BATAILLE
entre les Grecs et les Perses.
Mosaüjue de ty palmes et '/s de longueur sur 10 et y* de hauteur.
Le Commandant grec est ï. cheval au milieu de ses soldats blessés ou mouraus. Il a traversé de sa lance le Général ennemi dont le cheval était déjà tombé, percé d’un javelot qui s’est brisé dans sa poitrine. Au sort imprévu du Général en chef toutes les troupes de l’Asie poussent un cri prolongé de surprise et de douleur , et restent immobiles à ce funeste événement. Non pas l’idée de la fuite, mais celle de la vengeance ; ' non le sentiment de la crainte , mais celui de la fureur brillent dans leurs jeux et se manifestent siu* leurs visages. Et déjà les piques , les arcs et les épées s’agitent dans la main des Barbares qui ne sont point découragés, mais seulement consternés et surpris de se voir ravir d’un coup la Victoire et leur Chef; lorsqu’un vieux Personnage qui parait être le premier de l’armée apràs le Général expirant donne avec précipitation l’ordre et l’exemple de la retraite. Il est debout sur un char tiré par quatre superbes chevaux , et son Conducteur craignant d’étre rejoint par le
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vain^eur les presse du fouet et précipite leur fuite, Le mouvement imprévu de la retraite du quadrige met en désordre et renverse de tous côtés les Guerriers (|ui l’envirounaient.
Les figures des Combattans sont au nombre de vingt-buit et celles des chevaux sont de seize. Quelques-unes ont environ deux tiers de grandeur naturelle. Dans d’autres on aperçoit à peine un bras , une jambe ou une portion de la tête. Cette grande mosaïque était détériorée même dés l’ancien temps , et l’on s’occupait à la restaurer , mais grossièrement, lorsque l’éruptioa du Vésuve vint la couvrir de nouveau.
n parait difficile- de ne point reconnaître dans son sujet la fameuse BcUaiUe de Platée arrivée le a a septembre de l’an 479 avant l’ère vulgaire (i). Mardonius (^a) fik de la soeur de Darius , cousin et beau-frère de Xerxès et Commandant en chef
(,i) Pour ae' pas répéter et multiplier ainsi les citation* Is chaque instant , je prie mes Lecteurs de consulter sur cet article et sur tout ce que j’assure k l’appui de mon opinion , Hérodote L. 9 . Diod. L. II. Corn. Nep. f'^ie 3e Paus, Plutarque, F'ie 3^ Aristide. Justin. L. a. C. i3. Pausanias L. 9 C. I.
(a) Mardonius commandait 3oo mifle soldats contre 110 mille Grecs. Il dirigea lui seul les mouveraens de l’armée; 3 s’j conduisit avec habileté , et parvint h défaire et à poursuiTTe vivemeut le centre de l’ennemi. Le reproche qu'on lui fait cependant est celui d’avoir commandé en pre-
de l’armée des Perses est le jeune homme, frappe à la tête d’une pierre que l’on remar([ue tombée auprès de lui , ( circonstance tout-à-f'ait historique ) semble porter la main gauche à sa bTessure , et cherche de la droite à saisir la lance qui par un second coup lui a traversé le sera. Son bâton ou sceptre militaire, distingué par un ruban de pourpre et un pomeau d’ai'gent est à terre devant lui. Le héros qui l’a attaqué est Pausanias roi de Sparte , et commandant général des Grecs dans cette mémorable journée.' Le champion qui est à pied ,~ et dont on ne voit que le visage et la poitrine; à droite de Paùsanias est peut-êli e son concitoyen Arimnesto qui a si heureusement blessé Mardoaius du coup de la pierre. A scs côtés sevpient les Grecs qui ont été tués ou blessés par les Pçrses , tandisque Paùsanias *
sonne la première attaque contre l’ennemi an lien d'ordonner l’ensemble des opérations. Si Mardonius n’avait pas été tué , Artabaze n'aurait pas osé donner l'ordre de la fuite 11 un coiqis de 4» mille liommes j les Grecs alliés et les Barbares auraient mieux fait leur devoir ayant sous leurs .yeui ces Perses, auxquels, Plutarque ( Vie d’Aristide ), rend un si beau témoignage de valent , lorsque blessés et renversés b terre ils se rèlevaicnt pour prendre d’autres armes et combattaient avec une nouvelle fureur. EiiGn , Mardonius aurait peut-être remporté une victoire complète. Ce Capitaine mérite donc un place distinguée dutis l'iilstoire, et son nom qu’il ne démenti point , signifie eu jicrse Héros , valeureux.
