‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 467 sur 1042 · HO — H.C2H5 — O — C2H · texte numérisé non relu

HO — H.C2H5 — O — C2H

Un très-grand nombre de corps peuvent être de la sorte comparés à l'eau ; c'est ainsi que la potasse, l'acide sulfurique, l'alcool peuvent être formulés de façon à bien montrer l'analogie :

H H Acide sulfurique.

Aledtil. Oxyde d'éthyle

et de mûthyle.

Dans une semblable série, l'eau est le type auquel on rapporte un grand nombre de corps, non pour leurs propriétés, qui peuvent être très-diverses, mais pour leur structure moléculaire. C'est de 1851 que datent les travaux de M. Williamson; dès 1849, M. Wurtz en découvrant les ammoniaques composées fut conduit tout naturellement a, comparer l'umraoniaque avec certains alcaloïdes; il en vint à établir le type ammoniaque. Mais ces travaux et ces conceptions restaient isolés. Gerhardt s'en empara et les modifia si bien qu'il en rit sa propriété. Poussé par son grand esprit synthétique, Gerhardt ramena tous les corps de la chimie à quatre types principaux. L'école unitaire admet aujourd'hui comme types fondamentaux l'eau

l'acide chlorhydrique

Eau.

Potasse.

CîH5 i

l'hydrogène

et l'ammoniaque

CM'

Az

« En échangeant leur hydrogène contre certains groupes, ces types donnent naissance aux acides, aux alcools, aux éthers, aux hydrures, aux radicaux, aux chlorures organiques, aux acétones et aux alcalis. > (Gerhardt.) « Le type eau, en échangeant la moitié de son hydrogène contre un groupe hydrocarboné C2fl»,CH3, donne naissance a un alcooi ; en échangeant la totalité de son oxygène pour un semblable groupe, il produit l'éther correspondant. Le même type, en échangeant la moitié de son hydrogène contre un groupe contenant à la fois du carbone, de l'oxygène et do l'hydrogène, produit un acide inonobasique hydraté, semblable à l'acide acétique. Dans le cas où la substitution est effectuée par le même groupe sur les deux atomes d hydrogène de l'eau, le produit est l'acide anhydre correspondant. ■ (Gerhardt.)

Poursuivant son idée, Gerhardt montre que le type hydrogène donnera naissance à des hydrures correspondant aux alcool^, à des radicaux éthyle et méthyle analogues aux éthers. Quant aux aldéhydes, elles sont à l'hydrogène ce que les acides monobasiques sont à l'eau, etc.

« Le type acide chlorhydrique donne naissance, d une part, aux éthers chlorhydriques, c'est-à-dire a des chlorures semblables au chlorure de potassium ou aux chlorures des éléments électro-positifs, lorsque la substitution est effectuée par des groupes hydrocarbonés, et d'autre part à des chlorures électro-négatifs, correspondant aux acides monobasiques, comme le chlorure d'acétyle ou le chlorure de benzo'ile, lorsque la même substitution est effectuée par les groupes contenus dans ces acides monobasiques. > (Gerhardt, Annales de chimie et de physique, t. XXXVII, p. 285, 3« série.)

Entin le type ammoniaque produit les alcalis (ammoniaques composées) ou les amides qui peuvent se combiner avec les bases, et cela suivant que les substitutions sont effectuées parles éléments ou les groupes qui donnent naissance aux bases ou aux acides.

Ainsi, le groupe éthyle se substituant à un, deux, ou trois atomes d'hydrogène donnera successivement :

l H i CSH5

Az \ CÎH5 , Az J C2H»,

( CSHB j CSHB

c'est-à-dire l'éthylamine , la diméthylamine et la triméthylamine ; ce sont ces différences de constitution qui produisent les ammoniaques primaires , secondaires et tertiaires. Enfin les belles expériences de M. Hoffmann sont venues prouver qu'un certain nombre de composés azotés exclus du type ammoniaque devaient y être rapportés. Ces composés

Az

CSHB

TYPH

renfermaient, en effet, quatre groupes substitués à quntre atomes d'hydrogène ; or, en considérant l'ammoniaque hydratée comme de l'oxyde d'ammonium AzHAO, ces corps rentrent très-bien dans le type commun; ce sont les bases les plus énergiques que nous fournisse la chimie organique. Elles seraient dérivées par substitution de l'hydrate d'oxyde d'ammonium

Az g4 J 02=AzH3 + H20*.

— Théorie des types condensés. Depuis longtemps les chimistes ont reconnu que certains acides minéraux étaient polybasiques, c'està-dire pouvaient saturer plusieurs molécules de bases. M. Graham démontra le fait pour l'acide phosphorique. M. Liebig généralisa cette idée et l'appliqua aux acides organiques, acides tartrique, malique, méconique, etc.

Gerhardt soutenait que les acides oxalique , sulfureux , sulfurique étaient bibasiques ; aussi proposait-il de les formuler C*H208,S2HS06 (acide sulfureux hydraté), S^HîOS (acide sulfurique).

Après les beaux travaux de M. Chevreul sur les corps gras, Gmelln considéra ceux-ci comme des combinaisons de 1 atome de glycérine avec 4 atomes d'un acide monobasique moins 8 atomes d'eau.

M. Berthelot a tranché la question en démontrant qu'il fallait les considérer comme des combinaisons de 1 atome de glycérine avec 3 atomes d'un acide raonobasique moins 6 atomes d'eau.

Enfin M. Wurtz découvrit les alcools diatomiques ou glycols, qui venaient se placer comme intermédiaires entre les alcools ordinaires monobasiques et la glycérine, alcool triatomique. C'est l'étude de ces faits qui a conduit à la théorie des types condensés. M. Williamson, le premier, pensa que l'acide sulfurique pouvait être rapporté au type eau condensé, c'est-à-dire qu on pouvait le regarder comme dérivé par substitution de 2 molécules d'eau ; 2 atomes d'hydrogène seraient alors remplacés par le radical diatomique S*0» (sulfuryle) :

deux molécules d'eau donnent donc

M. Odling, appliquant cette théorie à l'acide phosphorique ordinaire, fut conduit k admettre l'existence d'un radical triatomique (PhO2)'" pouvant se substituer à 3 atomes d'hydrogène. L'acide phosphorique rentre alors dans le type triatomique.

Le glycol, au contraire, appartient au type eau deux fois condensé; il est diatomique. M. Wurtz interprétant les résultats obtenus fut conduit à envisager la glycérine comme appartenant au type eau trois fois condensé. Le radical glycéryle (C^H8)'" est alors substitué à 3 atomes d'hydrogène. Ces idées ont été appliquées à un grand nombre de corps tant organiques qu'inorganiques. C'est ainsi qu'on a relie au type diatomique l'acide sulfurique, le sulfate de soude, le glycol, etc. ; au type triatomique, l'oxyde autimonique , l'acide phosphorique, l'acide arsénique, la glycérine, la tristéarine, etc.

Il y a des- composés appartenant à des types encore plus compliqués. M. Berthelot a démontré que la mannite et la glucose étaient de véritables alcools hexatomiques du type

Il n'y a pas que le type eau qui nous présente ces faits; l'hydrogène et l'ammoniaque peuvent aussi se souder à eux-mêmes et donner des types condensés. C'est ainsi que la liqueur des Hollandais, le bromure de propyïène ont été rapportés au type hydrogène diatomique ; l'oxychlorure de phosphore, la trichloihydrine, au type triatomique. Comme se rapportant au type ammoniaque diatomique, nous citerons 1 urée, la diéthylurée, l'éthyiène-diamine, etc. Tels sont, en quelques mots, les faits principaux de cette théorie ; elle promet de féconds résultats.

TYPHA s. m. (ti-fa). Bot. Nom scientifique du genre massette.

TYPHACÉ, ÉB adj. (tl-fa-sé — rad. typha). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte k la massette.

— s. f. pi. Famille de plantes monocotylédones, ayant pour type le genre massette : Les typhacées sont disséminées dans les eaux douces depresque toute la <erre.(P.Duchartre.)

— Encycl. La famille des typhacées renferme des plantes vivaces, à rhizome rampant, émettant des tiges cylindriques, non articulées, simples ou rameuses ; les feuilles sont alternes, linéaires, engainantes k leur base, réunies pour la plupart à la partie inférieure des tiges. Les fleurs, monoïques, verdârres, sont groupées en spadices serrés, axillalres ou terminaux, continus ou interrompus, les mâles à la partie supérieure, les femelles en dessous. Ces fleurs sont dépourvues de périanthe proprement dit et n'ont en place que des filaments simples ou des écailles membraneuses entremêlées aux organes sexuels; les mâles ont des étamines nombreuses, insérées sur l'axe du spadice, à filets

TYPH

grêles, tantôt simples, tantôt bifurques on trifurquôs au sommet, à anthères mûmes d'un coinectif prolongé en pointe au delà des loges ; les femelles renferment de nombreux pistils uniovulés , surmontés chacun d'un style simple terminé par un stigmate en languette ; elles présentent, en outre, tantôt trois petites écailles hypogynes persistantes, tantôt de nombreuses soies épaissies au sommet et qui paraissent provenir de pistils avortés. Les fruits se composent de nombreux carpelles anguleux, presque drupacés.et renfermant chacun une graine à embryon entouré d'un albumen charnu.

Cette famille, qui a des affinités avec les aroïdées et les pandanées, comprend les genres typha (massette) et sparganium (rubanier). Les typhacées sont des plantes aquatiques, répandues dans presque toutes les contrées du globe, mais plus spécialement dans les régions tempérées de 1 hémisphère nord.

TYPHÉE s. m. (ti-fé — du gr. tuphos, fumée). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la tribu des cryptophagides, comprenant cinq ou six espèces, qui habitentl'Europe. Il Syn, de cératophisë, autre genre 'd'insectes.

TYPHÉB, géant, fils du Tartare et de la Terre. Il avait cent tètes et vomissait des flammes par ses cent bouches. Chef des Titans, qui firent la guerre aux dieux, il fut foudroyé par Jupiter et enseveli sous l'Etna, d'où il continua à lancer des flammes. C'est la personnification du volcan. Suivant quelques mythologues, il fut le père du Sphinx, de Cerbère, de Géryon, dos Harpies, etc.

TYPHIE s. f. (ti-fî). Espét. Espèce de couleuvre.

TYPHINS, ÉB adj. (ti-fl-né). Bot. Syn. de

TYPHACÉ.

TYPHIQUE adj. (ti-fl-que — rad. typhus). Pathol. Qui est relatif au typhus : Affection TYPHIQUE. Il Matière typhiqde, Matière d'un blanc ou d'un gris jaunâtre, qu'on trouve, en certains cas de dothiénentérie, dans les plaques de Peyer et dans les follicules tuméfiés. '

— Substantiv. Personne atteinte du typhus.

typhis s. m. (ti-fiss — du gr. tupHos, fumée). Crust. Genre de crustacés amphipodes, de la famille des hypérines, comprenant quatre espèces, qui habitent la Méditerranée et la mer des Canaries.

— Moll. Genre de mollusques gastéropodes pectinibranches, formé aux dépens des rochers : Le typhis tubifère est un fossile assez commun à Grignon. (E. Baudement.)

TYPHLINE s. m. (ti-fii-ne — dimin. du gr, tuphlos, aveugle). Erpét. Genre de reptiles sauriens, de la famille des scincoïdiens, appelé aussi acontias, et dont l'espèce type vit au Cap de Bonne-Éspérance. Il Syn. de pililion, autre genre de reptiles.

— Infus. Genre d'infusoires systolides ou rotateurs, de la famille des philodinées, dont l'espèce type habite l'Egypte.

TYPHLININ, INE adj. (ti-fli-nain, i-ne — rad. typhline). Erpét. Qui ressemble ou se rapporte au typhline.

— s. m. pi. Groupe de reptiles sauriens, de la famille des scincoïdiens, ayant pour type le genre typhline.

TYPHLITE s. f. (ti-fli-te — du gr. tuphlos, aveugle, parce que le mot c&cum signifie aveugle). Pathol. Inflammation du caecum.

— Encycl. La typhlite peut être considérée comme une dépendance de l'entérite, ou comme une entérite localisée dans la portion caecale de l'intestin ; cependant la plupart des auteurs se sont accordés à en faire une description spéciale, en raison des particularités qu'elle offre dans ses causes, sa marche et ses terminaisons.

