‹ Grandes voûtes (volume 3)Chapitre 18 sur 649 · A 28 JOURS · texte numérisé non relu

A 28 JOURS

Charge

d’écrasement.

Charge

produisant

un

commencement

de

désagrégation.

en cubes de omo^

en briquettes normales en 8 de 22" Rapport à la résistance en cubes..,

d’épaisseur.

En joint de 15“”

En joint de 10””

comprime

Rapport

à la résistance.

en cubes de omo7..

en briquettes en 8

comprime

Rapport

à la résistance.

non comprime...

Rapport

à la résistance.

en cubes de omo7..

en briquettes en 8

en cubes de 0*07...

en briquettes en 8

MATÉRIAUX

\rt. G. — Mortiers bâtards (chaux et ciment) ' 8, s\ — On peut accepter le mélange, mois à condition qu’il soit très intime, c’est-à-dire que les deux poudres, chaux et ciment, soient mélangées mécaniquement avant usage.

Art. 7. — Fabrication. — Pour les grands ouvrages, on fera le mortier au manège (roues broveuses pesant au moins 25k par 0n,()l~ de largeur de jante).

Art. 8. — Protection du mortier.

A. - Contre la gelée. — Quand il faut maçonner par le froid, on ajoute à l’eau du mortier du carbonate de soude (lk de sel anhydre pour 12 litres d’eau) : cette dissolution ne gèle pas à — 12° *\

Pendant quelques mois, le carbonate81 maintient humides les maçonneries : ce n’est un inconvénient que pour les murs à enduire de plâtre.

B. - Contre les eaux contenant du sulfate de chaux. — I.cs eaux gypseuses ramollissent les mortiers, les mettent en bouillie.

Il faut :

1° - les écouler promptement par des chemises à pierres sèches séparant complètement les maçonneries des terrains gypseux. On ne mettra pas de maçonnerie à mortier en contact direct avec le gypse ou les remblais gypseux 8S.

2° - n’employer que du gros sable (2mm à 5mm) : les mortiers de sable fin se laissent plus facilement attaquer.

3° - avoir des mortiers très pleins et compacts88, pour que l’eau n’y puisse pas entrer : du gros sable sans gypse, du ciment inattaquable par le gypse ”* 88 ; faire le mortier au manège avec de l’eau sans gypse.

■''O. — Voir le Tableau, Chapitre II. S 2.

81. — Viaduc de Pompadour (1873-75) (Ligne de Limoges à Brive - Voûtes de 25”). — Sur G” de chaque côté de la clef, on a ajouté à la chaux 150” de ciment Porlland par m. c. de mortier. (Rapport sur la Construction des Travaux , p. 2‘J).

82. — Pont de Mauzac sur la Dordogne (1877-79) (Ligne de Bergerac au Buisson -7 arches en ellipse; Portée 30”, montée 9"20). Sur 4" de chaque côté de la clef, on a ajouté à la choux 200’ de ciment Portland par m c. de mortier. (Rapport sur la Construction des Travaux, p. 23).

«3. — Ont employé avec succès ce procédé, les Compagnies de l’Est, de l’Ouest, d’Orléans, PLM.

Les mortiers carbonalés se recouvrent d’efflorescences blanches : elles disparaissent au bout d’un ou de deux ans.

La dissolution du sel se fait dans une grande marmite où l’eau est portée à 40° : c’est là qu’on la puise pour faire le mortier.

Avec le sel hydraté (le « cristnu » des ménagères), ou lieu du sel anhydre, il faut 1‘ de sel pour 4 litres d’eau.

81. — On a employé aussi le sel (une solution à 20 % gèle à —14”), le chlorure de calcium...

85. — On rencontre souvent le gypse : en France (Lignes de Saint-Girons a Foix, d’Anduze à Sainl- Jean-du-Gard, de Moûliers à Bourg-Saint-Maurice, de Nice à Coni,...); en Algérie; en Espagne (Ligne de Linarès à Alméria).

Depuis qu’on y veille, on trouve du gypse plus souvent qu’on ne le souhaite.

86. — Par des essais, on détermine pour chaque sable le dosage du liant qui donne la « compacité » maxima (volume du liant + volume du sable dans l’unité de volume du mortier). C’a été G00’ (ciment l’elloux n” 2» pour le calcaire broyé employé sur les lignes de Frasne à Vallorhe, et de Nice à Coni.

*7. — Dans le gypse et l’anhydrite, nous avons employé le ciment « indécomposable » Lafarge aux dosages de 500’ et 600’ pour les maçonneries, de 800’ pour les chapes, — puis le ciment Pelloux « spécial n“ 2 » aux dosages de 450’, 600', 650’, 780' pour les maçonneries, de 800' pour les chapes.

En Algérie, dans les eaux très sulfatées, M. l’Inspecteur général L. Godard met par m. c. de sable 1000’ de ciment maritime Lafarge.

88. — Le ciment qui résiste aux eaux sulfatées résiste moins que d’autres à l’écrasement.

JT)

A ri. 1). — Joints (lu parement. — Dans les parements en bonne pierre, les joints en mortier sont la partie faible*®. Il faut les tenir en arrière, — « rejointoyer » à plat, en creux, — et non pas, comme on l’a trop souvent fait, soit à niveau, soit surtout en saillie : c’est laid et cela part au premier hiver.

On rejointoye à fleur de pierre : les pierres tendres, elles ne résistent pas plus que le mortier, il n’y a plus de raison de le tenir en arrière; les moulures, pour ne pas en interrompre les lignes.

La couleur du joint doit aller avec celle de ia pierre : joints clairs sur les archivoltes moulurées blanches ; joints foncés sur les pierres noires.

Page 1