‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 855 sur 1042 · VRIL · texte numérisé non relu

VRIL

car, brahmane lui-même, Vrihaspati ne veut pas élever ceux de son ordre.

VRILLA.GE s. m. (vri-lla-je; Il mil. — rad. vrille). Techn. Défaut que présentent quelquefois les matières textiles, et qui provient de ce que la torsion des flls a été poussée trop loin.

VRILLE s. f. (vri-lle; H ml!. — Diez ne croit pas que ce mot, qui est pour vérilh, et ses paronymes, italien verrina, laceret, piton à vis, rouchi vérin, vis, français vérin, machine pourvue de vis, viennent du latin virare, tourner, comme plusieurs l'ont prétendu ; les dérivés de ce mot conservent tou3 en effet leur i radical intact. Diez préfère .les rapporter au latin vent ou verum, pique, broche. Il est possible aussi, selon Scheïer, que le français vrille, par un type vrilla, tienne au vieux flamand vrijten, tourner, tordre, qui se rattache sans doute aux termes germaniques indiqués plus haut), lJetit outil de fer terminé par une espèce de vis aiguë, qui sert k faire des trous dans le bois: Percer des trous avec une vrille.

— Loe. fam. Avoir les yeux percés avec une vrille, Avoir des yeux ronds et petits.

— Argot. Vol à la vrille, Genre de vol qui se pratique comme il suit : on perce, la nuit, à l'aide d'une vrille ou d'un vilebrequin, quat tre trous dans une devanture de boutique ou de toute autre fermeture ; on introduit dans un de ces trous une petite scie et l'on détache le morceau de planche qu'ils limitent; enfin, on introduit la main dans l'ouverture ainsi établie, on fait jouer les verrous ou les crochets, et l'on pénètre dans l'intérieur.

— Bot. Sorte de filament qui cr.oit sur certaines plantes, et qui s'enroule en spirale sur les corps voisins : Les vrilles de la vigne sont formées par la rajle des grappes. (P. Duchartre.) Les pétioles, tes folioles, les Stipules, les pédoncules peuvent former des vrilles. (Lemaont.) Les vrilles ne sont pas des organes particuliers. (F. llerincq.) il Nom vulgaire du liseron des champs.

— ■ Encycl. Techn. La vrille est formée d'une tige en fer ronde, munie à sa partie inférieure d'un pas de vis conique et serré, terminé par une pointe.

On agit avec cet ouiil en le tournant toujours dans le même sens au moyen d'une poignée ou manche en bois qui lui est adapté. On appuie fortement sur le bois, la pointe pénètre, et après elle le pas de vis, par suite du mouvement de rotation. 11 est bon de ne pas tourner trop vite, pour éviter réchauffement de l'outil. Il faut également graisser légèrement ce dernier, pour faciliter la pénétration.

Les vrilles employées pour percer les bois durs ne sont pas formées d'une tige de fer pleine, mais d'une sorte de feuille d'acier, de façon à former un canal intérieur qui règne tout le long de l'outil. Ce canal est destiné à loger le bois enlevé par la vrille. Cela est utile pour le bois dur, atin de ne pas le fendre. Pour les bois mous, c'est moins nécessaire, parce qu'ils sont plus compressibles et se prêtent mieux, sans se fendre, à la pénétration d'un corps étranger.

Les vrilles maniées à la main, et au moyen d'un manche y adhérant, ne prennent jamais de grandes dimensions. Lorsque leur taille augmente, on les uomme tarières, forets, mèches, ete., et on les manie à l'aide d'un vile-, brequin ou de machines spéciales.

— Bot. Les vrilles sont des sortes de filaments que présentent certaines plantes, et qui, s'enroulant autour des corps étrangers, permettent k cell«s-ci de se soutenir et même de grimper, malgré leur faiblesse. Ces filaments s'accrochent comme des mains ; aussi, de là est venu le nom de mains qu'on leur donne assez ordinairement dans le lunguge vulgaire. L'existence des vrilles dans les plantes ne se rattachant pas au plan général du leur organisation, ces organes sont regardés comme accessoires. En effet, ils ne proviennent généralement que de l'avortement ou de la dégénérescence d'autres organes, du prolongement des nervures ou d autres causes analogues. Ainsi, les vrilles de la vigne sont formées par la rade de grappes qui tantôt ont avorté complètement, et, dans ce cas, les vrilles sont entièrement stériles et filiformes; qui tantôt, a.u contraire, ont conservé quelques fleurs, et alors on trouve quelques grains k l'extrémité de ces filets. De même, dans beaucoup de légumineuses, la feuille composée pennée, au lieu de se terminer par une foliole impaire, présente son pétiole commun prolongé en une vrille simple ou rameuse, qui occupe évidemment la place de la foliole avortée.

