TRAVAIL DU MORTIER
25 100 pour les câbles des ponts suspendus 122 ;
27/100 pour les maîtresses poutres de plus de 30m d’ouverture ’23.
Pour le béton armé12', on admet les 28 100 de la résistance à l’écrasement à 90 jours 123 du même béton non armé.
Or, pour les ponts en pierre, — à l’inverse de ce qui a lieu pour les ponts métalliques et surtout pour les ponts suspendus, — la surcharge roulante est peu de chose à côté de la charge morte. Les efforts sont toujours dans le même sens et varient peu ; il n’y a pas d’effort instantané. Le temps, qui rouille le métal, qui desserre les rivets, durcit le mortier. On y pourrait réserver beaucoup moins de marge à l'imprévu.
Par contre, la répartition des efforts est encore mal connue dans les voûtes inarticulées.
Tout ceci permet de faire travailler les moellons d’une grande voûte, bien assiséc, bien exécutée, dans les conditions les plus défavorables de surcharge et de température, au 1 i de leur charge d’écrasement, — c’est-à-dire beaucoup plus qu’on ne le fait.
Art. *2. — Travail (lu morlier. — Bien que les mortiers durcissent avec le temps, on conservera la même limite de travail que pour les moellons, le 1 4 de la résistance à la rupture du mortier en joints minces, soit 0,3 r 12G, /• étant la résistance des briquettes normales ayant l’âge des mortiers au jour prévu pour le décintrement ou pour l’ouverture à la circulation. Par exemple, dans une voûte à décintrer un mois après le clavage, exécutée en mortier de ciment résistant en briquettes d’un mois à 150k, on pourrait accepter une pression maxima au décintrement de 15k I27' 12\
122. — Cahier des Charges joint à la circulaire du 7 mai 1870, art. 4.
123. — Voici les chiffres du règlement du 29 août 1891, art. 2 :
Charge île rupture à l’extension par 0”0012 fi =
Limite de travail par 0*0012 dans les fermes principales des ouierlures de plus de 30” fi =
Rapport — =