‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 476 sur 1042 · RON · texte numérisé non relu

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TYROPHAGE s. m. (ti-ro-fa-je — du gr.

turos, fromage; phagâ , je mange). Entom. Genre d'insectes diptères, de la famille des athéricères.'tribu des muscides,dont l'espèce type habite l'Angleterre.

TYROSINE s. f. (ti-ro-zi-ne — du gr. turos, fromage). Chim. Produit de l'action de la potasse sur la caséine, la fibrine ou l'albumine sèche.

TYRREL (James), historien anglais, né à Londres en 1642, mort en £718. Il lit ses études de droit à Oxford, puis à Londres, où il prit en 1663 ses grades à Inner Temple. Admis au barreau deux ans plus tard, il renonça bientôt après à l'exercice de la profession d'avocat pour se consacrer aux travaux historiques et littéraires. Petit-fils par sa mère de 1 archevêque Usher, il débuta dans les lettres par la publication d'une nouvelle édition, dédiée à Charles II, de l'ouvrage posthume de son aïeul, qui avait pour titre : le Pouvoir communiqué par Dieu au prince et l'obéissance exigée du sujet, et qui avait été publié en 1681 par Sanderson. Le principal ouvrage de Tyrrel est son Histoire générale d'Angleterre, à la fois ecclésiastique et civile (Londres, 1700-1704,3 vol. in-fot.). On lui doit encore : Patriarcha non monarcha (16SI, ih-S°), réponse aux considérations de Robert Filmer sur le gouvernement; Appendice à la vie du feu prélat Usher (1686), défense de la vie et du caractère de ce prélat; Dialogues politiques (1692-1695, in-4°), dans lesquels l'auteur se montre "le partisan du nouveau roi; Courte recherche sur la loi de la nature (1092, in-8o), ouvrage qui n'est qu'une traduction de celui de l'évêque Cumberland, qui a pour titre : De legibus naturs, etc.

TYRRHÉNIEN, IENNE s. et adj. (tir-réni-ain, i-è-ne). Géogr. anc. Habitant de la Tyrrhénie ou Etrurie; qui appartient à la Tyrrhénie ou a ses habitants : L'art tyrrhénien. La civilisation tyrrhénienne. il Mer Tyrrhénienne, Ancien nom de la mer de Toscane ou d'Etrurie.

— Archéol. Vases lyrrhéniens,V&ses peints qu'on trouve dans les nécropoles de l'ancienne Tyrrhénie.

— Encycl. Archéol, Vases tyrrhéniens. Certains antiquaires, croyant pouvoir attribuer ces vases à l'Egypte ou -à la Phénicie, ont proposé de les appeler vases égyptiens ou phéniciens ; mais cette manière de voir n'a pas été adoptée. Les vases tyrrhéniens paraissent remonter à une plus haute antiquité que les vases étrusques et les vases grecs, dont ils diffèrent sous une foule de rapports. Ils sont tantôt d'un noir pale et sale, tantôt d'un rouge sale et pâle; on n'y remarque pas le beau lustre des vases véritablement d'origine grecque. Leurs formes sont généralement sphéroïdales ou tout à fait sphèriques. Il en existe aussi de piriformes, de bursiformes et même de cylindriques. Les figures sont peintes en noir ou en violet sala, quelquefois rehaussées de blanc ou de rouge mat. Les hommes et les chevaux affectent toujours une grande roideur de formes. Les autres animaux qu'on voit le plus communément sont des oiseaux à ailes déployées, des chiens, des loups, des sangliers, des panthères, des lièvres, tous attributs des funérailles. Quelquefois une ou deux figures couvrent tout le vase. D'autres fois il y en a un assez grand nombre, mais alors elles sont disposées en lignes horizontales. Les figures de pure décoration sont le plus souvent des dents de loup, des grains d'orge, etc.

