RONDE DE ZAMPA
rM-
Andanlino.
ll^l^lipii^plÉipi
ter couplet. Dou - ce jou - ven - cel - le,
Viens sur ta na - cel - le,
Tra - ver - se les Dota:
Tan - dis qu'el - le vo le*
fe^
zfzzzzicizzztzzzzxzzzz±îz\z3.
33—3 3zzi±=I
ZZ ZZÏZTZZL.ZZZ c: t . c e c
Que ta bar - oa - roi - le - Frap - pe les 6 - chos !
«i__Oi__a4.
S3l^i^l^?^^glSE|g
Si ton cœur n'ai,- me dé - jà.
Sois moins fie re, Moins se - vo - re. Car bien - tût ton tour, ton
mm
vien - dra; Sois moins fié - re, Moins se" - vô - re. Car bien-
tût,
bien - tût
DEUXIÈME COUPLET
Aimable fillette, Dont' l'âme inquiète Rêve un jeune éaouxl Dans la mariage
tan
tour vien - dra!
Tu vois le présage
Des jours les plus doux!
A ta voix l'écho dira : (bis) Patience et constnnee,
Car bientôt ton tour viendra.
(bis)
ZAMP
ZAMPELIOS ou ZAMBEI.IOS (Jean), poète et littérateur grec, né à Sainte-Maure, îles Ioniennes, en 1787, mort à Corfou en 1856. S'étant rendu en France et en Italie, il y étudia la physiologie et le droit, puis revint en Grèce, où il devint membre do l'hétairie fondée par Rivas. Reprenant ensuite le cours de ses voyages et de ses études, il habita successivement Paris, Milan, Vienne, Bukharest, commença à se faire connaître pur des Poésies lyriques et par une tragédie intitulée Timoléon (Vienne, 1818), qui fut représentée avec beaucoup de succès. Philologue en même temps que poBte, il s'attacha à répandre le goût de la littérature et de la langue grecque dans les îles Ioniennes, où l'on parlait alors généralement l'italien. Il était juge au tribunal de Corfou lorsqu'il mourut. Nous citerons parmi ses tragédies : Georges Castriote Scanderbeg ; Constantin Paiéologue ; lîigas; Botzaris; Karaiskakis; Codrus, roi d'Athènes; Jean Capo d'istria; Médée; Odysseus; Androtzos, etc. On lui doit aussi un Traité sur la religion, un Traité de grammaire, un Traité de prosodie. Ses Œuvres complètes ont été réunies et publiées à Athènes {1856-1857).
ZAMPELIOS ou ZAMBELIOS (Spiridion), littérateur et poète grec, tils du précédent, né à Sainte-Maure, lies Ioniennes, en 1828. A l'exemple de son père, il vint faire ses études de droit en France, puis il retourna aux lies Ioniennes et,.à partir de 1848, il collabora à divers journaux qui propageaient les idées libérales. Nous citerons, parmi ses écrits, les Chants nationaux de ia Grèce (1852), avec une intéressante étude historique sur l'hellénisme au moyen âge, et un travail sur la Poésie populaire en Grèce, publié en 1856 dans le Spectateur d'Orient.
ZAMP1 (Joseph-Marie), missionnaire italien qui vivait au XVtie siècle. Il entra dans l'ordre des théatiuset futappelé, en 1632, k faire partie d'une mission envoyée par Urbain VII en Mingrélie. Pendant la traversée, les missionnaires tombèrent au pouvoir des Turcs, qui les conduisirent à Constunlinople. Ayant recouvré la liberté par l'intervention du roi de France, Zampi put avec ses confrères gagner la Mingrélie. Ce religieux a écrit sur Sa mission uu ouvrage intitulé Relation de la Colchide et de la Mingrélie, qui a été traduit et publié par Chardin dans son Ilecueit des voyages du Nord. On y trouve dea détails exacts et intéressants.
