V. Arnold
W1NCKLER (Théophile -Frédéric), archéologue français, né à Strasbourg en 1771, mort eu 1807. Il fit ses études dans sa ville natale, devint, après la Révolution , capitaine d'un des bataillons du Haut-Rhin et, fait prisonnier à la prise du fort Vauban, fut conduit en Hongrie, où, pendant sa captivité, il apprit le hongrois et le grec moderne. Après avoir été remis en liberté, il vint à Paris, où il étudia l'archéologie sous la direction de Millin, qui l'associa à ses travaux et lui fit obtenir un emploi au cabinet des médailles. Malheureusement, une mort prématurée l'empêcha de réaliser les espérances qu'avaient fait concevoir ses premiers travaux. Outre différentes notices insérées dans le Journal encyclopédique, on a de lui des traductions uu Voyage d ta Chine de J.-C. Huttner (Paris, 1793), du Voyage en Suède de Lenz et de l'Essai sur l'hUtoire des femmes de Jacobs. Il avait, en outre, édité le Répertoire du vaudeville ou Becueil des meilleures pièces en vaudevilles (léna et Paris, 1800,2 vol. in-S<>).
WINCKLER (Arnold-Guillaume), pédagogue allemand , né k Heringen en 1796, mort en 1848, après avoir professé longtemps a l'institut de Giessen. On a de lui : Dissertatio critica de difficiltimis Germanise Tuciti lacis (1816); une traduction en vers grecs des deux premiers chants de YHermann et Dorothée de Goathe (1823); Grumviaùe grecque à l'usage des écoles (1825); Grammaire lutine à l'usage des écoles (1826); Chrestomathie latine (1826); ['Evangile de saint Jean , d'après Nonnus, mis en vers allemands (1839), etc.
WIND (Samuel) , polygraphe néerlandais, né en 1794, mort en 1859, vice-président de la cour judiciaire de Zélaude. On a de lui ; Singularités de la loi pénale de la Néerlande
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(1827); Bibliothèque des historiens néerlandais (1831-1836); Fragments d'un ouvrage sur le roman de chevalerie de Huon de Bordeaux (1847), etc.
WINDAU, ville de !a Russie d'Europe, dans le gouvernement de Courlande, k 174 kilom. N.-O. de Mitau, sur la Baltique, où elle a un port; 2,500 hab. Exportation de lin, grains, chanvre et bois. C'est l'une des plus anciennes villes du pays, et autrefois lieu d'assemblée des états de Courlande.
WINDECK (Eberhard), historien allemand du XV* siècle. Il était originaire de Mayence et fut employé par l'empereur Sigismond à diverses missions importantes. 11 a laissé en latin une Vie de ce souverain, qui comprend, en outre, l'histoire des événements arrivés en Allemagne pendant les cinq années qui suivirent la mort de Sigismond, c'est-à-dire jusqu'en 1442. Cet ouvrage, qui est écrit avec beaucoup de franchise et d'exactitude, a été inséré par Mencken dans le tome 1er des Scriptores rerum germanicarum.
WINDHAM, bourg d'Angleterre. V. Wï- MONDHAM.
WINDHAM, bourg des Etats-Unis d'Amérique, dans l'Etat de Connecticut, à 53 kilom. N.-O. de Norwich; 4,900 hab. Fabrication florissante de coton.
WINDHAM, bourg des Etats-Unis, dans l'Etat du Maine , à 60 kilom. S. d'Augusta ; 2,800 hab.
WINDHAM (Joseph), archéologue anglais, né àTwickenhain en 1739, mort en 1811. En quittant l'université de Cambridge, où il avait été élevé, il voyagea en France, en Italie et en Suisse, s'adonna à l'étude des antiquités et dessina avec beaucoup de talent des monuments antiques, notamment à Rome, où il resta assez longtemps. De retour en Angleterre, Windnam devint membre de la Société royale de Londres et de la Société des antiquaires. Cet érudit fournit des matériaux à Cameron pour son ouvrage intitulé les Bains des Romains (1772, in-fol.), collabora au deuxième volume des Antiquités ioniennes , publiées par la Société des dilyttanti et écrivit des Observations sur un passage de ^'Histoire naturelle de Pline, relatif au temple de Diane à Ephèse.
