ROUI. EAUX
Le nombre de rouleaux dépend de l’épaisseur de la voûte. En général, on a construit : en deux rouleaux, jusqu’à lm40 d’épaisseur à la clef; en trois rouleaux, au-delà.
§ 3. — ÉPAISSEUR 1)U 1er ROULEAU
Art. I. — Que porte le 1er rouleau ? — On constate que le 2e rouleau tasse peu2, souvent ne tasse pas3 4 5 6 7, que le 3e ne tasse pas.
Le premier fait office de cintre pour le 2e3.
Le cintre et le premier rouleau ne sont pas également compressibles : ils ne portent pas ensemble le 2e. De plus, après le clavage du lor rouleau, la température peut s’élever assez, pour qu’il quitte le cintre et travaille seul.
11 doit être assez fort pour se porter et porter le 2e rouleau, sans flamber ou s’écraser ‘.
du
Art. 2. — Rapport, dans les voùles exécutées, Ier rouleau e’0, ej, à l’épaisseur totale e0, eth.
de l’épaisseur
ea
aux retombées
^ minimum .
\ maximum \ en général
e> ^ minimum .
— < maximum L { en général
2 rouleaux
3 rouleaux
Il y a intérêt à avoir des rouleaux minces :
1° pour moins charger le cintre ;
2° pour bien remplir jusqu’à l’intrados, soit les fissures sur cintre s’il s’en produit, soit les joints secs ménagés pour les prévenir.
On a donné, de l’épaisseur du 1er rouleau, un calcul théorique6,7 : dans mes voûtes, je l’ai prise au sentiment 7bis.
Aux Amidonniers (I, 203), le Lr rouleau n’avait, au cerveau, qu’un moellon: nous avons fait ainsi à quantités de voûtes.
2. — Au pont du Diable (I, 116), pouzzolane et chaux grasse additionnée de chaux du Teil, le cintre tassa sous le 2° rouleau
3. — Pas de tassement après le clavage du 1er rouleau aux ponts du Castelet (.II, 134), de Lavaur (II, 142), Antoinette (II, 148),....
4. — Si les rouleaux sont indépendants, on pourrait faire le 1" en matériaux plus résistants. A Cabin- John (III, 72), le 1er rouleau est en granit, le 2e en grès
5. — Pour les épaisseurs des rouleaux, voir : Castelet (II, 132) ; Lavaur (II, 138); Antoinette (II, 146); Amidonniers (I, 203).
6. — Aux ponts de Wiesen (I, 242) et de Cinuskel (II, 191), le 1" rouleau a été calculé comme un arc élastique pour porter le 2e sans faire travailler le cintre.
7. — « Lorsqu’on construit une coûte par rouleaux, au lieu de l’exécuter en une seule operation, on » réduit les distances à l’intrados des différents points de la courbe des pressions dans un rapport sensi- » blement égal à 1 2, quel que soit le nombre de rouleaux. » (M. Résal : « Traité des Ponts en maçonnerie », Tome I, p. 211, Paris, 1887).
Ce calcul suppose que « l’on décintrerait le premier rouleau acant de procéder ii l'exécution du » second ». (Loc. cit. p. 211, renvoi.)
Si on ne le fait pas, — et il est peu probable qu’on s’y risque, — « le rapport des distances à l’intrados » des points correspondants des deux courbes des pressions relatices l'une à la coûte construite par rouleaux, » l’autre à la coûte construite en une seule /'ois, est égal : pour deux rouleaux à 3 4, pour trois rouleaux » à 2/3 ». (Loc. cit. p. 212, renvoi.)
« Ce procédé (la construction par rouleaux) procure nécessairement une réduction de traçait maximum » à la compression ou à l’extension à la clef.....
» , par contre, dans la région du joint de rupture, les caleurs du tracail maximum sont
» augmentées.
» on peut corriger ce défaut, en réglant convenablement les épaisseurs relatices des rouleaux
» successifs, qui doicent carier de la clef aux naissances et non pas rester constantes, comme nous l’avons » jusqu’ici su/iposé dans cette étude toute théorique. » (M. Résal : « Emplacements, débouchés, fondations. — Ponts en maçonnerie », p. 217, Paris, 1896.)
<> L’épaisseur à la clef doit être partagée fi peu prés également entre les rouleaux successifs. Au joint de rupture, elle doit être attribuée en presque totalité au premier rouleau. » (Loc. cit. p. 223.)
Dans ces indications toutes théoriques, on ne tient compte ni des mouvements des cintres, ni des matages des joints laisses vides dans chaque rouleau, lesquels créent ou modifient les pressions.
7bu. Voir I, 242, renvoi 6.
EXECl TION DES VOU TES