Les causes de la typhlite sont celles de l'entérite; mais elle est plus spécialement le résultat de l'accumulation des matières fécales dans le cul-de-sac du csecum, ou de ta présence de corps étrangers dans cette partie de l'intestin. La structure et les dispositions anatomiques du csecum favorisent la production des inflammations locales. Elle se manifeste par un développement du ventre, la présence d'une sorte de tumeur douloureuse dans la région iliaque droite,un engourdissement qui s'étend à tout le côté jusqu'à la cuisse droite, et une rétraction des testicules. Les selles sont rares ou abondantes, la douleur plus ou moins vive ; mais si les symptômes d'un étranglement intestinal ne viennent pas se joindre à cet ensemble de manifestations morbides , la maladie se termine par résolution au bout de quelques jours. Dans le cas contraire, il y 'a obstruction plus ou moins complète des voies intestinales; la douleur .devient très-vive, le3 selles sont sanguinolentes, te pouls devient faible, la langue sale, elles parois abdominales s'infiltrent de sérosité. A un degré plus avancé, le membre inférieur droit est cedématié, la diarrhée devient continuelle, le ventre se ballonne, les vomissements et les hoquets surviennent, et la mort ne tarde pas a venir. Elle survient par le fait d'une gangrène suivie de perforation intestinale, on bien la maladie s'est compliquée de péritonite ou d'inflammation du tissu cellulaire ambiant (pérityphlite) ; la terminaison en est

TYPH

alors toujours fatale, sauf les cas fort rares où les abcès ont pu s'ouvrir à l'extérieur.

L'inflammation de l'appendice ilêo-cœcal doit être considérée comme une dépendance de la typhlite. Elle est assez commune et reconnaît pour cause la présence/de vers intestinaux dans l'anfractuosité iléo-cœcale,de matières durcies et accumulées , de corps étrangers, tels que noyaux ou pépins de fruits; sa terminaison est aussi souvent fatale que celle de la typhlite, lorsqu'elle n'a pu se résoudre dès les premiers jours.

La typhlite réclame remploi des antipblogistiques locaux, des sangsues principalement, des cataplasmes émollients et des fomentations narcotiques ou calmantes. On évacuera l'intestin à l'aide de purgatifs légers ; on administrera des lavements émollients, des boissons mucilagineusea ou alburaineuses en petite quantité, et on tiendra le malade à une diète sévère s il y a obstruction complète des voies digestives. Toutefois, les boissons mucilagineuses et le lait coupé pourront être administrés sans inconvénient dans les cas moins graves.

TYPHLOBLANE s, m. (ti-flo-bla-ne — du gr, tuphlos, aveugle; blanos, chassieux). Er-

Sôt. Genre de reptiles ophidiens, du groupe es amphisbènes.

TYPHLOBRANGHE s. m. (ti-flo-bran-che

— du gr. tup/Uos, aveugle, et de branchies). Ichthyol. Genre de poissons, du groupe des murènes , se rapportant probablement aux sphagébranches.

TYPHLO-DICLIDITE s. f. (ti-flo-di-kli-dt-te

— du gr. tuphlos, aveugle ; dis, deux fois ; kleis, clef). Pathol. Inflammation de la valvule iléo-cœcale.

TYPHLO GRAPHE s. m. (ti-flo-gra-fe — du gr. tup/Uos, aveugle; graphe, j'écris). Instrument au moyen duquel les aveugles peuvent écrire.

TYPHLOMORPHE s. m. (ti-flo-mor-fe — du gr. tuphlos, aveugle; morphâ, forme). Erpet. Genre de reptiles sauriens, de la famille des scincoïdiens.

TYFHLOPBIS S. m. (ti-flo -flss — du gr. tuphlos, aveugle; ophis, serpent). Erpét. Genre de reptiles ophidiens, de lu famille des pythoniens, tribu des boas.

TYPHLOPIEN, IENNE adj. (ti-flo-pi-aLn, i-è-ne — rad. typhlops). Erpét. Qui ressemble ou qui se rapporte au typhlops.

— s. m. pi. Famille de reptiles, formant le passage des sauriens aux ophidiens, et ayant pour type le genre typhlops.

TYPHLOPIN, INE adj. (t't-flo-pain, i-ne). Erpét. Syn. de typhlopien.

TYPHLOPLANE s. m, (li-flo-pla-ne — du gr. tuphlos, aveugle, et de planaire). HeU % minth, Genre de vers, du groupe des planaires.

TYPHLOPONE s. m. (ti-flo-po-ne — dùgr.

tuphlos, aveugle: ponos , travail). Entom. Genre d'insectes hyménoptères, de la tribu des formicides.

TYPHLOPS s. m. (ti-flops — du gr. tuphlos, aveugle; ops, aspect). Erpét. Genre de reptiles saurophidiens, type de la famille des typhlopiens, comprenant environ vingt-cinq espèces, répandues dans les diverses régions du globe : Les typhlops ressemblent autant à des vers qu'à de véritables serpents. (P. Gervais.) Les typhlops ont le corps vermifartne et couvert de petites écailles imbriquées. (E. Desmarest.)

— Encycl. Les typhlops sont caractérisés par un corps vermiforme et couvert de petites écailles imbriquées ; le museau avancé, garni de plaques; la gueule non dilatable; la langue assez longue et fourchue ; les yeux très- petits et à peine visibles au travers de la peau; l'anus situé presque tout à fait a l'extrémité du corps. A ces caractères extérieurs se joignent quelques particularités anatomiques très-remarquables. Tous les os antérieurs de la face sont solidement fixés entre eux et privés de la mobilité qui produit l'énorme dilatation de la bouche chez les serpents ; les palatins sont étendus et non longitudinaux ; une seule des mâchoires est munie de dents ; celles-ci sont peu nombreuses et jamais vénénifères. Ces reptiles n'ont point de membres, mais seulement deux petites tiges osseuses très-grêles, cachées sous la peau au devant de l'anus et formant un bassin rudimentaire; enfin, l'un des poumons est quatre fois plus grand que l'autre.

Les typhlops ont de l'analogie avec les amphisbènes et, comme eux, ressemblent de prime abord à des vers de terre. Ils semblent former le passage des sauriens aux ophidiens, bien qu'ils appartiennent réellement à ce dernier groupe. Les plus grandes espèces sont à peu près de la grosseur de notre orvet; les plus petites dépassent à peine en diamètre une plume de corbeau. Les typhlops Bont peu agiles; ils vivent dans les lieux humides ou sous les pierres et se creusent, comme les lombrics, des galeries ou de petits terriers ; ils se nourrissent d'insectes, de larves, de petits vers, etc. Parmi les espèces assez nombreuses de ce genre, nous citerons le typhlops vermiculaire, qui habite l'Orient.

TYPHLOSE s. f. (ti-flô-ze — du gr. fupA/ei aveugle). Pathol. Cécité.

TYPH

TYPHODIE s. m. {ii-fo-dl — du gr. tuphos, fumée; eidos, aspect). Bot. Syn. de dothidée, genre de champignons.

TYPHOÉMIE s. f. (ti-fo-é-mî — de typhus, et du gr. aima, sang), Pathol. Altération du sang par les agents putrides.

TYPHOÏDE adj. (ti-fo-i-de — de typhus, et du gr. eidos, aspect). Pathol. Se dit d'une affection considérée comme une fièvre éruptive, et caractérisée surtout par l'altération du sang et des ganglions mésentériques : Fièore typhoïde. Affection tïphoïdk. La maladie typhoïde se montre particulièrement dans l'adolescence et dans la jeunesse. (Chomel.)

— s. m. Bot. Syn. de phalahidk, genre de graminées.

— Encycl. Pathol. et thérap. Fort anciennement reconnue et sigmtlée par les plus vieux auteurs sous des dénominations diverses, ce n'est que de nos jours, depuis les immortels travaux de MM. Louis et Chomel, que cette maladie est enfin parvenue à se placer dans les cadres nosographiques, à côté des fièvres éruptives, auxquelles elle se rattache sous un. grand nombre de rapports. Ce qui manquait aux anciens auteurs pour spécifier Vaffection qu'ils connaissaient très-bien d'ailleurs, c'était l'importante notion des altérations organiques, que l'autopsie cadavérique pouvait seule leur révéler. Cette autopsie lit en effet reconnaître l'existence indiscutable de lésions caractéristiques, qui permirent enfin de confondre sous une dénomination commune une innombrable quantité d'affections regardées jusqu'à ce moment comme différentes. Ainsi le phrénitis des auteurs grecs et latins ; les fièvres pestiientes, malignes, graves, putrides, muqueuses et bilieuses de beaucoup d'auteurs anciens; les lièvres lentes et nerveuses de WJlis et d'Huxham, adynamiquesel ataxiques de Pinel; l'entéro-mésentéiique de Pinel et Serres, la dothiénentérie de Bretonneau, la gastro- entérite de Broussais vinrent enfin se confondre sous le nom de fièvre typhoïde, mot créé par MM. Louis, Chomel et Andral et accepté aujourd'hui de préférence à d'autres noms créés et maintenus par d'autres auteurs, tels que entérite folliculeuse (Cruveilhier et Forget),dothiénentériesepticémique(Piorry), entéro-inésentérite typhoïde (Bouillaud). Pour les médecins anglais, la fièvre typhoïde est restée un typhus sporadique, qui est au typhus ordinaire ce que le choléra sporadique est au choléra asiatique.

Les lésions organiques de la fièvre typhoïde ont la plus grande importance, puisque c'est

fiar elles que se caractérise le plus nettement a maladie. Elles sont très-nombreuses. Nous nous contenterons de citer : 1» l'altération primitive, spéciale et constante des plaques de Peyer dans l'instestin grêle, lesquelles, par le progrès de la maladie, arrivent à s'ulcérer et peuvent même produire la perforation de l'intestin; 2° l'altération simultanée des follicules isolés de Bruuner, dans la même région; 3° le gonflement, le ramollissement et l'infiltration des ganglions mésentériques; 4o le gonflement de la rate et du foie'; 5° une altération du sang, caractéristique et constante, s'accusant par la diftiueuoe du caillot tibrineux et la diminution de la fibrine du sang; 6° les engorgements du foie, du cerveau et des poumons, lesquels peuvent être l'origine d'une inflammation franche de ces organes; 7° le ramollissement du cœur, des reins, de la membrane interne de la vessie et de l'utérus ; 8° l'infiltration des méninges; 90 l'engorgement des glandes parotidieuues ; 10° la présence dans l'intestin des ascarides Iorabncoïdes et des trichocéphales; u» enfin, on a même signalé l'existeuce d'une sécrétion morbide spéciale, la matière typhique, qui, dans la doctrine des iiiicrogmphes modernes, serait un tissu hétéromorphe de nature particulière.

La fièvre typhoïde est endémique dans les grandes villes et sévit à certaines époques sous forme d'épidémie. Elle se propage facilement dans les agglomérations d'enfants; elle est sporadique en d'autres cas. L'acclimatement, le changement d'habitudes, des conditions atmosphériques nouvelles, la nostalgie, les chagrins prédisposent très-visiblement à la lièvre typhoïde; elle atteint également les garçons et les tilles et sévit de préférence chez les jeunes sujets entre l'âge de quinze ans et celui de trente. Elle n'attaque jamais deux fois le même individu, ou, du moins, les récidives sont fort rares.

Cette maladie suit une marche ordinairement régulière. Elle est toujours précédée d'une période proUromique caractérisée par un état de malaise, un affaiblissement graduel, l'insomnie, la perte de l'appétit; puis survient un mal de tète plus ou moins intense, l'altération d«s traits, la perte des forces, la fièvre, toujours très-forte, les saignements de nez quelquefois, ei.fiu la diarrhée, et plus raienient la constipation. Ces manifestations persistent pendant six à dix jours.

