‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 495 sur 1042 · UNILATÉRALE · texte numérisé non relu

UNILATÉRALE

UNILATÉRALEMENT adv. (u-ni-la-té-rale-man — rad. unilatéral). D'une façon unilatérale.

UNILINGUE adj. (u-ni-lain-ghe — du lat.

unus, un seul; lingua, langue). Qui est en une seule langue : Inscription unilingub.

UNILOBÉ, ÉE adj. (u-ni-Iobê — du lat.

unus, un seul, et de lobe). Bot. Qui n'a qu'un loue : Embryon unilobé.

UNILOCULAIRE adj. (u-ni-lo-ku-lè-re — du lat. unus, un seul; loculûs, petite loge). Bot. Qui n'a qu'une loge, qui n'est pas divisé en compartiments.

tJMLOCULARITÉ s. f. (u-ni-lo-ku-!a-ri-té — rad. uniloculaire). Hist. nat. EtaCde ce qui est uniloculaire.

UNILOCULINE s. m. (u-ni-lo-ku-li-ne — du lat. un un, un seul; loculus, petite loge). Foram. Genre de foratniuifàres ou rhizopodes, de l'ordre des agathistègues.

UNILOQUE adj. (u-ni-lo-ke — du lat. umis, un seul; loqui, parler). Jurispr. Qui exprime la volonté d'un seul, en parlant d'un acte ; Le testament est un acte unh.oq.uu.

UNTMACULÉ, ÉE adj. (u-ni-ma-ku-lé — du lat. nnus, un seul; macula, tache). Hist. nat. Qui n'a qu'une tache : Le pristipome UNIMA-

CULB.

UNIMAMMAIRE adj. (u-ni-mamm-mè-re — du lai. unus, un seul; mamma, mamelle). Qui n'a qu'une mamelle.

ONIMANE adj. (u-ni-ma-ne — du lat. unus, un seul ; manus, main). Qui n'a qu'une main,

UNIMENT adv. (u-ni-inan — de uni). D'une façon unie , sans aspérités ni inégalités : Etoffe travaillée UNIMENT.

— Uniformément, également : Travailler uniment et constamment. Courir, galoper uniment.

— Fig. Simplement, sans ambages : Parler tout unimbnt. L'autorité qui « est pas ta supériorité est tout unimhnt la force. (E. de Gir.) L'abbé S ayant dit à Rivnrol : « Permettais que je vous dise ma façon de penser, » celui-ci lui répondit ; « Dites-moi tout UNImknt votre pensée et épargnez-m'en la façon. »

Crois-moi, renonce à la cagoterie.

Mène uniment une plus noble vie.

Voltaire.

Chacun se doit contenter de son bien Tout uniment, sans se vanter de rien.

UNIMIXTE adj. (u-ni -mi-liste — du lat. unus, un seul, et de mixte). Miner, iie dit d'un cristal résultnnt de deux déeroissements, l'un par ui:e rangée, l'autre mixte.

UNINERVE adj. ( u-ni-nèr-ve — du lat.

unus, un seul; nerisus, nerf). Hist. nat. Qui n'a qu'une seule nervure.

UNIO s. m. (u-ni-o — mot lat. signif. union, par allus. à la charnière). Moll; Nom scientifique du genre mulette.

UNIOCULÉ, ÉE adj. (u-ni-o-ku-lé — du lut. unus, un seul ; oeulus, œil). Hist. nat. Qui n'a qu'un œil.

UNIOLE s. t. (u-ni-o-le — dimin. du lat. unio, union, par allus. aux glumes soudées). Bot. Genre de plantes, de la famille des graminées, tribu des festucées, comprenant cinq ou six espèces, qui croissent dans l'Inde et l'Amérique du Nord.

UNION s. f. lu-ni-on — lat. unio; de unire, unir). Action d unir, démettre ensemble plusieurs objets ; état qui en résulte : L'union d'objets disparates ne forme pus un tout, il Action d'associer, de combiner :La plus haute perfection de la société se trouve dans /'union de l'ordre et de l'anarchie. (Proudh.)