VRILLÉ, ÉE (vri-llé; H rail.) part, passé du v. Vriller. Percé avec une vrille : Planche VRILLÉE.

— Bot. Qui est muni de vrilles : Tiges vrillées. Il Se dit aussi d'une feuille pennée, avec foliole impaire, dont le pétiole commun se termine pur un filet uniforme.

— s. f. Bot. Nom vulgaire du liseron des champs, n Vrillée bâtarde, Nom vulgaire de la renouée liseron ec de la renoues des buis-

VRILLER y. a. ou tr. (vri-llé ; Il mil. — rad. vrille). Techn. Percer avec une vrille : Vriller une planche.

VRÏL,

— v. n. ou intr. S'élever en décrivant une hélice : Une fusée gui vrille.

— Véner. VermiUer.

VRILLERIB s. f. (vri-lle-rj; Il mil. — rad. vrille). Techn. Fabrication de vrilles. Il Atelier où l'on fabrique des vrilles, n Nom donné par les taillandiers k tous les menus ouvrages et outils de fer et d'acier qui servent k certains ouvriers, tels qu« limes, forets, ciseaux, poinçons, burins, vrilles, etc.

VRILLETTE s. f. <vri-ltè-te; Il mil. — diroin. de vrille). Entoin. Genre d'insectes coléoptères, de la famille des serricornes, tribu des ptiniores, comprenant une vingtaine d'espèces, qui vivent en général dans les boiseries des maisons : D'autres larves de vrillettks attaquent la farine. (H. Lucas.) La VRILLETTE des tables mérite notre attention par un petit bruit singulier qu'elle excite, (V. de Bomare.) Il On les appelle aussi AKObions.

— Encycl. Les vrillettes présentent, comme caractère principal, des antennes composées de onze articles, les trois derniers plus longs ou plus grands, le neuvième et le dwièine en cône renversé ou allongé, le terminal ovoïde ou presque cylindrique. Ces insectes, que plusieurs auteurs ont confondus avec les dermestes, ont la faculté de retirer leurs antennes et leurs pattes, en restant comme immobiles et comme morts, quand on les touche. On a beau alors les piquer avec une épingle, leur couper une partie du corps, leur appliquer un objet brûlant, ils restent opiniâtrement Sur place et fie se sauvent que plus tard, lorsqu'ils croientqua le danger est passé. Les larves des vrillettes rongent les planches , les solives , les meubles en bois, les livres, etc., et y percent de petits trous ronds, semblables k i-erxx qu'on ferait avec une vrille très-fine; de 1k le nom du genre. On voit tous les jours, dans les maisons, les châssis des fenêtres, les tables et autres vieux meubles en bois percés d'une infinité de petits trous et tout vermoulus. Leurs excréments forment ces petits tas pulvérulents qu'on voit sur le plancher. Quelques espèces uttwquent la farine ou les autres provisions de ménage, les pains k cacheter, les collections d'histoire naturelle, etc. Ces larves sont blanchâtres, hexapodes et vivent une année sous cet état dans les galeries qu'elles creusent; au bout de ce temps, elles tapissent de soie l'intérieur de ees galeries et s'y transforment en nymphes.

L'insecte parfait se montre au printemps; il a le corps oblong et la tête enfoncée dans le corselet, qui est convexe et comme arrondi en bosse. 11 présente un phénomène bien remarquable : « Pour peu qu'on resta tranquille dans un appartement, dit V. de Boinure, on entend quelquefois un petit battement semblable au mouvement d'une montre. Ce bruit que fait l'insecte est dû aux coups redoublés dont il frappe le vieux bois pour le percer et s'y loger; en examinant doucement et de bien près vers l'endroit d'où part le bruit, on trouve le trou, l'atelier dans lequel l'insecte intimidé a cessé do travailler, et on surprend cet animal dans son opération ; mais les pulsations recommencent bientôt quand on reste immobile; au moindre bruit, le petit ouvrier suspend ses travaux.» C'est surtout k l'époque de leurs amours qtiej les Vrillettes font entendre ce bruit singulier; alors les deux sexes, pour s'appeler entre eux et se rapprocher l'un de l'autre, frappent plusieurs fois de suite et rapidement, avec leurs mandibules, les boiseries dans lesquelles ils se trouvent, et se répondent mutuellement. Ce bruit avait été observé par les anciens, qui, pour cette raison, appelèrent ces insectes sonicéphales; aujourd'hui encore il passe , parmi les personnes superstitieuses, pour être de mauvais augure, ce qui lui a valu, comme k l'insecte qui le produit, le nom vulgaire d'horloge da la mort; on l'a aussi attribué k des araiguéea, k des psoques ou poux du bois.

