‹ Grandes voûtes (volume 3)Chapitre 114 sur 649 · FAIRE LES OUVRAGES A LA DEMANDE DU TERRAIN · texte numérisé non relu

FAIRE LES OUVRAGES A LA DEMANDE DU TERRAIN

Art. I. — Indications générales. — Supposons arrêtée la place des cuiécs, — soit d’un pont, pour laisser passer les crues, — soit d’un viaduc, à la limite pratique de la hauteur des remblais1.

Quelles portées adopter?

C’est affaire d’espèce, de circonstances locales.

La seule règle est d’ajuster l’ouvrage aux lieux, de le faire à leur mesure.

Art. *'2. — Cas où la place des piles esl imposée par un ouvrage voisin. — Si deux ponts sont tout-à-fait voisins, les piles de l’un doivent, — pour la navigation et aussi pour l’écoulement des eaux, — être à peu près en prolongement des piles de l’autre2.

Art. 3. — Nombre pair où impair d arches. — L’œil accepte à peine quatre arches3-4, à grand’peine deux.

Art. 4. — Comment on arrête la silhouette de l'ouvrage. —

On trace sur du papier calque les élévations possibles ; on les promène sur le profil en long de la traversée, pour les bien placer, assurer le passage des chemins, mettre une arche au-dessus du creux de la vallée, etc...1

Pour un grand ouvrage, on étudiera ses dispositions d’ensemble à temps pour modifier au besoin le tracé.

Quand le choix est restreint à un petit nombre de solutions, on étudie des projets comparatifs, d’abord en gros, puis, s’il y a doute, de près.

Les portées arrêtées, on étudie pour chaque partie toutes les variantes sur calques en retombe: c’est toujours trop tôt qu’on cesse d’étudier.

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