A ce moment se termine la période des prodromes, pendant laquelle l'uffection ne B'est révélée que par des symptômes peu différents de ceux qu'on observe au début de tomes les fièvres éruptives; mais après quelques jours de fièvre le malade est complètement abattu; il a l'air hébété; il reste cou-

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. ché sur le dos et se plaint constamment du |. mal de tête, de vertiges et d'éblouissements s'il s'assied sur son séant; les saignements de nez se répètent; l'insomnie persiste; le pouls est large, fréquent, résistant, redoublé ; la peau est chaude, la bouche pâteuse, la langue rouge et poisseuse; quelquefois il s'y joint des vomissements. Le ventre est tendu, sensible, surtout dans la région iliaque droite, où la pression provoque un bruit de gargouillement très-caractéristique de l'affection fi/pAoîtfe;au bout d'une semaine a dater du moment de l'invasion, la diarrhée est devenue fétide, la bouche sèche, la langue rugueuse ; l'hébétude s'est changée en stupeur; le ventre se ballonne, et les symptômes typhoïdes s'annoncent d'une manière formelle.

C'est du septième au neuvième jour, rarement plus tôt, souvent plus tard, qu'on voit apparaître, dans la plupart des cas, sur le ventre, sur la poitrine, quelquefois sur les membres, un certain nombre de taches lenticulaires, roses, s'effaçant par la pression et sans élevure de la peau; cette éruption n'est pas constante, mais elle est regardée comme pathognomonique de l'affection typhoïde. C'est un peu plus tard qu'à cette première éruption il s'en joint quelquefois une autre de vésicules incolores ou sudamina qui envahissent le cou, les aisselles, les aines, quelquefois le corps entier. En même tempsles symptômes s'aggravent, sauf dans les cas les plus légers. Pour la suite du développement de la maladie et tous les autres caractères symptomatiques, v. dothiénkntérik et

TYPHDS.

On peut ramener à quatre formes générales les nombreuses variétés de la fièvre typhoïde. Il est bon de caractériser chacune de ces formes.

La fièvre muqueuse est la forme la moins grave de l'affection typhoïde. Elle est endémique dans les prisons et près des marais, et parfois épidémique. Elle débute ordinairement par un léger frisson, auquel succède un sentiment de chaleur qui persiste souvent jusqu'à la fin. Elle se distingue par la persistance des symptômes gastriques et abdominaux : la diarrhée, les nausées, la douleur iliaque droite avec ou sans gargouillements, la perte des forces avec pâleur et conservation de l'expression du visage ; elle dure trois à quatre septénaires et se termine ordinairement par la guérison. « Le teint du malade, dit Chomel, est pâle ou cendré ; sa physionomie et son attitude expriment la langueur et l'ennui ; il est obligé de rester au lit et éprouve de l'aversion pour toute espèce de mouvement, pour toute application de l'esprit; il se plaint de douleurs vagues; il devient triste, pusillanime; il est assoupi; il a des vertiges quand il est debout ou seulement assis; sa voix est faible et plaintive. L'inappétence, l'absence de la soif, l'enduit blanchâtre de l'intérieur de la bouche, l'acidité de l'haleine et de la salive sont, en général, très-prononcés ; la digestion des boissons elles-mêmes est souvent lente et pénible, troublée par des régurgitations ou des vomissements de liquide aigre; quelquefois il y a des signes d'embarras gastrique et intestinal; la respiration est alors .;ênée, douloureuse, et quelques malades sont fatigués pur une toux sèche. Le pouls est ordinairement mou et fréquent; la chaleur est peu élevée ; la pe;iu, presque toujours moite, exhale une odeur aigre; l'urine est claire. A ces symptômes se joignent, chez quelques sujets, une exhalation plus abondante de mucus dans l'estomac, les intestins, le larynx et les bronches, de la douleur en urinant, l'expulsion de vers ascarides vulgaires et loinbiicoïdes.«

La fièvre typhoïde inflammatoire est commune chez les jeunes sujets robustes et pléthoriques. Elle est caractérisée par la force du pouls, la rougeur et la chaleur de la peau, la céphalalgie, les saignements de nez fréquents, les douleurs à la région épigastrique et abdominale, enfin par les complications inflammatoires, et particulièrement par la pneumonie lobulaire, accident grave de la fièvre typhoïde. « Dans cette fièvre inflammatoire, dit Chomel, la face est livide et marbrée; les iraits sont abattus, immobiles; le corps ne peut se soutenir, les mouvements sont très-difficiles; il y a de la somnolence et du délire; la langue est sèche, brune ou noire; le pouls est petit, enfoncé, quelquefois même il semble disparaître sous le doigt. Bans ces cas, le pronostic de ta fièvre inflammatoire est grave; il l'est moins cependant lorsque l'appareil fébrile existe en inèine temps qu'une phiegmasie quelconque et qu'on espère pouvoir se rendre maître de celle-ci. > Il arrive aussi que la forme inflammatoire,

filus fréquente dans la première période de a maladie, disparaît à la seconde période et se transforme en forme ataxique ou «dynamique.

La fièvre typhoïde ataxique s'accuse par des phénomènes nerveux tres-accemués : la contracture, les soubresauts des tendons trèsvisibles à la région du poignet, les Convulsions, le délire. Elle est très-gmve lorsqu'elle se montre à la première période de la maladie ; mais elle est plus commune à la seconde période.

La fièvre typhoïde adynamique est fort commune ; c'est elle qui est caractérisée par la stupeur, l'hébétude, le coma, l'affaiblissement profond, la rétention des urines, les

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seiles involontaires, le déeubitus dorsal, l'enduit de la langue, les pétéchies, ia longueur de la maladie et de la convalescence. Elle est plus fréquemment mortelle que les autres formes et se complique d'ataxie, ce qui augmente encore sa gravité. Les pathologistes confondent souvent ces deux mots ; forme adynamique et forme putride. Bocle décrit l'adynamie comme il suit : • Le caractère prédominant de l'adynamie est une faiblesse profonde qui se trouve dans toutes les fonctions. Ses symptômes sont les suivants : abattement des traits, air de stupeur; l'habitude extérieure traduit une prostration extrême ; décubitus dorsal, membres comme en résolution ; mouvements lents, difficiles ou impossibles, toujours pénibles. Quelques patholotistes, Pinel entre autres, ont même placé ans cette faiblesse de la contraction musculaire le caractère principal de l'adynamie. De cet état des muscles résulte la flaccidité des chairs, sentiment de lassitude extrême, céphalalgie très-peu intense, obtusion des sens; les yeux sont injectés, larmoyants ou secs et couverts d'un voile muqueux. La sensibilité peut paraître abolie ; mais c'est de l'abolition de la perception que provient ce phénomène plutôt que d'une anesthésie véritable. L'intelligence, en effet, s'affaiblit; lé malade est lent à répondre parce qu'il est lent à comprendre ; délire tranquille, surtout pendant' la nuit ; marmottement ; quelquefois abolition complète de l'intelligence, de toute perception, qui peut aller jusqu'au coma le plus profond; insomnie, pendant laquelle les malades sont livrés à des rêvasseries fatigantes. L'état des fonctions du système nerveux est, en tout, opposé à ce qu'on le voit dans t'ataxie. Pouls petit, quelquefois d'une extrême fréquence, mais toujours mou et facile à faire disparaître par la plus légère pression ; c'est dans ce dernier caractère du pouls que l'on peut trouver un des meilleurs signes de l'adynamie. La chaleur de la surface du corps a diminué partout, mais surtout aux extrémités; les malades sont vivement impressionnés par le froid extérieur. La peau est souvent couverte d'une sueur grasse, froide et fétide ; elle est terreuse, flétrie, ridée; à la face, elle est pâle comme chez les individus exsangues. Disposition générale à la gangrène, surtout dans les points des téguments qui sont comprimés par le lit ou qui sont le siège d'une irritation quelconque. Le tissu cellulaire des membres inférieurs s'infiltre souvent. Enfin, des hémorragies sont très-habituelles dans l'adynamie, ce qui en augmente encore la gravité. Ces hémorragies se manifestent surtout à la surface des muqueuses ; celles des fosses nasales, de l'intestin, de l'utérus en sont le siège le plus ordinaire. Les ecchymoses sont des accidents du même ordre. Le sang fourni par les hémorragies ou par les saignées est dissous et ne se coagule qu'imparfaitement ; il est noirâtre et analogue à une gelée mal formée... Narines sèches, pulvérulentes; respiration sans caractère particulier, quelquefois ralentie. L'adynamie présente encore, du côté des voies digestives, des signes si importants, qu'ils pourraient, dans beaucoup de cas, servir seuls à la faire reconnaître. La langue est sèche, brune ou noirâtre, tremblante; elle est, ainsi que les lèvres et les dents, couverte d'un enduit fuligineux qui l'empêche de se mouvoir. Soif nulle, déglutition gênée, sonore ou rendue impossible par une paralysie du pharynx. Ventre énormément distendu par des gaz; selles liquides, noirâtres, fétiues, abondantes ou fréquentes, souvent involontaires. Urine quelquefois retenue par une paralysie de la vessie. >

— Traitement. La thérapeutique de la fièvre typhoïde est aussi variée que l'est l'affection elle-même. La seule indication générale qu'elle présente est de se plier à toutes les transformations successives que subit la maladie. On a dit, fort à tort à notre sens, que la fièvre typhoïde était au-dessus des ressources de la médecine; la pratique de tous les jours suffit à démontrer que l'affection peut être heureusement influencée pur une médication appropriée. Ce qu'on doit seulement avoir présent à l'esprit, c'est qu'il n'existe aucun spécifique de l'affection typhoïde; que la maladie ne peut être domptée par un moyen héroïque s'adressaut à la cause même qui l'a engendrée; que le praticien doit être sobre de prescriptions.

Disons d'abord que, dans les cas de fièvre typhoïde muqueuse et bénigne, le traitement consiste dans le repos au lit, dans l'administnition de quelques bouillons légers, de tisanes adoucissantes ou amères, dans l'emploi d'un vomitif et de quelques laxatifs lorsqu'ils sont indiqués. Pour les fièvres typhoïdes en général, 00 peut résumer le traitement dans les indications suivantes :

10 Détruire l'embarras gastrique par lequel débute l'affection ; c'est le plus sûr moyen d'empêcher les complications graves qui peuvent se produire au début. On y parvient par l'administration d'un vomitif, suivi d'un purgatif pris le lendemain.

2° Evacuer les matières liquides, infectes et de mauvaise nature qui se sécrètent dans l'intestin et qui y entretiennent un état inflammatoire préjudiciable à la guérison, qui s'absorbent par la muqueuse digestive et préparent cet empoisonnement ultérieur qui se traduit par l'état typhoïde de la seconde

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période. On répond à cette indication par l'administration trs-s fréquemment répétée de laxatifs doux; mais il ne faut pas insister sur un traitement purgatif débilitant, lorsqu'il n'existe plus de gargouillements dans la fosse iliaque droite et que le malade perd ses forces.

30 Soutenir et ranimer les forces du malade par une alimentation légère ; car il ne faut pas perdre de vue, dès fo début, que l'adynamie menace la vie du sujet affecté et qu'il doit pouvoir résister à la longue série de souffrances qu'il doit éprouver. Aujourd'hui, d'un avis presque unanime, les praticiens s'accordent à déclarer que les malades atteints d'affection typhoïde doivent être alimentés chaque jour par le bouillon pris à petites doses , le laitage ou les gelées de viande.

40 Reconstituer le sang par les boissons délayantes, prises toujours en assez grande quantité pour faciliter les sécrétions, et par les toniques légers. La limonade citrique, la limonade vineuse et toutes les liqueurs rafraîchissantes ou toniques sont employées dans ce but.

5° Enfin, répondre aux indications particulières qui se présentent et dont les principales sont : la diarrhée abondante, à laquelle on remédie par les absorbants, tels que la craie, Le sous-nitrate de bismuth, le charbon végétal, etc., par des laxatifs légers, le sirop d'écorces d'orange, le ratanhia, le blanc d'œuf, etc.; la soif vive, à laquelle on oppose les limonades et les amers; la faiblesse et l'adynamie, auxquelles on oppose le quinquina à l'intérieur, les lavements vineux, la teinture de vanille, l'acétate d'ammoniaque, l'alcoolat de mélisse ; la sécheresse et la chaleur de la peau, contre laquelle on a proposé les bains, les affusioiis froides (méthode par l'eau intus et extra); la toux, à laquelle on remédie par les sirops pectoraux expectorants et béchiques ; la tension du ventre, qui réclame l'emploi des cataplasmes en permanence, les embrocations calmantes; les eschares du sacrum, qui nécessitent l'emploi des lotions toniques et aromatiques, et les plus grands soins de propreté ; les réinittences de la fièvre , qni seront avantageusement combattues par les onctions avec la pommade au sulfate de quinine ou les lavements à la quinine ; 1 ataxie, qui réclame l'emploi du musc, de l'assa-foetida en lavements et des toniques ;"la broncho-pneumonie, qui peut nécessiter l'application des ventouses sèches- et des vés.catoires volants; les phénomènes congestifs, qui réclameront quelquefois, et au début seulement, l'emploi des autiphlogistiques; le raétéorisme considérable, que l'on combat par les lavements aromatiques, le charbon et, au-besoin, par l'introduction d'une sonde œsophagienne dans l'anus ; les hémorragies intestinales, auxquelles on oppose la limonade sulfurique en boisson, l'eau de Brocchieri, l'ergotine, les lavements froids et le perchlorure de fer en potion; enfin, la péritonite par perforation, qui sera traitée par les applications narcotiques sur le ventre et l'opium à l'intérieur.