TYRTÉE, célèbre poôte grec, né a Aphide (Attique), qui vivait au vue siècle avant notre ère. Contrefait, louche et boiteux, il se fit maître d'école, si l'on en croit une tradition qui, du reste, est contestée. Lors de la seconde guerre de Messénie (684-668), les Lacédémoniens , vivement pressés par Aristomène , envoyèrent consulter l'oracle de Delphes sur les moyens de s'assurer la victoire. L'oracle leur conseilla de demander un général aux Athéniens. Cetix-ci, par dérision, leur députèrent Tyrtée, qui paraissait entièrement étranger à la guerre. Mais Tyrtée se trouva être un grand poète, qui releva Je courage des Spartiates par ses chants guerriers et leur donna les plus judicieux couseilsr II chantait lui-même ses éiegies, sortes de harangues belliqueuses inspirées par un brûlant patriotisme, une vertu guerrière portée jusqu'à l'enthousiasme, et faisait pasr ser dans toutes les âmes l'ardeur qui 1 enflammait lui-même. Après une longue alternative de succès et de revers, la lutte se termina par le triomphe des Lacédémoniens,

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qui déclarèrent en être redevables k Tyrtée, lui accordèrent le droit de bourgeoisie et décidèrent qu'à l'avenir ses hymnes seraient des chants nationaux qu'on déclamerait en temps de guerre aux troupes réunies autour de la tente du général. On ne sait rien sur la fin de sa vie. Des élégies, chants lyriques, marches, etc., composés par Tyrtée, il ne nous est parvenu que des fragments qui, par l'énergie dont ils sont empreints, peuvent nous faine comprendre,jusqu'à un certain point, comment Tyrtée s'était placé, dans l'esprit des Grecs, au premier rang des postes, et comment il avait mérité qu'Horace plaçât son nom à côté de celui d'Homère. Voici un de ces fragments : t II est beau pour un homme brave de tomber aux premiers rangs de la bataille et de mourir en défendant sa patrie; mais il n'est pas de plus lamentable destin que d'abandonner sa ville , ses fertiles domaines , et d'aller mendier par le monde, en traînant après soi une mère chérie, et un vieux père, et de petits enfants, et une légitime épouse. Le fugitif sera un objet de mépris parmi ceux à qui ii viendra demander asile, poussé par le besoin et l'affreuse pauvreté. Il déshonore sa race, il dégrade sa beauté ; à sa suite marchent tous les opprobres. Non, cet homme ainsi errant, nul éclat ne luit sur sa personne, nul respect ne fleurit désormais sur son nom. Combattons ayec courage pour cette terre, et mourons pour nos enfants. N'épargnez plus votre vie, ô jeunes gensl mais combattez de pied ferme, serrés les uns contre les autres. Ne vous laissez aller ni à la fuite honteuse ni à la crainte; excitez dans votre âme un grand et vaillant courage, et ne songez pas à vous-mêmes dans la lutte contra les guerriers. Quant aux vieillards, dont les genoux ne sont plus agiles, ne fuyez pas en les abandonnant; car. c'est chose honteuse que, tombé aux premiers rangs de la bataille, gise, en avant des jeunes gens, un vieillard à la tête chenue, au menton grisonnant, exhalant dans la poussière son âme valeureuse... Mais tout sied à la jeunesse. Tant qu'il a lu noble fleur de la jeunesse, le guerrier est pour les hommes uu objet d'admiration, un objet d'amour pour les femmes, durant sa vie, et il est beau encore quand il tombe aux premiers rangs de la bataille,! Tyrtée cher-» cha surtout a inspirer aux Spartiates les mâles vertus, la fermeté d'âme dans les revers, le mépris de .la mort, l'amour de la patrie. Dans ses chants de guerre, dit Sicard, lo poëte avait adopté le vers anapestique, qui n'admettait que l'anapeste et le spondée, tes chants, appelés aussi embateia, s'exécutaient au son de la flûte, au moment où l'on marchait à l'ennemi. «D'après Suidas, Tyrtée avait composé pour les Lacédémoniens un traité de gouvernement, des élégies appelées eunomia et cinq livres de chants guerriers. Les rares fragments qui nous restent de lui ont été publiés dans divers recueils par Fulvius Ursinus (1568), par Brunck dans ses Anatecta, par Berg dans ses PoetiB lyrici grsci (1843), etc. Ils ont été publiés séparément par Klotz, avec commentaire (1764, in-S°), traduits en vers français par F. Didot (1826, in-goj, en prose par Hautome (1826, in-12). Mallhie a publié une bonne Dissertatio de Tyrtsi carminibus (1820, in-4«). Bans la littérature, on fait souvent allusion & Tyrtée, en qui on personnifie les postes patriotiques. C'est ainsi que Rouget de Liste est regardé comme le véritable Tyrtée de la France. Nous citerons quelques-unes de ces allusions.

