V. SCHUPPEN
VANS1RE s. m. (van-si-re). Mamm. Espèce de mangouste qui ressemble beaucoup au furet et qui habite Java : Le vansire a la queue du double plus longue que celle de nos furets. (V. de Bomare.)
— Encycl. Le vansire a été Souvent Confondu, comme simple variété, avec notre furet, auquel il ressemble beaucoup par sa forme extérieure. Ii en diffère néanmoins par des caractères extérieurs suffisants pour constituer une espèce distincte. Ainsi il a douze niâchelières supérieures au lieu de huit; et ses niâchelières inférieures, égales en nombre à celles du furet, en diffèrent par leur forme et leur position respective. Enfin, il a la queue deux fois plus longue que notre furet. Extérieurement, il ressemble aussi à la belette, sauf la couleur de son pelage, couleur qui est d'un rouge, brun. Il habite l'Ile de Madagascar, peut-être aussi Juva et les Iles voisines; ses mœurs sont en général celles des mustélidés ; il aime beaucoup le miel et exhale une forte odeur de musc.
VANS1TTART (Nicolas), lord Bexley , homme d'Etat et financier anglais, né en 176G, mort en 1851. Il était fils de Henri Vansittart, gouverneur du Bengale, qui le laissa de bonne heure orphelin. Elevé par des parents qui le destinèrent au barreau, il se lit reCKvoir avocat en 1791, dirigea surtout Son attention sur lès questions politiques et financières , et publia successivement des Réflexions sur l'opportunité d'une paix immédiate (1793), des Lettres à M. Pitt sur la conduite des directeurs de la Banque (1795) et un Examen de l'état des finances de la Grande- Bretagne (1795). Comme il était attaché au parti des tories, le gouvernement le fit élire en 1796 membre du Parlement pour Hastings, et le chargea en 1801 d'aller a Copenhague dans le but de détacher le Danemark de l'alliance suédoise ; mais il échoua dans cette mission. Nommé peu de temps après secrétaire de l'Echiquier, il établit définitivement sa réputation de financier , en proposant les 38 résolutions qui reculèrent jusqu'au rétablissement de la paix les payements au comptant de la Banque d'Angleterre , et qui furent toutes adoptées par le Parlement. A la mort de Parceval, en 1812, il fut nommé chancelier de l'Echiquier, et, pendant les douze années qu'il remplit ces fonctions, il fit preuve d'incontestables talents financiers. Il manquait cependant des qualités éminentes qui font les véritables hommes d'Etat-, comme orateur, il ne s'éleva jamais au-dessus de la médiocrité et l'on alla même jusqu'à attribuer au vieux Rothschild le succès de ses mesures financières. En 1823, il fut élevé à la pairie avec le titre de lord Bexley et fut nommé à. la même époque chancelier du duché de Lancastre. Cinq ans plus lard, il se retira complètement de la vie publique et ne s'occupa plus que de l'administration d'établissements philanthropiques.
VAN SPAENDONCK (Gérard), célèbre peintre de fleurs hollandais. V. Spaendonck.
VANSTABEL (Pierre-Jean), contre-amiral français, né à Dunkerque en 1742, mort en 1797. En 1792, étant capitaine de vaisseau, il reçut l'injonction de se rendre en Amérique, d'y rassembler tous les bâtiments français qui s'y trouvaient disséminés et de les ramener en France chargés de grain. Il remplit celte mission avec autant de bonheur que d'habileté, dun3 un moment où les vaisseaux de l'Angleterre sillonnaient incessamment les mers pour se saisir des nôtres. Fait remarquable, Vanstabel fit entrer à Brest un convoi de 170 bâtiments, en traversant, sans être aperçu de l'ennemi, le lieu même où s'était livré quelques jours avant le terrible combat dans lequel avait succombé le Vengeur. Les grains et les denrées coloniales qu'il apportait furent d'un grand secours au milieu de la disette cruelle qui sévissait en France. En 1796, il fit entrer avec le même succès une escadre française dans le port d'Anvers, que le Directoire voulait rouvrir aux nations neutres et amies.
VAN ST1MMER (Tobie), peintre et graveur allemand, né à Strasbourg en 1550, mort au commencement du xvue siècle. 11 commença par peindre a fresque des façades de maisons, tant dans sa ville natale qu'à Francfort, et le talent qu'il manifesta lui valut la sympathie du margrave de Bade, qui lui confia l'exécution des portraits de ses ancêtres. Ses travaux terminés, Stimuler revint à Strasbourg et s'adonna à la gravure sur bois. Une