WINDHAM ("William), homme d'Etat et orateur anglais, né k Londres en 1750, mort en 1810. Issu d'une ancienne famille du comté de Norfolk , il fit ses études à Glascow et a Oxford, compléta son éducation par différents voyages sur le continent et vécut ensuite à Londres, où il devint membre du célèbre club littéraire qui avait pour chefs Johnson et Burke. Lors de la formation du ministère dit de coalition (1783), il fut nommé secrétaire du comte de Northington, qui venait d'être appelé à la lieutenance générale d'Irlande; mais il renonça, la même année, à. cet emploi. En 1784 , il fut envoyé par le bourg de Norwich au Parlement, où il renforça d'abord les rangs de l'opppsition; car, a cette époque, il était dévoué aux principes du parti wigh et entièrement opposé k la guerre contre les colonies. Lors de la question de régence provoquée par la démence du roi en 1788, il défendit la politique ministérielle, ainsi que les droits héréditaires du pnnee de Galles aux fonctions de régent, pourvu d'une autorité sans restriction. En 1791, il parla en faveur de la paix avec la Russie et soutint activement Wilberforco dans ses efforts pour l'abolition du commerce des esclaves. Cependant les événements de la Révolution, française amenèrent tout à coup un changement îadical dans son attitude politique, ainsi que dans celle de plusieurs autres hommes de son parti , tels que Burke, Fitz-Wilhaui, Spencer, le duc de Portland, etc, Déjà, vers la lin de P92, il ne voulait plus entendre parler d'une réforme parlementaire, et, dans les sessions ùe 1793 et 1794, il déploya tous ses talents oratoires pour soutenir la politique militaire ue Pitt, ainsi que la répression des manifestations démocratiques en Angleterre et la suppression de l'acte û'habeas corpus. Il combattit surtout avec beaucoup d'animosité, en cette occasion, ses anciens amis Fox et Sheridan. En retour, Pitt l'appela, en 1794, à faire partie du cabinet et lui donna le purtefeuille de la guerre. Il montra encore plus d'ardeur que Pitt à fomenter la guerre sur le territoire français et fut, en 1795, l'instigateur et l'organisateur principal de la fatale expédition de Quiberon. Après la formation de la seconde coalition (1799), il s'eri'orça de préparer une seconde insurrection dans la Vendée, mais vit ses plans complètement renversés par la défaite des alliés à Zurich, par l'insuccès de l'expéilition de Hollande et par le retour de Bonaparte d Egypte. Ne pouvant plus contre-balancer au sein nu Parlement l'influence du désir de la paix, il quitta le ministère en février 1801, en même temps que Pitt et ses autres collègues. Lors de la conclusion des préliminaires de la paix d'Amiens en octobre 1802, il accabla de reproches le ministère Aouington et représenta celte paix comme étant, de la part de l'Angleterre, une reconnaissance de la suprématie delà France. L'attitude qu'il avait prise en cette circonstance l'empêcha d'être réélu, la même année, par le bourg de Norwich. -Après la chute du cabinet Audingtoii (1804),
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à laquelle il avait essentiellement contribué, il devait entrer, avec Fox et Grenville, dans le nouveau ministère , que Pitt avait été chargé de former ; mais le roi , ayant éliminé le nom de Fox, Grenville et Windbam refusèrent de faire partie du cabinet. Ce dernier ne pardonna pas à Pitt d'avoir cédé aux désirs du roi, et, après sa mort (1806), lui dénia les talents d'un grand homme d'Etat. Dans le ministère des talents , formé k cette époque sous la présidence de lord Grenville , il eut de nouveau le portefeuille de la guerre et introduisit d'excellentes réformes dans l'administration militaire. A la mort de Fox (mars 1807), il quitta le ministère et combattit, depuis lors, au Parlement, les mesures du gouvernement; mais l'état de sa santé l'obligea à renoncer, en 1809 , k tonte activité politique. Bien que Windnam n'ait pas laissé une réputation aussi brillante que celle de ses contemporains, Pitt, Fox et Burke, son nom peut être toutefois associé dignement à ceux de ces derniers. Il possédait une éloquence plutôt insinuante que foudroyante et était doué de beaucoup de courage et de désintéressement, mais il eut le tort de regarder comme une nécessité politique l'oppression et l'abaissement des classes populaires. Ses discours furent réunis et publiés après sa mort (Londres, 1812, 3 vol. in-8°) par son secrétaire Thomas Aniyot, qui y joignit une vie de l'orateur. H. Baring a t'ait paraître de nos jours (1866) le journal des vingt-six dernières années de sa vie (de 1784 k 1810).