On devra encore regarder comme de première nécessité de placer le maïude dans les Conditions hygiéniques les plus propices à la guérison. Il sera tenu couché sur un lit propre, doux et bien fait, dans une chambre fraîche, même en hiver, éloignée de tout bruit; on évitera de le faire causer et 011 le Surveillera jour e,t nuit.de crainte que, dans un accès de délire, il ne se jette par les fenêtres ou ne s'évade de sa chambre ; ou devra nettoyer autant que possible la bouche, les dents et les lèvres, entretenir une extrême

fropreté du lit, surtou. au siège, changer air de la chambre et même, s'il est possible, changer le malade de chambre de temps en temps ; on surveillera toutes les fonctions, on sondera le malade s'il ne peut uriner ; mais on veillera à ne pas le tourmenter par des attentions intempestives et à lui éviter une obsession qui lui est toujours très-pénible.

Durant la convalescence, on devra faire changer d'air les malades aussitôt que leur état le permettra , résister aux exigences d'un appétit immodéré et mesurer avec soin la nourriture, veiller au bon accomplissement des fonctions et éviter au sujet affecté toute préoccupation d'affaires, toute fatigue morale ou intellectuelle. C'est par l'application de ces soins raisonnes qu'on parvient à éloigner ies dangers qui menacent le malade et à triompher de la maladie dans un temps plus court que si elle était abandonnée à elle-même. C'est du moins l'avis des plus éminenis praticiens et celui auquel nous nous rattachons en connaissance de cause.

TYPHOÏQUE adj. (ti-fo-i-ke — rad. typhoïde). Qui est atteint de la fièvre typhoïde.

TYPHOMANE adj. (ti-fo-ma-ne — de typhus, et de manie). Pathol. Qui est atteint de typhomanie.

TYPHOMAME s. f. (ti-fo-ma-nî — de typhus, et de manie). Pathol. Délire qui accompagne le typhus. Il Manie consécutive au typhus.

TYPHON 3. m. (ti-fon — grec Tuphon,Typhou ou Typhée, et, comme nom commun, tourbillon de veut mêlé d'éclairs, trombe, ouragan, foudre ; de tuphos, fumée, Ces ter-

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mes se rattachent kla racine sanscrite ihvp, fumer, remplir l'air de fumée, d'où aussi le sanscrit dliupas, dhupanam, fumée, encens, dkupika, nuage, le grec tuphedân, embrasement). Violent ouragan de l'océan Indien : Pendant que le docteur raisonnait ainsi dans son palanquin, il survint un de ces ouragans qu'on appelle aux Indes un TYPHON. (B. de St.-P.)

— Géol. Nom donné k de grandes masses minérales non stratifiées.

TYPHON, dieu de l'Egypte ancienne, frère d'Osiris, personnifiant Je principe du mal, des ténèbres et de la stérilité. Ce dieu, qu'on a confondu souvent avec le géant mythologique Typhée, époux de Nephtis. Rempli de Haine pour son frère, il profita de l'absence de ce dernier, qui l'avait charge de gouverner une partie de l'Egypte pendant qu'il était k la conquête du monde, pour se révolter contre lui, et lui donna la mort à son retour. Horus, fils d'Osiris, vengea la mort de son père en attaquant à son tour Typhon qui périt. Typhon, qui s'était rendu odieux par sa tyrannie, était représenté tantôt comme un géant aux cent tètes, roux et laid, tantôt .sous la forme d'un crocodile ou d'un hippopotame. On lui immolait, à l'origine, des hommes roux, auxquels on substitua plus tard des bœufs roux. L âne, le crocodile, l'hippopotame, le scorpion, le verrat lui étaient consacrés. Parfois On personnifiait en lui le typhon ou vent brûlant du midi, qui soulevait des torrentsde sable et produisait une sécheresse désastreuse. §es temples, appelés typhonia, étaient de petite dimension. On l'honorait particulièrement à Héracléopolis Parva, qui avait également reçu le nom de Thyphonopolis.

TYPHONIE s. f. (ti-fo-nl). Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tribu des psychides, comprenant deux espèces, qui habitent les Alpes et les Pyrénées.

— Bot. -Genre de plantes, de la famille des aroïdées, tribu des dracunculées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent dans l'Inde.

TYPHONIEN, IENNE adj. (ti-fo-ni-ain, i-ène — rad. typhon). Qui tient du typhon, qui ressemble au typhon : Ouragan TYPHONIEN.

— Miner. Se dit de terrains primitifs ou grandes masses non stratifiées.

TYPHOLE s. f. (ti-fu-le — dimin. du gr. tuphos, fumée). Bot. Genre de champignons, du groupe des clavariés, comprenant plusieurs espèces, qui croissent sur les feuilles tombées. ,

TYPHUS s. m. (ti-fuss — du gr. tuphos, fumée, stupeur, torpeur). Pathol. Nom donné à une fièvre endémique, pernicieuse. Il Typhus abdominal, Fièvre typhoïde. Il Typhus ietèrode, Typhus d'Amérique ou des tropiques, Fièvre jauue. || Typhus d Orient, Peste.

— Art vétér. Maladie du bétail analogue au typhus de l'homme : Typhds charbonneux.

— Encycl. Pathol. et thérap. Le mot typhus n'exprime une maladie spéciale et surtout distincte de la fièvre typhoïde que depuis un petit nombre d'années. Beaucoup d auteurs avaient décrit cette maladie sous des noms différents, tels que peste, lièvre pestilentielle, fièvre maligne, lièvre miliaire, fièvre des camps, des hôpitaux, des vaisseaux, des prisons, fièvre péteehiale, fièvre ue Gènes, de Naples, de Livourne > de Hongrie, typhus contagieux de Mayeuce, uiorbus maeuiosus, typhus d'Europe, etc. « Ce dernier nom, dit Robin, ne lui convient pas, car il a été observé dans d'autres parties du monde; il paraît que la maladie dite par les Anglais fever, typhus fever est le typhus. > Pour les anciens, toute maladie qui s accompagnait de stupeur était un typhus.. Avec le temps et l'expérience, les médecins en vinrent k mieux distinguer les uus'des autres des états pathologiques souvent fort différents, en dépit de quelques symptômes communs et qui semblaient les rapprocher jusqu'à la confusion. Cependant, il y a quarante ans à peine, l'Académie couronnait un mémoire concluant k l'identité du typhus et de la fièvre typhoïde. C'était une erreur pardonnable kune époque où on manquait d'observations nombreuses et bien faites. Aujourd'hui, après les milliers de faits enregistres par les metiecins pendant la meurtrière campagne de Crimée, le doute n'est plus permis. Le typhus est une affection distincte, dont la différence avec la fièvre typhoïde nous paraît pouvoir se formuler principalement en ceci, qu'il provient presque toujours de miasmes organiques.

Quelques différences considérables dans les symptômes ont été aussi coustatées depuis 1852 en Amérique, où les deux maladies régnent simultanément, par le docteur A. Fliut. Dans le typhus, au moment de l'invasion, point de uiarrhée; dans la fièvre typhoïde, diarrhée assez souvent. Dans le typhus, taches d'un rouge sombre, petites, non élevées, dont la rougeur ne disparaît pas sous la pression; dans la fièvre lyphuïiie, taches roses, plus grandes, un peu plus élevées, dont la rougeur disparaît sous la pression. Bans le typhus, saignement de nez rare ; dans la tievru typhoïde, saignement de nez fréquent. Dans le typhus, pouls plus rapide, mon ou convalescence plus prompte. Eulin, ni dans la fièvre typhoïde il se produit dans

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les muqueuses intestinales, notamment dans les follicules de Peyer, des tuméfactions qui sont suivies d'ulcérations et souvent' d'état putride, dans le typhus, les ganglions mésentériques, les glandes de Peyer, etc., sont trèspeu tuméfiés.

Voici ia définition descriptive que donne Grisolle du typhus ; ■ Le typhus est une fièvre continue, contagieuse, survenant sous l'influence des émanations animales, frappant en général un grand nombre d'individus k la fois et qui est spécialement caractérisée par la stupeur, la prostration des forces, le délire, le développement de pétéchies et d'un exanthème cutané spécial, sans aucune lésion anatomique constante et propre à cette affection.» Hildenbrand le définit «une fièvre^ d'une espèce particulière, comme là petite vérole, contagieuse, exanthématique, ayant un cours réglé et un symptôme constant, la stupeur avec délire ou typhomanie. « .

« On peut le préciser encore davantage, dit Monneret, en disant que le typhus est une fièvre essentielle, continue, sévissant sur un: grand nombre d'individus à la fois, développée sous l'influence de causes locales, miasmatiques, se transmettant par voie de contagion et marquée par la stupeur, ia débilité musculaire, le délire, le trouble des sens et le développement de pétéchies et d'un exanthème cutané. «

Le typhus a toujours été regard^ comme contagieux ; ce qu'il y a de certain, c'est qu'on l'a vu constamment se développer dans des lieux où il y avait encombrement, soit dans les armées, soit dans les hôpitaux. Toutes les l'ois qu'il se trouve un grand nombre d'individus dans un espace plus ou moins restreint, l'air est promptement vicié ; il Se charge de miasmes provenant de la respiration ou de la décomposition des matières organiques. Cette seule infection de l'air suffit pour provoquer le développement du typhus au milieu d'individus exempts d'ailleurs de toute espèce de maladie ; c'est ce qu'on a eu lieu d'observer plusieurs fois dans les armées, sur les navires ou dans les villes assiégées. L'infection est néanmoins beaucoup plus k craindre lorsque les personnes entassées sont déjà malades ou dans un état de misère. L'infection par contagion s'opère par le contact direct des individus morts ou malades, ou bien encore par l'intermédiaire de l'air atmosphérique, des hardes ou des objets ayant servi aux malades. La transmission est due surtout k la présence de miasmes qui sont probablement absorbés par la respiration chez les individus sains. L'habitation des lieux bas et humides est une des causes favorables au développement du typhus.

Quoi qu'il en soit des causes du typhus, c'est une maladie terrible, qui se déclare le plus souvent à la suite des guerres et qui fait ordinairement des milliers de victimes.

Après la bataille de Leipsig, en 1813, l'hôpital de Turgau, qu'on n avait pu assainir, se remplit d'une multitude de blessés, au milieu desquels le typhus ne tarda pas k se développer. Le fléau ravagea promptement la vilie ; le tiers des habitants succombèrent en trois mois, et, sur 20,000 hommes dont se composait ia garnison, il n'en resta que 6,000. Le typhus de Mayenee fut une horrible épidémie de typhus qui uévasta cette ville en 1814, lors de son blocus, par suite des émanations miasmatiques qui s'exhalaient des cadavres corrompus des hommes et des chevaux. 25,000 sur 60,000 en furent les victimes.

On trouve, k l'autopsie des typhiques, des désordres multiples et variables tels que : engorgement des méninges et des sinus crâniens, engouement et splénification pulmonaires, rumollisseraent du cœur, de la muqueuse intestinale et de la rate, etc. ; mais aucune de ces lésions n'est spéciale au typhus, et aucune d'elles, d'ailleurs, n'est constante ni assez caractéristique pour qu'on puisse affirmer, en la voyant, que 'l'individu a bien péri de cette maladie.

