‹ Grande-Bretagne et Canada, questions actuelles [microforme]Chapitre 46 sur 105 · BANQUET DE L'INSTITUT IMPÉRIAL, 18 JUIN · texte numérisé non relu

BANQUET DE L'INSTITUT IMPÉRIAL, 18 JUIN

Ce banquet, offert aux Premiers-Ministres coloniaux, fut présidé par le Prince de Galles. Toutes les sommités du Royaume et de l’Empire y assistèrent.

La pensée militaire commença à se manifester plus nettement.

Le marquis de LAN SDOWNE, ministre de la Guerre :..... L'Empire dont nous sommes si fiers ne serait qu’un vain not si ses citoyens n’étaient Préparés à maintenir et à défendre le splendide héritage que nous possédons.. La politique d’aucun des

hommes d’Etat du Royaume ou des colonies Re peut tendre à jeter l’Empire en guerre

qui ne serait ni égoïste ni honteuse, la mère-patrie serait fidèle à ses colonies et les. colonies seraient fidèles à la mère-patrie, Il n’y a aucune raison de douter de la poli-

tique des colonies et des grandes dépendances de l’Em ire. Mais il est essentiel

Pitt Possible nos idées et celles des colonies au sujet du rôle que celles-ci auraient à jouer au cas où La calamité d'une guerre nous Alicindrait, Si les soldats des colonies et les nôtres doivent un jour combattre côte à côte, la raison exige qu’un système de défense soit étudié et que lorsque les colonies dépenseront généreusement leurs deniers Pour contribuer à la défense impériale, elles Puissent jouir des avantages que leur offre l'expérience plus étendue de la mère-patrie sur les questions militaires, Je ne puis qu’espérer que, dans l'intervalle des fêtes, on Puisse consacrer quelques moments Pour conférer sur ces questions importantes, Je suis convaincu qu'avec le Progrès des années, les liens qui unissent les forces coloniales à celles de la mère-patrie ne pourront que se resserrer davantage et créer un sentiment toujours croissant de camaraderie entre les officiers et les soldats des difrérentes parties de l’Empire.

LE PRINCE DE GALLES :,...… Messieurs, ce n’est pas aujourd’hui le moment Pour moi, — et ce ne serait Pas nécessaire d’ailleurs, — de signaler la fidélité de nos &randes colonies... Nous savons que nos colonies ont les yeux et le Cœur tournés vers la mère-patrie, et je suis convaincu qu’à l'heure du besoin et du danger {es vien. dront toujours à notre Secours, , ,,.,

L'HONORABLE WILFRID LAURIER î Lord Lansdowne a parlé d’un jour où peut-être notre Empire serait en danger. A toutes les époques, l’ Angleterre à Prouvé qu’elle pouvait combattre ses propres combats ; mais vienne le jour où l’ Angleterre soit en danger : que les trompettes sonnent, que les feux s’allument sur les col. lines ! et dans toutes les parties des colonies, bien que nous ne puissions pas faire beaucoup peut-être, ce que nous Dourrons faire nous le ferons pour aider l'Angleterre...

actuel. Depuis quarante ou cinquante ans, votre politique sage et généreuse a produit des résultats merveilleux,s Vous avez abandonné sur beaucoup de points votre direction

<t votre contrôle de l’Empire, mais cet abandon même de direction a produit un développement Proportionnel de puissanre impériale...

Le Comte de ROSEBERY M es érer à cette importante assemblée — je ne parle pas en ce moment comme député de l’opposition mais en ma simple qualflé de citoyen — j'ose espérer que cette réunion sans précédent, composée des premiers. ministres de toutes ces nations formant un Etat commun sous l’autorité de la ouronne, ne se dispersera pas sans Jaire quelque efort Dour resserrer Les liens de l'Empire...

Lord SALISBURY :.. On parle d’union douanière ÿ On parle aussi d’union militaire. Toutes deux Peuvent être bonnes jusqu’à un certain point. Peut-être ne POUrrons-nous pas en pousser l’accomplissement aussi loin que quelques-uns d’entre nous le désirent ; mais en tout cas ls ne constituent Las la base sur laquelle notre Empire se maintiendra. Notre Empire se maintiendra par la croissance rapide de sentiments communs, de pensées communes et d’affection entre ceux qui sont, pour la plupart, les enfants d’une même race et qui ont un passé et un avenir communs à envisager. ....

Sir GEORGE TURN ER, premier-ministre de Victoria :,,,.,. Peut-être, dans les années à venir prochainement— j'espère ce sera du vivant de tous ceux qui sont ici— verrons-nous au milieu des possessions britanniques l'existence d’un parlement qui sera

sions britanniques, tout en laissant aux diverses colonies le privilège glorieux d’a minis-

(Zimes, 19 juin 1897).

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