‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 497 sur 1042 · C. Delavigne · texte numérisé non relu

C. Delavigne

— Seul et unique, Sorte de tautologie qui ■sert à renforcer le sens du mot unique, ou plutôt à faire entendre qu'il doit être pris avec toute l'extension dont il est rigoureusement susceptible, et non point par exagération : C'est ma seule et unique crainte.

Je nomme, j'institue Eraste, mon neveu,

Que j'aime tendrement, pour mon seul légataire

Unique, universel

Reona&d.

— s. m. Hortic. Unique impérial, Unique triomphant, Variété d'œillet.

— s. f. Hortic. Rose blanche a bouton rouge, ou wi'ce versa. Il Unique de Caen, d'Albin, de Delphes, de Flandre, Unique dauphin. Variétés de tulipes.

— Moll. Nom vulgaire donné à diverses coquilles très-rares, qui ont accidentellement la spire tournée en sens inverse.

— Syn. Unique, un. V. UN.

— Unique, seul. V. SEUL.

UNIQUEMENT adv. (u-ni-ke-man — rad.

unique). D'une façon unique, exclusive : Dans les grandes actions, il faut uniquement songer à bien faire. (Boss.) Les hommes qui groupent uniquement des faits sans chercher leur raison d'être peuvent se passer de philosophie. (A. Michiels.)

Non, l'homme ne vit pas uniquement de pain; Il vit de sentiment, et son cœur en a faim.

A. Bakdier.

Il Seulement, simplement ; La politesse est uniquement le langage du coeur. (Boitard.)

— Excellemment, d'une façon supérieure à tout : Aimer son devoir uniquement.

UNIR v. a. qu tr. (u-nir — lat. unire; de unus; un seul). Rendre un, confondre en un : Unir deux départements, deux communes.

Unir deux emplois, deux ministères.

— Joindre, mettre ensemble, ajouter l'un à l'autre : Unir des tuyaux bout à bout. Unir deux mers par un canal.

La terre, aussi riche que belle, Unissait, dans cet heureui temps, Les fruits d'une automne éternelle Aux Heurs d'un éternel printemps.

GaESSET.

— Associer : La cour veut toujours unir les plaisirs avec les affaires. (Boss.)

— Associer, lier, en parlant des personnes : L'amitié qui nous U.NIT. L'esprit de parti unit tes hommes entre eux par l'intérêt d'une haine commune. (Mme de Staël.) Le devoir, qui unit les individus et les familles, unira également les peuples. (Lamenn.) il Lier par l'amour ou le mariage : Ils comptaient unir leurs enfants. Le maire qui les a unis était leur parent à tous deux.

— Polir, aplauir, rendre égal : Unir une planche, un cliemin, une allée.

— Absol. : On aime la terre où l'on habite ensemble, on ta regarde comme une mère et une nourrice commune; on s'y attache, et cela unit. (Boss.) C'est te droit qui affranchit , mais c'est le devoir qui unit. (Lamenn.)

— Manège. Unir un cheval, Le mettre ensemble, accorder le mouvement de ses quatre pieds dans le galop, et aussi Le remettra au bon pied, quand il l'a perdu au galop.

S'unir v. pr. Etre uni, joint, lié :

« Qu'un ample déjeuné

Longtemps nous tienne à table et s'unisse au dtné.

Boileau.

— Unir soi, se lier, s'associer : Si chacun de nous n'avait nul besoin des autres, il ne songerait pas à S'UNIR à eux, (J.-J. Rouss.) Heureux celui qui trouve un ami qui s'unisse à lui par une conformité de goûts et de sentiments! (X. de Maistre.)

— Se lier, s'associer l'un à l'autre : Pour avoir besoin de s'unir, il faut avoir besoin de s'aider. (De Gérando.) On conjure l'anarchie, on ne s'unit pas contre elle. (E. de Gir.) Il Se lier des liens de l'amour ou du mariage :

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