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dernier, pour insister auprès des représentants des colonies sur l'urgence qu'il y avait d’augmenter leurs contributions à la défense de l’Empire, Néanmoins, le gouvernement crut que mêler ainsi les questions d’affaires aux devoirs de l’hospitalité eut été un procédé très discutable,” 1] est indubitable que l’idée que les colonies doivent contribuer aux frais de la défense de l’Empire a pris racine jusqu’à un certain point ; et J'espère qu'il en sortira des fruits très vigoureux... (P. D. Vol, s S» page 255).
ÉÉS Lorsqu’il [le ministre] déclare qu’il n’était pas res aux réjouissances, il aurait dû se rappeler qu’il y eut des conversations à ce sujet et que par conséquent Xs affaires furent jusqu'à ce point œh....: Je ne puis m'empêcher de croire que, dans
yer, avec toutes les chances de succès, à
rler de Terreneuve, C’est la seule
M. GOSCHEN : C’est une question qui est maintenant sous considération. Partage l'opinion de l'honorable député et je crois que cette colonie offre les meilleures chances de succès à ce point de vue... ,.. {1 y a des obstacles considérables à surmonter, mais j’accorderai à la question mon attention la plus suivie (page 263.)
Le 30 juin 1898,
M. H,Ss. SAMUEL : Je demanderai au premier Lord de lPAmirauté si, ant donnés les vides reconnus qu'il faut combler dans !a réserve navale Pour équiper nos vaisseaux en temps de guerre, le Bouvernement va adopter des mesures Pour tirer parti des offres que le Canada, la Nouvelle-Zélande et Malte ont faites de fournir des réserves navales pour le service de la flotte, lorsqu'on en aura besoin ; et si le &ouvernement <nCouragera ces efforts loyaux et patriotiques ?
nature de ces offres, il est impossi leur acceptation et les doutes qui s’élèvent quant aux résultats qu’on en attend, D’une façon générale, je puis dire que je serais heureux de firer profit de Ja Population mart. time des colonies pour accroître notre puissance navale ; mais les difficultés qu’on m’a fait entrevoir quant à l’adoption de ce projet se sont trouvées jusqu’ici insurmontables.
(P. D., Vol. 60, page 639.) SESSION DE 1899
Au cours du débat sur le budget de la marine à Ja Chambre des Communes, le 1 5 Mars 1899, sir John Colomb, faisant allusion aux progrès accomplis par les colonies et au développement de leurs richesses et de leur population, s’expriria comme suit :
Avec un empire dont le revenu s'élève à 257 millions nationaux sont communs, on ne saurait assurément s’atten des frais de la défense retombe à perpétuité sur une faible p Vous cherchez À résoudre le problème de la combinaison d Voyez un obstacle surgir devant vous : l’im autonomes à contribuer à la défense commune, Vous le responsable dans toute sa plénitude et, en honneur, forc
(sterling) et dont les intérêts dre à ce que tout le fardeau artie de ce revenu. Lorsque es forces de cet empire, vous puissance où vous êtes de forcer les colonies ur avez donné le gouvernement € vous est de tenir parole, Mais
la question qui se pose est celle-ci : avons-nous absolument raison de ne pas tenir compte de tous les progrès réalisés et de ne pas aborder l'étude de la situation actuelle? 11 me semble extraordinaire que le premier lord de l’Amirauté..….. n'ait pas compris ni saisi le moment opportun pour attirer l’attention du public anglais et des colonies sur le fait que la Colonie du Cap a contribué à la défense de l’Empire fen fournissant un vaisseau de guerre à la flotte anglaise] et que c’est là Z Premier pas dans la voiequ'il faut suivre... Assurément, il est temps « rappeler au Canada que si la situation du Royaume-Uni venait à se modifier, le commerce canadien serait en danger, et cela tout simplement parce que le peuple anglais se serait pris de froideur à l’endroit de la flotte... J'en suis convaincu, si les choses continuent à marcher du train qu’elles vont, le jour n’est pas éloigné où il nous faudra choisir entre un amoindrissement de La Jlotte) qui mettrait l'Empire en danger, et #ne très forte augmentation de l’impét dont le peuple anglais seul est grévé. Si le peuple anglais découvre alors—et ce/a ne tardera pas à arriver—qu'il porte seul le fardeau de la protection d’un commerce dont la valeur dépasse la totalité du commerce maritime de la France, d’un commerce qui se fait entièrement en dehors dn Royaume-Uni, alors, dis-je, cette question se posera dans une pensée d’hostilité, qui aboutira à un désastre et pour les colonies et pour nous-mêmes. (P. D., vol. 68, page 593).