— Liaison, intimité, conformité d'efforts ou de pensées ; Esprit (/'union. C'est /'union des cœurs qui fait leur véritable félicité. (J.- J. Ruuss.) /.'union est ta seule force des petits et des faibles. (Cormen.)

— Association entre plusieurs personnes : Toutes les unions sont fondées sur des besoins naturels. (Muntesq.) Nulle union possiblesans l'amour, car l'amour est l'énergie même qui accomplit /'union. (Lamenn.)

De mâchant b. méchant, quoi que l'on se promette, ISunion la plus forte est toujours imparfaite.

Boursault.

D Se dit particulièrement de l'association H-

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bre ou par contrat d'un homme et d'une femme : Vive le veuvage/ il est préférable à /'union conjugale la plus parfaite, ilje Sage.) L'union permanente d'un homme et d une femme a seule fondé la famille naturelle et régulière. (Portalis.) En supposant les choix les plu* réfléchis, sur cent unions indissolubles, on doit en espérer une heureuse. (Senancour.)

Il n'est pas d'union qui n'ait ses mauvais jours ; Mais lorsqu'on s'est aimé, on s'en souvient toujours.

Ponsard.

— Union des sexes ou simplement Union, Copulation, rapprochement des sexes dans l'acte de la génération : Tout ce qui se rapporte à /'union dus skxes est énigmatique et inexplicable, (B. Const.) .l'union de tous avec tous indistinctement est la promiscuité des brutes. (De Bonald.)

— Théol. Cathol, Union hypostatique, Union de la nature divine et do la nature humaine dans la personne de Jésus-Christ.

— Mystio. Effort de la pensée qui s'attache avec affection à son objet : Sainte Thérèse porte la charité jusqu'à /'union intime auec Jésus-Christ son époux. (Fléeh.) C'est par la charité que s'opère l'entier détachement de soi-même et /'union intime de l'homme avec Dieu. (Lamenn.) La vraie union de l'âme avec Dieu se fait par la vérité et par la vertu, (V. Cousin.) h Union essentielle. Celle par laquelle on s'unit à l'essence de la divinité du Christ.

Il Union personnelle, Celle par laquelle on s'unit à la personne de Jésus-Christ.

— Politiq. Traité d'alliance : L'Union de Francfort était un contre-poids aux projets de /'Union de Worms. (Volt.) n Vieux en ce sens.

II^Acte qui unit sous un seul gouvernement plusieurs provinces ou plusieurs Etats, il Provinces ou Etats ainsi unis : L'union des cités grecques. L'union américaine. Le président de /'union. En Grèce, chacun avait le droit de parcourir librement et en sûreté les pays de /'union, (Ch, Giraud.) il Lettre d'union, Lettre royale qui unissait deux terres ou deux charges. Il Union douanière, Association en vertu de laquelle deux ou plusieurs Etats voisins suppriment les douanes sur leurs frontières communes.

— Econ. politiq. Unions ouvrières, Associations d'ouvriers qui se liguent pour discuter et régler ensemble les intérêts qui leur sont communs.

— Hist, Acte d'union, Acte du Parlement anglais qui, en 1801, supprima le parlement de Dublin et plaça l'Irlande sous l'administration anglaise, il Acte d'union et de sûreté, Acte par lequel Gustave III, roi de Suède, se lit accorder un pouvoir despotique en 1789. Il Arrêt d'union, Arrêt par lequel le parlement de Paris, en 1648, s'associa aux autres cours souveraines pour travailler a l'abolition de la paulette. Il Edit d'union, Acte par lequel Henri III se déclara chef de la Ligue. Il Sainte union, Alliance Conclue, en 1511, entre le pape, Ferdinand ie Catholique et la république de Venise, contre le roi Louis XII. Il Union électorale, Pacte par lequel les électeurs de l'empire se liguèrent, en 1502, contre les empiétements île l'empereur. Il Union évangélique, Confédération des princes protestants, en 1594. On donne le' même nom à la fusion qui fut tentée, en 1817, entre les calvinistes et les luthériens. f| Union héréditaire. Traité entre la France et la Suisse, conclu en 1474. On donné le même nom à l'acte par lequel les états do.Suède, en 1540, déclarèrent la couronne héréditaire dans la ma'son de Vasa. tt Pacte d'union héréditaire, Traité conclu, en 1477, entre la Suisse et la maison d'Autriche, ti Union républicaine, Insurrection des sections contre la Convention, On donna le mèipe nom à l'extrême gauche des assemblées de 1871 et de 1876. Il Union sainte ou simplement Union, Nom donné à la ligue formée à Péronne eu 1577.

