‹ Grand jeu de société. Pratiques secrètes de Mlle Lenormand. Explication et application des cartes astro-mytho-hermétiques, avec ... la manière de faire les talismansChapitre 44 sur 77 · DE LA GÉOMANCIE · texte numérisé non relu

DE LA GÉOMANCIE

a Géomancie (d n grec gç, terre, manteia , divination) est la science qui enseigne à prédire l’avenir par le tracé de certaines lignes sur le sol même : cependant, à force de raisonnements et d’expériences, on a reconnu que les résultats des opérations faites sur le papier, en traçant des lignes de points tout le long des doigts comme se guidant au moyen d’une règle, les effets 'opération sont absolument les mêmes que si l’exercice se faisait sur le sol.

PK1K(I1,I^ ET RÈGLES.

Après avoir posé la main droite sur du papier, en pensant fortement à la demande qui intéresse, on pique au hasard et sans les compter avec une plume ou un crayon des points tout le long de chacun des quatre doigts, le pouce non compris; mais en observant la distance à peu près indiquée par le modèle ci-dessous ; ayant soin de marquer le premier point le plus près possible du sommet de l’angle ou de l’espace infiniment étroit qui règne entre deux doigts consécutifs; la ligne de points toujours droite ne doit pas dépasser l’extrémité de l’ongle.

Cet exercice, basé sur les longueurs relatives des quatre doigts de la main droite , fournit des lignes de points très variables en nombre, suivant la conformation des individus.

Scr exercice.

On recommence quatre fois le meme exercice, c’està-dire que l’on pose quatre fois la main sur le papier, et

chaque fois on fait une ligne de points sans les compter

et au hasard le long de chacun des quatre doigts, de la manière que nous l’ayons indiqué; ceci fait, on a quatre fois quatre lignes de points delà longueur des doigts du consultant, en tout seize lignes de points.

*e exercice.

*e exercice.

4e exercice.

Veut-on opérer pour une autre personne et à son insu , on ne pourra pas faire les lignes de points le long des doigts de ladite personne; dans ce cas , on tâchera de se procurer un gant dont elle aurait fait usage; ou bien on fera en sorte de lui en faire mettre un convenable pour sa main, et dans le temps qu’elle essaie le gant on fixe la longueur des doigts , puis on forme les seize lignes de points en quatre fois différentes, en se conformant à la longueur des doigts du gant; les seize lignes formées, il faut compter les points que chacune contient, et pour les lignes dont le nombre se trouvera pair, on piquera deux points, et, pour celles dont le nombre sera impair, ôn piquera un point; ainsi, les quatre lignes de chaque exercice formeront une figure , d’où il suit qu’on aura quatre figures pour les quatre exercices.

Il est évident que chaque figure ne peut contenir que huit points au plus et quatre au moins ; en comptant la première ligne, je trouve qu’elle a seize points, ce qui fait pair. Alors on commence la figure par deux points posés à côté l’un de l’autre, comme ci-dessous, figure ire.

Fig. 3.

Fig. 2.

Fig. l.

Fa seconde ligne a dix-lmit points, elle est pair; on pose encore deux points sous les deux premiers.

La troisième a dix-sept points, cela fait impair ; on pose un point sous les autres.

La quatrième a quinze points, cela fait impair; on pose un point qui termine la première figure.

On fait de même pour les deuxième, troisième et quatrième exercices; si les lignes sont pair, on pose deux points; si elles sont impaires, on pose un point. Maintenant, avec ces quatre figures, il faut en former quatre autres, en comptant et commençant par les points du haut.