Le typhus se déclare tantôt brusquement et tantôt k la suite de prodromes tels que vertiges, céphalulgie, courbatures, malaise général, inappétence, insomnie ou somnolence. Les médecins lui reconnaissent trois périodes, chacune environ de sept jours. Dans lu première, on observe de la fièvre, des frissons, de la prostration des forces, du délire, des nausées, des vomissements, de la soif et un peu de diarrhée. Les urines sont rares et rouges, le pouls bat de 100 k 130 pulsations k la minute. 11 survient, en même temps, une obtusion considérable des sens et une éruption particulière, d'apparence morbilleuse, plus ou moins eonflueute et toujours bornée au tronc. Cette éruption est constituée par des taches, les unes ecchymotiques et pétéchiales, les autres susceptibles de pâlir et même de s'effacer sous la pression du doigt. Ces dernières sont seules caractéristiques et on les voit souvent persister pendant deux septénaires et plus. La seconde période est marquée par 1 exacerbation de tous les symptômes précédents. Les facultés intellectuelles s'altèrent de plus en plus ; le coma succède quelquefois au délire: la stupeur est extrême; les malades ont de la carphologie (mouvement des doigts), du soubresaut nés tendons, du hoqoet, de la petitesse du pouls, de la difficulté k avaler et k produire des sons, des roideurs ou con-

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traetnres musculaires. Leurs selles sont fréquentes, liquides et fétides, leurs urines sédimenteuses; leur ventre se ballonne et devient douloureux, tandis que leurs évacuations deviennent involontaires. Leur peau, toujours brûlante, présente souvent, k sa surface, de nombreux sudamina. C'est cette période, caractérisée par l'atuxie et l'adynamie, qu'on peut appeler, avec Hildenbrand, période nerveuse. Les symptômes du troisième septénaire varient suivant la terminaison de la maladie. Ils s'aggravent si elle doit être suivie de mort, et on voit survenir des complications fatales: pneumonie, parotides, érysipèles, eschares, etc., et hientôt l'agonie est annoncée par desconvulsions ou un état comateux profond, au milieu duquel les malades succombent. Dans les cas, au contraire, où l'issue doit être favorable, le délire et la stupeur diminuent, le pouls perd de sa fréquence, la langue se nettoie et s'humecte, les sens reprennent leurs aptitudes et leurs fonctions ; enfin, l'appétit et les forces renaissent. Cet heureux changement est parfois précédé de quelques phénomènes considérés comme critiques par les auteurs; ce sont : des sueurs copieuses, des écoulements de sang par le nez, des diarrhées bilieuses ou muqueuses, ou encore des urines sédimenteuses. La convalescence est ordinairement très-longue, et il n'est pas rare d'observer, au bout de plusieurs semaines, la persistance des vertiges, de l'affaiblissement de l'intelligence et de la mémoire, de l'endolorissement et quelquefois de l'œdème des membres.

Telle est la marche du typhus régulier; mais cette maladie n'a pas un type invariable ; comme toutes les affections générales, elle a des nuances et des formes différentes, sans compter les complications diverses qui peuvent modifier son expression symptomatique et augmenter sagravité. C'est une maladie toujours meurtrière, quoique k des degrés différents, suivant les lieux et les circonstances au milieu desquelles elle éclate. Ainsi, dans quelques épidémies, presque tous les malades succombent, ou bien la mortalité eu enlève lamoitié, les deux tiers, tandis qu'ailleurs elle ne dépasse pas un septième, un huitième, un dixième et même un dix-huitième.

Le traitement du typhus se divise en traitement prophylactique et traitement pharmaceutique. Le premier a été soigneusement étudié par Frank et Hildenbrand, que Monneret et Fieury résument en ces termes : • Dans les hôpitaux, il faut, avant tout ; 1° isoler les malades atteints de typhus et les séparer des autres malades; 2» s'opposer k l'encombrement ; dans ce but il est nécessaire, non-seulement de ne pas augmenter le nombre des lits, mais encore de le diminuer, si l'aération des salles ne peut pas être opérée convenablement. Dans ce même cas, il serait préférable de traiter les malades Sous des hangars plutôt que de les laisser dans des salles étroites et malsaines ; 3<> maintenir la plus grande propreté par tous les moyens possibles ; 4° détruire les miasmes dans l'atmosphère des salles, k l'aide de fumigations chlorurées ; 5° purifier tout ce qui sert k l'usage des malades, soit par les chlorures, soit en détruisant certains objets (paillasse), soit eu les soumettant kun blanchissage convenablement dirigé; 6d interdire les communications entre les malades et les personnes saines ; 70 chercher, par la dissémination des malades, k prévenir la formation d'un foyer d'infection contagieuse qui devient d'autant plus dangereux qu'il est plus concentra et plus restreint. Le médecin est souvent très-embarrassé pour obéir k cette prescription, car il a deux écueils k éviter ; il ne doit pas trop limiter le foyer infectieux, mais il ne doit pas non plus le trop disséminer; il courrait risque alors de propager le mal dans des lieux qui en sont exempts. La prophylactique que doivent observer les médecins et les personnes qui donnent des soins aux malades consiste dans l'observation des règles suivantes : ne pas propager sans nécessite les rapports immédiats avec les malades ; ne pas respirer de trop près l'air expiré et celui qui se dégage des lits; entretenir sur soi une grande propreté ; changer souvent de linge et de vêtements ; ne pas faire la visite des malades lorsqu'on est k jeun, mal portant ou débilité par des excès, par des travaux d'esprit, des chagrins, etc. ■

Le traitement pharmaceutique diffère trèspeu de celui qu'on emploie dans la fièvre typhoï'ie. Eu général, les saignées doivent être rejetées, k inoins d'indications particulières. Les évacuants, tels que l'éinètique, l'ipécacuaua, ont été préconisés par tous les médecins, et ces médicaments ont certainement opéré des guérisons. Il y a peu d'espèces de fièvres, dit Hildenbrand, où le traitement par les vomitifs puisse promettre une utilité aussi remarquable. Les purgatifs sont d'un usage fréquent; ceux qu'on emploie généralement sont les sels alcalins, l'huile de ricin, le calomel, la rhubarbe, le tamarin. La médication tonique et stimulante est celle' qui compte le plus de partisans ; un administre le quinquina et les amers en générai, le camphre, l'arnica; les infusions aromatiques, les vins généreux, le musc, l'opium, l'éther, le casioréum, l'ammoniaque, etc. Les sinapismes et les vési-

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catoires aux jambes, les affusions d'eau froide produisent de bons effets loisque la prostration, la stupeur ou les symptômes ataxiques prédominent sur tous les autres. Rasori dit avoir obtenu de grands succès en administrant tous les jours de 0gr,2 k 0Sr,4 de tartre stibié.

— Art vétér. Le typhus contagieux du gros bétail, ou peste bovine, pest des Allemands, cattle-plague des Anglais, est une maladie aiguë, épizootique ou enzootique, caractérisée par la stupeur, par des signes de gastroentérite ou d'encéphalite, et même de bronchite, qui sévit sur les animaux de l'espèce bovine, est contagieuse et presque toujours mortelle.

Cette terrible maladie ne s'engendre spontanément que sur les troupeaux innombrables de bœufs et de vaches des steppes immenses de la Russie méridionale, qui s'étendent du versant oriental des Carpathes jusqu'au pied des monts Ourals. Elle gagne trop souvent aussi le centre de la Russie, la Pologne , la Prusse orientale, et pénètre même quelquefois jusqu'au coeur de l'Allemagne, pour envahir ensuite tout le continent européen et jusqu'k l'Angleterre, bien que les races bovines qu'on élève dans ces différents pays diffèrent essentiellement des bestiaux des steppes. Mais, on ne saurait trop le répéter, le typhus n'a jamais pris naissance que sur des sujets de la race des steppes, soit dans les pays mêmes où s'élèvent ces animaux, soit dans le cours ou au bout des longues routes qu'on leur fait parcourir pour opérer des transports d'approvisionnement des marchés ou des armées ; et il ne s'est propagé k d'autres races que par suite de la propriété contagieuse, très-uctive, que possèdent les animaux qui en sont affectés, les produits de leurs excrétions et leurs débris quand ils sont morts , propriété dont s'imprègnent et que peuvent transporter les autres animaux, ainsi que les personnes et les choses qui ont touché ou seulement approché les malades, leurs excréments ou leurs débris. 11 n'y a donc pas seulement k craindre pour le gros bétail le contact des bestiaux infectés, mais encore l'approche des personnes qui les ont soignés ou des objets qui ont été en contact avec eux, tels que fourrages, fumiers, instruments de travail, etc. L histoire du typhus abonde en faits avérés démontrant, avec évidence, le transport et la propagation de l'épizootie de pâturage k pâturage, d'étuble k étable, de village k village, de contrée k contrée, par'telle ou telle de ces' voies directes ou indirectes que nous venons de signaler.

Le typhus n'est pas une maladie nouvelle, comme on a tenté de le faire croire en Angleterre lorsqu'il y a régné avec une grande Intensité dans ces derniers temps; ce pays l'avait connu, pour son malheur, en 1713 et en 1745. La France, l'Italie et l'Espagne l'avaient vu également dans le cours du dernier siècle suivre presque constamment les armées du nord de l'Europe, dont les troupeaux provenaient, en grande cartie, -des pays où cette maladie règne ordinairement k l'état endémique. La France a encore eu k subir la visite du typhus du bétail en 1814, et ce n'est pas une des moins grandes misères que l'invasion des alliés nous ait infligées; car il a sévi sur notre pays pendant près de quatre années consécutives, et Jes perles qu il nous a causées ont peut-être été de 400 k 500 millions de francs.

Le typhus contagieux des bêtes k cornes est-il susceptible de sa transmettre aux moutons? Des expériences directes laites en Allemagne pour éclairer cette question, quelques fuits recueillis de transmission accidentelle permettent d'admettre la possibilité de la contagion d'une espèce à une autre. Mais, si cette contagion est possible, chose incontestable, puisqu'il y a sur ce point des affirmations émises par les hommes les plus compétents en Allemagne, on peut affirme'', d'autre part, que l'organisme du mouton est infiniment moins impressionnable que celui du bœuf k l'action du virus typhique; car, tandis que l'inoculation transmet infailliblement le typhus d'un animal de l'espèce bovine k un autre, et que la cohabitation donne. des résultats aussi certains, c'est un fait complètement exceptionnel que la transmission, par le second de ces modes, aux animaux de l'espèce ovine; et l'inoculation elle-même, ce moyen si sûr d'appréciation des proprietés virulentes des maladies, se montre la plupart du temps, lorsqu elle est faite au mouton, tout k fait négative dans ses effets. Il n'y aurait donc pas lieu de s'effrayer trop des quelques accidents isoiés de contagion qui peuvent être signalés dans l'espèce ovine, et de prendre, pour les prévenir, les mesures énergiques qui doivent être ao^-piées lorsqu'on veut empêcher l'expansion du typhus sur les bêtes k cornes.