— Jurispr. Adjonction d'un objet à un autre de même nature, dont il est naturellement séparé : Union de deux fiefs, de deux terres, de deux charges, de deux évêchés. Lettres d'vnion. Bulles c/'union. L'union se fait par accession si l'un des titres est supprimé, par confusion si tes deux le sont, par égalité s'ils subsistent l'un et l'autre. Il Contrat d'union, Contrat entre des créanciers qui s'engagent à poursuivre ensemble l'acquittement des sommes à eux dues par le même débiteur.

— Dr. canon. Bulle par laquelle le pape unit un bénéfice à un autre.

— Gramm. Trait d'union, Tiret horizontal qui sert à unir les parties de certains mots composés.

— Peint. Union des couleurs, Manière d'assortir les couleurs pour obtenir un ensemble harmonieux;

— Manège. Ensemble des parties, des formes du cheval.

— r Techn. Perle en forme de poire.

— Syn. Union, jonction. V. JONCTION.

— Uuiou, uffliiité , alliance, etc. V. AL- LIANCE, *

Union (l'), journal politique français, un des principaux organes du parti clérical et légitimiste. Cette feuille est née en 1847 (7 février), de la fusion de divers journaux de la même nuance, la Quotidiemie, la France, l'Echo français. Les poursuites lancées contre la Quotidienne et le besoin qu'éprouvaient

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les écrivains légitimistes de concentrer, de réunir toutes leurs forces éparses « pour lutter avec pins d'ensemble et d'efficacité contre les mensonges et les passions du temps, » furent les motifs de cette fusion. Le journal porta jusqu'en 1848 le titre à'Union monarchique, qui constatait l'alliance d'hommes mus par les mêmes convictions, en même temps qu il satisfaisait la susceptibilité des trois feuilles, aucune n'ayant voulu consentir à se laisser absorber par l'autre. En 1848, l'Union monarchique devint l'Union, et c'est le nom qu'elle a gardé.

L'Union a toujours été rédigée par un petit groupe d'écrivains suppléant au nombre par le zèle. En politique, elle continua d'abord la Quotidienne, où la plupart de ses rédacteurs avaient fait leurs premières armes. C'était de la Quotidienne que dataient le colonel Mac Sheehy, qui en fut l'administrateur pendant vingt ans, jusqu'à sa mort (1847-1867); Nettement, que ['Union perdit en 1869 ; Th. Muret et Th. Anne, publicistes distingués qui lui donnèrent longtemps de3 'comptes rendus de théâtre, des articles littéraires, des romans-feuilletons ; enfin, MM. de Riancey et Laurentie, les derniers survivants de la phalange, morts l'un en 1870, l'autre en 1876.