Ainsi le haut de la première figure est pair, je pose deux points . .; le haut de la deuxième est impair, je pose un point sous les deux premiers. Le haut de la troisième est impair, je pose encore un point audessous de ceux déjà posés ; le haut de la quatrième fi-

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gurc est pair, je pose encore deux points au-dessous des autres, ce qui inc donne cette figure :

La deuxième figure se forme de la même manière que la première, en prenant les seconds points des quatre figures, que Von pose les uns sous les autres, ce qui produit cette figure :

La troisième figure se forme de la même manière que les deux précédentes, en prenant les troisièmes points des quatre figures, que Von pose les uns au-dessous des autres, ce qui donne cette figure . '

La quatrième ligure se forme de la même manière, en prenant les derniers points des quatre figures, et Von a cette figure :

Maintenant il faut réunir les quatre premières figures formées des seize lignes de points, et les quatre deuxièmes figures formées des quatre premières, à coté les unes des autres, en commençant par la droite, ce qui donne huit figures.

Et avec ces huit figures que l’on prend deux à deux, on forme les quatre autres suivantes :

Le nombre des points du haut de la lre et2me figure réunis étant impair, je commence la neuvième ligure par un point. Les points du haut de la 3me et 4me étant en nombre impair, je pose encore un point au-dessous du premier; ceux de la 5me et 6me figure étant pairs, je pose deux points au-dessous de ceux déjà posés , et ceux de la 7nic et 8,ne figure formant pair, je

pose encore deux points, et la neuvième figure se trouve ainsi formée comme elle est indiquée ci-dessus.

La dixième se forme de la même manière, en prenant les deuxièmes points de la première et deuxième figure, de la troisième et quatrième, et ainsi de suite.

La onzième se fait avec les troisièmes points, et la douzième avec les quatrièmes points.

Maintenant, avec ces quatre figures neuf, dix, onze, douze, on forme deux autres figures treize et quatorze.

La treizième est formée des figures neuf et dix. Ainsi les premiers points de la neuvième et dixième figure réunis formant un nombre pair, je pose 2 points. Les 2 points de la 9me et 10me formant impair, je pose un point sous les deux premiers ; les 3mes points toujours de la neuvième et dixième formant un nombre pair,

je pose donc deux points, et les quatrièmes étant impairs, je pose un point qui termine la treizième figure.

Enfin avec les figures 13me et 14me, je forme une 15me figure; le nombre des points du haut est impair, je pose un point, les 2™8, 3mes et 4mes se comptent de la même façon , et la quinzième figure se trouve entièrement

formée de points en nombre impair.

Enfin on fait encore une seizième figure qu’on forme de la treizième, quatorzième, quinzième ; les points du haut commencent la seizième ; s’ils font pair, on pose deux points; s’ils font impair, on pose un point.

Les 2mes points des treizième, quatorzième et quinzième forment les 2mes points de la seizième, et les troisième et quatrième forment les troisième et quatrième,

ce qui, bien compté, me donne cette figure ;

Comme on le voit, il résulte de l’exercice que nous venons de démontrer seize figures de points dont il faut chercher les significations, et voir s’il s’en trouve plus de bonnes que de mauvaises, et ce qu’on peut attendre d’après ce qu’elles indiquent. Nous allons donner l’explication de toutes les figures telles qu’elles sont représentées sur nos cartes. — En indiquant qu’elles ne prennent nullement les qualités ou les défauts des cartes sur lesquelles elles se trouvent. Seulement les cartes qui accompagnent à droite ou à gauche servent à les modifier et à déterminer les évènements.

La lre * désigne commerce, acquisition.

La 2e * *

La 3°

petite fortune, mais délivrance de

grands

La ¥ * * grande joie, contentement.

\ \ /Ioa/L. CUj-. /t H-ifcr'

j a mg . . indique qu’on devra se défier de toutes

• propositions. ^ VfT*'» ' >

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, . . est parfaitement bonne pour les sens y

U 6 • en place,

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La 7e

# * # marque faiblesse, dangers de chute.

• . /£ < /f (n^J< ‘y^CyCÆ . ^

I a 8e * * (lu on fera d’heureuses rencontres , conquêtes, /%£&.aa. tte.

(C , y*&ywC4 «. y <!-<-

La 9e * grossesse et changement de position.