On reconnaît k cette maladie plusieurs périodes. Dans la première, celle que l'on appelle la période d'incubation, les animaux présentent tou3 tes caractères extérieurs do La santé; ils mangent, boivent et ruminent comme d'habitude, et les femelles donnent la même quantité de lait. Cette période a une durée qui varie de six k dix jours. Lorsquo la maladie apparaît, elle se caractérise par l'abattement et par une certaine expression du regard qui donne k l'animai un air sombre; sa tête est tendue, fixe, portée en tm»,

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avec les oreilles immobiles, tombant en arrière; le dos est voûté, et les membres postérieurs sont engagés sous le corps; le poil est terne, hérissé et sec au toucher ; aux plis des jointures, notamment dans la région des aisselles et des aines, la peau se trouve mouillée de sueurs qui déterminent le soulèvement de son épidémie et sa dénudation. La rumination n'est pas toujours suspendue dans les premiers jours de la maladie, mais elle ne s'effectue plus avec sa régularité habituelle; l'animal grince des dents et bâille fréquemment. Puis apparaissent des tremblements généraux, manifestés surtout en arrière des épaules, aux grassets et aux fesses, avec des alternatives de chaleur et de froid, notamment vers la base des cornes, aux oreilles et aux extrémités des membres. Les yeux sont rouges et pleurent; les larmes qui s'en écoulent en abondance ont une telle âcreté, qu'elles creusent sur le chanfrein une sorte de sillon ; l'épiderme se détache sur les régions de la peau où elles se sont répandues. Un jetage a lieu, par les ouvertures des narines, d'un liquide d'abord aqueux et acre comme les larmes et produisant, comme elles, l'érosion épidermique des parties de la

Eeau avec lesquelles il reste en contact. Avec îs progrès de la maladie, les humeurs des yeux et du nez deviennent purulentes, et souvent alors l'air que les animaux expirent est fétide. A ce moment, la respiration se précipite, elle devient difficile et s'accompagne d'un bruit de cornage que l'on entend a distance, en entrant dans les étables. De la bouche s'échappe une salive écuineuse qui forme des flocons blanchâtres autour des lèvres. Sur le bourrelet de la mâchoire supérieure, sur les gencives et sur les mamelons de la face interne des joues, l'épiderme, soulevé par de la sérosité, n'adhère plus aux parties et, se détachant facilement sous la pression des doigts, laisse à nu des plaies vives d'un rouge foncé. A une période plus avancée, la tête est agitée, d'un côté a l'autre, d'une sorte de branlement qui a une certaine analogie avec celui des vieillards, et, en même temps, les mouvements rapides de la respiration lui impriment, chaque fois que les flancs s'abaissent, une secousse de bas en haut. La diarrhée se manifeste bientôt; ce sont d'abord des matières excrémentitielles qui sont expulsées liquides, avec une grande impétuosité, et associées à des gaz qui leur donnent une fétidité caractéristique; puis, quand le canal est vide, les produits des déjections deviennent séreux. Enfin, à la dernière période, les matières rejetées prennent une teinte brune, qu'elles doivent au Sang qui leur est associé, et répandent une odeur aune extrême fétidité.

A mesure que la maladie progresse, la déperdition des forces augmente davantage; les malades tombent dans un état d'extrême, prostration; c'est à peine s'ils peuvent se tenir debout et s'ils ont ht force de conserver l'équilibre, quand on les oblige, par l'excitation des aiguillons ou des chiens, à se mettre en mouvement. La plupart du temps, ils restent couches, la tète tendue et appuyée sur le menton ou fléchie vers les côtes. La stupeur est extrême; les yeux s'enfoncent profondément dans les orbites; une humeur purulente remplit le vide qui s'est formé entre le globt; et les paupières; la matière du jetage, épaisse, mêlée de stries sanguinolentes, souvent fétide, obstrue tellement les narines, que les animaux sont obligés de respirer par la bouche. La température du corps est sensiblement abaissée, et, quand on appose les mains sur la peau du dos et des lombes, on perçoit une sensation analogue à celle que donne le toucher d'un animal à sang froid. Souvent, à cette période, se manifeste un symptôme très-caractéristique : c'est un gonflement de chaque côté de l'épine du dos, déterminé par le développement spontané du gaz sous la peau. Quand on palpe cette région, on perçoit une sensation de crépitation et, si on la percute, elle rend un son analogue a celui qui se fait entendre lorsque, dans les boucheries, on frappe sur la peau d'un bœuf soufflé. Quand ce symptôme est apparu, les animaux sont froids et insensibles; les mouches les couvrent comme si déjà ils étaient cadavres; elles s'accumulent autour des ouvertures naturelles et y déposent leurs œufs, qui quelquefois ont le temps d'y éclore, d'où l'apparition d'un fait qui a été considéré autrefois comme une expression spéciale de la maladie, mais qui n'est évidemment qu'un accident secondaire, résultant de l'état d'insensibilité a, peu près complet dans lequel les animaux sont tombés.

La sécrétion du lait cesse presque entièrement dès les premiers signes de la maladie; lés mamelles se flétrissent et deviennent flasques et froides ; quand elles donnent encore un peu de lait, ce liquide est séreux et d'une teinte jaune très-accusée. Chez les femelles, il existe un symptôme très-propre à ^faciliter le diagnostic, lorsqu'on doit passer en revue un certain nombre de bêtes et formuler un jugement rapide : c'est la coloration particulière de la membrane du vagin, qui a une teinte rouge d'acajou avec des marbrures d'une nuance plus foncée.

L'amaigrissement rapide et profond* des malaues est un des caractères particuliers à cette aifection, et qui s'accuse à un degré d'autant plus marqué, que la vie se prolonge

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davantage; les sujets deviennent étiques; leurs muscles, effacés et parcheminés, laissent apparaître tous les reliefs du squelette, notamment à la région du bassin, dont les excavations se creusent profondément. La mort survient d'ordinaire du troisième au douzième jour; rarement la vie se prolonge au delà de cette dernière période.

Quant aux lésions que l'on constate dans cette maladie, les plus remarquables sont les Suivantes, Dans le troisième estomac ou feuillet, on trouve les nombreuses lames de cet appareil injectées, des taches ecchymotiques sur un grand nombre et des perforations sur quelques-unes ; les matières alimentaires sont desséchées et forment comme des espèces de galettes interposées entre ces lames. Dans la caillette, on trouve des injections très-vives de toutes ses duplicatures, qui ont une couleur rouge d'acajou, et, dans quelques cas, des ulcérations multiples disséminées à leur surface. Dans l'intestin grêle, on remarque des plaques gaufrées, formées par la confluence de pustules pleines ou ulcérées sur les glandes de Peyer, et une injection générale de la muqueuse, avec des vergetures longitudinales, coupées irrégulièrement par des vergetures transverses, qui dessinent sur la membrane un réseau irrégulier & grandes mailles, extrêmement caractérisé. Dans le côlon, on voit de petites ulcérations très-nombreuses et une injection

Générale de toute la muqueuse du côlon et e celle du rectum. La rate est ordinairement saine. Le cœur est couvert de taches pétéchiales et d'ecchymoses. Le poumon est rendu emphysémateux par des gaz exhalés entre les lobules. La muqueuse des bronches et du larynx est aussi injectée et recouverte de mucosités purulentes, condensées en fausses membranes dans la larynx.

Le typhus contagieux des bêtes à cornes est une maladie qui demeure supérieure à toutes les ressources de l'art dans le plus grand nombre des cas, l'expérience l'a trop souvent démontré. Ce n'est donc pas sur des moyens de traitement qu'il faut compter pour sauvegarder la fortune des particuliers et, avec elle, la fortune publique, lorsque cette épizootie s'attaque à la population bovine d un pays, mais bien sur les précautions les plus minutieuses prises en vue d'empêcher sa propagation par les différentes voies de la contagion.

Tous les efforts de l'autorité, suffisamment armée par la loi dans cette circonstance, doivent tendre, lorsque le typhus s'est déclaré dans une localité, à empêcher que les animaux malades ne puissent avoir des communications, de quelque nature qu'elles soient, avec des animaux sains. Au début de la maladie dans une contrée, il ne faut pas hésiter à faire abattre immédiatement les animaux les premiers malades et les animaux qui ont cohabité avec eux. Comme la contagion peut s'effectuer à distance par les émanations qui se dégagent du corps des animaux malades, il est nécessaire qu'ils soient séquestrés de la manière la plus rigoureuse dans des locaux aussi isolés que possible de ceux qu'habitent les animaux sains; que les pâturages communs, les abreuvoirs et les routes leur soient défendus ; que les personnes préposées a leur donner des soins n'aient aucun contact avec les animaux non encore infectés; que des relations ne puissent pas s'établir par l'intermédiaire d'animaux d'autres espèces, notamment des moutons, dont la toison touffue peuts'imprégner des principes contagieux et servir à les transporter à de très-grandes distances; que les foires et marchés publics soient suspendus dans les localités où le typhus sévit, si la gravité des circonstances en impose l'obligation, et que, dans le cas où cette mesure ne parait pas indispensable, on prenne les plus grandes précautions pour prévenir l'introduction sur les marchés d'animaux suspects à quelque titre que ce soit. Ces précautions consistent notamment dans des certificats de santé délivrés aux conducteurs de bestiaux par les maires des communes d'où ils proviennent et par les vétérinaires inspecteurs de ces communes.

Voici, du reste, celles de ces mesures qu'il est urgent d'appliquer immédiatement.

Tout propriétaire, détenteur ou gardien de bêtes à cornes, à quelque titre que ce soit, doit être tenu de taire la déclaration immédiate au maire de la commune des bêtes malades ou suspectes qu'il peut avoir chez lui ou dans les pâturages. Dès que le maire sera prévenu, il fera faire la visite des animaux dont la maladie lui aura été déclarée, soit par le vétérinaire le plus proche, soit par celui auquel cette fonction aura été assignée. Lorsque, d'après le rapport de ce dernier, il sera constaté qu'une ou plusieurs bêtes sont malades, le maire veillera scrupuleusement à ce que ces animaux soient séparés les uns des autres et ne communiquent d'aucune manière, directement ou indirectement, aveo aucun animal de la commune. Les propriétaires, sous quelque prétexte que ce soit, ne pourront les faire conduire dans les pâturages ni aux abreuvoirs communs, et ils seront tenus de les tenir dans deS lieux renfermés.

Chaque jour, le maire de la commune où la maladie s'est déclarée udresse au préfet un rapport détaillé dans lequel il indique les noms des propriétaires dont les bestiaux sont atteints et le nombre des bêtes malades (ar-

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rêt du conseil, 1746 ; décret de la Constituante, 1791 ; code pénal, art. 459). Aussitôt que le maire a acquis la preuve que le typhus s'est déclaré dans sa commune, il doit en instruire tous les propriétaires de bestiaux de ladite commune par une affiche apposée aux lieux où se placent les actes de l'autorité publique, laquelle affiche enjoindra à ces propriétaires de déclarer à l'autorité communale le nombre de bêtes à cornes qu'ils possèdent, avec désignation d'âge, de taille, de poil, etc. Ce dénombrement est nécessaire pour que l'autorité supérieure puisse se rendre compte des pertes et apprécier les indemnités qui pourraient être allouées à ceux qui les auront subies.

Dès que l'épizootie s'est déclarée dans une commune, aucun des animaux, même ceux qui sont encore sains, ne peut être conduit sur les foires et marchés, et même chez des particuliers des communes voisines. Toute communication de bestiaux des localités infectées avec ceux des localités qui ne le sont pas doit être absolument empêchée. Il doit être fait, en conséquence, des visites de temps à autre chez les propriétaires de bestiaux dans les communes infectées, pour s'assurer qu'aucun animal n'en a été éloigné (arrêt du conseil du 24 mars 1745; arrêté du Directoire exécutif du 27 messidor an V). Si, au mépris de ces dispositions, une bête malade ou suspecte, dans un pays infecté, était conduite sur un marché ou dans une foire, ou même chez un particulier d'une localité non infectée, l'auteur de cette contravention est passible des peines portées par les articles du code pénal qui règlent cette matière. Les propriétaires qui font conduire leurs animaux malades ou suspects, par leurs domestiques ou autres personnes, dans les marchés ou les foires, ou chez des particuliers de pays non infectés, sont responsables des faits de ces conducteurs (arrêt du conseil du 7 juillet 1746; code pénal, art. 460). Les propriétaires des bêtes saines peuvent néanmoins, dans les pays infectés, en faire tuer chez eux on en vendre aux bouchers de leur commune, mais aux conditions suivantes :

1» Il faut que le vétérinaire préposé par l'autorité ait constaté que ces bêtes peuvent être livrées sans danger à la consommation.

20 Le boucher doit tuer les bêtes dans les vingt-quatre heures.

30 Le propriétaire ne peut s'en dessaisir et le boucher les tuer avant qu'ils en aient reçu, par écrit, la permission du maire, qui en fera mention sur son état.

4» Le boucher ne peut, sous aucun prétexte, vendre pour son compte et sur pied la bête- qu'il aura achetée pour être immédiatement abattue.

Toute contravention à cet égard est punie conformément aux lois et règlements sur la matière. Le propriétaire et le boucher sont solidaires (arrêt du conseil du 19 juillet 1716 ; arrêté du Directoire exécutif du 27 messidor an V).

Si, à la première apparition du typhus dans une commune, l'autorité municipale juge nécessaire, pour étouffer la maladie avant qu'elle ait pris de l'extension, de faire abattre immédiatement les bestiaux malades et ceux qui ont cohabité avec eux, elle peut prescrire cette mesure, en ayant soin de faire constater par des procès-verbaux le nombre et la valeur des animaux qui doivent être abattus. Il va de soi que toutes les bêtes sacrifiées pour prévenir la contagion dont elles peuvent receler les germes pourront être livrées à la consommation comme des bêtes de boucherie. Les procès - verbaux d'abatage de ces animaux sont adressés à l'administration supérieure, afin qu'elle puisse faire payer aux propriétaires l'indemnité à laquelle ils ont droit d'après la loi (arrêt du conseil du 18 octobre 1774; arrêt du conseil du 30 janvier 1775 ; ordonnance du roi du 15 janvier 1815).