Ce qui a toujours distingué ce petit groupe, c'est la fermeté de ses convictions, la constance de sa foi en la cause qu'il défend ; sous les divers régimes que la France a traversés depuis 1848, Y Union n'a pas dévié de sa ligne, n'a pas chancelé un moment dans ses espérances ; sous la République comme sous l'Empire, l'Union n'a cessé d'essayer de ramener les esprits vers ce qu'elle croit être la seule base des institutions politiques, le principe de l'autorité appuyé sur la légitimité et sur la religion. Une telle constance, rare aujourd'hui, honore ces écrivains et les rend sympathiques, malgré les divergences d'opinions et quoique souvent les discussions passionnées, les espérauces aveugles aient fait tort à, leur perspicacité. De même que l'on peut écrire la biographie d'un député en recueillant ses votes, de même on refait l'histoire d'un journal en cherchant quelle a été son attitude vis-à-vis des grandes questions que les événements mettent à l'ordre du jour. La guerre acharnée, continuelle, par tous les moyens, à cequ'elle appelle la Révolution et que nous appelons, nous, les véritables institutions des sociétés modernes ; la défense de ce qu'elle nomme les principes, et de ce que nous nommons l'ancien régime, tel est le champ de bataille où s'agitent chaque jour, vis-à-vis de leurs adversaires, les écrivains de l'Union.

Quoique l'Union restât toujours légitimiste et catholique, elle parut faire quelque chemin, sous le second Empire, dans le sens des idées libérales. Elle abandonna les vieilles allures surannées de la Quotidienne, et, par suite de la compression sous laquelle vivaient tous les journaux depuis 185S, elle se trouva parfois avoir les mêmes aspirations que les organes de la démocratie. Par malheur, ce libéralisme fait songer au célèbre mot attribué au comte de Montalembert, et nié du reste par lui : « Quand vous êtes au pouvoir, je vous demande la liberté au nom de vos principes ; quand j'y suis, je vous la refuse au nom des miens. • Puissions-nous ne pas connaître les institutions libérales chères à l'Union!

'Après avoir acclamé la République, en haine du gouvernement de Louis-Philippe, et la présidence napoléonienne, en haine de la République, l'Union est rentrée, à partir du jour où le nouveau gouvernement eut quelque chance de stabilité, dans son rôle ordinaire d'opposition boudeuse, mais modérée. Elle avait espéré que la présidence ferait indirectement les affaires de la branche aînée ; il lui fallut bientôt en revenir, et ses vues, comme celles de tout le parti, se portèrent alors sur le général Changarnier, considéré comme un autre Monk, qui allait à un moment donné ouvrir les portes de la France aux royaux exilés de Frohsdorf.

Cette foi constante dans des espoirs chimériques, l'attente indéfinie d'événements qui ne peuvent pas se réaliser sont les traits distinctifs du caractère de l'Union; ils font partie de sa manière d'être. Aujourd'hui encore, l'Union pense que les Napolitains n'attendent qu'une occasion pour présenter à François II, sur un coussin de velours, les clefs perdues de son royaume; que le pape est près de rentrer en possession de ses provinces, et que le plus grand nombre des eités françaises se pavoiseront de banderoles le jour prochain où Henri V fera son entrée dans sa bonne ville de Paris, aux acclamations d'une population enthousiaste. La lidélité à des principes vaincus, à des rois dépossédés est honorable ; mais la. cécité politique ost une véritable infirmité.

Le coup d'Etat de décembre 1851 fut accueilli par ce journal comme une « leçon » donnée à la France; il mettait fin « à l'orgie de 1848 ; » les partis l'avaient bien mérité. ■ Les peuples sont conduits k chercher leur sécurité dans le pouvoir, et nous, défenseurs de l'autorité, nous n'avons pas d'autre leçon à demander aux événements. » (Laurentie.) C'était se résigner assez docilement. Réduite au silence, comme toute la presse française, sur les affaires intérieures, l'Union

