EFFET DU JUBILÉ
Je dois reconnaître, d’ailleurs, que M. Chamberlain n'nbtint pas un succès immédiat en 1897. Seul, le premier ministre du Cap, Sir Gordon Sprigg, promit une Contribution que le parlement de sa colonie ratifia sans répugnance (1).
uelle ironie sanglante ! La colonie du Cap est aujourd’hui
due ; et les volontaires enrôlés, équipés et soldés par les colonies qui refusèrent leur contribution en 1897, aident à saccager les cam- Pagnes et à pendre les habitants de la seule colonie qui se rendit aux
au public de la Grande-Bretagne : c’est que les Anglais sont moins badauds que nous, moins avides de phrases sonores. Habitués à
M. Chamberlain ne laissa rien perdre. Il recueillit tout ce qu'il put des ministres coloniaux et il commença à jeter par tout l’empire la semence impérialiste que la guerre d'Afrique devait bientôt faire germer si abondamment.
(1) Voir, aux re se gg Chapitre I, JUBILÉ, (2. Discours et r. tudes), — Banquet
du club St-Georges, 12 juillet {3} Je n'ai pas voulu modifier ce preage qui représente ma pensée au moment où je parlais. Mais ï travail que j'ai faits accumuler mes gièces justificatives m'ont fait comprendre beaucoup de choses que je . faienie qu'entrevoir. Je renvoiele lecteurau douies
JINGOISME AUX COLONIES GUERRE D'AFRIQUE J'ai parlé du développement du jingoïsme en Angleterre. M. e
Pour activer le mouvement impérialiste, sans se préoccuper des traditions de dignité et de respect à la constitution inaugurées par lord Elgin et SCrupuleusement suivies depuis Cinquante ans par tous ses successeurs. Quant au général Hutton, il se glorif, ait d’avoir
La question du Transvaal entrait alors dans sa période aiguë, J'ai dit à la j i i
Londres, le Daily Mail en tête. Puis, à leur tour, ces organes bien renseignés transmirent la bonne parole aux journaux les plus répandus des diverses colonies. Ici, le Star, de Montréal, fut trouvé digne de porter l’étendard des agioteurs du Transvaal.
C'est alors que fut organisée et répandue par tout le monde britannique cette Campagne de calomnies, qui peignait les féroces habitants du Transvaal et leurs intéressantes victimes, M. Cecil Rhodes et Compagnie, sous les couleurs les plus propres à soulever l’indignation des sujets britanniques du monde entier. On s’est parfois étonné de l'ardeur guerrière qui s’empara de nos concitoyens d’origine anglaise. Moi, ce qui m'étonne, c’est qu’imbibé pendant
trois mois d'un liquide aussi corrosif leur sang ne #5 it a: Cchauffé davantage,
M. Khodes ne s’en tint pas à ces préparatifs, Vers la fin de la session de 1899,nous vtmes arriver à Ottawa un certain M. Allen, fonctionnaire de la South African Chartered Company. Il organisa parmi nos parlementaires un comité de sa ligue, où il fourra quelques têtes de chaque troupeau. …. pardon! des représentants de chaque groupe politique : des gr , des fories, des rouges, des bleus, des sénateurs, des députés, des :.. aistres passés, présents et futurs ( 1). Puis illeur décrivit, en termes poignants, les souffrances et les humiliations que subissaient les Uitlanders de Johannisberg, C'est Je même per- Sofage qui arracha du parlement, à la hâte, un lundi matin, une résolution de sympathie aux mineurs e d'adhésion à la politique de Chamberlain. Cette résolution fut naturellement proposée par le premier ministre et appuyée par le leader de l'opposition (2).
De leur côté, le Bgouverneur-général et le commandant de la milice ne restaient pasinactifs. En juillet 1899, tandis que M. Chamberlain offrait à M. Kruger un arbitrage qu'il lui refusa ensuite, le général Hutton écrivait à divers officiers de la milice canadienne les Pressant de se préparer à prendre du service en Afrique. J'affirme
cercles bien renseignés. Tandis que le Premier Ministre déclarait que . le ministère n’enverrait pas de troupes, le général Hutton affirmait, lui, que le ministère enverrait des troupes. Ce fut le commandant
Comprend-on maintenant Pourquoi le gouvernement fit volteet consentit à l'enrôlement des troupes après l'avoir refusé ?