I- Contre- Basse
E\ EMi'LE . (Sur le ineitie pupitre
2'-P Contre- Basse. ■
On a le tort, aujourd'hui, d'écrire pour le plus lourd de tous les instruments des dessins d'une telle rapidité que les violoncelles eux mêmes ont de la peine à les rendre. Il en resuite un inconvénient très grand; les contre-bassistes paresseux ou réellement incapables de lutter avec des difficultés pareilles, y renoncent de prime abord et s'attachent a simplifier \r trait; mais la simplification des uns n'étant pas celle des autres, puisqu'ils n'ont pas tous les mêmes idées sur l'importa nefharmonique des notes diverses contenues dans le trait, il s'en suit un désordre, une confusion horribles. Ce cahos bourdonnait*, plein de bruits étranges, de grognements hideux, est complète et encore accru par les autres contre-bassistes plus zélés on plu*. confiants dans leur habileté, qui se consument en efforts inutiles pour arriver à l'exécution intégrale du passage écrit
Les compositeurs doivent donc bien prendre garde a ne demander aux contre-basses que des choses possibles, et dont la bonne exécution ne puisse être douteuse. C'est assez dire que le vieux système des contre -bassistes stmplifîcateHrs,syt>ti-im* généralement adopté dans l'ancienne école instrumentale, et dont nous venons de montrer le danger, est a présent tout a làil repousse. Si l'auteur n a écrit que des choses convenables a la nature de l'instrument, l'exécutant doit les faire entendre, rieii de plus, rien de moins. Quand le tort est au compositeur, c'est lui et les auditeurs qui en supportent les conséquences, l'exécutant alors n'a plus à répondre de rien.
Les fusées en petites notes placées avant les grosses notes EXEMPLE. ■ 4 çj- i^zH
s'exécutent en glissant rapidement sur la corde, sans tenir compte de la justesse d'aucun des sons intermédiaires, et l'elfe) eu peut être extrêmement heureux. On sait la furieuse secousse que donnent à l'orchestre les contre-basses attaquant le fa liant. précède des quatre petites notes Si, Ut, Ré, Ali, dans la scène infernale d'Orphée, sous les vers:
A l'affreux hurlement De Cerbère ei-umant Et ruffixsflnl .' Ce rauque aboiement, l'une des plus hautes inspirations de Gluck, est ici d'autant plus terrible que l'auteur l'a place suite troisième renversement de l'accord de septième diminuée ( Fa, Sol dieze, Si, lie,) et que pour donner a sa pensée tout le relief et toute la véhémence possibles, il a doublé a I octave les contre- basses, non seulement par lea violoncelles, mais par les allo.s et par la masse entière des violons.
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ORPHEE. (C.LICK.)
Allegro.
£ SYMPHOXIE PASTORALE. (IIKI-TI
Beethoven a également tire' parti de ces noies à peine articulées, mais- a l'inverse ' de I exemple précèdent accentuant la première note du groupe plus que la dernière. Tel est ce passage de I orage de la simphonio Pasl (|'ui donne si bien l'idée des efforts d'un vent violent charge de pluie, et des sourds grondements d'une rafale. Jii-m, .[ne lîeclhoven dans cet exemple et dans beaucoupdautres passages, a donné aux contrebasses des notes graves qu" elles ne |"iim ciller; ce <[ui L'erail supposer que l'orchestre pour lequel il écrivit possédait des contrebasses descendantjusqu'a 1/ l octave basse < des violoncelles, el qu'on ne trouve plus aujourd'hui AU" Metr: 80 = o