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essaya à peine de lutter et ne mêla que bien timidement sa voix à celle des journaux qui revendiquaient, an risque de l'avertissement et de la suppression, les libertés confisquées; elle n'eut pas à subir les rigueurs du pouvoir, quoiqu'il fût bien manifeste que ses aspirations étaient hostiles à l'ordre de choses établi et ses regards toujours tournés vers la frontière. Plus libre vis-à-vis des questions extérieures, l'Union combattit comme fâcheuse la guerre d'Italie, au moment où elle allait être entreprise, et, après la paix de Villafranca, elle se lamenta pendant plusieurs années sur les résultats obtenus. La dépossession des princes autrichiens, la perte d'une partie des provinces de l'État romain lui furent sensibles au délit de toute expression; il n'est pas rare que, maintenant eiir core, elle fasse observer qu'à Villafranca les droits du duc de Modène, de la duehesse dé Panne ont été réservés, et que la France leur doit de les réinstaller. L expédition da Garibaldi en Sicile, la fuite de François l\ devant la désertion de son armée et 1 inva^ sion du dictateur en cabriolet mirent le comble à sa douleur. Le Manuel du droit . des gens à la main, l'union tenta de prouver, à l'aide de textes qu'elle disait irréfutables, - que ces événements n'avaient aucune valeur et devaient être considérés comme non avenus, comme si de vieux textes pouvaient valoir quelque chose en présence de la volonté nettement affirmée du peuple italien désireux de secouer le joug clérical. L'anr nexion,par voie plébiscitaire, du royaume de Naples et la formation du royaume d'Italie n'eurent pas de plus tenaces adversaires. Gar ribaldi et Victor-Emmanuel étaient ses proies de tous les jours; jamais l'Union n'a. reconnu le souverain de l'Italie ; Victor-Emmanuel est toujours pour elle le roi de Piémont, Sado-wa et le démembrement de la monarchie autrichienne, la révolution espagnole et la reine Isabelle chassée de Madrid redoublèrent son amertume et ses appréhensions ; ses écrivains se changèrent en autant de Jérémies prophétisant la fin du monde. A chaque fois que le vieil édifiée européen craque quelque part, on entend sourdre un sanglot: c'est l'Union qui se lamente,

La chute du second Empire ne pouvait manquer d'être accueillie avec joie par ce journal; tout en adhérant momentanément au gouvernement de la Défense nationale, qui se chargeait d'une lourde tâche, et sur lequel l'issue funeste de la guerre jetterait sans doute de l'impopularité, l'Union entrevoyait vuguement la possibilité du retour de son prince chéri ; Henri V serait le'rol pacificateur qui cicatrise les maux de la patrie ; lé pilote, comme elle l'appelait, qui prend en main le gouvernail dans la tempête. Après la signature de la paix et lorsque divers votes de la Chambre des députés de Bordeaux eurent signalé une majorité monarchique, sa joie redoubla. Elle cachait encore ses espérances, qu'il n'était pas temps de démasquer ; il y avait la Commune à terrasser, l'armée détruite k refaire, 5 milliards a payer ; l'Union et tous les monarchistes, profondément antipathiques à la France, savaient bien qu'ils ne trouveraient ni un homme ni un écu pour Henri V ; il était juste que la République et l'illustre homme d'Etat qui la présidait alors débrouillassent la situation. La Prusse payée, la Commune vaincue, on verrait ce que 1 on aurait à faire ; car l'Union et ses adhérents appartiennent; par caractère à cette race de Bertrands politiques qui font tirer les marrons du feu par les pauvres Ratons, pour les croquer ensuite il leur aise. Quand les circonstances furent, ainsi que le leurdit M. Thiers, kla hauteur dé leur courage et de leur capacité; les monarchistes sa déclarèrent, et l'Union prit momentanément l'avant-garde du mouvement.

Pour elle, la nomination du maréchal de Mac-Manon a la présidence de la République n'était qu'une transition nécessaire; l'heure de la restauration'du trône approchuit ; et, en effet, Henri V se tenait dans la coulisse. Elle se flattait de le ramener en France, ne fût-ce qu'à une voix de majorité obtenue de. cette Chambre, dirigée alors à tâtons par le ministère de combat. On sait comment, à la suite de circonstances que nous n'avons pas à raconter ici, cette v.oix unique et beaucoup d'autres firent défaut à Henri V ; comment avorta cette tentative de restauration monarchique, nouée avec tant d'impudenco k la face d'un pays qui Ja désavouait da toutes ses forces. L'éche* fut rude pour l'Union ; elle n'en est pas complètement revenue, et elle s'attira même, en juillet 1874, une suspension de quinze jours « pour sa persistance à dénier dan3 leurs caractères essentiels les pouvoirs confiés pour sept ans au maréchal de Mac-Muhon. • C'étaient cependant l'Union et ses amis qui avaient fait le septennat! 11 est vrai qu'ils y avaieDt mis un sous-entendu, dont il n'a été tenu aucun compte et qu'eux-mêmes n'ont jamais osé avouer clairement. Ils avaient voté, sans le dire, pour un septennat postiche, et on les faisait les fondateurs d'un septennat réel, d'un septennat de sept ans; il était dur do se voir ainsi pris dans les filets qu'on avait tendus. Depuis cette déconvenue, l'Union est triste, on pourrait même dire qu'elle est lugubre. Elle a d'ailleurs bien des sujets de chagrin ; la chute du pouvoir temporel, la défaite de don Carlos, sur lequel elle avait

