette ville, fondée en 1816, était autrefois la capitale de l'Etat d'AIabama ; c'est toujours un de ses centres les plus importants.

TUSCARORÀS, montagnes des Etats-Unis (Pensylvauie), entre les comtés de Bedford, d'Huntingdon et de Miffiin k l'O., et ceux de Franklin et de Perry k l'E. Elles s'étendent sur un espace de 130 kilom.

Tuaculauoa (les) [TuscutaiiB questiones], ouvrage philosophique de Cicéron , ainsi nommé de ce cjue les traités qui le composent ont été écrits a Tusculum; ils sont au nombre de cinq. • Quiconque approfondira ce bel ouvrage, dit M. Levée, partagera sans doute l'espèce d'enthousiasme dont les personnages les plus éclairés ne pouvaient se défendre en le lisant. Au premier coup d'oeil, les Tusculanes' semblent former autant de questions indépendantes les unes des autres; cepen- J dant, on découvre bientôt l'ensemble le plus régulier, le plan le mieux imaginé et le plus sagement conduit. Apprendre k l'homme les moyens d'être heureux, écarter les obstacles qui s'opposent à sa félicité, lui prouver 'que son bonheur ne dépend, pour ainsi dire, que de lui-même, en le rassurant contre les frayeurs de la mort, en lui enseignant k supporter patiemment les douleurs corporelles, k s'élever au-dessus des événements capables de nous affliger, k vaincre ses passions, en lui démontrant enfin que la vertu suffit au bonheur, c'était rendre k la fois le plus iin-

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portant service à la morale et à l'humanité. Or, tel est le but que se proposa Cicéron dans les Tuseulanes, traité vraiment admirable et que l'on ne pourrait, sans injustice, comparer a ces théories incomplètes et souvent contradictoires, dont tout le mérite est d'attester l'ignorance ou la folie de ceux qui les ont conçues. >

La question traitée dans le premier livre est celle-ci : La mort est-elle un mal? Envisagée comme passage d'une vie transitoire à l'éternité et au point de vue de l'immortalité de l'âme, la mon n'est rien ; c'est la certitude de la vie future qui a rendu tous les grands hommes si résolus devant la mort; exemple, la mort de Socrate.

La seconde question : La douleur est-elle le souverain mal ou même est-elle un mal? est traitée sous forme de dialogue. Cicéron conclut, avec les stoïciens, que le véritable mal, c'est ce qui est honteux et criminel ; que c'est une honte pour l'homme de cœur de gémir et de désespérer; que ces faiblesses aiguisent la douleur, loin d'y remédier.

Dans la troisième Tusculane, Cicéron traite encore de la douleur et des moyens de l'alléger. Son avis est qu'il faut rechercher « dans "opinion ■ la source de la douleur; que c'est une pure imagination, résultat d'un état particulier de l'àme que nous créons nous-mêmes.

La quatrième Tusculane a pour objet les passions et les moyens de les vninere; c'est un lieu commun philosophique habilement développé ; mais, en dernière analyse, les passions constituent la vie humaine, et n'en point avoir équivaudrait à être mort. Cicéron essaye en vain de réfuter Aristote, qui enseigne que les passions sont nécessaires et n'ont besoin que d'être réglées.

La cinquième Tusculane est l'éloge de la vertu; c'est le livre de cet ouvrage où l'éloquence est portée au plus haut point ; il lutte d'énergie et de grand style avec le livre composé par Brutus sur le même sujet.

De tous les ouvrages philosophiques de Cicéron, les Tuseulanes sont, avec les traités De la vieillesse et De l'amitié, le plus connu et le plus sympathique; il est à la fois familier et éloquent. Erasme disait : « Je ne sais ce qu'éprouvent les autres ; mais, quand je lis les Tuseulanes, je ne puis douter qu'une divinité n'inspirât l'homme qui a écrit de si belles choses. >

TUSCOUJM, aujourd'hui Frascati, antique petite ville du Latium, bâtie sur le penchant d'une colline, à 20 kilom. de Rome, dans une situation délicieuse. Les plus riches citoyens de Rome y avaient fait élever de magnifiques villas, qu ils appelaient tusculanum, du nom de la ville elle-même. Le tusculanum de Cicéron est célèbre entre tous; c'était la résidence favorite du grand orateur; il donna à ses dialogues philosophiques le titre de Tuseulanes, parce que ce fut dans cette maison de plaisance qu il les composa.

Dans l'application, Tusculum jouit à peu près de la même signification que Tibur ; seulement, le Tibur d'Horace sera plutôt le séjour favori d'un poëte, d'un homme à imagination lyrique; le Tusculum de Cicéron sera la retraite de l'orateur et de l'homme d'Etat.

■ Ce goût cicéronien du magistrat à demi Romain, ce faible du chancelier de France, qui se croyait à Tusculum dans ses exils de Fresnes et qui voyait partout des reflets consulaires, se retrouve, avec une naïveté revêtue d'élégance et animée d'onction, dans la belle et touchante Vte que d'Aguesseau a donnée de son père, ■

Sainte-Beuvb.

TUSÈBE s. m. (tu-zè-be). Miner. Sorte de marbre noir.

TCSIHAN, cap de l'Afrique septentrionale, sur la. côte E. de la Tunisie, au N. du golfe de Ham-Maraet, par 36» 27' 35" de latit. N. et 8<> 31' 20" de longit. E.

TUSSACA s. m. (tu-sa-ka — de Tussac, botan. angl.). Bot. Syn. de goodyère, genre d'orchidées.

TUSSACIE s. f. (tu-sa-sï — de Tussac, botau. angl.). Bot. Genre de plantes, de la famille des gesnériacées, tribu des gesnérées.

— Syn. d'ALLOPLKCTB, autre genre de gesnériacées.

TUSSACK s. m. (tu-sak). Bot. Graminée du genre dactyle, qui croît aux lies Malouines ou Falkland. il On dit aussi tussock.

— Encycl. Le tussack ou tussock est uns grande espèce de dactyle ou, suivant quelques auteurs, de fétuque qui croît aux îles Mitlouines ou Falkland. Elle végète dans les sables purs du littoral ; mais, grâce à l'humidité dont l'atmosphère est imprégnée, elle forme des touffes- qui dépussent souvent la hauteur de 2 mètres. D'après Hooker, aucune graminée ne produit une aussi abondante quantité de fourrage. Le bétail en est tellement friand, qu'il la sent de très-loin et fait tous ses efforts pour se rendre aux endroits où elle croit. La plante a d'ailleurs un port qui rappelle celui des grandes graminées d'ornement. Il serait bon d'essayer son introduction en Europe.

TOSSER (Thomas), agronome, dit 1* V«r- «■ sd(IbU, né à Essex en 1515, mort à, Londres vers 1580. Il s'adonna d'abord à la mu-

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