V. Honoré de Sainte-Marie
VaOUR, bourg de France (Tarn), ch.-l. de
VAPE
cant., arrond.. et k 25 kiiom. N.-O. de Gaillac, prés des bois de Grésigue ; pop. aggl., 338 liab. — pop. tôt., 573 hab. Ancien château, converti en caserne de gendarmerie; le donjon, assez bien conservé, date de l'époque romane de transition. Aux environs, belles grottes tapissées d'admirables stalactites. Snr la route qui conduit de Milhars kVaour, on remarque un dolmen , vénérable monument des druides, dont la table a 4", 30 de longueur sur 2m,60de largeur et 0">,60 d'épaisseur.
VA OUTRE interj. Véner. Cri du valet de limier qui allonge le trait et met le chien devant lui, en l'excitant à quêter.
VAPEREAU (Louis-Gustave) , littérateur français, né à Orléans le 4 avril 1«19. Son père, qui était boulanger, lui lit faire ses études d'abord au petit séminaire, puis au collège d'Orléans. Au moment où il les terminait, le ministre Salvandy ouvrit un concours extraordinaire entre tous les collèges de France, et ce fut M. Vapereau qui remporta le prix d'honneur de philosophie (1838). Cette même année il entra à l'Ecole normale supérieure, d'où il sortit en 1841. Après avoir été pendant quelque temps secrétaire de M. Cousin, qu'il aida à rectifier le texte primitif des Pensées de Pascal, il se fit recevoir agrégé de philosophie (1843) et fut alors appelé à enseigner cette science au collège de Tours. M. Vapereau publia l'année suivante un discours intitulé : Du caractère libéral, moral et religieux de la philosophie moderne (Tours, 1844, in-8°), datis lequel il défendit avec talent la philosophie, et, depuis lors, il se vit fréquemment en butte aux attaques et aux dénonciations des cléricaux. Tout en occupant sa chaire, le jeune professeur enseigna pendant plusieurs années l'allemand au collège de Tours. En 1852, M. Vapereau quitta Tours et abandonna l'Université pour se rendre à Paris, où il donna des leçons particulières , étudia le droit et se fit inscrire comme avocat en 1854. Toutefois, il n'exerça point cette profession et se tourna entièrement vers les lettres. Pendant quatre ans, il s'occupa de la rédaction du Dictionnaire universel des Contemporains, qui parut en 1858 (1 vol. in-8<>) et qui a eu depuis lors trois éditions (1861, 1865, 1870). Nous avons parlé dans la préface de notre Grand Dictionnaire (t. 1er, page li) de cet utile ouvrage dont le succès a été trèsgrand. En 1859, M. Vapereau commença, sous le titre d'Année littéraire et dramatique, une revue annuelle des principales productions de la littérature française, qu'il continua jusqu'en 1869 et qui forme 11 vol. in-18. Ce travail, suspendu par Les événements de 1870, n'eut pas moins de succès qne le précédent. Les analyses et les extraits qu'il renferme sont intéressants à consulter pour tous ceux qui s'occupent du mouvement intellectuel et contemporain. Indépendamment de CoS deux grandes publications, M. Vapereau a donné des articles à la Liberté de penser, revue dirigée par Amédée Jacques (1847, 1849), à la Revue de l'instruction publique, à la Bévue française ,' à V Illustration , au Dictionnaire des sciences philosophiques , au Petit Journal , etc. Constamment attaché aux idées libérales, adversaire du régime impérial, AI. Vapereau fut nommé, le 14 septembre 1870, par le gouvernement de la Défense nationale, préfet du Cantal, qu'il administra jusqu'au 26 mars 1871. Le gouvernement de ftl. Thiers l'appela alors k la préfecture de Tarn-et-Garonne. Bien qu'il n'eût cessé de donner, des gages à la politique conservatrice et suspendu la vente sur la voie publique du Républicain de Tarn-et-Garonne (28 nov. 1871), il se vil en butte aux attaques des cléricaux. A la suite d'une interpellation faite à l'Assemblée au sujet des frères ignoruntins de Castelsarrasin , dont la municipalité avait suspendu le traitement, M. Va-, pereau, accusé par les ultramontains toutpuissants de ne mettre aucun zèle k les servir, fut mis en disponibilité par M. de Goulard le 15 février 1873. Il revint alors k Paris, où il a repris depuis ses travaux littéraires.
VAPEUR s. f. (va-peur — lat. vapor, mot qui est de même origine que oapidus, évaporé, éventé, et vappa, vin éventé. Vapor paraît être pour evapor et appartenir k la même famille que le sanscrit kapi, kapilos, fumée de l'encens; le grec kapuâ, j'exhale un souffle brûlant, kekuphêos, soufflant, haletant, kapuos, fumée ; lu gothique hvapjan, étouffer, sutfoquer, asphyxier; le lithuanien, kvapas, souffle, haleine, odorat, évaporation, exhalaison, koepju , souffler , fumer, kvepalai, parfum, -koepoju, haleter; le bohémien, ko-
■pet, fumée, suie. La racine commune de tous ces termes est probablement kuap, dans la signification d'exhaler). Exhalaison déforme gazeuse, quelles que soient sa nature et la cause qui la produit : Des vapeurs oVeuu. Des vapeurs d'éther. Les vapeurs du matin. Les vapeurs nitreuses sont dangereuses pour ta santé. Le soufre en ignition exhale une vapeur <2cre et suffocante. On ne peut plus guère douter aujourd'hui que la masse primitive du
.globe n'ait été d'abord en fusion et même en vapeur. (Cuv.) La vapeur d'alcool prend feu au voisinage de la flamme. (Raspail.) L'air atmosphérique est toujours plus ou moins imprégné de vapeur d'eau. (L. Cruveilhier.)
VAPE
La vapeur monte et passe, ainsi-s'en vont nos maux.