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assis de si hautes espérances; la consolidation de la République, les enterrements civils de jour en jour plus fréquents touchent chez elle une fibre bien douloureuse.

Condamnée fatalement à toujours tourner dans le même cercle, à ressasser les mêmes vieilleries, V Union manque de variété. Les hommes de mérite qui la rédigent, quoique fort au courant de toutes les questions actuelles, fort habiles a envisager les événements à leur point dé vue spécial, ont le plus grand défaut du monde, ils sont ennuyeux. Le sérieux de la rédaction habituelle n'est même pas compensé par l'attrait littéraire. Une teinte grise enveloppe uniformément tous ces longs articles, faits à la hâte, suivant les besoins du journal et de la polémique, et qui, sans être mauvais, sont monotones. Toutefois, V Union, imitant en cela toutes les autres feuilles, et pour rendre sa politique d'une digestion plus facile, avuit admis à son rez-de-chaussée le roman-feuilleton. On y lut tour à tour des études historiques de Théod. Anne, de Nettement, de Laurentie ; des traductions des revues anglaises, des romans de Méry, du Balzac même (le Député d'Arcis, en 1847) et jusqu'aux élucubrations du ténébreux La Landelle. Depuis quelques années, le feuilleton a été banui comme démoralisateur, l'Union a renoncé à Satan.

Malgré sa valeur intrinsèque et quoique l'organe influent de tout un parti, l'Union n'a pas sur l'opinion publique de puissance réelle. Son tirage ne s'est jamais élevé audessus de 7,000 exemplaires, qui se débitent dans le faubourg Saint-Germain et dans les quelques départements soumis à l'influence cléricale.

Uuion du Dessin pi de la Couleur (l/), tableau du Guide. V. dessin.

Union chrétienne (CONGRÉGATION DE L*).

Cette communauté fut instiiuée au milieu du xvhb siècle pur Mlle Anne de La Croze et trois autres élèves de Mme de Polaillon, fondatrice de la congrégation de la Providence. Voulant se consacrer à l'instruction des jeunes filles nouvellement converties à la foi catholique et de celles que leur position exposait aux dangers du monde, elles sa placèrent sous la direction d'un prêtre dauphinois nommé Vachet et se retirèrent, en 1661, au village de Charonne, près de Paris, dans une maison qu'Anne de La Croze donna à la communauté. Elles prirent le nom de filles de l'Union chrétienne, et leur fondation fut confirmée par lettres patentes en 1C73. Ces religieuses s'employaient surtout à la conversion des filles et femmes de la religion réformée et à l'instruction des nouvelles converties ; elles secouraient les pauvres, les malades, s'adonnaient à l'éducation des jeunes filles, et recevaient dans leur établissement les personnes qui désiraient vivre dans la retraite, et en particulier les filles et veuves qui, faute de dot, ne pouvaient être admises dans d'autres communautés. Cette congrégation s'étendit et s'enrichit rapidement et fonda un grand nombre d'établissements, tant à Paris que dans le reste de la France. La maison mère, ou Séminaire, fut transférée de Charonne, en 1685, à l'hôtel de Saint-Chaumont, près de la porte Saint-Denis. La plus considérable des succursales était le Petit-Saint- Chaumont, ou la Petite-Union chrétienne, située rue de la Lune, dans une maison que le sieur Bertelot, commissaire des poudres et salpêtres, avait, dans le principe, fait disposer pour y recevoir 50 soldats invalides. La création de l'hôtel des Invalides ayant rendu cette fondation inutile, le sieur Bertelot en disposa en faveur des lilles de l'Union chrétienne. La communauté fondée par Anne de La Croze fut supprimée en 1790. En 1806, les religieuses obtinrent l'autorisation de se réunir et de fonder des établissements sous le nom d'Association des ■ sœurs ou des dames de la Visitation.