M. KEARLEY (Devonport) : Un membre distingué du gouvernement canadien a affirmé, l’an dernier, qu’il y avait au Canada au moins 76,000 4ommes ayant toutes les qualités voulues pour entrer dans la réserve. Une députation s’est rendue auprès du premier lord de l’Amirauté l’année dernière et celui-ci a posé à bon droit comme condition de l’entrée des marins des colonies dans la réserve qu’ils reçussent la même instruction que les nôtres, qu'ils fissent les mêmes manœuvres et servissent six mois en mer. En outre, pourvu que Æ gouvernement canadien Paie les frais de l'instruction de ces hommes, il offrit de faire solder leurs gages par l’Angleterre.—(P. D., vol. 68, p. 598).
Sir Charles DILKE, au cours de ses observations sur le discours de M. Kearley, dit :
Mon honorable ami affirme à bon droit que le nombre de nos mousses diminue sensiblement et il suggère un remède à cet état de choses. .... À mon avis, le temps est arrivé où il faudrait s’adresser à foutes les sources Dossibles de secours, dans le but d’augmenter le nombre des réserves (page 61 5).
Le 14 avril 1899, M. TREVELYAN, M. P., parla des facilités d'accès qu’on devrait donner aux jeunes gens des colonies pour entrer dans la marine en qualité de cadets ; il suggéra qu’on fît subir des examens dans quelques-unes des colonies les plus importantes ; . et il ajouta :
Evidemment, sous sommes tous, à cette Chambre, en faveur de la Fédération Impériale ; mais il n’en est peut-être aucun parmi nous qui puisse formuler un projet défini pour nous rattacher nos colonies par uñ lien plus intime, sur lequel une fédération doit surtout s'appuyer ; bien que nous reconnaissions tous qu’à l'heure actuelle la communauté des sentiments puisse faire quelque chose dans ce sens. Mais il peut se trouver quelque moyen de resserrer ies liens qui unissent les colonies et la mère-patrie ; et l’un de ces moyens serait d’essayer d’entrainer les colonies à Prendre leur part de service dans ? Empire... Nous connaissons l'intérêt que le secrétaire colonial porte aux colonies ; et je crois qu'il a fait beaucoup, discrètement, pour rapprocher les colonies de la Grande Bretagne. Je suggère ceci comme un de ces moyens indirects d'action qui peuvent produire plus tard de #rès grands résultats à l'avantage de l'Empire... (P. D., Vol. 69, pages r213 à 1217.)
Le 18 avril, M. BUCHANAN, M.P., proposait une résolution censurant l’accroissement du budget national. Il dit que l’augmentation des troupes en Afrique constituait un renversement de la politique de lord Cardwell au point de vue des relations militaires de l’ Angleterre et des colonies :
Je crois que nous devrions nous préparer à retirer nos troupes de ces colonies, autant u’il est possible de le faire, et à rendre les colonies responsables de leur propre a 3 D., Vol. 69, page 1502).
M. SOUTTAR, appuyant la proposition : ..,,11 est temps qu’il y ait une entente précise au sujet de ce qu’implique la défense de l’Empire
I1 déclare que l'augmentation de l’armée et de la marine est due à la nécessité de défendre le Canada, l'Australie et les autres colonies ; et il ajoute :
Je ne crois pas que les ouvriers de notre pays soient tenus de supporter plus longtemps le poids que leur impose la défense des ouvriers du Canada, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande et du Cap.... Ceux-ci nous imposent untarif protecteur aussi élevé que celui de n’importe quel autre pays (pages 1514-5).
Chose étonnante, ce brave patriote oublie totalement le tarif de faveur que le Canada accorde aux produits de son pays.
.. Ce ne sont pas les colonies qui nons imposent la
mais notre position vt notre commerce — indépen-
€s que nous possédons ou non. Je concours absolument dans l’opi-
nion qu’il nous serait d'u» avantage immense que les colonies fissent quelques sacrifices
pour la défense navale. Nous sommes tous d’accord sur ce point ; et s’il est un motif
qui nous empêche d’en parler ouvertement et énergiquement, c’est /a crainte de faire
Llus de mal que de bien. Pousser ce projet trop rapidement, andis que quelques-unes
des colonies &roluent déjà en ce sens, pourrait retarder plutôt que faire avancer la cause que nous avons tous à cœur...... (page 1519.) E
Le 27 juillet 1890,
Sir CHARLES DILKE :...... Je désire ardemment que les colonies payent leur contribution à notre budget de la marine ; mais bien qu’on doive persister à faire des suggestions continuelles aux colonies sur ce sujet, il nous est impossible de suspendre notre budget tant que ce résultat ne sera pas atteint.—(P, D., Vol. 75, page 557.)
