VIIUW PONT DE LAVAUR
ÏM.
<)(> bi *
f — Elévation aval — 2 mm
Demi-plan supérieur
mm 8
Demi -coupe
horizontale
nux naissances
f 4 — (Ion [»e en Ira vers contre In clof — 2 n
f t — Archivolte et entablement w — 8 tnni
£« Ctf/« « t dessous sont en pieds {% pied — ^"3248)
Cînlre — 2*" m
Diqitized bv
16. — Cette coupe est faite sur l'axe de la voûte, eu supposant l'archivolte prolongée jusqu'à cet axe, c'est-a-dire en ne tenant pas compte des dispositions spéciales des clefs et contre-clefs.
VIEUX PONT sur i/AGotjT a LAVAUR <™w)
Ancienne route de Toulouse à Castres 1773-1791 E 1 r te (> 40-)2
1. Dispositions à signaler. — La clef, qui a une hauteur de 4 m 223, et les contre-clefs sont restées épannelées (<I\, f t ) : elles devaient porter la croix du Languedoc.
La voûte est bordée d'une belle archivolte, à saillies un peu faibles, coupée par des ressauts en trois parties, ayant le 1/3, les 5/12, le 1/4 de son épaisseur (f.) 1 .
Les joints du cerveau sont obliques sur l'intrados ; mais, à l'inverse de ceux d'une platebande, le biais augmente A mesure qu'on monte vers la clef. C'est une erreur d'exécution ou de projet (Sj.
Un cadre rectangulaire, deO m 97 de large et ln 22 de saillie, enferme les tympans et la voûte.
La corniche de l'entablement a été souvent reproduite dans les travaux des Etats de Languedoc (f). Le parapet est trop en arrière.
Sur les culées, une bande plate prolonge le boudin de la corniche (f,) : elle n'a pas protégé de la pluie les murs qui sont à fruit.
Le pont est vigoureusement encadré par deux grosses tours rondes (<!>,, f, à l\)
1. — Elle est imitée de celle du Pont Saint-Ange à Rome, (an 138).
VOUTES INARTICULÉES — SÉRIE E 1 r tc (> 40*) — MONOGRAPHIES
d'un fort grand effet, mais qui soutiennent mal les remblais intérieurs : on a dû les renforcer.
Il est en mollasse du pays, grès fort médiocre, un peu gélif.
C'est un fort bel ouvrage, simple, puissant.
c 2. Projet primitif de couronnement. — Voici le projet de de Saget aîné (f„).
f Projet de 17G9 8
En 1782, par mesure d'économie, on renonça à cet ample couronnement, que réclamait pourtant la lourde masse de l'ouvrage : on en abaissa la hauteur totale de 6 m :*9 a 3"*J0.
C'est à jamais regrettable.
8. Marché avec le Sieur Chauvet. — Le pont fut donné de gré à gré, le 13 mai 1773 3 , pour le prix « en bfot » de 310.000 livres, au Sieur Chauvet, maçon de Montpellier 1 .
4. Cintre (f 6 , f ; ). — La description qui suit est faite d après un modèle authentique, à l'échelle de 1/30, dressé après exécution, qui se trouvait en 1884 dans les greniers de la mairie de Montpellier, et qui est rigoureusement conforme aux rares pièces écrites qui font mention du cintre.
2. — C'est cette élévation qu'a publiée Gauthey (Paris, 1809, tome I, p. 96, PL. IV, fig. 59). — Après avoir donné des chiffres inexacts, il conclut que le pont « est construit arec beaucoup de lu.ee, et sans « doute trop pour le lieu où il est éle&c », appréciation inattendue de la part de l'Ingénieur qui a commis les décorations de Navilly et des Kchavannes et les douelles à caissons de Navilly et de la Guyotte.
3. — Deux premières adjudications étaient demeurées sans résultat, « en raison de l'intelliyence des « entrepreneurs ».
4. — Sous la caution du Sieur Campmas, receveur général des finances de la Généralité de Toulouse.
E 1 I >le (> 40 m )~ VIKUX PONT DK LAVAUR 99
Ce cintre singulier comprenait 5 (f a , f.) :
1° — un viaduc en maçonnerie à 3 arches, sans évidement, en maçonnerie ordinaire, grossièrement assisée.
2° — au-dessus, dix murs séparés en briques, de m 54 d'épaisseur, portant les bois de décintrement.
Les 6 voûtes du cintre furent laissées sur bois jusqu'au décintrement de la grande arche.
Le cintre cubait approximativement :
; de moellons 2185 mc \
) de libages (parements des piles) 518 mc f „^,
Maçonneries <!,..,., -, â . ,, ., „ / 3808 mc
j de béton (entre les pilotis d une pile) 80 mc (
\ de briques 1019 mc )
Charpente 402 mc
Planches 1 102 m <*
Il coûta environ 05. 000 livres.
5. Construction de la voûte. — - La première pierre fut solennellement posée le 5 octobre 1773, par Mgr de Castellane, dernier évoque de Lavaur.
En juillet 1775, la voûte, élevée à la 14 e assise, est suspendue pour commencer le cintre. Dans le courant de la campagne, on fonde les piles 1, 2, 4 (f 6 ) par épuisements, puis la pile 3 sur grillage et pilotis, après exécution d'une digue en rivière pour écarter les eaux.
« De mars 1774 à octobre 177Ô, les piles (du cintre) furent emportées trois « fois..* »
En 1770, on construit le cintre jusqu'à l'extrados des 3 voûtes de l'étage inférieur, et on pose de chaque côté 15 assises.
En 1777, on en pose 20; en 1778, 11.
Sous la charge de ce rouleau de 2 m t)24, il se produit de nombreuses lézardes dans les piles du cintre, surtout dans 1 et 4,. puis un mouvement général de déversement de l'amont à l'aval. On ferme précipitamment la voûte « par arrachements », le 10 mai 1779.
« ; en octobre 1779, deu.r inondations emportent... partie tV une pile (du
« cintre)... 6 »
Bien que clavée, la voûte charge lourdement son cintre. Le 20 février 1780, l'Inspecteur constate des voilements dans les fermes en briques et des lézardes dans les piles du cintre, surtout dans les piles 1 et 4, dont quelques-unes « obserrées « rannée précédente et qui acaient cessé pendant la durée de la clarade ont reparu « et font des progrès rapides. »
5. — L'Entrepreneur Chauvet le commença malgré les Ingénieurs et en demanda l'approbation quand on ne pouvait plus la lui refuser : il aurait été frappé de la chute de plusieurs grands cintres en bois, en particulier <c du pont Charron, de 17 toise* de portée, sur le chemin de N(tntes à la Rochelle, du pont d'Ornoson [C n r te (^> 40")1 — Tome I, p. f>5] de 20 toises d'ouverture... »
Acte du sieur Chauvet à M. de la Fage, Syndic général, du 19 février 1779 (Archives de la Préfecture de Montpellier).