FLITE
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Les sons graves de la flûte sont peu ou mal employés par la plupart des compositeurs; Weber, dans une foule de |>as sai;es du Freyscliutz, et, axant lui, Gluck, dans la marche religieuse d'Alreste, ont pourtant montre tout ce qu'on en peut attendre pour les harmonies empreintes de graxite et de rêxerie. Ces notes basses, je lai déjà dit, se mêlent fort hirn aux sons gra\es des cors anglais et des clarinettes; elles donnent la nuance adoucie d'une couleur sombre
ALCESTE. (eu < r .)
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A «nez en outre l'exemple Ni H. tire du Freyschulz de Weber. Il y a quelque chose d'admirahlement rêveur dan- ce tenue? au grave des deux flûtes, pendant la prière de la mélancolique Agathe, promenant ses regards sur la rime des arbres, qu argentent les rayons de l'astre des nuits.
En gênerai, les maîtres modernes écrivent les flûtes trop constamment dans le haut, ils semblent toujours craindre qu'elles ne se distinguent pas assez au dessus de la masse de l'orchestre. Il en re'sulle qu'elles prédominent, au lieu de *e fondre dans 1 ensemble, et que 1 instrumentation devient perçante et dure plutôt que sonore et harmonieuse.
Les flûtes ont une famille, comme les hautbois et les clarinettes, et tout aussi nombreuse. La grande flûte dont non- ve nous de parler est la plus usitée. Pour les orchestres ordinaires, on écrit en gênerai que deux parties de grande flûte; souvent néanmoins, des accords doux tenus par trois flûtes seraient d'un excellent effet. Il re'sulle une sonorité charmante de 1 association dune flûte seule dans le haut, avec quatre violons, soutenant une harmonie aiguë à cinq parties. Mal gre 1 usage, raisonnable cependant, qui fait donner toujours à la première flûte les notes les plus élevées de l'harmonie, il y a des occasions nombreuses de faire le contraire avec succès.
Exemple.