VULT
çnt plusieurs blessures et fut deux fois prisonnier. N'ayant point reçu d'avancement, il quitta le service, acheta une charge de gentilhomme de la chambre du roi et fut décoré de la croix de Saint-Michel. On a vu à l'article précédent que, selon toute vraisemblance, ce n'est pas a lui qu'il faut attribuer la 'catastrophe conjugale que la plupart des biographes mettent sur son compte. Ses principaux ouvrages sont : Recueil de plusieurs pièces et figures d'armoiries obmises par les autheurs qui ont escrit jusques icy de cette science (Paris, 1639, in-fol.).- Il est à remarquer que dans cet ouvrage Vulson conseille aux graveurs de ne plus se servir, comme on levait fait jusque-là, des lettres de l'alphabet pour désigner les couleurs des armoiries, et leur propose un nouveau système plus simple et plus intelligible, celui des hachures, que tous les hèraldistes ont adopté depuis lors; la Science héroïque, traitant de lanoblesse,de l'origine des armes, etc. (Paris, 1644,in-fol.), ouvrageque l'on aattribué à Salvaing de Boissiey; De l'office des rois d'armes, des héraults et poursuivants (Paris, 1645, in-40) ;le Palais des curieux, etc. (Paris, 1647, pet. in-8°); le Vrai théâtre d'honneur et de chevalerie ou Mémoires historiques de la noblesse, contenant les combats, les triomphes, les tournois, les joutes, les carrousels, les courses de bagues, les cartels, les duels, tes dégradations de noblesse, etc. (Paris, 1648, 2 vol. in-fol.); ce livre, plein de recherches curieuses, est fort utile à ceux qui veuient connaître le cérémonial de l'ancienne chevalerie, et fournit des renseignements qui rendent plus intelligibles les détails contenus dans nos vieux romans; les Portraits des hommes illustres français gui sont peints dans la galerie du palais Cardinal de Richelieu, etc. (Paris, 1650-1655, in-fol. in-12); les Oracles divertissants, où l'on trouve la décision des questions les plus curieuses, avec un Traité des couleurs des armoiries (Paris, 1652, in-8°). Cet ouvrage, imité de l'italien, avait paru, avec quelques ditférences, en 1647, sous le titre de Palais des curieux; il a été reproduit en 1639 sous celui de Questions plaisantes et récréatives, et, en 1671, sous celui de Palais de la fortune, ou les curieux trouvent une réponse agréable aux demandes les plus divertissantes. Le portrait de Vulson a été gravé par Nanteuil, par Chauveau, par Bosse, format in-folio.
VOLTUEUX, EUSE adj. (vul-tu-eu, eu-ze — du lat. vultus, visage, qui est peut-être allié au verbe voile, vouloir, vuli, il veut, sans doute parce que le visage marque les différentes impressions de lu volonté. Mais ce rapprochement n'est qu'une simple conjecture). Méd. Rouge et gonflé, en parlant de la face : La face vultukusb est caractérisée par la turgescence, la rubéfaction, la saillie des yeux, l'injection des conjonctives, la distension des paupières, des lèures, et l'expansion de tous les traits. (Charnel.)
— Par ext. Se dit de tout ce qui se distingue par une vive coloration sanguine et une notable expansion : La membrane muqueuse était d'une belle couleur rouge vermeille, d'un aspect vultueux. (Dupuytren.),
VULTUOSITÉ s. f. (vul-tu-o-zi-té — rad.
vultueux). Etat d'une face vultueuse : Dans celte fréquence des gestes, dans cette fureur de paroles, dans cette vultuositk du visage bouleversé, ces véhémentes figures ont quelque chose de ce qu'elles maudissent, de l'enfer et de l'hérésie. (Michelet.)
VULTORIDÊ, ÉE adj. (vul-tu-ri-dé — du lat. vultur, vautour -, eidos, aspect). Ornith. Qui ressemble ou qui se rapporte au genre vautour. Il On dit aussi vulturide et vultu-