UNION (1'), nom par lequel on désigne quelquefois les EtLts-Unis de l'Amérique du Nord.

UNION, bourg des Etats-Unis d'Amérique, dans l'Etat de New-York, a 224 kiloni. O. de Catskill, sur le Susquehannah ; 4,000 hab.

DNION, bourg des Etats-Unis, dans l'Etat de Pensylvanie, a. 480 kiloni. O. de Philadelphie, sur !a Redstone; 3,500 hab. Importante fabrication de clouterie.

UNION (la), p^rt de l'Amérique centrale, dans l'Etat de San-Salvador, près des frontières du Honduras et du Nicaragua, à 56 kilom. S. de la ville de Sun-Miguel, sur la baie de Kouseca, formée par lu Pacifique. Ce port, un des plus beaux et des plus sûrs de l'océan Pacifique, prend une importance croissante et paraît appelé à devenir avant peu le premier port de l'Amérique centrale ; il sert d'eutrepôt, tant pour l'importation que pour l'exportation, à une grande partie de l'Etat du Salvador et des contrées voisines. Les principaux articles d'importation sont les tissus de coton, de laine, de soie, eau-devie, etc. Les exportations se composent principalement de peaux de bœuf, tabac, indigo, minerai d'argent, or en poudre, poivre, caoutchouc, riz, etc. Ce commerce donne lieu à un mouvement maritime important.

UNION (don Luis-Firmin de Carvajal y Vargas, comte de la), général espagnol, né

UNIQ

à Lima en 1752, mort à la bataille de Figueras en 1794. Il lit ses études au collège de Madrid, suivit la carrière militaire et se distingua au blocus de Gibraltar. Successivement lieutenant-colonel, colonel, brigadier, maréchal de camp, premier gouverneur du fort San-Fernando-de-Kigueras, il servit d'abord, sous les ordres de Ricardos, dans l'armée de Catalogne, lorsqu'en 1793 éclata la guerre entre la France et l'Espagne, commanda ensuite l'armée du Roussillon et fut en même temps nommé capitaine général de la Catalogne et président de l'audience royale de la province, accumulation de faveurs qui blessa les généraux sous ses ordres. Après avoir longtemps résisté à Dugommier, il fut acculé devant Figueras et périt dans le combat de ce nom.

UNIONICOLE s. f. (u-ni-o-ni-ko-le). Arachn. Genre d'arachnides, de l'ordre des acarides.

UNIONIDE 'adj. (u-ni-o-ni-de — du lat.

unio, mulette, et du gr. eidos, aspect). Moll. Qui ressemble ou qui se rapporte à la mulette.

— s, f. pi. Famille de mollusques acéphales fluviatiles, ayant pour type le genre mulette.

UNIONISME s. m. (u-ni-o-ni-sme — rad.

union). Hist. Doctrine politique des unionistes.

UNIONISTE s. m. (u-ni-o-ni-ste — rad.

union). Membre d'une union ouvrière.

— Hist. Membre de l'opposition en Belgique, avant 1830. Il Partisan du maintien de 1 union, dans un Etat confédéré : Les unionistes américains.

— Hist. relig. Sectaire qui niait la distinction des personnes dans la Trinité.

UNIOPSIS s. m. (u-ni-o-psiss — du lat.

unio, mulette, et du gr. opsis, aspect). Moll. Genre de mollusques acéphales, voisin des mulettes.

