‹ Grandes voûtes (volume 3)Chapitre 11 sur 649 · PIERRES · texte numérisé non relu

PIERRES

Art . I. — Nature. — Dans les grandes voûtes, on a employé à peu près toutes 40 les pierres naturelles, sauf les tendres4’’42 : granit44, gneiss45, schiste46, basalte43, lave47, calcaire48, grès49, meulière50..., toutes les artificielles : briques51, béton moulé 52, béton damé53.

Art. 2. — Ecarter les matériaux sensibles aux intempéries. Il faut écarter les matériaux qui craignent la gelée, la pluie, l’humidité 54 , l’air salin55, les fumées56...

On étudiera utilement les pierres des cimetières : elles sont fort exposées au froid, à l’humidité, et portent une date.

S’il n’y a dans le pays que des pierres gélives, on les entourera de pierres qui ne gèlent pas57.

•40. — Voir les tableaux du chapitre II. 41. — Vieux Pontde Lavaur en grès mollasse tendre (i, p. 97).

42. — Viaduc sur lequel la ligne de Paris à Bordeaux traverse, près de Libourne, la vallee de la Dordogne. 100 arches de 10” en anse de panier au 1/3, en calcaire tendre, de ü”70 à la clef. Construit de 1846 à 1850. De nombreuses lézardes ont apparu dès les premières années, puis augmenté avec le poids et la vitesse des trains.

En 1900, il y en avait près de 150; certaines avaient 5, G” de long, 15 à 20”" de large; la plupart parallèles aux tètes, les plus grandes près de l’axe. Les pierres, le mortier, se sont écrasés, effrités, sous ies trains.

Revue Générale des Chemins de fer, février 1913, p. 87 et suivantes : « Consolidation par injection de ciment du Viaduc des Cent arches », M. Adam, Ingénieur de la C'f d’Orléans.

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