ZAMPL (le Père Félix-Marie), célèbre prédicateur italien, né à Ascoli, marche d'Ancône, vers la lin du xvno siècle, mort dans la même ville en 1774. Admis dans l'ordre du Cuxmel, il s'y consacra h. la chaire et prêcha bientôt avec un grand éclat dans les principales villes de l'Italie. A un débit noble et imposant il joignait l'art de présenter ses idées d'une manière neuve et pittoresque ; mais, comme chez lut le goût n'égalait pas le talent, il se permettait des tableaux, des descriptions, des images, des expressions d'une excentricité voisine de la bouffonnerie et qui étaient peu en harmonie avec la gravité de son enseignement. On raconte que , quelqu'un ayant demandé à Benoît XIV de faire des représentations à Zampi sur ce sujet, le pape répondit: ■ Je m'en garderai bien; je ne me sens pas moimême assez grave pour oser lui faire des reproches.» Quoi qu'il en soit, Zampi parvint aux premières fonctions de son ordre. On a de lui, outre des poésies insérées dans divers recuejls : // Vizio sgridalo du oui l'antidoto a preseroarsi è la solitudine délia villa, etc. {Venise, 1754, in-8°) ; Parafrasi delli ireni di Geremia. (Venise, 1756, in-S°), paraphrase en vers des lamentations de Jéréuiie. Ses sermons sont restés manuscrits.
ZAMPlERI (Camille), littérateur italien, né à Imola en 1701, mort en 1784. Il acquit une connaissance approfondie des langues anciennes, de la philosophie, de !a théologie, des sciences physiques, de la littérature, se lit connaître par des poésies latines et italiennes furt remarquables et nlla habiter Bologne, où il fut inscrit sur le livre de la noblesse et admis au Sénat. Zarapieri , qui jouissait de la plus haute considération dans sa ville adoptive, fut envoyé par elle comme ambassadeur auprès du pape et remplit à vingt-quatre reprises les fonctions de gunfalonier. Zaïnpieri était en correspondance avec les hommes les plus distingués de l'Italie et faisait partie de nombreuses sociétés littéraires, On a de lui : Poésie latine e ilaliane (Plaisance, 1755, in-8") ; Gi'oAo exposto in ottaoa rima.poema (Plaisance, 1763, in-4°) ; Carminam libri quinque (Plaisance, 1771, in-4u) ; Tobbia ovuero délia educazione (Cagliari, 1778, in-4o), poème d'une remarquable élégance de style, dans lequel il propose un système d'éducation; Poésie liriclie italiane ; Opéra posluma (Cagliari, 1784, in-4°).
ZAMPlERI (Domenico), célèbre peintre bolonais, plus connu sous le nom de llamenicbîuo ou DouMuiquiu (V. ce dernier nom.)
ZAMP1N1 (Matthieu), jurisconsulte ituhen, né à Recanati, Marche d'Ancône. Il vivait dans lu seconde moitié du xvi« siècle, devint un des conseillers secrets de Catherine de Médicis, qu'il suivit en France, entra par la suite dans le parti des ligueurs, s'attacha de tout son pouvoir à empêcher Henri IV de
ZANC
monter sur le trône et retourna en Italie, où il mourut on ne sait quelle année, après que ce prince fut entré dans Paris . On lui doit plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons: De origine et atavis IJ agonis Capeti, etc. (Paris, 1581, in-8°) ; Elogia délia grande Ctiierina r.egina di Francia (Paris, 1586,, -in-4<>), traduit en français par Ch. Pascal ; Degli siati di Francia e delta lora potenza (Paris, 1587, in-8°), trad. en français (158S, in-8°); De successioae juris et prairogativx primi principis Francitt (Paris, 1588, in-4»), trad. sous ce titre : De la succession de droit et prérogative du premier prince du sang (Paris, 1588), etc.
ZAMPOGNE s. f. (zan-po-gne ; gn mil. — ital. zampogna, même sens). Mus. Sorte de cornemuse italienne.