Les bêtes mortes des suites de l'épizootie ou dont l'abatage aura été ordonné en raison de la gravité de leur maladie doivent être enfouies à une distance aussi grande que possible des habitations, dans des fosses de 2 mètres au moins de profondeur, dans les terrains peu perméables, et plus profondément encore dans les terrains dont la perméabilité est très-grande. Cette fosse sera recouverte de toute la terre qu'on en aura extraite. Il est bon de jeter, au préalable, sur les cadavres une couche de chaux vive.

Les cuirs doivent être tailladés avant que le corps soit placé dans la fosse, afln d'annuler leur valeuF commerciale et que personne ne soit tenté de les déterrer. Les cadavres ne doivent pas être traînés vers le lieu de leur enfouissement, afin d'éviter qu'ils ne laissent sur le sol des matières recelant en elles le principe de la contagion. Ils doivent être charriés sur des voitures traînées par des chevaux, des ânes ou des mulets, et ces voitures doivent être immédiatement lavées à grande eau, après avoir servi à cet usage. Dans les localités où il existe des clos d équarrissage ou des usines dans lesquelles les matières animales sont converties en produits industriels, les propriétaires sont libres, au lieu de faire enfouir les corps des bêtes mortes, de les faire exploiter par des établissements appropriés à cette destination, à la condition que la distance de leurs propriétés à ces établissements sera telle que les corps des animaux morts ne devront pas traverser

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des localités non infectées. Enfin les fumiers des étables infectées doivent être enfouis.

Il faut se rappeler que les fourrages sur lesquels les bêtes malades ont soufflé et répandu leur bave, que les litières qu'elles ont souillées de leurs déjections peuvent être des agents de la transmission de la contagion ; les uns et les autres doivent être traités comme les fumiers, après la mort de la bête à laquelle ils ont servi ; en pareil cas, une économie mal entendue peut être la cause de nouvelles pertes.

Les étables qui ont été habitées par des bêtes malades doivent être assainies avec le plus grand soin et d'après les prescriptions des hommes de l'art. Le lavage à froid avec des liquides dont les propriétés désinfectantes sont reconnues, tels que le chlorure de chaux, l'eau de chaux chlorurée, les solutions d'acide phénique, les eaux de lessive ; le grattage des râteliers et des mangeoires, leur revêtement avec une couche de goudron; le repiquage du sol et l'association a la terre qui le forme, de sable, de terre ou de plâtre coaltarés; enfin les fumigations chlorurées, voilà une série de moyens dont l'expérience a consacré l'efficacité et qui doivent être scrupuleusement recommandés aux propriétaires des étables infectées. La dépense que ces derniers s'imposeront pour assainir leurs étables sera largement compensée par les pertes qu'ils éviteront.

TYPIF1É, ÉE (adj. (ti-pi-fi-é — de type, et du lat. facere, faire). Dont on a fait un type. Il Peu usité.

TYPINSON ou TflVï-PHlNG-CHAN,tlede la Chine, dans le groupe Madjicosima, entre Formose et l'archipel Lieou-Khieou, par 240 50' de latit. N. et 123° de longit. E.

TYPIQUE adj. (ti-pi-ke — lat. typicus, gr. tupikos ; de tupos, type). Symbolique, allégorique ; Le sens typique.

— Qui caractérise un type : Les marins eon serveront toujours leur physionomie typique, les parties saillantes de leur caractère. (E. Sue.)

— Qui est un type, qui a une forte originalité : Jusqu'à notre époque, les plus célèbres conteurs ont dépensé leur talent à créer un ou deux personnages typiques. (Balz.)

— Hist. nat. Caractères typiques, Caractères distinctifs des genres, des familles, des ordres ou des classes.

— Pathol. Qui affecte un type bien prononcé.

— s. m. Liturg. gr. Livre qui contient l'ordre'de l'office pour toute l'année.

TYPOCÉPHALE s. f. (ti-po-sé-fa-le — du gr. tupos, empreinte ; kephalê, tête). Entom. Syn. de brachysphkne ou brachymère.

TYPOCHROMIE s. f. (ti-po-kro-tnl — du gr. tupos, marque, caractère; chroma, couleur). Impression typographique en couleur.

TYPOCŒLOGRAPHIE S. f. (ti-po-sé-logra-fl— du gr. tupos, type; koilos, creux; graphà, j'écris). Art d'écrire mécaniquement au moyen de types creux mobiles.

TYPOGRAPHE s. m. (ti-po-gra-fe — du grtupos, type ; graphe, j'écris). Celui qui sait»

Sui exerce l'art de la typographie : Manuel a typographe. (Acad.) Je ne suis plus typographe, je me donne entièrement à l'agriculture. (Volt.)

— s. m. Entom. Nom vulgaire d'un insecte du genre bostriche.

— Adjectiv. : Ouvrier typographe.

— Encycl. Au mot compositeur , nous avons envisagé le typographe à un point de vue presque exclusivement professionnel et technique; nous avons à dessein laissé dans l'ombre le côté le plus intéressant de cette curieuse physionomie. C'est à un point de vue purement pittoresque et fantaisiste que nous nous proposons de le considérer ici. Il est presque inutile dô le dire, les fils de Gutenberg constituent une espèce complètement moderne, sans analogue dans les temps anciens : ni les librarii de Rome, qui transcrivaient les livres; ni les notarii, qui recueillaient les discours et les plaidoyers prononcés devant le peuple assemblé; ni les scribes, ni les copistes, ni les enlumineurs de missels du moyen âge ne sont comparables ou assimilables aux typographes de nos jours. Il est donc tout d'abord indispensable de définir exactement ce qu'il faut entendre par le mot typographe. Pour le vulgaire, pour les gens du inonde, d'après le Dictionnaire de l'Académie même, un typographe est celui qui sait, qui exerce l'art de l'imprimerie et, plus généralement, tous les arts qui concourent à l'imprimerie ; mais pour les initiés , pour ceux qui sont de la boite , comme on dit, pour les enfants de la balle, ce mot n'a plus la même extension. Ne sont pas typographes tous les ouvriers employés dans une imprimerie : celui seul qui lève la lettre , celui qui met en pages , eelui qui impose, qui exécute les corrections, en un mot qui manipule le caractère, est un typographe : les autres sont les imprimeurs, les pressiers, les conducteurs de machines, les margeurs, les receveurs, les clicheurs, etc. Le correcteur lui-même n'est typographe que s'il peut composer, et cela est si vrai que la Société typographique ne consent à les admettre que comme compositeurs, et non en qualité de correcteurs. Voici ce que dit sur

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Ce siuet Ml Julet Lailnir, dan* une eéude remplis de TRTvn et dVsprit. écrite il j u quefqns -iLnnt an* : i[ly a daa itfi:*fjui1» q,ni cenfrinriéVil 1* Co«pé*1l*w «Ts* Pinn primeur, Ga?A*2-ii/Hifr*3\\ uieu! Cela e»! "rnoi-a et peu - I iihliL*L L imprimeur prupretneul dit,, Je Ji>i,*ïi'*.r, est un atre bru-., jrroxiîeï, on ourr , ai ici rLim la nriinmroit (nu 71 1 1 . c i" 1 1 ilii,i Ln ncuiinui i fi'.] U» «-iKm jii-v-.irpiiiTPi. JK iir* IÂa dniia itipfcom , Ja, ■déuian.-iitiuu e;t ini? eL tui:a-|iàé, t|uaiq u'elLea babLLaut euuEtu lile Oette aKtrtB ils ruche ou de prilypier qui porta Js nom (l'imprimerie \jl blouse et le bonnet de papier ont Knuvent cmomluo mnîllo à partir' et pourtuiil \-a n4.Tia.it vent aimer fini util L nuire : Ln Li:tupui"'XeiUT étl tu rknsu, l' imprimai! r

«a-t J'aflfsi. La IiLjjsé «rofeaBa un Kt^rti m- JHciéux puiT ce <iDliaunra.teur utilisé n d'elle ÎouIe nom. co& •pnds ; cav le.i imprimeurs, nTee. leurs lautï>:, |n ■■.■■ ■■.-■■■hl tilcujuéé a Letaue infarLnur, M*lj I* bonnat d-n papier, diMit Lai fi*'n6 août EourenL plna fort* *t pjui ïAgu- Ji-f-iv que ceux de bod ut,r 1.4.-1; n it-t" , »"i>n w+"iU;e eit lui rippliqjL..n». I «iiith Éto dé ti"Pf, Vut a- Cause de* gnstii.i drelii tiqjiieB que fait au bu» ttftNlHt le ccniposltanr, suit purée ooe Bon occupmkiti eau*i&ia Et nfrowiro Lacnv-ré d'antnii. ■ Dbiih je -uaitHnKï C|iiO n-nti* vcu-i > dé i'H.-r, Je fu-ffljrù-nfle e-i, p«fi,Uome ul iié- 11 ni j ian.3 ce q'ji re^rde le prewitit n eet-ié d'être vrai : la, prajj.nar, an. effet, a presque disparu part- ut j il a il* rnrnp joue par ln cna.-

durtél f llHillHlLlI^a.

L* Lieu nui j'ÉliiliurmiL Lea grands truvaui (|oL doivent qn-aiLiT an monde ju vie et lu lu- JniérE est giVnjJi ii.emoril mur un ni on g

tiet" rf:Ù|-M ijl'-iiL |tl iLUiflLi, *■ :iniljlu.l. I- ■ .L ,- i ;■;

d'on autre :n jaUàu-ieui , B4 foïO mlil à l'odonit p*» (\vv ndEori Lncu inme*, ^tnnijreB) prodlui- Tea- pur le tnélanaya dt>t eiiiBiaLictna dlTDtHi dé In colin-, au panier bomide, de L'Hiiej-a *t de La ]ininji>ia, I i l-nl.iLi'r:, rj.i. n'a Hf HHN pu l'hubl IUbC à iXV.Vi qtAO HmptlEuEtle' Bât VI JitLi.l itiuiiuel, olifiijfe tujjnuru ml re^.rii d#4ni(t et empreint dons »Lva LLirioHté lûrv <j il" .i -ptusn jïtt-.i d'une- de- cd dameurn?.. ShiLi «lonnnDifii!: niijjiiii'in:* nnooro J^K^Li'il m\ vuit sortir, |,-'.r ajur an TAfogior dm -, Ih:, ■. hIi:lt*i^ Vilains, de* I ■ ■■ ■■ il '-■> l'illf^y de hKjuea, d* liiji ilX» dï IrtÂM, de rMum a |iu.|ûer. Ltjux ac jDiLlrcmEJi t étrmn^Ei, u LinBux sruIj ma- YÊtii. j.*irltT, ii'iur attire, Btuuti le reiir*i!iL du taniBui iirt ,i,i,i-n':L aurhjgn h «jïwitai aiM

rr-i li: jiyl.iliu a u !i i i I dj g : '. ,■ aiuHtci^Hzii-int i .'■jiIih in |. rn-i.H rL« i^<-t k^aoê- '*t>,ljieiiL couipu*é d t> lu Iï-^ju ËUiVuutD : la I ■Ml ine ■" vH.|.4iir aU 4pou*-hi1j au rei-dû- . stutctBoa, Ida jii'ebhek nf-Eaci^ioefl., — q,uti Ih>i ' pliriiiMiRi Aunn.LeDt lu eudiuij d« l'inieLl]- ,