Le 26 février, au cours du débat sur le budget de la marine, le premier lord de l’Amirauté, M. GOSCHEN s’étendit longuement sur les mesures à prendre pour accroître la forc- de la flotte et surtout celle de Ia réserve navale. Il dit :
Nous sommes actnellement à étudier comment il nous sera possible d’organise: Zes réserves navales dans les colonies. La guerre de l’Afrique du Sud a tellement développé les instincts militaires des colonies que nous sommes en bon lieu d’espérer que s’il nous est possible d’élaborer un bon système d'organisation, nous serons en mesure d’obtenir de précieux contingents Pour notre marine tant de L Australie que du Canada et des autres colonies, 11se présente, toutefois, certaines difficultés venant, partie, de la difiérence des gages aux colonies et partie, de ce que nous n’y trouverions pas les mêmes facilités d'instructions et de manœuvres que nous possédons ici...,,, (P. D., Vol. 79, Page 1120).
C'était un fait notoire à Ottawa, durant la session de 1900, que sir Louis DAVIES visait à la création d’un vaisseau-école pour le Canada. Sans doute, si le parlement canadien eût été saisi de ce projet, on l'aurait voilé du prétexte de former une réserve navale pour le Canada. La déclaration qu'on vient de lire, du ministre de la marine en Angleterre, nous indique le but réel : obtenir des marins pour l’ Angleterre.
Sir CHARLES DILKE: On a fait certaines propositions au sujet des colonie, Au cours des débats antérieurs, le ministre a parlé des difficultés qu’il prévoyait en Australie à cause du taux élevé des salaires ; et quant au Canada, il existe cerfaines difficultés qui sont familières à l'amirauté, Toutefois, le First Lord n’a rien dit de Terreneuve, où les salaires sont fort peu élevés et où il y a une énorme population de pécheurs que nous pourrions utiliser dans l’application d’un régime semblable au nôtre.
M. GOSCHEN : C’est déjà fait. :
Sir CHARLES DILKE : J'en suis bien aise car il est indubitable que Terreneuve, | gaine er à sa population, pourrait nous fournir une réserve énorme.—(P.D., ol. 79, page 1167).
M. Goschen n’a pas trompé Sir Charles Dilke. Voici ce que le commandant C. N. ROBINSON, R. N., annonce dans le dernier Annuaire Maritime :
On a établi un poste de recrutement dans les colonies de l’Amérique-du- Nord et cinquante marins de Terreneuve ont été embarqués sur les vaisseaux de l’escadre pour faire six mois d'apprentissage. (Vava/ Annua?, 1901, page 32).
Le 19 juillet, lord BRASSEY souleva un débat à la chambre des Pairs au sujet des forces de réserve de l'Australie. (Voir 1° Armée, page LXVII). Il parla de la contribution de l’ Australie à la marine anglaise et des restrictions imposées par les gouvernements des colonies australiennes, disant :
Il faut apprécier le sentiment réel des colonies à la lumière des derniers événements. Lorsque la question chinoise, surgissant tout à coup, nous plaça dans une situation critique, on ne s’opposa nullement à l’envoi en Chine de certains vais-eaux de l’escadre australienne, Les colonies offrirent un navire que nous acceptâmes ; elles offrirent les services de leurs brigades navales, et nous les avons également acceptées. Je suis convaincu que ce qui s’est alors passé se répètera à l'avenir, Je suis certain que toutes . les forces navales des colonies australiennes seront toujours à notre disposition pour la défense de l’Empire..(P. D., vol. 86, page 439).
Le vicomte FRANKFORT attire l'attention du ministre de la guerre sur une lettre du major-général FRENCH, parue dans le Times du 12 juillet et traitant des ‘‘Réserves coloniales’’.
J'en cite les extraits suivants :
La guerre actuelle au Sud-Africain nous a prouvé que la défense de l'Empire n’est pas une question qu’il faudra, à l’avenir, laisser entièrement au peuple des Iles Britanniques : tous les citoyens d’origine anglaise, répandus par tout l’Empire, sont préts à assumer leur part de cette défense et à fournir les hommes et peut-être les deniers nécessaires.