— Encycl. La zampogne n'est point positivement, comme ou l'a dit, le nom italien de la cornemuse ; c'est plutôt une espèce particulière de cornemuse, différant un peu de celle qui est employée en Francs, et dont l'usage est fréquent surtout à Naples et dans les provinces de l'ancien royaume dont cette ville était la capitale. Les cunladini napolitains dansent avec une sorte d'ivresse aux sons do la zampogne. H OiidituussizAMFOGNA., a. l'italienne.
ZAN (Thomas), patriote polonais, né en Litluianie en 1791. Lorsqu'il eut achevé ses études, il fit des éducations particulières à \Vilna, où il suivit en même temps les cours de i'univorsUé. Ayant acquis uue grande influence sur les étudiants, il les lit entrer, en 1820, dans une association qui, sous le prétexte de s'occuper de propager l'instruction, cachait un but politique et patriotique. Cette association prit le nom de Société littéraire des Promienisci (rayonnants) et fut approuvée par le recteur et l'évêque; mais le gouverneur russe Korsakow,qui ne se laissa pus tromper par l'apparence, en prononça la dissolution. Zau, uu lieu de renoncer à son projet, reconstitua secrètement son association sous le nom de société des Phitwètes OU Amis de la vertu, y fit entrer les plus chauds partisans de l'indépendance de H Pologne et mit. à sa tête un comité compose de vingt membres. La police, ayant découvert l'existence de cette affiliation, en instruisitle curateurde l'université, le prince Czartoryski, qui rit procéder à une enquête pour en connaître les membres. En 1823, le gouvernement russe fit urréter un grand nombre d'étudiants et incorpora de force plusieurs d'entre eux dans l'année russe. Dans l'espoir de mettre un terme à ces rigueurs, Zan so dénonça généreusement lui-même comme lo fondateur et le président de la société secrète et déclara que c'était lui seul qu'on devait frapper. Condamné à la déportation, il fut enfermé dans la forteresse d'Orenbourg, et ce ne fut qu'après uno longue détention qu'il obtint l'autorisation de revenir eu Pologne. Depuis lors, Zan a vécu dans la plus complète obscurité.
ZASA, ville d'Algérie, dans la province de Oonstantine. C'est la Diana Veteranorum des Romains.
ZANARD1 (Michel), dominicain italien, né k Orguano, près de Bergame, en 1570, mortii Milan en 1641. Il entra tout jeune dans l'ordre deSaint-Doininique et, après avoir étudié la théologie et la philosophie à Bologne, il devint successivement professeur de théologie dans cette ville, à. Milan, à Vérone, à Crémone, ù Venise et à Fa. nza. Outre des opuscules ascétiques et de nombreux ouvrages restés manuscrits, on lui doit : Directorium confessorum et tlieotogorum (Créiuune, 1612-1614, 3 vol. in-8°), recueil de eus de conscience avec leurs décisions ; des Commentaires en latin sur plusieurs ouvrages d'Aristote (Venise, 1615-1617, 3 vol. in-4"); des Co»imenf<n>es sur la première partie de la Somme de saint Thomus d'Aquin (Venise, 1620, in-fol.) ; Dispututioiies de triplici universo coelesli, elemeutari et mixlo; De parvo homine, etc. (Venise, 1629, in-4»), collection de thèses sur divers sujets d'histoire naturelle.
ZANCIII (Jean-Chrysostoine), historien italien, né à Bergame vers 1490, mort dans la même ville en 1566. 11 appartenait à une famille où la scieiu-e et le goût des lettres étaient pour ainsi dire héréditaires. Son père, Paul Zunchi, à la l'ois sitvuntjurisconsulie et antiquaire, avait rendu d'importants services a Bergame, où il avait rempli plusieurs charges importantes. En 1524, Jean-lJhrysostome entra dans l'ordre des chanoines réguliers de Latran et y parvint aux premières dignités. Prieur, puis abbé de lu maison du Saint-Esprit, h Bergame, il devinteu 1359 supérieur général de son ordre. Il était lié avec le célèbre Bembo. Outre des poésies italiennes et latines restées inédites, et un Dictionnaire de la Bible qu'il n'eut pus lo temps d'achever, on lui doit un ouvrage sur l'histoire ancienne de sa ville naule, lequel parut sous ce titre : De Otobiorttm sine Ceiiomanorum origine, situ, ac b'ergami rébus unliquis, libri très (Venise, 1541, in-8°). Ce livre, écrit dans un style elégnnt, laisse beaucoup k désirer au point de vue de la critique historique; mais il est précieux k consulter, parce qu il renferme beaucoup d'inscriptions relatives à la ville et a la prov'mco de Bcrgama.