WINDHAM (Charles-Ash), général anglais, né dans le comté de Norfolk vers 1803. 11 entra au service en 1826, et il était parvenu, au. grade de colonel lorsqu'il fut attaché, en
1854, au quatrième corps de l'armée anglaise de Crimée. A Inkermann, il était aux cotés de sir George Caihcart lorsque ce dernier fut tué. Il eut alors, jusqu'à la fin de l'action, le commandement des troupes. Appelé ensuite à succéder au brigadier général Lockyer dans le commandement de la SB brigade de la 2e division, il était, le jour de la prise des batteries de Malakof, k la tête de la colonne qui prit d'assaut le Redan, et il demeura ensuite dans l'intérieur Je la forteresse pour encourager ses soldats jusqu'au moment où, après avoir envoyé inutilement, h trois reprises, demander des renforts au général Codrington, il se décida k se rendre lui-même auprès de ce dernier et y parvint heureusement au milieu d'une grêle de balles. Quelques instants après, les troupes anglaises furent obligées d'abandonner le Redan. L'intrépidité et le sang-froid dont le colonel Windham avait fait preuve en cette occasion lui valurent le grade de major général. Après la prise de Sébastopol, il reçut le commandement de la Karabelnaia et, en novembre
1855, devint chef de l'état-major général de l'armée d'Orient. De 1857 k 1S59, il a représenté au Parlement le bourg d'East-Norfolk et a passé ensuite à l'armée des Indes. 11 est, depuis 1855, commandeur de l'ordre du Bain et il a reçu, en 1865, le titre de baronnet.
W1NDHE1M (Chrétien-Ernest de), théologien et orientaliste allemand, né k Wemigerode en 1722, mort en 1766. Il professa successivement la philosophie à Gcettiugue et les langues orientales k Krlangen. Nous citerons, parmi ses écrits : De Pauto gentium apostolo contra Thom. Moryanum (Halle, 1745, in-8°j ; Preuve philosophique de la réalité des miracles (Heliustsedt, 1746); Bibliothèque philosophique de Gcettiugue (1748- 1757, 9 vol. in-S°) ; Recherches historiques sur ta vie et le gouvernement de David (1749, in-8°) ; Fragmenta historié philosophiez (1753, iu-8°); De subsidiis et dif'ficuttatibus in addiscendis antiquilatibus christianis, etc.
WINDIQUB odj. (vain-di-ke). Ethnogr. Se dit quelquefois de la branche slave, le terme Winids étant une des appellations les plus anciuunes et les plus générales qui servirent aux premiers historiens de l'Europe pour désigner les tribus de cette famille.
WIND1SCI1 , la Vindonissa des Romains, bourg-de la Suisse, dans le canton d'Argovie, bailliage et à i kiloin. de Brugy , sur la Reuss; 2,000 hab. Ce bourg est bâti dans l'enceinte q. l'occupait, du temps des Romains, la ville de Vindonissa, l'une des plus grandes et des plus importantes de l'ancienne Helvèiie, et qui servait de place frontière contre les Germains. Aux environs, on trouve les vestiges d'un amphithéâtre et des prisons «de l'ancienne ville. En labourant la terre pour les travaux de l'agriculture on rencontre fréquemment des antiquités et des médailles romaines. Apres avoir été dévastée k plusieurs reprises, Vindonissa fut entièrement détruite par les Alémans en 570.
W1NDISCH (Charles-Gottlieb) , historien hongrois, ne k Freabourg en 1725, mort en 1793. Il consacra toute sa vie à des travaux sur l'histoire et la géogiaphie de son pays. On lui doit : Description politique, géographique et historique du royaume de Hongrie (Presbourg, I772,in-s°); Histoire abrégée de la Hongrie (1778, iu-S°) ; Géographie du royaume de Hongrie (1780, 5 vol. tu-Su) ; Magasin de Hongrie, contenant des recherches pour ihistoine, la géographie, l'histoire naturelle et la littérature de ee royaume (17S1- 1788, 4 vol. iu-SO) ; lYouveau magasin de Hongrie (,1738, iii-soj.
