‹ Grand traité d'instrumentation et d'orchestration modernesChapitre 74 sur 116 · ETENDUE GENERALE · texte numérisé non relu

ETENDUE GENERALE

EXEMPLES

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iD'un mauvais timbre.!! D'un mauvais timbre.

Pé"dales

Chrouialiquemènl.

Si les pédales du Trombone Alto n'étaient pas d'un si mauvais timbre on pourrait les employer, dans les orchestres nui n'ont pas de Trombone Basse, à combler la lacune existant entre le Mi a ■* J — il du Trombone Ténor et sa première pédale; rE™ malheureusement elles sont si grêles et si flasques, qu'il ne faut pas compter là dessus pour remplacer les beaux sons graves, du Tri -boue Ténor; leTiombone Basse seul, avec les puissantes notes de l'extrémité inférieure de sa gamme

pu peut remplir cet emploi. " "•" ~v ÏO

Heureusement l'habile facteur Sax (de Paris) a tranché la difficulté au moyen d'un seul piston adapte' au corps du Trom. .boue Ténor; pisUn que l'exécutant fait mouvoir avec le pouce de la main gauche, en conservant toute la liberté de son bras droit, pour faire tnanonvrer la coulisse, et qui, comblant la lacune, donne maintenant au Trombone Ténor en Si b cette immense étendue.

Avec le Piston du pouce.

Tous les Orchestres devraient posséder au moins un de ces beaux instruments.

Les vibrations des notes pédales sont lentes et demandent beaucoup d'air; il faut donc, pour qu'elles puissent bien sortir, leur don. -lier une assez longue durée, les faire se succéder lentement, et les entremêler de silences qui permettent à l'exécutant de respirer. Il laut avoir soin aussi que le morceau où elles figurent soit écrit .généralement assez bas pour que les lèvres du Tromboniste aient pu graduellement s'accoutumer aux intonations très graves. La meilleure manière de prendre les pédales sur le Trombone

Té

iKir par exemple, est d< faire sur la premièn

saut de quinte ou d'octave, en partant du Fa ou du Si 9 au des.

.sus; puis, après avoir permis une respiration, de passer en descendant chromatiqueinent au La et au Sol dièze ( le Sol naturel est plus difficile, d'une rudesse extrême et d'une émission très chanceuse.) C'est du moin ainsi que, dans une messe de Requiem mo. -denie, lauteur a amené ces trois notes; el bien qu'à la première répétition de son ouvrage, sur les huit Trombonistes qui devaient les (aire enleiidre,einq ou six se fussent écriés qu'elles n'étaient pas possibles, les huit Si be'mols,les huit La et lès huit Sol $ n'en sertirent pas moins très pleins et très justes, et donnés par plusieurs artistes qui, n'ayant jamais essayé de les faire eu. .tendre, ne croyaient pas à leur existence. La sonorité des trois notes pédales parut même beaucoup plus belle que eel.

-le des notes bien moins graves et souvent employées

Cet effet est plaie, dans l'ouvrage que je viens de citer, au dessous d'une harmonie de Flûtes a trois parties, en l'absence des voix et de tous les autres instruments. Le son des Flûtes, séparé de celui des Trombones par un intervalle immense .semble è. -tre ainsi la résonuaueé harmonique suruigiie de ces pédales, dont lc-niouv nient lent et la voix profonde ont pour but de redou -hier la solennité des silences dont le choeur est entrecoupe', au versit;//W/«v etpreces tibi taudis of'f'ei-imtis.

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J'ai employé ailleurs encore le? pédales de Trombone Ténor, niais dans une loute autre intention. Tl s'agissait de l'aire entendre J'~ harmonies "raves d'une rudesse extrême et d un fimhre inaccoutumé. Je crois les avoir obtenues au moyen de celle quinte <lx deux

Trombones Ténors ^ — 3 et [dus loin par cette septième diminuée entre un Ophicléide et un La pédale de Trombone Ténor 2Z

EXEMPLE

01 HII.LEIDE En UT.

\ <2 TROMBONES TENORS Unis. \5L

lue autre particularité ignorée de la plupart des compositeurs et 1res importante à connaître eependaiil,c'est la difficulté et meii 1 impossibilité dans certains eas,ou se trouvent les Trombones de l'aire se succéder avec quelque rapidité les notes suivantes:

TROMBONE ALTO

TROMBONE TENOR

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