‹ Grande-Bretagne et Canada, questions actuelles [microforme]Chapitre 86 sur 105 · REPRÉSENTATION DES COLONIES AU PARLEMENT IMPÉRIAL · texte numérisé non relu

REPRÉSENTATION DES COLONIES AU PARLEMENT IMPÉRIAL

On a vu que cette question … une place considérable dans les discours et les déclarations des d légués coloniaux au Jubilé de 1897. Elle n’est venue qu’une fois au Parlement de Westminster.

Le 3 avril 1900, M. HEDDERWICK, M. P., proposa la résolution suivante :

Que cette Chambre est d’opinion qu'il est désirable, dans l'intérêt de l’Empire,

d'accorder aux colonies un certain degré de représentation directe dans le Parlement Impérial.

L'auteur de cette proposition fit valoir les services rendus par les colonies au Sud-Africain,

Mais, dit-il, si l’on croit à propos de transformer une simple contribution volontaire en une contribution fixe et Proportionnelle, comment peut-on atteindre ce résultat sans ouvrir nos conseils aux colonies et sans leur donner une voix dans la politique impériale ?

{:] voir au chapitre VII. —30, Quelques témoins.

Il invoqua à ce sujet l'opinion du Premier-Ministre du Canada, disant :

Je ne puis m'empêcher de croire qu’en cette occurrence de la guerre du Transvaal, ë est très-heureux Pour nous que nous ayons eu à notre appui l'opinion favorable de sir Wilfrid Laurier.

Sa proposition fut appuyée par M. TREVELYAN qui dit :

Sans doute, la fidélité des colonies et leur attitude à l’heure actuelle prouvent leur affection intense pour la mère-patrie ; mais cette fidélité n’a pas toujours été aveugle, bien qu’elle se soit manifestée avec autant de bonne grâce que possible,

M. Trevelyan suggéra qu’afin de donner une première sanction au principe de cette proposition, on permit aux agents coloniaux de i ies respectives au Parlement de la

J avoir droit de suffrage. (1)

M. CHAMBERLAIN combattit la proposition — tout en se déclarant absolument favorable au motif apparent qui animait les deux députés : le désir de resserrer les liens qui rattachent les colouies à l'Angleterre. Mais il déclara que la proposition n’était pas susceptible d'application actuellé et qu'une discussion académique à ce sujet était le. Il dit, avec raison, que les colo-

i genre de représentation suggéré par écessité de s'assurer à l'avenir les services des colonies, M. Chamberlain trouva qu’il n’était pas nécessaire de leur offrir cet appât :

Je crois, dit-il, qu’au moment de la détresse, des difficultés, ou d’une crise quel- Conque, si nous faisons appel aux colonies, eles feront un effort immense, hors même des proportions de l’eflort qu'elles ont fait cette fois-ci,

M. Hedderwick retira de bonne grâce sa proposition. (P. D. vol. 81, pages 1133 À 1153.)

[1] CF Sée H'ifrid Laurier et le parti colonial, page XXVIL.

hr

Fens

Page 1