‹ Grande-Bretagne et Canada, questions actuelles [microforme]Chapitre 103 sur 105 · BONNE ENTENTE ENTRE ANGLAIS ET BOERS · texte numérisé non relu

BONNE ENTENTE ENTRE ANGLAIS ET BOERS

Dans un discours qu’il prononça à Manchester, le 19 novembre 1899, Sir Henry CAMPBELL BANNERMAN cita les lignes suivantes, écrites, en 1891, par Lord Randolph CHURCHILI, :

La vieille hostilité qui divisait les Anglais et les Hollandais (au Cap) et qui avait atteint un degré dangereux de violence à l'époque de lx guerre du Transvaal (de 1881 } semble avoir entièrement disparu, Les deux éléments entretiennent des sentiments

de respect, d'affection et de confiance, Le génie du Premier-Ministre, M. Cecil Rhodes, a surtout contribué à produire cet heureux état de choses. Il a su acquérir et conserver la confiance des colons anglais et hollandais ; et il leur a prouvé

dans l'exercice journalier du gouvernement autonome, que leurs intérêts sont entière. ment communs en toutes choses,

Inutile de rappeler que lord Randolph Churchill écrivait ceci avant le /amieson raid, alors que M. Rhodes possédait la confiance absolue de la population hoer.

Et M. Campbell Bannerman ajoutait :

Lord Churchill... parle ensuite du règlement qui suivit la bataille de Majuba ; et lui qui avait vivement combattu et dénoncé ce règlement en Angleterre, il décide que cet arrangement fut sage, prudent et nécessaire,

(E. P, H,, 1899-1900, vol, 1, page 134.)

À un banquet du club St-Georges, à Londres, le 15 juillet 1897, lord LOCH, ancien gouverneur de la Colonie du Cap, parlant de la fidélité des habitants de cette colonie, disait

......Qu'is se réclament de leur o.igine angiaise ou de ieurs ancêtres hollandais, je suis prêt Fier Hs sont fidèles jusqu'au fond du cœur. Je n'hésite pas à dire que les descendants de la population hollandaise des colonies de 1'Afric australe sont aussi dévoués au maintien de l'intégrité de l'Empire et aussi fidèles à la couronne que les citoyens de n'importe quelle autre colonie de Sa Majesté,

Sir J. Gordon SPRIGG, leader du parti ultra-loyaliste et alors premier-ministre de la Colonie du Cao, ajoute à ce sujet :

+.....Je ne crois pas que les difficultés de la question ne soient insurmontables. Deux de mes collègues dans le gouvernement du Cap sont ce qu'on appelle //o//andais ; et cependant ils m'accordent très amicalement leur travail et leur app i, pe om l'âme. e— nous Æ = de pr = différentes nationalités, les gro és, en un tout homogène. En it des rends profonds ont envenimé We sitio entre Anglais et Hollandais. a Sud- Africain, les = À de gouvernement que nous avons adoptées et le bon esprit qui s'est manifesté parmi les diverses nationalités, ont considérablement apaisé ces di « : st les sentiments sont bien meilleurs aujourd’hui que ceux qui existaient il y a quelq:: temps. Je puis dire en toute confiance que nous rétablirons l’ordre parfait et que ne, reviendrons à l’état de choses qui existait il y a quelques années, sans avoir recours à F’horrible arbitrage de la guerre,

Ces deux témoignages sont d'autant plus précieux — le dernier surtout — qu'ils viennent d’adversaires us de la politique de Gladstone et qu'ils ont été rendus plus d'un an après l'agression

injustifiable de l'agent de M. Rhodes contre la République Sud- Africaine.

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