CC^As? /Î<M

La 10e * * on sera en danger d’être emprisonné, P » y /■ cn^n

La 11*

représente le mariage ou les amours honnêtes. Ci

letes. iin^f isy-t C^Tvn ^ -Ç^ns\

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indique les nobles et grands digni- La 12e * * ^ „ j* '

ta ires. </

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. /©z^L*>vaj e .

La 15e * indique les maladies et les voyages.

La 14e 9

qu’on parviendra avec peine à ce qu’on

désire, surtout en amour. . . j

gèfe . &vrt tby&r' fcuisL-e *

?£An^ *

La 15e

indique cadeaux ou héritages, • n .

La 16

indique fortune suivant la conduite ou

la bonne gestion du consultant./

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/«.zW-e fcoÿ***'

On voit que de toutes ces figures il n’y en a pas qui se ressemblent : ainsi, quand pour une personne on a formé seize figures, on les réunit en une seule comme celle que nous donnons ci-dessous, et s’il y en a plusieurs semblables bonnes, c’est bon signe ; si au contraire il

s’en trouve plusieurs semblables mauvaises, c’est mauvais signe.

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Ainsi nous voyons que, parmi les figures résultant des lignes de points faites le long des quatre doigts de la main droite , en comparant ces figures avec celles données pour modèles,

La première indique fortune dépendant de la bonne gestion du consultant.

La deuxième, grossesse et changement.

La troisième et la septième sont pareilles, et elles indiquent grande joie et contentement.

La quatrième, la douzième et la seizième sont pareilles, et elles indiquent noblesse représentant un grand dignitaire.

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La cinquième indique les amours intimes, le mariage.

La sixième indique faiblesse et danger de chute.

Les huitième et neuvième, petite fortune, mais délivrance de grands chagrins.

La dixième, danger de prison.

Les onzième et quatorzième sont pareilles : mauvaise spéculation .

La treizième, acquisitions qui rapporteront grand profit.

La quinzième pronostique si on aura des maladies, et si on fera des voyages.

Nous pouvons voir que dans cette figure il y en a plus de bonnes que de mauvaises, cependant il y a de petites incohérences, mais il pourrait en résulter encore de plus grandes : c’est pourquoi il faut mêler et couper le jeu en entier, puis le distribuer en seize tas de la manière qui sera la plus commode, pourvu toutefois que l’on puisse reconnaître les premier, deuxième, troisième, enfin le seizième tas ; et on jugera ce que l’on doit conclure des figures par l’accord qu’elles formeront avec les cartes qui les accompagneront et par la place où se trouvera le consultant, et comment il sera entouré.

2° On verra si les figures qui semblent se rappor-

<si$ 263 ÏS£>

ter plus particulièrement au consultant sont bien accompagnées.

3° Si une bonne figure se trouve à la place d’une meilleure encore, c’est très bon; mais si, au contraire, cette même figure se trouve à une mauvaise place, elle perd de sa vertu, influencée qu’elle est par la mauvaise.

Enfin, pour s’assurer de l’efficacité du sort prédit par un des exercices de géomancie, on prendra tout le jeu de cartes, et, après avoir battu et fait couper, on répétera un des exercices enseignés précédemment, celui

du grand coup de 48, par exemple (t. i, p. 197 et suiv.),

et l’on notera les carrés sur lesquels les figures qui intéressent iront se placer; on verra aussi s’il en est quelques-unes qui se maintiennent, soit à la droite, soit à la gauche du consultant; si, dans l’exercice de géomancie, la figure qui intéresse pronostiquait perte d’argent, par exemple, et que, dans un autre exercice elle allât se placer sur le carré indiquant secours, ce serait une preuve que le sort déjà funeste s’est amélioré...

Dans tous les cas, si un des signes du zodiaque se trouve sur une des colonnes (p. 200), indiquant un évènement, il faut consulter la page 82 pour savoir quand il arrivera.

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