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DÉBOUCHÉS

Il est fort important, — mais fort difficile, — de déterminer le débouché des petits ouvrages. On a pour eux beaucoup moins de renseignements que pour les grands : les circonstances locales y comptent beaucoup plus.

Il n’y a de sûr que la comparaison avec les ouvrages voisins, reconnus, après examen attentif, suffisants sans exagération d’ouverture. On relèvera donc, avec le plus grand soin, leurs débouchés1 linéaire et superficiel, leur revanche, leur remous, etc...

En l’absence de renseignements précis, ou à défaut d’ouvrages voisins, on a généralement exagéré les débouchés des petits ouvrages. Or, ils sont très nombreux : leur coût augmente très vite avec leur ouverture et leur longueur. Il faut donc ne faire pour eux que ce qui est strictement nécessaire.

Pour les petits ponts métalliques, au contraire, on peut augmenter un peu la portée sans bien grande dépense.

Sous la condition essentielle qu’il y ait une revanche suffisante sous la clef ou sous les poutres, un pont trop étroit suffit à débiter les eaux des crues s’il est bien fondé, si les terrassements et les quarts de cône aux abords n’ont rien à craindre, et si la vitesse sous l’ouvrage ne peut pas affouiller le terrain, au cas où il n’y aurait pas de radier.

Un ouvrage sous charge de remblai peut même être aveuglé sans inconvénient sérieux : le remous à l’amont forme une charge qui augmente le débit et compense l’insuffisance du débouché; mais il faut être absolument sûr des fondations; il faut que les parafouilles, ou les murs, s’il n’y a pas de radier, soient bien encastrés dans un terrain solide en contre-bas des affouillements possibles.

La revanche sous la clef ou sous les poutres est un élément encore plus important à déterminer que le débouché. Il y a beaucoup d’ouvrages qui sont insuffisants, malgré une ouverture exagérée, parce qu’ils n'ont pas assez de revanche.

Sur des torrents à largeur démesurée, il conviendra souvent de réduire l’ouverture, non seulement par économie, mais pour que les eaux fassent chasse sous l’ouvrage; avec trop de débouché, le lit s’élève, et un ouvrage d’ouverture exagérée devient insuffisant.

En l’absence d’ouvrages existants voisins, voici différentes méthodes qui permettent une première approximation ; elle suffit quelquefois.

1. On reconnaîtra en comparant ces renseignements que, pour beaucoup, les débouchés ont été pris au hasard.

Art. 1. — Difficulté de fixer les débouchés des petits ouvrages.

Art. 2. — Nécessité de réduire les débouchés à juste ce qu’il faut.

Art. 3. — Méthodes approchées pour fixer les débouchés.

INSTRUCTIONS. — OUVRAGES DK 8m ET AU-DESSOUS

A. — Débouché en fonction du débit du cours d’eau.

B. — Débouché en fonction de la longueur du cours d’eau.

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