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WINDlSCHGRjETZ(Alfied-Candide-Ferdinand, prince de), général autrichien, né à Bruxelles en 1787, mort en 1862. Entré en 180-1, comme lieutenant, dans le régiment des uhlsttis de Schwarzenberg, il était parvenu au grade de lieutenant-colonel en 1EJ.3 et il déploya, la même année, k Leipzig, une valeur qui lui vulut le grade de colonel ainsi que le commandement du régiment de cuirassiers du grand-duc Constantin. 11 se signala a la tète de ce corps pendantla campagnede 1814, notamment k l'affaire de Troyes, où, par sept attaques, il couvrit la retraite de l'infanterie, et au combat de La Fère-Champenoise. lJromu successivement major général 'et brigadier (1826) et feld - maréchal lieutenant (1833), il prit, après les événements de mars 1848, le commandement de Vienne, mais, sur sa demande, fut bientôt après rappelé à Prague, son poste antérieur. Il comprima avec beaucoup d'énergie le soulèvement qui éclata dans cette ville le 11 juin suivant et pendant lequel sa femme, née princesse de Schwarzenberg, fut, par accident, tuée d'un coup de fusil dans sa chambre. Pendant l'insurrection d'octobre à Vienne, il fut nommé feldmaréchal et commandant en chef de toutes les troupes cantonnées hors de l'Italie. Il prit Prague pour point de départ de ses opérations contre la capitale, établit, le 24 octobre 1848, son quartier général a Hetzetidorf et, le 30, battit k Sehweehat les Hongrois, qui marchaient au secours de Vienne. Le lendemain soir, après avoir canonné la ville toute/ la journée, il y pénétra par la porte du Château avec des forces imposantes. Vers le milieu de décembre, il commença, k la tète de 150,000 hommes, ses opérations contre les ■ Hongrois, s'empara de Presbourg, de Raub et, au commencement de janvier 1840, de Bude-Pesth. Une députaiion hongroise vint, le 4 janvier, k son quartier général pour y traiter de la paix ; mais il la renvoya, parce qu'il voulait une soumission sans condition. Après avoir battu, le 27 février, avec Sehlik, les Hongrois près de liapolna, il conçut le plan de refouler leurs troupes sur la Theiss; mais il fut battu, le 6 avril, près de Gœ icellœ et se vit ensuite forcé à la retraite par plusieurs défaites successives. Le 12 avril 1849, on lui relira son commandement et il fut mandé k la cour, k Oimutz, tandis que Welden le remplaçait. Il passa alors plusieurs années en congé dans ses terres de Bohême. En 1850, pendant la guerre d'Italie, il reparut de nouveau sur lu scène politique et fut chargé d'une mission à Berlin. 11 reçut, la même année, le commandement de la forteresse fédérale de Mayence et, après l'octroi de la patente de février, fut appelé comme membre héréditaire dans la Chambre des seigneurs du Reiehsrath. Le prince de Windischgiaetz possédait une grande fermeté de caractère ; mais c'était un aristocrate obstiné, et il n'avait ni talents militaires ni talents politiques. Investi d'une autorité sans limite, il soumit, eu 1848, Vienne à un terrorisme qui ne peut être justifié ni au point de vue militaire ni au point de vue politique et moral, et son incapacité complète imprima aux événements en Hongrie une marche qui devait avoir les plus funestes résultats pour cette contrée et pour l'empire. Il avait fait publier, sous ce titre : la Campagne de l'hiuer 1848-1849 en Hongrie (Vienne, 1851), un ouvrage qui renferme beaucoup de documents sur cette période de la guerre de Hongrie.
