‹ Grandes voûtes (volume 3)Chapitre 361 sur 649 · LIGNE DE MORE Z A SAINT-CLAUDE · texte numérisé non relu

LIGNE DE MORE Z A SAINT-CLAUDE

Aqueduc voûté de 0m70 d’ouverture Ponceau voûté de lm50 d’ouverture

INSTRUCTIONS. — OUVRAGES DE 8m ET AU-DESSOUS

6° — Il conviendra quelquefois de réunir, par une voûte dont l’extrados forme radier, les fondations des deux pieds-droits.

7° — Dans les terrains en pente, on accroche très solidement l’ouvrage au sol par des redans, pour qu’il ne glisse pas.

Ne faire des redans que dans les terrains à peu près incompressibles.

Ne pas les faire trop hauts, afin d’éviter des fissures résultant de tassements inégaux.

On disposera les redans :

comme au croquis (f3t) si l’on est sur rocher; comme au croquis (f33) si l’on n’est pas sur rocher.

8° — 11 ne faut pas placer systématiquement le radier des ouvrages au niveau du fond du lit des cours d’eau, même quand ce lit est tout à fait plat; d’abord, parce qu’en général les terres de surface sont moins résistantes et plus compressibles ; ensuite, parce qu’il y a tout avantage à faire aboutir les eaux, tout au moins à l’aval de l’ouvrage, dans un fossé d’un peu de profondeur pour les y concentrer, et les empêcher de s’éparpiller à la surface du sol. 11 n’y a évidemment pas de règle générale pour la profondeur des fossés d’amont et d’aval ; à moins de circonstances locales spéciales, on peut admettre 0m25 à 0m30 pour un ouvrage de 0mG0 ; 0m30 à 0“i0 pour un aqueduc de lm, etc. . .

9° — Il peut arriver qu’un radier AB (f36), tout en ayant ses extrémités A et B assez enfonf cées dans le terrain naturel, soit en remblai au-

i'frr ® dessus de trous G et D. On peut accepter celte T~ disposition en remplissant les trous, soit de pierres

' sèches rangées à la main, soit de gravier

pilonné arrosé d’un lait de chaux, ou, plus simplement, de terre pilonnée ; mais il vaut mieux, en général, enfoncer le radier au-dessous des trous

10° — Dans les ouvrages à radier, la profondeur des parafouilles dépend de la vitesse des eaux, de leur rétrécissement sous l’ouvrage, et de 1’ « affouillabilité » du terrain.

1 [o — 11 y a généralement avantage, pour les ouvrages sur torrents, à tenir le radier en contre- bas du lit actuel, de 0'ur>0 à 0m80 suivant les cas ; les apports ont vite comblé le dessus du radier et le garantissent ; dans ce cas, on augmentera la hauteur des pieds-droits de la hauteur présumée des apports.

12° — Dons les alluvions très meubles à grandes déclivités, le radier général doit être défendu, à l’amont et à l’aval, par un parafouille s’étendant entre les bouts des deux murs en aile, avec une profondeur dépendant de 1’ « affouillabilité » du lit, de la pente, de l’étranglement sous l’ouvrage, etc... (en général de 2m à 5m).

Dons ces terrains, les radiers sont souvent affouillés par l’aval , il faut défendre l’aval par des enrochements.

A l’abri de ces parafouilles, il est inutile, sauf en mauvais terrain, d’enfoncer les culées en contre-bas du radier.

13° - Quand le radier et le lit à l’aval ont peu de pente, et que les eaux charrient, il y a quelquefois, pour les aqueducs de 0m60 à 1”00, avantage, pour éviter les obstructions par l’aval, a tenir l’aval du radier en contre-haut du lit, de 0m/i0 à 0m50.

DESSINS A PRODIIRE

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