Pose et protection d’un cable trans-Pacifique
$+ Affranchissement postal à deux sous (/mperial penny postage).
Sir WILFRID LAURIER... traita en détail toutes les questions énumérées. Sur premier point, il exprima l’opinion que le temps était arrivé où ks grandes colonies awlonomes devaient étre représentées directement soit au Parlement Impérial, soit dans un grand Conseil National où un corps législatif fédéral, représentant efficacement l’Empire envisagé comme un tout organisé. Pour assurer l'unité permanente de l’Empire, affirmatil, ÿ/ faut absolument réviser La situation actuelle sur ce point, Quant à la forme sous laquelle cette représentation serait acceptable aux colonies, il n’était pas prêt à exprimer une opinion ; mais peut-être trouverait-on la voie vers la solution de cette difficulté dans sw projet analogue à la constitution américaine qui permet aux Territoires d'envoyer au Congrès des représentants qui ont droit de mb à de conseil, mais qui n’y peuvent voter (!) avant que ces Territoires n’aient été élevés au rang d'Etats. Chose certaine, le sentiment national sur ce sujet s’accentue chaque jour aux colonies et l’on ne saurait l’ignorer. C’est une question qu'il faut se préparer à envisager. En réponse à une observation de M. Hogan, sir Wilfrid Laurier dit que, sans doute, lorsque l’Australie et l’Afrique du Sud seraient organisées en fédérations, comme le Canada, 4 problème de la représentation des colonies au Parlement Impérial se trouverait /rs s im plifié. (Times, 6 juillet 1897).
Le Times du lendemain fit une rectification à ce rapport. M. Laurier n'aurait pas dit que ‘ le temps éfaif arrivé’ (the time had arrived); mais que ‘‘le temps arriverail'’ (the time would arrive).
Cette suggestion extraordinaire de sir Wilfrid Laurier, de faire
ter les colonies à Westminster pas des délégués privés du droit de suffrage, a trouvé son écho au parlement britannique. M. Trevelyan l’a fait valoir le 3 avril 1900, (Voir chapitre VI. 50 Représentation des Colonies).