Ces insectes ne sont que trop connus des cultivateurs, k cause de leurs dégâts. La vrillelte marquetée a om,Ol de longueur; elle est brune, avec des touffes de poiis cendres sur le corselet et les élytres. Elle se rapproche beaucoup des dermestes. On la trouve dans les maisons. Sa larve vit dans le bois et aussi, a*co qu'on prétend, dans la viande desséchée. La vrilletle opiniâtre est plus petite que ta précédente; elle est d'un fauve brunâtre, aveu le corselet bombe et les élytres striés. C'est k cette espèce surtout que s'appliquent les détails généraux que nous avons donnés sur les moeurs des vrillelles. Elle est commun© dans les maisons et se propage très- rapidement. Elle attaque suriout l'aubier, dans le chêne et les autres bois durs; il est aussi des bois auxquels elle ne touche pas. Ou peut, du reste, 1rs préserver luus en les trempant dans une dissolution saline, ou en les exposant longtemps k la fumée, ou bien encore eu les enduisant d'une couche de peinture à l'huile. La vfillette petite est fauve clair; sa longueur atteint k peine o^OOS ; elle vit dans les bois des meubles, surtout dans les- bois blancs. On la trouve très-souvent dans les maisons, aux mois de mai et de juin. La vrillette du pain diffère à peine de la précédente; elle vit duns la farine, dans le pain abandonné, etc. ; mais elle est peu commune dans les maisons où régnent l'ordre et la pro-

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prelé ; ses ravages ne sont pas d'ailleurs bien considérables.

VRILLIER s. m. (vri-llé; Il mil. — rad. vrillej.Techn, Ouvrier qui fuit des vrilles.

VR1LL1EHE (La), nom de deux hommes d'Etat français. V. La Vrillière et Saint- Florentin.

VRILX.IFÈRÉ adj. (vri-lli-fè-re; II rail. — de vrille, et du lat. fero, je potte). Bot. Qui est muni de vrilles.

VRILLON s. m. (vri-llon; Il mil. — rad. vrille). ïechu. Sorte de petite tarière faite en forme de vrille.

VRILLONNER v. n. ou intr. (vri-llo-né ; Il mil. — rad. vrille). Former des espèces de vrilles, se contourner en hélice : Les fils trop

tOrdUS VRILLONNENT.

VROGNB s. m. (vro-gne; gn mil.). Bot.

Nom vulgaire de l'aurone.

VROLIKIE s. f. (vro-li-kt — de Vrolik, sav. allem.). Bot. Syn. de hétéranthib, genre de personnées.

vribNCELLE s. f. (vron-sè-le). Bot. Nom vulgaire du liseron.

VROOM (Henri-Corneille), peintre hollandais, né à Harlem en 1566; on ignore l'époque de sa mort. Il perdit de bonne heure son père, qui était sculpteur, et reçut des leçons de peinture de Corneille Herickson, que sa mère avait épousé. Fort maltraité par ce dernier, Vroom se rendit à Amsterdam, puis passa, en Espagne et en Italie. A Rome, il'connut Paul Bril et exécuta des peintures pour le cardinal de Médicis. Après avoir visité les principales villes d'Italie, il retourna dans sa ville natale, où il obtint une grande vogue. Pendant un voyage qu'il lit en Espagne pour y porter des tableaux, il rit naufrage. Un tableau dans lequel il représenta la tempête à laquelle il avait échappé eut*untel succès, qu'à partir de ce moment il s'adonna k la représentation des sujets de marine. Vroom acquit eu ce genre une grande réputation. Parmi ses tableaux de marine, ou cite sept, combats sur mer qu'il exécuta pour l'amiral anglais Howard, le Départ de la flotte de Zélande, le Combat de Neuport, etc.

VRYGR^FF s. m. (vri-grufl"). Hist. Membre du tribunal secret de Westphalie. Il PI.

VRYGRAVES.

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