BANQUET DE LA CHAMBRE ANGLAISE DU COMMERCE À PARIS 18 JUILLET
Sir WILFRID LAURIER :... Tout en restant Français je suis profondément atiaclé aux institutions britanniques, Parlant au nom de mes compatriotes, je puis af.
difier la nature des liens aujourd’hui si légers qui unissent le Canada et la Grande-Bre. i À élevée, Il incombera alors à la mère.
patrie de résoudre ce problème, Les liens actuels devront se rompre ou se fortifier. Si !: problème doit se résoudre par la représentation impériale, ce qui n'est pas impro- » le Canada n'acceptera à aucun prix la moindre atteinte à son autonomie législative... Il est permis d'espérer, Cependant, que la solution du problème se trouvera dans un rapprochement vers la mère. trie ; et si ce rapprochement im lique la reprcsentation impériale, ce wra sr Jour pa ut que celui qui verra Let Sr à Frfrésénté au Parlement fétérs) PAS 48 fils de La race française,
M. G. H, REID :.… Les manifestations patriotiques par lesquelles toutes les parties de la Plus-Grande- Bretagne ont acclamé notre Mestre Reine, ont développé en Certains quartiers le désir de rose plus intimes nos relations politiques et commercia-
ÿ mais jusqu'ici on n’a formulé aucune politique définie et digne de considération. Quant aux liens politiques, —]a vérité peut sembler ici Un paradoxe —mais c'est un fait réel que fus des attaches oPicielles sont devenues légères, plus les relations se sont détendues ; en sorie que l'indépendance virtuelle des colonies Autonomes a produit un degré de soli. darité impériale sans Précédent dans l’histoire, Quant aux nes commerciales, le Commerce de la Plus-Grande- Bretagne se fait surtout avec le Royaume-Uni ; et les quelques Changements de peu d'importance qu'on pourrait faire n’exigent guère une politique d'aventure.
Sir J. GORDON SPRIGG :,.. Un mot de la plus Plus-Grandc Bretagne, Je suis Convaiucu que les liens qui nous unissent entre nous et nous rattachent à la mère. patrie deviendront de {lus en plus intimes ; et qu’à un moment donné nous sentirons que nous ne formons qu’une famille dans ce grand et glorieux empire sur lequel la reine Victoria a régné i vec un éclat sans pareil.
C’est touchant—mais je préfère l'opinion de M. Reid. Times du 20 juillet, où j'ai trouvé ce compte-rendu, ajoutait:
On remarquera que Sir Wilfrid Laurier a exprimé une fois de plus sa conviction que le jour doit venir où, par la force des circonstances, les colonies, —à tout événement, le Canada — seront forcées de demander l'établissement de relations plus intimes entre
Dans un autre article consacré spécialement au ‘: Canada et à l'Empire, '’ le Times disait :
11 n’est aucun des représentants des colonies qui ait occupé une position plus en vue et plus honorée que sir Wilfrid Laurier, le Premier-ministre du Canada...
Sir Wiifrid Laurier a répondu aux manifestations sympathiques de notre pays en s€ mellant à la tête du mouvement qui a pour but de rendre plus intime l’union impériale, Seu/ de tous Les Dremiers-ministres coloniaux, aujourd'hui en Angleterre, il s'est risqué à egérer dans un discours public la représentation des colonies au Parlement
’avenir, Cette attitude est particulièrement intéressante parce qu’elle indique la direction où tend l’évolution coloniale dans les circonstances actuelle
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