UNIOVULÉ, ÉE adj. (u-ni-o-vu-lé — du lat. unus, un seul, et de ovulé). Hist. nat. Qui ne renferme qu'un seul ovule.

UNIPALÉOLÉ, ÉE adj. (u-ni-pa-lé-o-lé — du lat- unus, un seul; palea, paille). Hist. nat. Qui est formé d'une seule paillette.

UNIPARE adj. (u-ni-pa-re — du lat. unus, un seul; pario, j'enfante). Physiol. Qui ne donne naissance qu'à un seul petit, au moins dans la généralité des cas : Femelles unipaues. La femme est unipare.

UNIPARITÉ S f. (u-ni-pa-ri-té — du lat. unus, un seul ; pario, j'enfante). Physiol. Action de mettre bas un seul petit : Les rhinocéros, à cause de leur grande taille et de leur uniparité bisannuelle, ont péri de bonne heure. (De Blainville.)

UNIPÉDAL, ALE adj. (u-ni-pé-dal, a-le — du lat. unus, un seul; pet, pied). Qui a rapport à un seul pied.

— Physiol. Station unipédale, Station sur un seul pied : La station unipédale est familière à un grand nombre d'échassiers.

UNIPELTÊ, ÉE adj. (u-ni-pèl-té — du lat. unus, un seul; pelta, bouclier). Crust. Syn.

de UNICUIRASSÉ.

UNIPENNE adj. (u-ni-pè-ne — du lat. unus, un seul ; penna, aile). Ichthyol. Qui n'a qu'une nageoire.

UN1PERSONNEL, ELLE adj. (u-ni-pèr-sonèl, è-le — du lat. unus, un seul, et de personnel). Grainm. Se dit des verbes qui n'ont que la troisième personne. Il On dit aussi IM- PERSONNEL.

(IMPERSONNELLEMENT adv. (u-ni-pèrso-nè-le-nian — rad, unipersonnel). A la manière des verbes unipersonnels : Verbe employé UNIPERSONNELLEMENT.

UNIPÉTALE adj. (u-ni-pé-ta-le — du lat.

unus, un seul, et de pétale). Bot. Qui n'a qu'un seul pétale : La corolle de l'amorpha est unipétale. (P. Duchartre.) il On dit aussi

UNIPÉTALE, ÉE, et mieux MONOPÉTALE.

UNIPL1SSÉ, ÉE adj. -(u-ni-pli-sé — du lat. iiîius, un seul, et de plissé). Hist. nat. Qui n'a qu'un seul pli.

UNIPOLAIRE adj. (u-ni-po-lè-re — du lat. unus, un seul, et de pâle). Physiq. Qui n'a qu'un pôle. Il Conducteur unipolaire, Conducteur électrique qui ne conduit qu'une seule électricité.

UNIPOLARITÉ s. f. (u-ni-po-la-ri-té — rad. unipolaire). Physiq. Etat d'un corps qui n'a qu'un pôle, ou qui a un pôle prédominant.

UNIPONCTUÉ, ÉE adj. (u-ni-pon-ktu-é — du lat. unus, un seul, et de ponctué). Hist. nat. Qui est marqué d'un seul poiut.

UNIPUPILLÉ, ÉÉ adj. (u-ni-pu-pil-lé — du lat. unus, un seul, et de pupille). Ichthyol. Qui n'a qu'une pupille.

— s. m. pi. Tribu de cyprinides, comprenant ceux de ces poissons dont l'œil n'a qu'une pupille.

UNIPUSTULÉ, ÉE adj, (u-ni-pu-stu-lé — du lat. unus, un seul, et de pustule). Hist. nat. Qui n'a qu'une pustule.

UNIQUADRAGÉNAIRE adj. (u-ni-kouadra-jé-nè-re — du lat. unus, un seul; quadragenarius, quarantième). Miner. Se dit d'un cristal dont la forma résulte de deux décioissements, l'un par une rangée et l'autre par quatre.

UNIQUATERNAIRE adj. (ù-ni-koua-tèr-

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