WINDISCHMANN ( Charles- Joseph - Jérôme), philosophe allemand, né à Mayence en 17*5, mort en 1839. Il étudiait depuis 1792 la philosophie à l'université de sa ville natale, lorsque l'invasion française le força de se retirer à Wurtzbourg, où il renonça k l'étude de la philosophie pour se livrer à celle de la médecine. Il n'en prit pas moins ses grades à Mayence en 1796 ; mais, comme les événements militaires avaient mis tin pour un temps aux travaux de cette université, il passa plusieurs années dans la retraite, s'oecupant uniquement d'histoire et de philosophie. En 1801, il fut nommé médecin de la cour de l'électeur de Mayence k Asohafi'enbourg et rit, en outre, dans cette ville des cours 'sur l'histoire naturelle, la philosophie et l'histoire. Appelé, deux ans plus tard, à une chaire de philosophie et d'histoire universelle dans la même ville, il joignit à ces fonctions, en 1811, celles de bibliothécaire de l'université. Lors de la fondation de l'université de Bonn en 1818, il y devint professeur ii la Faculté catholique do philosophie et y fut, en outre, admis dans la Faculté de médecine. Ce fut là qu'il mourut, au plus tort de la polémique soulevée par les doctrines des liermesiens. Comme philosophe, Wiudisehinti un appartient* l'école de Schelling, dont il a cependant moditié essentiellement les idées, par suite de son penchant k la théosophie et aux théories mystiques. On cite, parmi ses premiers écrits : Exposition de l'idée de la physique, dans le Nouveau journal de physique spéculative, do Schelling (1802); Idées sur la physique (Wurtzbourg, 1805, t. lor); Sur l'auéaii lisseraient volontaire de notre époque (lleidelberg, 1807). Plus tard, son attention se porta sur la philosophie de Hegel, qui lui suggéra l'ouvrage intitulé : Considérations critiques sur le sort de la philosophie à l'époque moderne (Francfort, 1825). Mais ce fut encore l'Orient qui fournit l'a-
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rêne la p.us vaste à son esprit rêveur et porté au mysticisme, ainsi que le prouve son livre intitulé : les Principes de lu philosophie en Orient (Bonn, 1827-1834, 4 parties), qui ne devait être que la première partie d'un grand ouvrage ayant pour titre : la Philosophie dans la marche progressive de l'histoire universelle. En médecine, il croyait aux cures miraculeuses ou produites par des causes sympathiques, ainsi qu'au unagrrétisme animal, et sa brochure Sur quelque chose qui est nécessaire à la guérison (Leipzig, 1824) était destinée k établir sur les principes de la spéculation pure l'explication des cures merveilleuses du prince de Hohenlohe, qui faisaient tant de bruit k cette époque.
WINDISCHMANN (Charles-Joseph), médecin ullemand, fils du précédent, né k Mayence en 1807, mort en 1839. Il se lit recevoir docteur k Bonn, devint premier médecin à l'hôpital de l'université, professa la physiologie et l'anatomie, puis se rendit à Louvain, ou il occupa ^une chaire d'anatomie de 1836 à 1838. Outre une savante dissertation Sur ta structure interne de l'oreille chez tes reptiles, on lui doit divers articles publiés dans la Grande encyclopédie médico-chirurgicale de Berlin.
W1ND1SCHMANN (Frédéric), orientaliste allemand, frère du précédent, né en 1SU, mort en 1801. Il fut ordonné prêtre en 1836, devint, deux ans plus tard, professeur de droit ecclésiastique et d'exégèse du Nouveau Testament k Munich et, après y avoir été appelé successivement k diverses dignités ecclésiastiques, y fut nommé, en 1846, vicaire général de l'archevêché. On lui doit plusieurs ouvrages de théologie ; mais il est plus connu par ceux qu'il a écrits sur l'Orient, notamment sur l'archéologie indoue et persane. Ses productions les plus remarquables en ce genre sont : Sancara seu De theologumeuis vedan- ' ticorum (Bonn, 1833); les Bases de l'idiome arménien dans la famille des langues aryennes (Munich, 1843); Du culte de Sonia chez les Aryens ^Munich, 1846); Légendes primitives des peuples aryens (Munich, 1853); l'Anahita ou Anailis persane (Munich, 1856); Mithra, matériaux pour l'histoire des mythes de l'Orient (Leipzig, 1857); Etudes zoroastriques (Berlin, 1863), recueil qui renferme ses travaux sur les antiquités persanes. Windischmann était, depuis 1842, membre de l'Académie des sciences de Munich.
WINDSHEIM, ville de Bavière (Franconie moyenne), sur l'Aisch, à 53 kilom. O. de Nuremberg; 3,500 liab. Cojlége, école de oom- ^nerce. Eaux minérales. Ancienne ville libre impériale.
