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VITILIGO s. m. (vi-ti-li-go — mot lat. fait de vitulus, veau, parce que dans cette maladie la peau présentait l'aspect blanchâtre-de la chajr de veau). Pathol. Nom donné parles anciens à une maladie mal connue, et repris par quelques modernes pour être appliqué à une décoloration partielle de la peau et des poils. Il On a dit aussi vitilige s. f.
— Encycl. Le vililigo congénital ne peut se rencontrer que chez des nègres, auxquels on donne pour cette raison le nom de nègres pies. Le vililigo accidentel, le seul que l'on rencontre chez les blancs, peutse développer sur toutes les portions du corps. Son apparition n'est annoncée par aucune sensation de chaleur, de douleur ni de démangeaison. Il se manifeste par des plaques assez ordinairement arrondies, où la peau offre un aspect lisse, poli, quelquefois luisant, une couleur opale d'un blanc de lait fort remarquable, sans la moindre trace de desquamation, sans aucune altération de la sensibilité. Le vitiligo peut occuper en même temps ou exclusivement les régions pourvues d'un système pileux abondant, le scrotum, le pubis, la barbe et surtout le cuir chevelu. Là, comme ailleurs, il offre la même physionomie, seulement son début est obscur; il reste inaperçu pendant un temps plus ou moins long, et lorsque l'existence do l'affection est révélée aux malades, on trouve déjà une surface déparnie, décolorée, blanchâtre, mal délimitée, dont la teinte se confond avec celle des surfaces voisines. Peu à peu, la plaque s'élargit, prend une forme plus circulaire; l'alopécie fait aussi des progrès, et il arrive un moment où la maladie est constituée par une plaque chauve, arrondie, bien lisse, unie,glabre, d'un blanc mat et dont la circonférence est garnie par des cheveux aussi touffus, aussi fournis que dans toutes les autres parties du cuir chevelu. Pas plus qu'au début, il n'existe ni chaleur ni démangeaison. Le vitiligo du cuir chevelu se développe de préférence à la partie postérieure de la tète et aux tempes; rarement il envahit la partie antérieure. Sa durée est en général très-longue. Quand il doit guérir, rarement d'une manière spontanée, mais sous l'influence d'un traitement rationnel, on voit la teinte blanche perdre son éclat; peu a peu, la peau s'anime, revient à sa couleur normale; les cheveux repoussent, grêles et blanchâtres d'abord, puis consistants ensuite, et ils acquièrent la même épaisseur et la même teinte que les autres. On les voit quelquefois rester grêles et décolorés, surtout chez les personnes déjà âgées et d'ute constitution affaiblie. •
Les causes du vililigo sont très-obscures. S'il existe à tous les âges, il est plus ordinaire de le rencontrer de vingt à trente ans; on le trouve encore assez souvent chez les enfants; il semble aussi moins commun chez les hommes que chez les, femmes. Il n'est jamais contagieux. Le vililigo n'est pas une affection grave. Si sa durée est très-longue, il est vrai de dire qu'il guérit presque toujours, que les cheveux finissent par repousser, surtout quand il siège au cuir chevelu et chez" des sujets encore jeunes. Le succès est moins certain quand il attaque des personnes déjà avancées en âge.
Le vitiligo doit être combattu par les moyens qui peuvent ranimer les surfaces malades, exciter leurs fonctions languissantes ou suspendues. On peut se servir avantageusement des pommades au rhum, au quinquina par exemple. Nous avons vu AI. Cazenove employer avec succès la pominmade au tanin, dans la proportion de 4 grammes pour 30 grammes d'axonge, des frictious sèches et mieux des frictions avec une teinture alcoolique saturée de sulfate de quinine. (Chausit.)
VITIM, rivière de la Russie d'Asie, dans la Sibérie, gouvernement d'Iakoutsk. Elle sort des monts de la Daourie, à l'E. du lac Baikal, coule au N. et tombe dans la Lena, après un cours d'environ 1,500 kilom.
VITIS s. m. (vi-tiss — mot lat.). Bot. Nom scientifique du genre vigne.