ZANC
ZÀNCHI (Basile), littérateur italien, frère du précédent, né à Bergame vers 1501. Dès son enfance, il s'était livré avec une telle ardeur à l'étude des langues et de la littérature de l'antiquité, qu'à l'âge de dix-sept ans il avait déjà terminé son Dictionnaire d'épithètes latines, qu'il ne publia que plus tard. Il vint à Rome, où ses poésies latines lui valurent une grande réputation et lui ouvrirent les portes de l'Académie romaine, dont il fit partie sous le nom de Petreius Zanehus. De retour à Bergame, il entra en 1524, en même temps qne'son frère Jean-Chrysostome, dans l'ordre des chanoines de Saint-Jean-de-Latran, s'adonna d'abord exclusivement à l'étude de la théologie, puis revint à la poésie. Zanchi parcourut ensuite les principales villes de l'Italie et devint, dit-on, bibliothécaire au Vatican, Toutefois, l'opinion la plus vraisemblable est qu'il fut jeté dans un cachot et qu'il y mourut vers 1558. La cause de son emprisonnement est peu connue; on croit qu'il était soupçonné de pencher pour les doctrines de la Réformation. Parmi ses ouvrages, on cite surtout : De horto Sophis (Rome, 1540, in-4°) , poème où il expose en vers harmonieux et élégants les dogmes et les principes du christianisme; Verborum latinorum ex variis auctoribus epilome (Rome, 1541, in-4°); c'est un dictionnaire avec renvois ; Poemata, libri Ht (Rome, 1550, in-8"), recueil de poésies pieuses , d'épithalames, d'églogues, de poèmes, etc.; Epithetorum commentant (Rome, 1542, in-4»); In omnes divinos libros uotationes (Rome, 1553, in-4»). Aucun poète italien du xvi» siècle n'a surpassé Zanchi au point de vue de l'harmonie et de l'élégance du style.
ZANCHI (Girolamo), théologien protestant talien, cousin des précédents, né à Alzano, près de Bergame, en 1516, mort à Neustadt, Bavière rhénane, en 1590. Il était chanoine régulier de Latian, lorsqu'il embrassa la Réforme. S'étaut enfui, en 1550, dans le pays des Grisons, il y exerça les fonctions de ministre protestant pendant trois années d'une vie d'aventures et, de périls. Appelé à Strasbourg en 1553 comme professeur de philosophie et de théologie, il y rencontra des difficultés d'un nouveau genre. Il avait souscrit à la confession de foi des Eglises grisonnes peu avant son départ de Chiavenna. A Strasbourg, on lui en lit presque un crime.- Vivement attaqué, notamment par Marbach , Zanchi dépensa beaucoup de science et d'activité dans ces mesquines luttes, mais finit par s'en lasser. Il retourna à Chiavenna au bout de dix ans (1563). En 1568, il fut nommé professeur de théologie à Heidelberg ; mais, huit ans plus tard, l'électeur Frédéric III, qui avait encouragé le développement de cette université dans un sens libéral, étant venu à mourir, Zanchi accepta la place de recteur de l'école nouvellement fondée à Neustadt par le comte Jean-Casimir. C'est là qu'il passa ses dernières années. Zanchi avait épousé la jeune et charmante fille de Curione, qu'il perdit après quelques années de mariage. L influence de Curione surl'esprit deson gendre est incontestable. Il le poussa dans la voie do !a tolérance, et c'est grâce à lui que Zanchi supprima des discours qu'il avait prononcés à Strasbourg pour prouver que les hérétiques doivent être mis à mort et traités comme les autres criminels. On a imprimé du vivant de Zanchi quelques-uns de ses sermons, notamment ceux de Chiavenna ; quelques harangues prononcées dans ses différentes résidence» en Allemagne ; un traité, De nattira Dei (Heidelberg, 1577, in-fol.); un autre plus savant, De tribus Ëlohim, unoque Jehooa (Francfort, 1572, in-4°), essai de critique assez hardie pour le temps et pour l'école U laquelle appartenait Zanchi. On a réuni toutes ses œuvres en S vol. in-8» (1619). La seule partie qui ait aujourd'hui encore quelque intérêt, comme source précieuse de renseignements, c'est le recueil de ses Lettres latines (Hanau, 1609, in-S°). Ziinchi était un théologien modéré, sans grande originalité, mais sans parti pris et sans fiel ; il représente parmi les réfugiés italiens l'élément à la fois conservateur et modéré.