i Chénier parut un grand poste lyrique lorsqu'il célébrait les victoires et les violences de la Révolution, Echo des passions de la foule, il semblait un Tyrtée, ■

Vihemain.

i Depuis quand la pensée ne peut-elle plus' monter en croupe derrière l'action? Depuis quand l'humanité ne va-t-elle plus au combat comme Tyrtée, son épée d'une main et sa lyre de l'autre? Puisque le monde d'aujourd'hui a un corps, il a une âme; c'est au poëte à la comprendre, au lieu de la nier. *

Alfred de Musset.

• On se disputait, dans les lieux d'étape, à qui logerait, comme des enfants de la famille, les volontaires qui se rendaient à la frontière. Les sociétés patriotiques allaient à leur rencontre et les conviaient à leurs séances. Le président les haranguait, les orateurs des clubs fraternisaient avec eux et enflammaient leur courage par des récits d'exploits militaires empruntés aux histoires de l'antiquité. On leur enseignait tes hymnes des poëtes Lebrun et Chénier, ces deux Tyrtées de la Révolution française- On les enivrait de la sainte rage de la patrie, du fanatisme de la liberté. »

Lamartine.

TYRTÉEN, EENNE adj. (tir-té-ain, é-è-ne). Qui appartient, qui a rapport à Tyrtée, au genre de Tyrtée : Chants tyrtÉens.

TYRUS s. m. (tt-russ). Entom. Genre d'insectes coléoptères trimères, de la tribu, des

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psêtnphiens, dont l'espèce type habite la Suède.

TYRWIIITT (Thomas), philologue et critique anglais, né h Londres en 1730, mort en 1786. Il apprit presque toutes les langues de l'Europe et cultiva u'abord la poésie. Nommé en 1856 sous -secrétaire au département de la guerre, Tyrwhitt se dé*mit bientôt de ces fonctions pour reprendre ses travaux littéraires; néanmoins, de 1761 a 1767, il remplit le poste de secrétaire de la commune. Sa santé l'ayant forcé à prendre du repos, i! ne s'occupa'que de ses études favorites et devint, en 1784, conservateur du British Muséum. Cet érudit, qui acquit la réputation d'un des plus habiles critiques de son temps, était membre de la Société royale de Londres et da celle des Antiquaires. Parmi ses ouvrages, où l'on trouve les preuves de son goût, de sa sagacité, de l'étendue de ses connaissances, nous citerons : Traductions en vers (Londres, 1752, in-4°); Observations et conjectures sur quelques passages de Shakspeare (Londres, 1706) ; Explication de plusieurs inscriptions grecques (Londres, 1770); Dissertatio de Babrio (Londres, 1776); Poèmes qu'on suppose avoir été écrits à Bristol par 7'h. Drowley et d'autres auteurs, au xv<= siècle, avec une introduction et un glossaire (Londres, 1777, in-8°), plusieurs t'ois réédites avec un Appendice dans lequel Tyrwhitt s'attache à démontrer que ces poèmes sont un pastiche de Chatterton ; Conjecture in Strabouem {Londres, 1783), et un grand nombre de dissertations savantes et estimées. Quelques-unes ont été réunies et rééditées sous le titre de ; Conjecturx in JEschytum, Euripidem et Aristtiphanem (Londres, 1822, in-4°). Enfin, Tyrwhitt a laissé d'excellentes éditions d'ouvrages anciens.

TYSON (Edouard), médecin anglais etzootomiste distingué, ne dans une petite ville du duché de Sommerset en 1649, mort à Londres en 1708. 11 étudia la médecine à Oxford et y fut reçu bacheliec.cn 1670, puis il alla continuer ses études à Cambridge, et ce fut dans la dernière de ces universités qu'il prit le grade de docteur en 1680. 11 se fixa à Londres, devint membre du collège royal des médecins, fut nommé médecin des hôpitaux de Bethléem et de Bridwell, professeur U'analoinie au collège des chirurgiens et membre de la Société royale de Londres. Il a fourni au recueil de cette société un grand nombre de travaux et publié quelques ouvrages à part, dont voici les titres : A phitosophical essuy eoncerning tke rhumes of the ancients (Lonures, 1669, in-4°); Several anatomicatobservations (Londres, 1680-l705:in-fol.) ; Phocena, or an anatomy of a porpoise, dtssected al Gresham collège (1080, iu-4«); Orang-outang, >sive homtt sytvestris (1699, in-4«) ; Anatomical observations il 678).