WINDSOR, ville d'Angleterre, comté de Berks, a 35 kilom. O. de Londres, sur la rive droite de la Tamise, vis-k-vis d'Eton, auquel elle est reliée par un pont; 9,500 hab. Cette petite ville, propre et bien construite, n'a rien de remarquable que son antique château fort, résidence des rois d'Angleterre, et dont nous parlons ci-après. Plusieurs conciles ont été tenus k Windsor. Au concile de 1 loi, on confirma la charte de fondation de l'Eglise de Norwich; k celui de 1114, on élut, avec le consentement du roi Henri 1er, Raoul ou Radulfe k l'archevêché de Cantorbery; enfin, au concile de 1175, le roi Henri II reçut, en présence des grands et des évéques d'Angleterre et d'Irlande, la soumission du roi d Irlande et sa promesse de payer tribut.
Le château de Windsor, bizarre assemblage de l'architecture de tous les âges, résume en quelque sorte l'histoire de la nation avec laquelle il a grandi. Il a traversé les diverses phases de la civilisation en se conformant aux lois du progrès, et c'est à l'aide du tribut que lui apportait chaque siècle qu'il est parvenu, k sa magnificence actuelle.
La situation du château de Windsor est des plus heureuses; il couronne une colline k rampe douce sur toutes ses faces, hors celle du nord, où le terrain s'élève brusquement au-dessus de la Tamise. En suivant les détours du fleuve, on aperçoit tout d'abord les tours de Windsor garnies de canons, souvenir des temps où, devant des attaques toujours menaçantes, le soin de lu défense devenait la première pensée. Les pavillons se détachent ensuite; puis, les ailes se développent, la chapelle allonge sa nef percée de hautes fenêtres en ogives, et la splendide demeure des rois normands, leur Versailles et leur Saint-Denis, se déploie dans sa vaste étendue.
C'est avec Guillaume le Conquérant que commence l'histoire de Windsor; il s'empara des terres données par Edouard le Confesseur k l'abbé de Westminster, construisit un château et transforma en forêt les champs et les cultures environnantes. Le troisième de ses fils, deuxième roi de sa race, agrandit cette résidence, s'y fixa et l'entoura de remparts. Sous Etienne, petit-lils de Guillaume, Windsor était devenu la seconde forteresse du royaume; Henri II y assembla ce Parlement où assistaient non-seulement les barons anglais, mais aussi le roi d'Ecosse et son frère. A la nouvelle de l'emprisonnement de Richard Cœur de Lion, traîtreusement arrêté k son passage en Autriche, Jean sans Terre s'empara du fort, où il fut assiégé par ses barons' révoltés. Ils ne purent prendre la place ; mais ils forcèrent le prince k signer, en 1215, dans un pré voisin, dont le vieux nom, llunnemede, siguifie pré du conseil, la
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grande charte [magna charta). palladium des libertés anglaises, Edouard Ul était né dans cette demeure favorite des Plantagenets, et il voulut faire de son berceau le plus beau palais de l'Europe. Ses tyranniques ordonnances recrutèrent des myriades d'ouvriers que l'on attacha, sous~les plus rigoureuses pénalités, aux travaux de Windsor. L'embrigadement des ouvriers dura dix-huit ans. A cette époque, tout habitantqui donnait de l'ouvrage ou accordait refuge k un des travailleurs du roi était passible d'amende ou de prison -, tout shérif était tenu de faire courir sus et de ramener k la chaîne le malheureux qui tentait de fuir cette masse d'hommes réunis comme des troupeaux de bêtes fauves, sans que l'on eût pourvu k leur logement ou à leur nourriture. Tandis que ceux qui édifiaient et embellissaient son palais devenaient la proie de maladies pestilentielles, Edouard II!, entouré de monarques vaincus et de sa noblesse riche des dépouilles de la France, étalait k Windsor un faste insolent.