immolant aux Dieux victimes sur victimes restait dans une religieuse inaction , et atteuduit du ciel le signal du combat. Le Guerrier étendu par terre et appuyé sur son bras et sur son bouclier et qui de l’autre ( perdu dans la mosaïque ) devait se tourner vers le Cavalier prÎ3S de lui, pourrait être Callicrate le plus beau jeune liommc de l’armée gi-ecque , pendant que blessé , et renversé à terre il adresse de sublimes paroles au Chef des Platéens, — Entre les deux Armées on distingue diOcrens boucliers dispersés ; ils appartiennent à cette espèce de barrière formée avec les boucliers par les Perses et abattus par les Grecs au commencement de la mêltic. — La tête dè Méduse qui est dé])cinte sur la cuirasse de lin du chef Lacedeinonien n’indique-tclle pas que l’on combattait sous les auspices de Minerve , sur un terreln qui lui était coasacrc ( i ) ? Les Perses qui entourent Mardonius sont les miUe
(i) Les Platéens, pour faire coraballre les Alhénieiis sur leur propre lerrein , d’apres le conseils de l’oracle , leur firent don de la porlion du territoire de Platée, oîi ils étaient campés. Ainsi les Atliéuicns pouvaient se croire dans l’Attique meme , et sur une terre consacrée a leur Déesse. Après la victoire , on éleva a Minerve Aléa au nom de toute la Grèce un Temple, k l’oriieinent duquel on destina une ttcandi; portion des richesses trouvées dans le camp de lHanionius. Plusieurs tableaux qui furent exécutés à celte occasion exis-
qu'il choisit parmi les plus nobles LraVes de son armée. Artabaze , chef des Parllies et des Corasmiens le premier Satrape après Mardonius désespérant du salut des siens tourne son char , et commande en toute hâte la fuite. On voit dans l’éloignement les Thébains , les Tbessaliens et ceux de Carias albés des Barbares , qui tentent en vain de faire face au vainqueur^ et sont malgré eux entraînés dans la fuite. Le héros qui les ]K)ursuit de plus près , à la gauche de l’armée greo^ que, est Aristide Général des Athéniens, dont le casque est couronné des lauriers de Salamin».
On n’aperçoit dans le fond du tableau ni hauteur , ni inégalité de terrein ; c’est parce que }e
Client encore au temps de Fhilarqae et de Pausanias six ^ sept cent ans après cet événement. ( Pausan. L. i C. a Phit. Vie d" Aristide. ) La première de ces petuDu'es devait certainemeiit représciiler la Bataille qui avait donné lieu k ce monument votif. On sait que le portrait du Chef des Plaléens étaitreprésenté sur le piédestal même de la statue de Minerve.
D'ailleurs les Allicniens avaient fait auparavant peindre doux fois par Fanénus et Polignote la bataille de Marathon,
^ dont la gloire était due k eux seuls -, et toute la Grèce qui vainquit k Platée n'aurait point fait immortaliser par ses ' plus célèbres Artistes dans un grand Ubleau le 'sonvenir de cette journée décisive , qui la délivra k jamais de ses ennemis , et lui ouvrit le chemin de la conquête de l’Asie: conquête effectuée depuis si rapidement par Cimon , par Agésilas et par Alexandre? Le tableau de notre mosaïque {lourrait être considéré comme une copie d'un tableau aussi fumeux.
combat eut lien dàns les plaines de la Béotie> L’arbre chenu et privé de feuilles semble ' annoncer l’antique forêt du Githéron , au pied duquel l’infanterie des Athéniens s’était rangée ën bataille pour éviter la Cavalerie des Barbares , qui en efièt y dans notre tableau ne dépassent pas ce point. - -, \
La saison est celle de l’automne si froid et
si humide dans ces contrées, surtout pour. des Orientaux. Aussi tous les Perses ont leur tiare, et leur moiton envejoppé d’une étoffe qui devait les défendre de ces intempéries. Artabâze a de plus son manteau doublé d’une peau de tigre.
Le Chef grec luirmêmc porte sons la cuirasse une , tunique dont les longues manches méritent à ce sujet une considération particulière.
Les habits des Perses (i) sont composés à^anaxyrides ^ , ou longues chausses , d’une capiris ou
(i) Ces habiilemens sont parfailement seinblabJes b ceux des Ârimaspes , race caucasienne dont descendaient les dif- . fér^tes nations de TAsie,
Sur un vase grec publié par Tischbein, (Engrav: II. 9),' on voit ces Guerri^s vêtus comme les Amazones de courtes tuniques et d'anaxjrrides avec les manches , et couverts de bro<leries et d'*omemens , avec une espece de mitre , qui leur entourait la tête. Leur Chef a en outre une chlamyde. Us comballeut contre des Inppogriphes , animaux fabuleux qui dévoraient For des fleuves dans leur pays. — Hérodote L. 3 et 4 < Strab. L. 1. e i 3 Pliu. L. 7 C. 2.
