OÙ ET POURQUOI
ON A FAIT DES PONTS A UNE SEULE GRANDE ARCHE
Ai l. I. — Par économie. — On a jeté une grande arche :
par-dessus une rivière dans laquelle il eût été difficile de fonder : sol de fondation très bas17 ou mauvais18; crues hautes, subites, fréquentes19, surtout s’il est facile de fonder sur berges (rocher apparent20, terrain imperméable17);
par-dessus une gorge profonde21, ‘à la place d’un viaduc à très hautes piles22, surtout entre deux flancs escarpés qui suppriment murs ou viaducs d’accès28.
Pour une grande voûte, construite sur cintre retroussé, la hauteur au-dessus du fond ne coûte rien22.
\rt. *2. — S il fa ii I réduire les remous. — S’il y a des villages dans la vallée submersible en amont du pont, et en général dans les villes, on supprimera, si on le peut, les appuis en rivière24.
Art. «>. — Si la voie coupe en Liais la rivière. — Dans ce cas,
ou les piles en rivière seraient dans le sens du courant, mais sous des voûtes à
appareil biais, — ou normales à la voie sous des voûtes droites, mais alors elles seraient obliques au courant et encombreraient le lit.
17. — Anloinelte (II. p. 145). 18. — Bains-de-Lucques (III, p. 32).
11). — Ccillonges (I, p. :i|), Oloron (I, p. 45), Gravona (11, p. 183). Bains de Lurques (I II, p. 32), Morbegno (I V, p. 05), Prince-Régent (IV, p. 239), Max-.losepli (IV, p. 242).