La chapelle Saint- George, échantillon exquis de l'architecture du xve siècle, fut construite par Edouard d'York. Richard Beatichamp, évèque de Salisbury, en avait donné le dessin, et, à sa mort, arrivée en 1481, ce fut sir Keginaid Bray qui termina le monument. Le bâtiment qui avoisine l'entrée publique des appartements de cérémonie porte le nom de Henri VII, qui le fit construire. Henri VIII rebâtit le grand portail; mais c'est k sa tille, k Elisabeth, que se rattachent les souvenirs les-plus brillants des fêtes de Windsor. C'est dans ce château qu'en 1593 la comédie de Shakspeare, les Joyeuses commères de Windsor, tut représentée pour la première fois devant Elisabeth, La belle galerie qui garde sou nom est un des meilleurs échantillons de l'architecture du temps, et cette reine a fait élever la magnifique terrasse du nord.
La chapelle Saint-George a été réparée par George III. et ce fut sous son successeur, en 1724, que 'commença l'entière restauration du château de Windsor. On y dépensa plus de 21 millions. Les changements ont été généralement heureux. Le public, plusieurs jours par semaine, est admis k visiter les appartements d'apparat. Ce qui attire surtout l'attention des visiteurs est toujours la chapelle Saint-George, véritable bijou d'architecture ogivale. Elle est décorée des portraits des chevaliers de la Jarretière. Les dépouilles d'Edouard IV, de Henri VI, d'Edouard VI et de sa femme, de Henri VIII, de Jane Seymour, de Charles l«' y sont réunies, tandis que dans la chapelle de Beaufort, k l'est, sont déposés les restes de George III, de George IV, de Guillaume IV et autres membres de la famille de Hanovre. La chapelle d'Ur.vwick renferme un monument, érigé par souscription et sous la direction de Wyutt. k ta mémoire de la princesse Charlotte.
Les appartements de Windsor renferment une précieuse collection de tableaux, parmi lesquels on admire surtout les ouvrages de Holbein, Rubens et Van Dyck. On y voit du premier de ces maîtres les portraits du docteur Stockesby, évèque de Londres, d'un marchand nommé Stallhof, de sir Henry Guildford.écuyer de Henri VIII, d'un jeune homme vêtu et coiffe de noir 1,1533), de Henri VIII et de son fils, Edouard VI, encore enfant. Outre ces tableaux, la collection royale de Windsor ne possède pas moins de quatrevingt-neuf portraits de personnages de la cour de Henri VIII, dessinés par Holbein avec une simplicité, une légèreté et une pureté d'exécution que l'on n'a jamais surpassées; beaucoup de ces dessins sont muliieureusement fort endommagés. Uue peinture k l'huile de G. Peucz, datée de 1537, offre le portrait d'Erasme, copié d'après Holbein. Rubens est représenté k Windsor par son propre portrait, celui de sa femme, Isabelle Brandt, le célèbre tableau de Saint Martin partageant son manteau avec un puuvre (gravé par T. Chanibers et C. Galle) et un grand paysage intitulé le Chemin du marché. Une des plus belles toiles de Van Dyck, Charles 7cr à cheval, avec son grand éeuyer, le sire de Saint-Antoine, est au château de Windsor; c'est un portrait d'une magnificence toute royale. Ce chef-d'œuvre estptacé, avec vingt et un autres tableaux de Van Dyck, dans une salle qui porte le nom de ce maître j parmi ces vingt et un autres morceaux, on distingue les portraits des cinq enfants de Charles Ier, ceux des poètes Thomas Kiliigren et Thomas Carew [réunis sur la même toile), celui de sir Kenelin Digby et celui de lady Venetia, sa femme, ceux des fils du duc do Buckiugham (George et François Villiers), celui de J. Malderus, évèque d'Anvers, celui de la duchesse de Richmond, la Guérison du paralytique (gravé par P, de Jode) et le Mariage de sainte Catherine (gravé par Louimelin). On remarque dans Ta collection de Windsor les tableaux suivants de divers maîtres : une Cléopàtre, du Guide ; une Sainte Agnès, du Dominiquin; les Avares, de Quentin Massys; te portrait de Josse van Clève et celui de sa femme, peints par Josse luimême ; .une Madone, d'Albert Dilrer; des paysages de Claude Lorrain; le portrait d'un jeune nomme, par Rembrandt; le portrait du prince Rupert, par Pierre Lely ; deux Ateliers d'artistes, par R. Brakenburg ; la Vierge, l'Enfant Jésus et saint Jean et une Sainte