tunique courte à longues manches , et d’une espèce de cotte d’armes semblable aux habits de guerre des Sauvages du Nouveau monde , et qui leur servaient eu même temps de cuirasse et de manteau. Mardonius et Artabaze sont les tseuls qui au lieu de cette cotte aient la chlamyde de pourpre avec broderies et ornemens. Sur les auaxy rides de Mardonius sont représentés deux rangs d’hippogriphes en or et en argent , et l’on voit partout des liippogriphes , sur les housses des chevaux (i) et aux extrémités du quadrige, t Sur l’étendard qui est tres-endommagé -on distingue la tête d’un coq brodé en or sur un fond de pourpre. Cet oiseau consacré au Soleil , était ' un des emblèmes de l'Orient , et eucore aujourd’hui cliez les Indiens il est consacré an dieu Ciam j et les liiamcs sacriûent un grand nombre de coqs et arrosent de leur sang les Pagodes de leur gninde déesse Bagavani (a). ~
(i) Le clicval blessé de Mardonius est noir. Cependant Hérodote dit que IMurdonius parcourait les rangs sur an cheval blanc. Mais cette particularité n'est point essentielle , et ne peut élever aucun doute sur notre conjecture. Hérodote écrivait Ireiile-oiiKj ans' apres celte bataille , et le l’ciu- Ire a pu négliger cette tradition et mêare la sacriGer aux convenances de son art et a riianaonie générale du coloris. Hii effet te blanc eût produit nne dissonance très-préjudiciable a Peffet général de la composition.
(a) Paoliui, Systeiiid liraehmumcuiir, pag. 1G2.
Les tunifpes les ansCtyridcs et les cottes sont de diverses couleors , et peintes de fleurs et d'ornejnens d’or , d’argent et de soie. L’espèce de tottnet que les Orientaux portent enveloppé d’une draperie pourrait indiquer une tiare de guerre plus ou moins élevée ou abaissée vraisemblablement selon le rang , l’age et les nations.
L’enveloppe de la tête est uniforme et jaune, couleur et usage qui se conservent encore chez les Grands de l’Asie, et sacrés à leurs yeux parce qu’ils font allusion à la lumière du soleil qu’ils adorent;
Je ne puis cependant passer sous silence que plusieurs Arcbéoloques et Artistes distingués ont publié sur l’argument de ce tableau des opinions dificrentes. Mais je n’aime point entrer en propos avec mes amis et mes collègues ; c’est pourquoi j’ai voulu prendre un autre ebemin pour aller à la recherche de la vérité. J’ai exposé , comme Michel Montaigne , mes observations et mes conjectures non comme les meilleures , mais comme les miennes , et s’il faudra jamais avouer un jour mes ' doutes et mon ignorance , je n’iiésiterais point un instant à le faire.
Je finis cet article par quelques réflexions sur l’art qui a dirigé dans ses parties multipliées cette peinture classique ( i ).
(i) Des conûdératioiu. uouibreiiscs et iiii{)ortantcs sur les
Les deux années sont rangées sur une L'gne transversale, de manière qu’on dirait qu’elle parait presque toute en raccourci. Il n’y a ainsi aucune figure d’iiomme ou de cheval qui n’ofire une difficulté surmontée , ni un groupe , qui ne forme un tableau complet. On croirait que, l’illustre Maître a voulu de cette manière faire un jeu du son habileté et de sou Génie , ou qu’il a voulu nous ofli'ir un monument étranger même aux meilleures écoles modernes , de ses connaissance* et de sa fidélité, comme d'un témoin oculaire, dans l’exactitude parfaite des omemens , des accessoires , et du costume.'^ >
Comme il est assez', difficile , faute de plus amples notices et d’exemples, d’établir un paraL
monnmetu figurés de fart antique se trouvent' X chiqua pas dans les ouvrages du Marquis Arditi le Nestor de notre littcraïuie. Il est de mon devoir de rappeler h la recoanaissance publique, que si d’un cdté Pompéi a été. évoquée h la lumière , comme par euchantement , h sa voix ; d’un autre , les productions des arts de cette- ville étonnante d'HercuIanura et de Stable , et les autres 'de nature et de forme quelconque et uniques pour rinlérêt particulier qui J est attaché , appartenant aux collections les plus célèbres de notre pays , et de l’Italie , ont été recueillies et classifiées par M. Arditi dans le Mniée Royal Bourbon , qui en peu d'années est devenu le plus grand de ^l’Europe par la vaste science et activité de notre Savant.
IMe complet entre l’art antique et moderne , je me bornerai à en tracer un entre la représen> tation ,de cette ancienne Bataille , et celle de Constantin et de Maxence peinte par Raphaël dans le ^Vatican.