TYSONS (James), littérateur anglais, né à Lonures en 1799, mort dans la même ville en 1828. Des l'âge de quinze ans, il devint un des rédacteurs du Murning Chronicle, puis il publia un ouvrage d'économie politique, A brief historicat vtew (1815), qui l'ut favorablement accueilli, et composa deux tragédies, Léoni et Mu/fin, qu'il ne put parvenir à faire représenter, lin 1816, il commença une série de voyages sur le continent, visita la France, la Suisse, les Pays- bas, etc., et écrivit une Histoire du gouvernement civil d'Angleterre depuis son origine jusqu'à nos jours, que sa mort prématurée l'empêcha de terminer. Un de ses nittis a recueilli et publié ses derniers travaux sous le titre de : Lettres, poèmes et mélanges (Londres,' 1822, in-8°), avec une notice et un portrait.

TYSSENS ou TUY9 (Pierre), peintre flamand, ne k Anvers en 1625, mort en 1692. U eut pour maître Artus Ucurwœdtr, acquit une grande réputation, reçut le titre de peintre ue l'empereur Léopola Ier et devint en 1661 directeur de l'Académie de peinture d'Anvers. Tyssens abandonna pendant quelque temps la peinture d histoire, k laquelle il devait sa renommée, pour faire des portraits qui lui étaient payés fort cher; mais il linit par revenir à la grande peinture, qui lui valut de nouveaux et nombreux succès. Cet artiste manquait d'élégance et de correction dans le dessin ; niais ses compositions sont pleines de feu et sa couleur est franche et vigoureuse. Ses tableaux rappellent, par la sentiment et l'exécution, la manière de Van Dyek. Ses principales œuvres se trouvent aujourd'hui dans le musée d'Anvers et dans l'egltse Saint-Jacques, dans cette même ville. Nous nous bornerons k citer : VAsssumption, regardée comme un de ses chefs-d'œuvre; Suint Guillaume en extase ; le Martyre de sainte Catherine; l'Adoration de la sainte Trinité, etc.

TYSSENS, peintre flamand, parent du précédent, ne k Anvers eu L660, mort en Angleterre aune époque inconnue. Ue bonne heure il qu'uni son paya natal pour aller se perfectionner à Rome, ou il travailla longtemps pour un marchand de tabieaux. Il séjourna ensuite à Nuplej, k Venise, puis revint dans son pays, s'y maria, réunit pour l'électeur. Palatin une riche collection de tableaux et passa enfin en Angleterre, où il termina sa vie. Tyssens a peint, avec beaucoup de talent, des natures mortes, des trophées d'armures, des fleurs et des oiseaux. Ses oiseaux

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furent recherchés- a l'égal do ceux de Bosl et de Hondekœter. — Son frère, Augustin Tyssens, né à Anvers vers 1661, devint en 1691 directeur de l'Académie de sa ville natale. U s'adonna avec succès à la peinture de paysage et d'animaux, dans le goût de Berghem.

TYSTAH, rivière de l'Indoustan. Elle a sa source dans le Thibet, traverse l'Himalaya, sert de limite entre le Boutan et le Sikkian, puis entre dans le Bengale, où elle se divise en de nombreuses branches, et, après un cours de 660 kilom., se déverse dans le Gange.

