TROTS CORDES
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H.romati.1
l.a Contrebasse à quatre cordes me parait préférable, à l'autre, d'abord pour la facilite de l'exécution, l'accord en quartes n'obligeant pas l'exécutant à démancher pour faire la gamme, puis à cause de la grande ulililé des trois sons graves Mi, Fa, Fa tlièzc qui manquent sur les contrebasses accordées en quintes et dont l'absence vient à chaque instant déranger l'ordonnance des basses les mieux dessinées, en amenant forcément, pour ces quelques noies, une disgracieuse et intempestive transposition à l'aigu. Ces observations sont plus applaudies encore aux' contrebasses anglaises qui, bien quareordees en quartes,
n'ml cependant que trois cordas, La,Iié, So/ . Exemple. ~£)ï- -%EEl B Dans un orchestre bien compose un devrait avoii
plusieurs contrebasses à quatre cordes accordées en tierce et ipiintes. Klirpmnle '»)'■ -j B on aurait ainsi, avec les au-
1res conl reliasses accordées eu quartes, un croisement de cordes avide très favorable, à la sonorité.
lontre -liasses accordées Q . 0
„ Tierce e, Q,,i„,es. >' °
Conta-Basses arcor.li en Ouir.tfc.s-; .
Ces contre -Basses sont destinées., dans l'orchestre, aux sons les plus graves de l'harmonie. J'ai dit an chapitre précèdent, dois quel cas on pouvait les isoler des Violoncelles-, on peut alors pallier, jnsqir à un certain point, le défaut qui naît pour h/s Basses de celte disposition, en les doublant à l'oclave ou à l'unisson avec dos Bassons, des Cors de Basset, des Clari/n Iles liasses, ou des Clarinettes ordinaires, dans les sons extrêmes du grave; mais je trouve détestable l'emploi que certains musiciens font aussi dans cette occasion, des Trombones et de* Ophicléi'des, dont le timbre n'a ni svmpalhié ni analogie avec celui îles Contre-Basses et s'unit ennséquemmont fort mal avec lui.
11 n'est pas impossible que l'occasion se présente d'employer avec succès les sons harmoniques (les contre-basses L? ev- -trême tension des cordes, leur longueur, et leur éloigncmeiit de la touche ne permettent pas, en tous cas, d'avoir recours aux sons harmoniques artificiels^, quant aux notes harmoniques naturelles elles sortent fort bien., surtout a partir de la première octave, occupant le milieu de la corde- ce sont les mêmes, a l'octave inférieure, que celles des violoncelles.
On peut à la rigueur faire usage des accords et arpèges sur la contre-basse, mais en ne leur donnant que deux ou trois notes au plus, dont une seule peut n'être pas à vide.
C<.ntre-Bi.ss..s in Quarte
Conlre-B-.ws ..coule-
en Qui,,,,,.
ff a ffo f.fn ff
On obtient très aisément le trémolo intermittente grâce à l'élasticité de l'archet qui le fait rebondir plusieurs l< sur les cordes après un seul coup frappé sur elles un peu vivement.
Ail'.' Moderato.
Il n'en est pas de même du passage suivant^ on ne peut le rendre qu'au moyen du trémolo continu, avec assez île peine, et en attaquant les cordes avec le bout de l'archet qui manque de force et obtient peu de son.
Ail1: Moderato.
EXEMPLE
Le trémolo continu des contre basses, un peu moins serré que ce dernier, est pourtant d'un effet dramatique excellent^ i ièu ne donne à l'orchestre une physionomie plus menaçante^ mais il ne faut pas qu'il dure longtemps autrement la fatigue qu'il occasionne aux exécutans qui veulent .se donner la peine de le bien faire, le rendrait bientôt impossible. Quand on a .besoin pour un long passage, de troubler ainsi les profondeurs de l'orchestre^ il vaut mieux alors en divisant les contre-basses, ne pas leur donner un véritable trémolo^ mais' seulement des répercussions précipitées qui ne s'accordent pas entre elles comme valeurs rythmiques, pendant que les violoncelles font le vrai trémolo.
VIOLONCELLE