8 «t li* tiiin-tieii dà la phn^i-e, — Et Leb ^TV^dH. UuuuhI [imt Cel« Ljtticlitt, u't'st un " vaç:inne u st-uordir un «ourd. Au uruiaitr vLa^eaciDb pdunes Lce 'joiii; DrilLu-jL:; qui, siiivaut l'importun .:» io La mbi^'iD, pi ov apt tïOcop-c jiinj , :h:k tuant*) H. Ltf- Utlifln de ennnjnTîsLtkjn (Su Adutf«| i-nirius lH a[i; clLpHt ISS. CoriiuùâLtK'jrM;. se d.viiBetir., aunialE riijijinrt de L'uiBMjin^amAut1 (in triris caiâgivrlinii hr.i'n dlatiuctas. La urernlàrE vi ii.iiri|iiSnf de- Jem^jtïkLirrÎEa où. L'dii y VDitàlrn««ûLlerï I* bvi/ùiliLï, de oeUes eu L'on y v ait iju p* u ; lu iniaiéia^ de cell« dû l'on tk'y fuii puB.<Jutla derniÉre outo» earjc »i lu plu» TiiiintiLTijac. A Paris, où, ÛMaa iMi ian.jïi| !• |. t eularn-, l'novrtar d6-

nCilNiiie d QcM fmjoii p* furuSii; m Lai. tuiiuikcs rt lai chcBEB, il u liuiiué l.v tintu lie cnyêâ tùiit. atelier l'imiverE <î» vLlrsj-i l.jj yaj de di^putriM pour lei plaoeij nui de réclainatLonLi au tflûlli II i- i i:i,-'S, RU | pill-rt i UIJ l'iiLinir, fiuidéua SUt- lé ajl-olt in uiLeBIjat*, c«r 3g jtiUf «I le tuêuta

Earkiù!, Il eit vrai- ^ii* i:» K*Dii* dVteliera léD tiiici1. Béa d«sagi"ùuléc ta : eu j- gi.'i tt, li ver, on y gnYia en etÉ ; par lei tornpn dé jiLijki. l'iiaii i:iiiutfl riluTH laa c.Lsr*:, ol iIimt I njé •ra-l'u^liîtli lliainLijflDii,paiLLeiï éï-L iiadutLiieul. t^rinue le oî«stf.r *<, ItaLiLle coimne le :-i ii|i,r3, dont il eat l'iniitaleuf par eeb mou Tn: lien ta. Kn été, pour psrer k \i, j Ka'iùiir, Ll LOL.di au dessus de au toto d*f eyriél. IDF IsaqnjgJilw il plaoM 4M nua<:a:iiVjTW. Kci Ltivar, II cvrrennpc. l\wacn« de |*iu* uré- Jiel* k la dritrifauttoo dli fbnrliuii eéi lui af- I"miil Le cjuidu de l'eaL'ine et La £■;► Jtle da l'a- IDÏtrl. aflu d'ulil^nir une duuïièmi! éihùpn dé

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dW viager 'un MkT»fHfldé k*-dévM]9 ■•!« au téta, ou de reeefeir J'énd, vu Uui aVéo La temps ne laÏBifl pu* d'étee a^TMoLej nr il ce vot( 4>j.i|igin da rne-onrir1 an laureJiuiid da fin !+i ; voLaïa, uuu in eotn'uuitre d'un* fB^oit B(M»(S*pfi.ltih|' i(" l:i r'-.il. Iiaur a* ti^i^iite uu eorpx.IJuua Lez, iLnptltueriea 4jUl a[iuiM(Lucnejit L la seiicude ulu-^, lea de^ue-L'eui^cu sont niuiii* nombreux, iu*Li Les ourriecs places nUpi>ia daa fftnéVlre^ t'ftic ut ieuIb à travail ;• r: pour le* autre*, Ûi » Tdklrt «OB, n\ te u,Jert au LLi le t'oient paa. luUtlia d* pnr.ertle lu L-oibiémLr oati-fjorie d F'-tiliert, Touu les désaajntDn4H.Ln t'y Irouvent léunia. A jo'iton f. i:n oeUiiL ; :l*ha Le" ainiLnend#i ceqnpWiluai, II t'.,t de reg.n dE HOKoJ'-bF I u uiiia B*aat6ta ; pa punuoeL éht, il oot VTai, 'jm.iij'b danit. fuia par ►anaubaot roaii Ieb ujie le ■!■! JiidmIi reliiaJiiCliiM, aa« earreaux. de vities LaviU au pLu» une f-At- l'an -t i*a aa[ 4tH ù L*. i»l lj tu aipeet Etiiiibrfl "t i: VMi'i^ttX; «lié n l'air eufiuna d'un fublEuu u-j K-eiu U'n u l!.

M niameiiL dn La banque, «'e^Uk-dlre da la ■ psttn i r t? *k , dins une im iirimiiri t-... o i rou p d'aju OKtrlHX. Lés I.Jf.llta isrdiiia.raa diei l'aie- Lier nlrl uûl diltitin - Ikb ouï rien, rute lui de lauia daLviuLi, furjeenl en atteudunl d«|

TYPO

ETûnnna «llftiu-Utrai, lé kjTulelwt s'ourPS, Le . proté App^de un & 1111 le* ruefieniB en pa^e», u u . a Jeux tu(irr distribuent i eliacau ri e li>u rs paajiieliera ee oui lji [«Tient, apfM. tt> Iiimltenra, e'E^t Jd tour dei Immja^j rihi eOuaoiende, puïi flunntnt les emuilijtt^uirt uud ra(oLv«nt poui' lanr équipa, laa mithlM, les 1 ■■i«H, lé CSnuBTélir et le brocheur, I bon "'>- dé Mil h #(. Je» «pprentis. Boita, ■e'fea! Lu tour dei cuirecleura. Dani njiknl:| .■• ■ rires iiiainou », Je prjte upgiorta lui •.ptStilMi à uet dernieta Ls lal^iia de iu wpinine; d"u» la pLuLBrt iLs ifitnet, lvoïi(1i1i« noua venira» dn Le dire, Lea df:TntoEaf |.'Thii vé .1* La haute ebtimadani lnij,UAlla ù-ii LHltoot, [>b toutes. parti fc «et ijinrAm r^rentll rlani l'ateLier la tiruit tïKuJJfJUe de L'uf el dé .'urgent qiui L'on rainue, uruit iitiJCiitpuluiuÉ; Jets np \ita iit|n, un eurnet dE papier à. La laa.p, vijgu da ranp eu r,iji=' recueillir Je* nolleeci'i éi Lut, bouaetipttnna ; -il un ftJflarLa*4*HJ' de ttua déjeuceca, q.u.i » prlf tjiita la -d-^pEnae pAU Lui, ï jLi sna i-jniLi[iii :iv im;: nea COBtIv**, duiiL uucain, ui« rniii.i:ijii* Je waint Lundi eLtlutda waafBarit U j,iuufmi aatijfnire ztea leups... nu laj> fujlr. kjiii.il., k huit heurea, laiit Ji: ranadja éEt parti. Et Les p*iaocoapalâ«ia ioat cba44éea pour quinte joui ».

Majntainupt ï|Vé août CHiniiia^oni La Bb> Vérua, éoiriu.u-u» ploB eu dotai] çaux. ^uï rilaliitanL et lui dtKonoEit la tïs a( |a ni-ùOVe- OHItt,

tijua le rappart rien tr^t'uUi diveiï yu'ilu sqmi appelai, a fabrép Leb lupnffrcrp/uu ta 41viMii ( mi iTu-ia L~labaes : les /Œneimi<«r.i, e'aaEa-dirvi -tauJ. qui Lotnaoaent Le p. us Ika Li^tu*: léli'irMi t teu '.uvn^'ot de lun^UHj h'lv-aah Lbb jvtrnaiivtet, bpieiuLenùniit ajnp.ia.jes. k La cu-mfoaitioo don îiombrvii x. jtmrnaiji. quiïtidicun, et \-;f.t«timittittnftii\i eieeu-leat Lai tiiùlaïui da ftlifttiiLh \ ila inr, Me dountie, de itiiti-tLilUB. h tu. Kit autre, uu lodijjui qualqncn ni.ii- Vr.ara upauiayi puur lu oornpnsiuoik ùea ouv.-j.-cn de cnacntuiatii|iis.v , ■ !■ ■ plaifl-ttiaat irt da ju. ni u tiçjiii:. .Mais i;oa ^atOjrnjitia ne oaut. put uLk iuii.it rVriii^aa t|ii'i,iu ^teurier ne deviennn j..arhi;Jj?(f hui j^ini^fn h iW, et rêripra- ■[■iniiiaiÉ'c,- hiii-ni ^i'jj-.'jTiipJir u'eat abuiLiiioaul jnij J" diuS !,'■, uueiziulilH. JJanH In mt-iiH, ■■ (— ii;ïjiiinier ea diaÛLigua, outra la pr, mh, Ik*i totllBUTB an posa», l*& t*^WwU»ju et Jea eorrLs*uri- Eet derni*rA Miii[ i, Ja Jiuijruee, o'j. ].fu.iiit a. l'hau.-Hi, ut fuiiL Dartie de la opwi-eimer, [>ei gain» lotaï, pu le MËHStst, inigaui, kitivi.ni \m ipUtudef et l'aisidoiti an, nr&Tali, !■■■- j'- ii' •>,sfvr sunt Lai miéUI r*tribuàa, ai Ion uoiiBkere qju'Lli g-a^riHii l a n quatre du eiau, hrMin'i autiDt que lét iuiettn'm u Qeof i i dû a ntl.

Un euisi-ii-ra cuIbieiud a la grande niaju-

t. I- (,j;, ,..,-. ,.-| \/-4l ,, e.it l'.iiiiu'ir iii: |i|ijjp aa lit d» iiMbéd nouvelle!. Kn loeit. r-( j.nr- Ù>û>, Je ôotDLHKiiteuF «Et poqf t« p*Cjj rè">. • Il ■4L. éui, dit 1*. JuLbs Lad-,r?ir, dé loul.ea les rel.i|5itra!i nouvnlli's qui ann éisaj'é de reeao- .j.ieii/ n n :ir ci u, Usât de tout, boéiub da an

i UJTÏi -iai,l .:-| niuiaj. Mn 11 \ I! ;. :-:.i-

yélSéut aaiiit-ainiooieu ! fuurieristo, i-hâm- Lbté, été, ■ Ou doit ua nouf anit* i^ua ca sont Les tffpagrapiier j,ui eut namiarMi |» rèvo- LuLton da jiJ3Xi. Ai^viHfÛ'iiui i le: appartieti- DBiit Tii'iuijun lues kiH|i,i lys, rép jJbLieJjiuc, et la niJnicH il ■■:■. j 1 1 tf ,:u x *ux'4uelj ils leoit émukiyii nu Udle .ni que tuas-pan lut ai: i . Us a4Ut 1our uuiai dainoeralos, isùibu uuVjiù l»^e h a la- WaietJ-r rfe /Vnnefl, 4 J'^'iiid™! à L"Pmp^rt. a LYJ/jfei>J nr h Jlfii.t(ff)tff ua'uu /topne^

L (nnnsf -.:■..:■■ j . , . i ». -, ,- -éérlîi^ ea tjànÉraL, iiptu ± bH4, luaia, puTuu Leb Eanî&rea, quL lui HiTi.i.r le || n .j'.i.rju.n. il faut iïuij;ar éU première litj:ue la carnaiA th«n.tTAl.H. ij'éat

Ki.uir beaueiriip uua idéo Hx*h a ■ ■ ¥>rila U je juirivfDR, ««a la* uii dit dftQb les uLeLJEia. J j* tji'i OK'ai'iiia pitirisiEnne a une troupa théâii.li-, ixaIui ven: eut L'^iripaeèe de iTiiai |,.i»it^ur» et de Jeu ri feiuLiai ai dû laôn induirai L'Ette troupn juua iu ::H.itïiTiii ,ù BOttiHi uue troupe du pra-vineH. M oui é,ViinB juiate a. quelqupifciii i ,, ■. , r'|iv^ii tut:uiis, et noua |J. i. i. î. dli» (J.lc liliJILi ia-U' Mln.ll.i:.s I :ilv butiefuit ; La, p.uparl des acteurt pn^sn-iftir |: ( bien Lei pUne:h.ti e-i. B'a,flaautta)eJUt de leur rôle aree Laoc et luiélituauoa. feuL-àtre Jaii- EdienLil:, piiui'taiit trop à fajiE- au BmilJleiir. U4tle aéd^ag. ur^aL,L:eE' dana uu Ijji prira- I ii*n t |iuiLruith.njpiqii:-, ?BrkB eiivircn î,0ug {/. |.,.i. :. i j,ui tuJiijei'uj. dnDB Lo tiH ■■ | i.

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