‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 587 sur 1042 · VAPEUR · texte numérisé non relu

VAPEUR

— Encycl. -Physiq.On donne en général le nom de vapeurs aux fluides aériformes en lesquels peuvent se transformer les corps solides ou liquides. L'état de vapeur ne diffère pas, en réalité, de l'état gazeux ; les vapeurs partagent avec les gaz leurs principales pro-

Îiriétés ; elles sont, en effet, douées, comme es gaz proprement dits, d'une force élastique croissant avec la température ; elles sont soumises aux lois de Mariotte et de Gay- Lussac, et les suivent avec une exactitude d'autant plus grande qu'elles sont plus éloignées de leurs points de liquéfaction. Le passage d'un corps liquide à 1 état de vapeur est désigné, quelle que soit la manière dont il s'opère, sous ie nom de vaporisation.

La vaporisation des liquides peut être accompagnée de phénomènes assez différents, selon les circonstances dans lesquelles elle s'effectue. On a été conduit par l'étude de ces phénomènes k considérer deux modes de vaporisation : 1° l'ébullition, c'est-à-dire la production de vapeur dans toute la niasse du liquide sous la forme de bulles qui se détachent des parois du vase, grossissent à mesure qu'elles s'élèvent et viennent crever k la surface ; 2° Pévaporation ou la production insensible de vapeurs k la surface libre d'un liquide.

On démontre expérimentalement, au moyen d'un baromètre de Torricelli dans lequel on fait arriver des liquides quelconques le fait suivant : les liquides donnent naissance dans le vide à des vapeurs douées d'une force élastique analogue à celle des gaz proprement dits.

Il y a deux cas distincts à examiner : le cas où, la vaporisation étant complètement terminée, il ne reste plus de liquide dans la partie supérieure du baromètre, et le casoù la vupeur est encore en contact avec un excès du liquide qui lui a donné naissance. Dans le premier cas, la chambre barométrique contient évidemment toute la vapeur

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nu'elle peut contenir à la température d« l'expérience; on dit qu'elle est saturée de vapeur ou que la vapeur y est k saturation.

L'< xpérience a montré que les vapeurs non saturantes possèdent les propriétés caractéristiques des gaz, et que leurs coefficients de dilatation sont du même ordre que ceux des gaz. La tension d'une vapeur non saturante varie donc suivant les lois de Mariotte et de Gay-Lussac. La tension d'une vapeur a saturation est, au contraire, constante; la force élastique do cette vapeur ne change pas avec la diminution de volume qu'on lui fait subir, et cette diminution détermine seulement la condensation d'une quantité correspondante de vapeur. Comme nous l'avons indiqué ailleurs (v. tension), il est farile da s'assurerqu'k chaque température correspond une tension déterminée de la vapeur saturante, qui est en même temps le maximum de tension de cette vapeur prise a la même température et non saturante.

L élude des maxinia de tension d'une vapeur déterminée k différentes températures est importante et devient d'un grand intérêt lorsqu'il s'agit de la vapeur d'eau (v. plus loin). Les expériences récentes de Regnault ont permis de dresser des tableaux donnant les valeurs numériques des forces élastiques de la vapeur d'eau pour les températures comprises entre — 30° et + 230°. Nous avons donné ces tableaux k l'article

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