CHAPITRE VIII
ÉTUDIER LES PONTS FRANÇAIS DU XVIIIe SIÈCLE
On ne saurait assez étudier les ponts français du XVIIIe siècle : il y a là mieux et plus qu’un simple intérêt historique.
Sans doute, on ne fonderait plus sur pilotis les grands ponts de la Loire, ni par épuisements sous 2G pieds d’eau les piles-culées du Pont de Gignac; sans doute, on ne construira plus de grandes voûtes sur les cintres flexibles de Perronet.
Ce ne sont là que procédés d’exécution : ils ont passé, comme les coches d’eau et les chaises à porteur.
Mais ce qui n’a point vieilli, c’est la beauté et la variété des formes de nos vieux ponts, le choix judicieux de leur décoration ; c’est l’ampleur, c’est la majesté solennelle de leurs accès : on ne les a pas égalées.
150. — On lira avec le plus grand profit les excellentes « Etudes sur les ponts en pierre remarquables par leur décoration, antérieurs au XIX' siècle », par M. de Darlein, — l'aris, Béranger, 1907.