Un séjour de douze ans au Canada et d’une période à peu près égale en Australie, où je me suis trouvé presque constamment en contact avec les forces coloniales, m’a donné une expérience qui me permet d’établir clairement deux points :
(1) Il est inutile de croire ou d'espérer qu’on pourrait lever dans ces colonies, pour le service ordinaire de garnison, en temps de paix, une force considérable de troupes impériales payées aux taux de la solde impériale,
(2) Il est également certain qu’en temps de guerre, on peut lever des milliers d'hommes qui s’engageront pour la campagne à une solde modérée.
Il prouve alors son premier point en établissant que les salaires habituels en Australie, empêcheraient les gens d’entrer à l’armée : et quant au second point, il invoque l'enthousiasme et la bonne volonté avec laquelle les Australiens se sont enrôlés pour la guerre sud-africaine.
À mon avis, le moyen efficace d'aider la vieille Angleterre à maintenir son drapeau par tout l’Empire, c’est d'organiser des ‘Æéerves de guerre’? dans les colonies. Lans cette organisation, il faudra tenir compte des conditions particulières des diverses colonies : ainsi # Canada, avec ses 75,000 marins et pêcheurs du littoral de l’Atlantique,
rai fournir une grande réserve de &uerre pour la marine ; et cette colonie y serait Probablement disposée si \’Amirauté, au lieu de faire des règlements rigides qui ne s’appliquent qu’à la Grande Bretagne, se rendait compte que le temps le plus propice pour discipliner ces pêcheurs serait l’époque de l’année où ils ne peuvent se livrer à l'exercice de leur métier.
Le major discute ensuite les moyens qu’on devrait adopter afin d'organiser, dans les colonies australiennes, une grande réserve pour l’armée de terre ; et il termine par ces paroles très-suggestives :
: C’est maintenant le temps d’agir ; si nous attendons que la crise de froideur vienne (/i// the cold fit comes on), le progrès deviendra peut-être impossible.
Cette lettre, écrite de Sydney, Nouvelles Galles du Sud, le 8 mai, porte la signature officielle du major-général French, commandant de la milice coloniale : c’est exactement le même grade que celui qu’occupait le major-général Hutton au Canada. Ceci détermine, je crois, la nature du travail que ces messieurs font aux colonies sous la direction du gouvernement actuel de la Grande- Bretagne.
Revenons au débat du 19 juillet 1900.
Le marquis de LANSDOWN E, secrétaire d’ Etat pour la Guerre, répondit à la fois à lord Frankfort et à lord Brassey :
Toute mon adhésion et to établi par les deux nobles Lord
C’est notre désir et notre que si jamais notre patrie se ous venons de traverser, les
colonies seront encore pré, Et s’il nous était possible de suivre les suggestions du noble lord, mon voisin, et d'arriver à conclure avec les colonies un
accord qui soil de nature à faciliter eette coof ération de part et d'autre, je serais le premier à m’en réjouir sincèrement. Je me permettrai, toutefois, de faire observer qu’en pareille matière, on ne saurait procéder avec trop de Prudence... (P. D., vol. 86, pages 441-2-3).
Tout ce que je puis ajouter, c’est que je suivrai l’avis du noble lord, et que je m'emploierai, en me consultant avec le secrétaire colonial, à faire progresser autant que faire se pourra, la politique dont le noble lord s’est fait le champion (page 447.)
Le comte CARRINGTON... J'ai peine à croire que les citoyens des colonies comprennent eux-mêmes toute la profondeur de leur patriotisme. Je le comparerais volontiers à l’une de ces grandes rivières souterraines de l'Australie, qui disparaissent dans les entrailles de la terre, puis reviennent à la surface pour disparaître de nouveau ; et lorsqu'elles peuvent se percer une issue dans le sol, leurs eaux s'élancent dans les airs en immenses geysers ; et elle se précipitent enfin leurs flots énormes vers l’océan.
À mon avis, sous pouvons toujours compter sur l'apfui des colonies, mais cela à une condition : c’est que l'Angleterre reconnaisse qu’il doit exister une #gu/ité parfaite entre les soldats de nos grandes colonies autonomes et les troupes anglaises, écossaises, galloises et irlandaises.—(P, D., Vol. 86, page 448.)