TYSZK1EW1CZ (Eustache, comte), archéologue polonais, l'un des plus célèbres et des plus laborieux antiquaires de notre époque, mort en 1864. Envoyé à Wilna pour y compléter ses études, non-seulement il acquit une connaissance solide des écrivains classiques de la Grèce et de Rome et des antiquités grecques et latines, mais encore il s'adonna à l'étude du droit, de l'histoire et des sciences. C'est ainsi qu'il cultiva la physique, la chimie, la géologie, la minéralogie, et, pour se perfectionner dans ces sciences, ou du moins dans les deux dernières, il voyagea loin de sa résidence et de son pays. Ue retour en Lithuanie, il fonda k Wilna le Musée archéologique et organisa la commission archéologique, dont il fut le président. Plus tard, la passion de l'archéologie domina en lui celle des autres sciences, que jamais cependant il n'abandonna ou n'oublia complètement. Membre de l'Académie et de différentes sociétés littéraires et scientifiques, Tyszkiewicz fit souvent des rapports sur les questions relatives soit à la science, soit aux lettres. Son caractère doux et liant l'avait rendu cher à tous ceux qui le connaissaient. Parmi les œuvres, mémoires et notices qu'on doit à sa plume, nous citerons do préférence les suivants : Coup d'œil sur lus sources d'archéologie du pays ou la Description des richesses archéologiques de l'antiquité (Wilna, 1842); Lettres de i'itèrfe(Wilnu, 1846); Notice abrégée du journal d'un voyage archéologique et géologique fait en 1857 dans ta Lithùame méridionale (W iloa, 1861, in-4°); Description du district de Borysowsk sous le rapport statistique, géographique, historique, agricole, archéologique, etc. (Wilna, 1847); les Trophées de Charles-Gustave, roi de Suède, et autres objets précieux, conquis par Etienne Csarniecki (Wilna, 1846) ; Recherches archéologiques (Wilna, 1850) ; Mémoire sur tes pierres couplées de la forêt Noire (Wilna, 1850); Variétés littéraires (Wilna, 1851); Dissertations sur les anciens monuments de la ville de Wilna (Wilna, 1852, in-4°) ; Description des ornements des églises lithuaniennes avant le christianisme (Wilna, 1854); le ilfagasin archéologique, etc.

TYSZYNSKI (Alexandre), romancier et critique polonais, né k Miasola (Lithuanie) en 1818. Après avoir suivi les cours de l'université de Wilna, il habita, de 1825 à 1829, la campagne, puis se rendit à Varsovie, où il fut bientôt nommé professeur de littérature polonaise. Tyszynski est également versé dans tes sciences pures, la philosophie et le droit. On lui doit beaucoup de productions littéraires, insérées dans les diverses publications et revues illustrées de la Pologne. U a' composé aussi un grand nombre d'ouvrages qui out été publiés séparément et qui tiennent un rang distingué dans la littérature polonaise. Nous citerons les suivants : l'A méricaine en Pologne (Saint-Pétersbourg, 1838), roman qui contient des idées . des théories d'une haute importance au sujet de la langue et de la littérature polonaise; Morena ou les Pâles récits (Varsovie,. 1842); Histoire des tromperies des prêtres et des moines (Varsovie, 1842. in-4") ; Essai sur tes hiéroglyphes des Egyptiens (Varsovie, 1843, in-S0) ; Recueil de divers poèmes grecs cornposésparA. Ti/s^ns/n (Varsovie, 1844, in-8°); les Morales d'Epictète et de Plutarque (Varsovie, 1845, in-4°), etc. Ses œuvres critiques ont été recueillies et publiées Sous le titre de : Dissertations et critiques (Saint- Pétersbourg, 1851, 3 vol.).

TYTI.ER (William), littérateur anglais, né h Edimbourg en 1711, mort en 1792. Il étudia le droit à l'université de sa ville natale, devint, en 1742, l'un des secrétaires du sceau et conserva cet emploi jusqu'k sa mort. Amateur éclairé des beaux-arts, de la musique en particulier, il cultiva aussi avec succès la littérature et publia différents ouvrages, dont le plus remarquable a pour titre : Recherche historique et critique sur te témoignage contre 'Marie Sluart, reine d'Ecosse (1759, in-8<>; 4e édit., 1790, 2 vol. in-8») ; c'est une défense de Marie Stuart contre les assenions de Robertson et de Hume. On a encore de lui : Dissertation sur le mariage de la reine Marie avec le comte de Bothwett

,(1791) ; Poésies posthumes de Jacques lw d'Ecosse (1783, in-8°); Observations sur l'apparition, poëme; Amusements fashionabtes

'd'Edimbourg pendant te siècle dernier, etc.

TYTLER (Alexandre-Frazer), lord Woodhouselke, jurisconsulte et historien anglais, fils du précédent, né à Edimbourg en 1747, mort dans la même ville en 1813. Admis au barreau en 1770, il exerça la profession d'avocat avec distinction, puis devint successivement professeur d'histoire et d'archéo-

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