Les proportions des dons tableaux sont tout> à-fait semblables dans le plus grand ' dévelop- . pement de la longueur plutôt que de la hauteur. Les Protagonistes sont également au centré , leurs mouvemens et ceux de leurs coursiers , les Guerriers qui les suivent avec la plus vive ardeur dans leur course , et^ jusqu’aux Soldats abattus sur le sol , se soutenant d’un bras avec leur bouclier , W cherchant à se défendre contre les chevaux qui les pressent de près , tout est le même y et de la manière la plus précise dans 1^ deux compositions. La force de Texpression , le mouvement vaste et varié des Vainqueurs et des Vaincus', le bruit des trompettes et de la mêlée , et le nombre des combattans est supérieur dans le tableau moderne, et dans l’antique , la simplicité , l’ordre , l’unité , la distribution , le caractère , la grâce , l’élégance , la vérité , et le sentiment. On pourrait appeler l’un , le produit du génie et de l’art; l’autre , du génie et de la nature. Maxence a les traits et le désespoir d’un impie ; Mardonius le calme et la dignité 4’un héros qui expire.
On est frappé d’une circonstance remarqua*, l>le pour la Uiéorie , dans l’attitude de ce der^ nier. Sa bouche à peine entr’ouverte par la douleur , sa légère inclinaison d’un côté , son bras courbé vers la tête , et l’autre qui cherche, avec force à repousser de son sein la cause de sa mort , enfin la pose de son corps et de < ses jambes présentent en quelque façon le modellè on la copie du Laocoon. G’ést ici que s’puvre un beau champ de considérations et de résultats , mais comme il ne nous est pas permis', d’après les limites que' nous nous sommes }>roposés , d'y avancer de quelque pas , U suffira de l’avoir simplement indiqué. ^
La Perspective linéaire , distribuée dans la mo* saïque , à trois dégradations , est dans les deux tableaux très-bien choisie et entendue; mais Vaérienne, compagne inséparable du coloris , ne peut être soumise à aucune comparaison , vu la dUTérence d’une Peinture avec une Mosaïque , dont les élémens sont composés non de couleurs ou de pâtes colorées , mais de marbres ( i). Nonobstant eôlà , on entrevoit au milieu des défauts .des matériaux une telle connaissance de ces deux bran-
(i) La mosaïque Jes Colombes contient i6o petites pifcces chaque once <lc palme romain; la notre laS plus ou moins, selon les endroits. -.i
ches Irès-princi pales de Fart , que nous pouvons assurer* que lés Anciens étudiaient aussi profondément la science des ombres et de la lumière,' qiîc les Modernes , mais ils nous surpassaient de beaucoup dans le goût , la variété , et FeÔët enchanteur des nuances dans les couleurs.
' Quant au Dessin , .je ne dissimule point, qu’il , li’est |>as toujours ' pur et correct dans le monument antique mais il faut en attribuer la faute aux Ouvriers ,• qui n’étaient' certainement pas Peintres, ni d’un mérite égal entr’énx.,' comme l’attestent le visage du Général grec , les restaurations postérieures , le défaut du ciel ou du champ exécuté ' tout-è-fait en blanc , anomalies peu convenables et indignes non seulement de ce tableau , mais encore des peintures les plus vulgaires de Pompéi. L’air des têtes y les attitudes et les formes sont dans la mosaï- .que d’une beauté . et ’d’un idéal’ tout-à-fnit nouveau pour nous. On pourra douter de, la ressemblance des individus , mais pourra-t-ôn méconnaître les dations ? ' Et voilà , après plus do deux -mille ans , ces mêmes Orientaux*, qui remplissaient dé leurs fastes , de leurs conquêtes , et de leur nom , les bistoires dé tous les temps et dé tous les peuples *, les voilà qui se présentent la première fois au ^londci civilisé et surpris , avec toute la pompe de la beauté , des babils , des
armes , des richesses et du luxe , dont était si glorieux l’Orient , le berceau des nations , des arts et de la ciTilité.
C’est amsi , qu’en laissant à l’intelligence du Lecteur la conclusion facile d’un parallèle , qui rapproche les deux époques les plus fameuses de la Peinture , nous nous félicitons avec notre Italie d’avoir rappelé une autre fois à l’Europe , et confondu en un même intérêt les siècles de Périclès , d’Auguste et de Léon ; de Parrhasius (i) et de Raphaël.
(i) La Bataille la pins célèbre , la plus importante , et la plus nationale pour les Grecs , celle que leurs Historiens appellent suptcUurelle , et dans laquelle Pausanias neveu de Léonidas vengea sa mort en immolant Mardonius , devait être certainement jréprésentée par un des plus grands Peintres de ce Siècle, qui était aussi celui de Périclès. C’est pourquoi , i'aimerais l’attribuer è Parrfaasius , k Zeuxis , ou k Tintante. Les détails de leur vie et de leurs ouvrages sont en grande partie perdues ; mais leur manière finie , passionnée et pleine de grâces convient assez au s^le de notre tableau , et peut sans beaucoup de peine nous les faire reconnaître.