ZANCHI (Lelio), théologien italien, né à Vérone, mort en 1588. Après s'être fait recevoir docteur en droit civil et en droit canon, il se fit admettre au collège des avocats de sa ville natale, entra dans les ordre*, ce qui ne l'empêcha pas de remplir plusieurs fonctions municipales, fut député à plusieurs reprises a Rome, et il venait d'être nommé par Sixte-Quint évêque de Retirio, lorsqu'il mourut. Nous citerons de lui : De prioilegiis Ecctesim et casibus reseroatis (Vérone, 1587, in-fol.) ; Dialoyus inter militem sacrum et sxcularem, écrit contre le duel.
ZANCLE s. m. (zan-kle — du gr. zan/clé, faux à faucher). Ichtbyol. Nom scientifique du tranchoir, genre de poissons.
— Entom. Genre d'insectes névroptères, de la famille des phryganiens.
ZANCLE, nom ancien de Messine.
ZANCLIEN, ienne s. et adj. (zan-kli-ain, i-è-ne). Géogr. anc. Habitant deZancle; qui appartient à cette ville ou à ses habitants : Les ZANCLiENS. La population zanclienne,
SANCLOSTOME s. m. (zan-klo-sto-me — du gr. sankU,'{a\i3i ; stoma, bouche). Ornith.
ZÀNE
Genre d'oiseaux, de la famille des coucous, dont l'espèce type habite Java.
ZANCLURE s, m. (zan-klu-ro — du gr.
zanklê, faux; oura, queue). Iehthyol. Genre de poissons, de ia famille des scombéroïdes.
ZANDEll (Christophe-Edouard), peintre allemand, né à Radegast (Anhalt) en 1834, mort en 1808. Destiné d'abord à la paisible carrière de l'agriculture, il l'abandonna tout à coup pour se livrer à la peinture. Arrivé h Munich, il étudia laborieusement sans grand succès ; il y végétait comme dessinateur obscur, quand le docteur Schimper le décida à aller le rejoindre en Abyssinie. 11 arriva à Massoua, d'où il gagna Anlitscho après avoir couru de grands dangers et failli dix fois perdre la vie. Il fut pour le savant naturaliste un aide précieux et lui fit d'excellents dessins de plantes, d'animaux, de costumes, ainsi que des paysages. Le régent lîbié, l'ayant chargé de construire l'église de Debr- Eskié, fut si content de lui qu'il lui donna des lettres de noblesse, le prit sous sa protection et le maria. Mais peu après éclata la guerre entre le régent et le fameux Théodoros. L'ancien peintre devenu architecte fut tout à coup promu au commandement en chef de l'artillerie. Ubiô fut battu à Debela. L'inconstant architecte passa alors au service du vainqueur Théodoros, qui l'envoya gouverner l'île de Gorgora, puis lui confia la défense du trésor royal et de l'arsenal. Enfin, en 186S, lorsque Théodoros fut renversé, Zunder était son ministre de. la guerre, et il est probable qu'il eût. eu quelque peine à trouver grâce cette fois aux yeux des vainqueurs. Mais il eut la chance de mourir presque aussitôt après son maître, à Mulkutto.