Le 21 mars 1901, au cours de la discussion du budget de la marine, aux Communes, M. Édmund ROBERTSON prononça les paroles suivantes :
Je nie que le pays ait le droit et le devoir de porter à perpétuité ce formidable fardeau du budget de la marine....., 11 y a un fait que le gouvernement semble vouloir ignorer aveuglément et que le pays lui-même reconnaît ; c’est que cette noble flotte, notre orgueil...... est tout autant au service de nos colonies autonomes—pour ne rien dire des autres—qu’à celui de l'Angleterre, de l’Ecosse et de l'Irlande... La plus
auvre des ouvrières qui travaillent aux usines du comté que je représente ici, et dont e thé constitue le breuvage habituel, est tenue de contribuer à la défense navale dont jouissent à titre gracieux et les symafters millionnaires de l'Australie et les marchands de bois millionnaires du Canada.
Sir John COLOMB : L'heure est venue de poser cetie question : ‘‘Pouvonsnous éternellement continuer à payer les frais de la défense d’un empire qui couvre toutes les parties du globe, avec les seules ressources d’une ile qui n’occupe qu’un coin de
.cet empire ?”” Je suis et j’ai toujours été un impérialiste sincère; mais je déteste cordialement ce/ impéria!isme qui, se bornant à pérorer sur ! *Empire,recule devant les mesures à prendre au point de vue de la sécurité commune et refuse d’en faire une question d'union et de coopération pratique de la part de tous les membres de cet empire. — (P. D., Vol. 91, page 783.)
Le 22 mars, au cours du même débat, le secrétaire de l’Armirauté, M. ARNOLD-FORSTER, répliquant à M. Robertson, disait :
Au cours de ses observations, l'honorable député a touché à une question qu'il a souvent développée dans cette chambre et qui rallie toutes mes sympathies. Il nous a
parlé de l’importance et même de la néessité de partager le fardeau de la défense navale avec les autres grands peuples, membres de l'empire, qui bénéficient de la protection
de noure flutte Qu'il-me sufise de dire qu'en ce qui concerne notre coopération, nous feroñs tout en notre pouvoir pour créer au sein drs colonies un sentiment public assez puissant pour nous faire atteindre le résultat le plus complet que l'honorable député désire . Je ne voudrais pas affirmer, toutefois, que le moyen le plus direct et le plus infaillible d'obtenir la coopération que nous désirons soit d’imputer à blâme aux colonies le fait de n’avoir pas donné ce que nous ne leur avions pas encore demandé, Ici la vieille fable nous offre un enseignement dont nous pouvons faire notre profit : c'est que le soleil, plus que le vent, induira le voyageur à se dépouiller de son manteau...
(P. D., Vol, 91, page 979.) Le 25 mars, au cours du même débat, M. William REDMOND :
Avant d'approuver l'augmentation des forces navales, il tiendrait à savoir si le cabinet s’est abouché avec les gouvernements des grandes colonies auto. nomes de l’empire et leur a demandé s'ils sont prêts à porter leur part des frais onéreux qu’entrainera cette énorme augmentation, ...
Le SECRÉTAIRE de L'AMIRAUTÉ répond qu’il abonde dans le sens de l’hon. pus rs de Clare-est et fait les vœux les plus ardents pour que toutes nos grandes colonies contribuent fan à notre marine qu'à notre armée, —{ Vol. 91, pages 1131-3.)
Commentant ce débat, l'Army and Navy Gazette, du 30 mars 1901, disait :
Les Canadiens ne se sont pas encore #eveés Jusqu'à la notion exacte de leurs devoirs envers la marine ; ils ne contribuent en rien à l’entretien de la flotte ni à la protection de leur commerce maritime, l’autre part, il n’est pas sage de perdre de vue cette considération que le Royaume-Uni pourrait difficilement réduire sa marine, même si nous perdions la plupart de nos colonies. Zes réformateurs envisagent rarement cet aspert de la question.
Il n’est pas mal d’ajouter ici ce que disait M. ASQUITH, à Edimbourg, le 16 octobre derrier :
Si vous perdez une fois la suprématie des mers vous serez affamés et réduits en servitude avant qu’un seul soldat étranger ait même la chance de poser le pied sur notre sol.—(Du Æerald, de Montréal, 31 octobre 1901).
Je pourrais aussi citer l'opinion qu’exprimait sir Charles TUPPER, en 1893, à Winnipeg :
Je nie que nous soyons un fardeau pour l’Empire. Je dis que si demain le Canada était enlevé à la Cburonne d’Angleterre, si demain le Canada devenait une portion de la grande République qui nous avoisine, l'Angleterre ne jourrait réduire son armée d'un seul soldat, ni sa flotte d’un seul vaisseau
(Du Free Press, de Winnipeg, 22 septembre 1893).
Depuis la réunion du théâtre National, une autorité éminemment compétente a affirmé de nouveau la nécessité de venir chercher aux colonies des recrues pour la marine anglaise.