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SIBYLLE EUROPÉENNE DOUZIÈME
AUGURE III
Oui, si vous vous adressez à un avocat consciencieux, mais ce phénix est bien rare par le temps qui court. Chérchez-le.
La cour est de nos joursun terrein bien glissant, vous sentez-vous de la souplesse dans les genoux et dans la moelle épinière ? Alors, voyez.
Mesurez la fortune et l'influence de votre adversaire et la vôtre propre, et puis vous serez parfaitement en état de juger la question.
Non; mais, après avoir souffert beaucoup de privations de toutes sortes, le hasard vous mettra en rapport avec un personnage qui vous posera soli-
dement.
Oui, mais avec de l’habileté ,vous pouvez établir noir contre noir , et vos ennemis verront ainsi tous leurs projets déjoués.
Oui, si vous les croyez sincères et valables ; non, si vous pensez qu'elles ne sont pas suflisantes ; seulement choisissez bien vos témoins.
À quoi bon résoudre une question aussi délicate? Il n'y a à ceci qu'un seul remède que ni vous ni votre femme ne voudrez employer.
Si vous avez le courage de reprendre une femme qui a violé la foi conjugale, la société, qui est mauvaise, ne vous le pardonnera point.
Vous en perdrez un à l'armée, un autre se mariera richement et sera entendu dans le commerce ; une de vos filles, si vous n’y veillez, vous causera des chagrins.
Oui, mais défiez-vous d’un mariage d’inclination auquel vous songez, votre passion se transformera plus tard en désillusion et regrets.
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