ZANDJAN ou ZENGH1AN, ville du royaume de Perse, dans la province de l'Irak-Adjemi, à 45 kilom. N.-O. de Sultanabad, sur une petite rivière de son nom; 12,000 hab. On y voit un beau bazar et aux environs de nombreuses ruines. Les historiens persans attribuent la fondation de cette ville à Ardechir- Babegan, premier roi de la dynastie sassanide. Détruit*; par Tamerlan, elle fut réédifiée à son retour de Turquie.
ZANDONATI (Vincente), archéologue italien, né à Aquilée en 1804, mort en 1870. Il s'est fait un nom en s'entermant clans une très-étroite spécialité : les antiquités d'Aquilée. Sur cette question, son érudition était unique et faisait autorité. Il a laissé quelques monographies chères aux spécialistes.
ZANDRACARTA, ville de l'ancienne Hyrcanie. V. Zadracarta.
ZANE (Jacques), poste italien, né à Venise en 1529, mort en 1560. Tout en remplissant les fonctions de conseiller à La Canée, il s'adonna avec passion U la poésie, composa deux poëmes, l'Art d'aimer, imité d'Ovide, Xerxès vaincu par les Grées; une tragédie, Méléagre ; mais il acquit surtout une grande réputation par des poésies lyriques qui l'ont fait ranger parmi les meilleurs poètes italiens en ce genre. Ses Poésies et ses Sonnets ont été recueillis et publiés à Venise (1561, in-8«).
ZANESV1LLE, ville des Etats-Unis (Ohio), ch.-l. du comté de Muskingum, à 106 kilom. E. de Coluinbus; 11,000 hab. Fabriques d'étoffes de laine, verreries, grand nombre de moulins de toute espèce, scieries hydrauli ques. Commerce considérable avec La Nouvelle-Orléans, en viande salée, maïs, légumes, whiskey. Mines de houille dans les environs, ainsi que des puits salants.
Zaïicita, opéra-comique en trois actes, paroles de Scribe et de Saint-Georges, musique de M. Auber; représenté à l'Opèra-Comique le 18 mai 1840. Le sous-titre : Il ne faut pas jouer avec le feu, a été supprimé après quelques représentations. Le livret est médiocre ; au lieu de concentrer l'intérêt sur deux personnages , les auteurs ont multiplié outre mesure les intrigues. Une princesse sicilienne , de sang royal, aime Rodolphe de Monteinar. Pour déjouer les soupçons, celui-ci feint de courtiser Zanetta, fille du concierge du palais; mais il oublie auprès de celle-ci la princesse de Tarente, qui épouse l'empereur. L'ouverture est fort jolie. Nous signalerons dans le premier acte la Sicilienne, le trio : Oui, si vous daignez m'approuoer, la cavatine de soprano : Pendant toute la nuit, et au troisième acte l'air : Adieu, mes fleurs chéries. M"aes Damoreau et Rossi se faisaient applaudir dans leur duo du second acte : Contre l'hymen qu'ordonne. Couderc et Mocker complétaient l'interprétation de cet agréable ouvrage.
ZANETTI (le comte Antoine-Marie), gentilhomme vénitien, célèbre dans le xvm» siècle par sa passion éclairée pour les arts et son talent pour la gravure, né en 1680, mort en 1766. Il fut en 1722 un des restaurateurs du procédé perdu que Carpi et autres maîtres avaient employé pour obtenir, dans la gravure sur bois, différentes teintes et rendre le clair-obscur. Son cabinet d'antiques et de pierres gravées était un des plus riches qu'aucun particulier ait jamais possédés. U lui coûta des sommes considérables, aussi était-il souvent gêné, bien qu'il fût riche et économe sur tout autre point. Pour compléter son instruction artistique et recueillir des objets d'art, il avait visité les principa-