Sous la caution de divers habitants de Montpellier
SOt'RCKS :
S t . — Annales des Ponts et Chaussées, 1902, -i e trimestre, p. 48 à 108, PI. 23 à 27 : « Le Pont de Gif/nac -sur l'Hérault », M. de Dartein, Inspecteur général des Ponts et Chaussées 12 .
Principales sources citées. — Jusqu'en 1788 inclus : a Procès-verbaux des Etats Généraux du Languedoc ». Ensuite : Archives Nationales, F 14 -292 et F u -828. — Pour 1782-90, Archives de l'Hérault.
S a . — Ce que j'ai vu — octobre 1902.
12. — M. de Dartein a reproduit ce mémoire dans son grand ouvrage : c Etudes sur les ponts en pierre remarquables par leur décoration, antérieurs au XIX' siècle », vol. III. — Paris, Béranger 1908, p. 125 à 1O4, PL 34 à .*8.
PONT SUH LA SKVERN A GLOUCESTER (ANGLETERRE)
1826-1827 E 1 r le O 40»)4
1. Voussure (S,). — C'est le premier pont anglais à voussure : Telford en a pris Tidée au pont de Neuilly 2 .
Le mode de génération n'y est pas le môme (f,), et Telford ne le fait pas connaître.
2. Fondations (S/). — On épuisa dans des batardeaux a double enceinte. On comptait, d'après les sondages, trouver le rocher à 3 m environ sous le
thalweg, mais la sonde avait été arrêtée par une grosse pierre : on ne rencontra que du gravier.
On disposa sur le fond de la fouille : d'abord un lit de grosses pierres à plat, puis un grillage de 12 m 19 sur ll m 28 avec de la maçonnerie dans les vides, puis une plate-forme jointive de () m 10 d'épaisseur, enfin, au-dessus, jusqu'à l'étiage, de la maçonnerie de grosses pierres de taille.
1. — M. W. W. (Jrierson, Ingénieur en rhef du (Jrent Western à Londres, o bien voulu, sur ma demande, faire photographier le pont (juin 1M8).
2. — « / introdueed a form ichich, ulthouyh a iwrelty in Enyland, had, in 176X, been entjdoyed by « an eminent French Architecl (M. Perronel) in a Oridje... urer the ricer Seine ut Neuilly. » (S |t p. -01).
108 VOÛTKS IXARTICULKKS — SKRIE E l r te (> 40 œ ) — MONOGRAPHIES
E 1 r le (> 40 m )^ PONT DE GLOUGESTER 109
3. Décintrement (SJ. — Sur chaque pieu du cintre et aux abouts, il y avait 3 coins : deux fixes, celui de dessus et celui de dessous, et, entre eux, un mobile, « la langue » 8 . Les surfaces de contact étaient bien rabotées* et savonnées.
On a fait descendre les coins mobiles en les frappant avec le mouton de 12 quintaux qui avait battu les pieux du cintre, — cette fois suspendu et poussé horizontalement. En 20 ou 30 coups, le coin se détachait : il fallait ensuite le retenir.
Le décintrement a été fait en 3 \
4. Mouvements après décintrement. — Après le décintrement, il y eut un tassement supplémentaire de 200 mm , dû à l'affaissement des murs en retour rive gauche, fondés 1 fort au-dessus du thalweg sur de la vase durcie reposant sur delà tourbe (S,, S,).
Les mouvements des culées continuèrent au point que, vers. 1880, des « sauvages » 5 réclamèrent la démolition du pont. Les tissures dans les tympans étaient alors telles qu'on s'y pouvait promener à Taise 6 .
« M. liaker représenta... que ce serait un déshonneur pour le pays de démolir « Vœucre historique de Te If ont et d'y substituer un « hideux » treillis » (S 3 ).
Il descendit et élargit les fondations des murs ; puis, 18 mois après, nettoya et boucha les fissures. 7 ans plus tard, il constata que les mouvements étaient arrêtés.